Exmes

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Exmes
L'église Saint-André.
L'église Saint-André.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Orne
Arrondissement Argentan
Canton Exmes (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Haras du Pin
Maire
Mandat
Thierry Tisserant
2014-2020
Code postal 61310
Code commune 61157
Démographie
Gentilé Hiémois
Population
municipale
308 hab. (2011)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 45′ 40″ N 0° 10′ 50″ E / 48.7611111111, 0.18055555555648° 45′ 40″ Nord 0° 10′ 50″ Est / 48.7611111111, 0.180555555556  
Altitude Min. 145 m – Max. 268 m
Superficie 10,43 km2
Localisation

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Exmes [ɛm][1] est une commune française, chef-lieu de canton et de la communauté de communes du Pays du Haras du Pin, située dans le département de l'Orne en région Basse-Normandie, peuplée de 308 habitants[Note 1] (les Hiémois).

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La ville est mentionnée dès l'époque mérovingienne sous la forme Oxma, ensuite on trouve Usmis vers 1055[2].

Il s'agit du type toponymique gaulois Ux(i)sama « la très haute », dérivé en -ama, suffixe de superlatif, du thème uxs- « haut ».

C'est la même étymologie que l'on retrouve en France pour Ouessant, Huismes, Humes, Oisème ou Huines, mais aussi en Espagne pour Osma au Pays basque et Burgo de Osma en Castille-et-Leon, en Italie pour Osimo dans les Marches et Issime en Val d'Aoste ou en Autriche pour Axams au Tyrol.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village actuel est bâti sur l'emplacement d'une cité gallo-romaine autrefois florissante, qui se désagrégea au Bas-Empire. Cette cité était la capitale de la tribu des Ésuviens (Esuvii en latin), peuple celte qui occupait un vaste territoire compris entre la Manche au nord, la Dives à l'est, la Vire à l'ouest et le massif d'Écouves au sud.

La révolte des Ésuviens contre les troupes romaines rapportée par Jules César dans ses Commentaires, fut fatale à la cité d'Exmes. Son territoire fut en représailles sensiblement réduit au profit de ses tribus vassales qui furent pour l'occasion émancipées de la tutelle des Ésuviens. Au nord, Aregenua (Vieux), chef-lieu de la tribu des Viducasses, fut élevée au rang de Cité, ce qui priva le Pagus Oximensis de sa façade maritime et au sud par les Sagiens dont le chef-lieu Séez fut également élevé au rang de Cité, isolant ainsi Exmes de ses puissants voisins aulerques avec lesquels elle commerçait.

Elle fut siège d'un évêché fondé par saint Latuin probablement dès la fin du IVe siècle, à la même époque que les autres cités de la future Normandie, Bayeux, Lisieux, Coutances, Avranches, Évreux et Rouen. Conséquence ultime du redécoupage de l'ancien territoire ésuvien par l'administration romaine, l'évêché d'Exmes fut transféré à peine un demi-siècle plus tard dans la nouvelle cité de Séez, marquant ainsi le début du déclin de l'antique cité hiémoise qui s'accélèrera avec les invasions vikings.

Elle était la capitale du comté d'Hiémois, dévolu à Robert le Magnifique, futur duc de Normandie.

Des fouilles y ont été réalisées en 2007 par l'Inrap (par Cyril Marcigny et Emmanuel Ghesquière)[3] confirmant l'occupation de l'éperon durant l'âge du bronze et la fin de l'âge du fer.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Exmes

Les armes de la commune d'Exmes se blasonnent ainsi :
D'azur au lévrier courant d'argent[4].

Le blason au fronton de la mairie d'Exmes représente effectivement deux lévriers mais reliés entre eux par le même collier.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1972 mars 2001 Richard Boisard SE Notaire
mars 2001 avril 2014 Jean-Georges Guérin SE Chirurgien
avril 2014[5] en cours Thierry Tisserant SE Artisan couvreur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 308 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
667 618 742 785 805 753 770 719 617
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
680 576 575 539 563 557 552 548 527
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
492 464 482 455 444 473 509 473 441
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
443 399 341 335 350 312 309 308 308
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004.)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village est situé à proximité du Haras du Pin.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

  • Saint Godegrand et sainte Opportune, fils et fille d'un comte d'Exmes au VIIIe siècle.
  • Jean Charles Marc Antoine de Vaumesle d’Enneval (Vimoutiers 1702-1769) Grand Louvetier du Haras d’Exmes de 1703 à 1769. En 1765, le conseiller du Roi Louis XV, Clément Charles François de L'Averdy l'envoie en Gévaudan pour y traquer la Bête. Il est alors réputé le meilleur chasseur de loups du royaume.
  • François Le Prévost d'Exmes (1729 à Exmes - 1799 à Paris) écrivain, journaliste et critique littéraire.
  • Abbé Jean-Jacques Gautier (1748 à Exmes - 1829 à Alençon) écrivain et historien, auteur entre autres d'un Précis sur la ville d'Exmes (1789), d'une Histoire d'Alençon (1805) et d'une Histoire de Normandie (inédite) mais aussi d'un curieux roman philosophique Jean le Noir ou le Misanthrope (1789).
  • Eugène-Victorin Chichou (1828 à Bivilliers - 1904 à Exmes), botaniste. Curé-doyen d'Exmes de 1871 à sa mort, il est inhumé dans la nef de la chapelle Saint-Godegrand et Sainte-Opportune qu'il a fait édifier sur le site de l'ancien château.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[7].
  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Louvain-la-Neuve, Peeters,‎ 1994 (lire en ligne), p. 104.
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 1. Librairie Droz 1990. p. 132.
  3. Cyril Marcigny, Emmanuel Ghesquière, Erik Gallouin et Laurent Vipard , 2008 – Archéologie d’un site de hauteur de l’Orne, l’éperon d’Exmes, Bulletin de la Société Historique et Archéologique de l’Orne, t. CXXVI, n° 3-4, 2007, p. 65-78.
  4. « GASO, la banque du blason - Exmes Orne » (consulté le 27 décembre 2009)
  5. « Exmes (61310) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 24 mai 2014)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. « Exmes sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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