Exmes
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| Exmes | ||
L'église Saint-André. |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Basse-Normandie | |
| Département | Orne | |
| Arrondissement | Argentan | |
| Canton | Exmes (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays d'Exmes | |
| Maire Mandat |
Jean-Georges Guérin 2008-2014 |
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| Code postal | 61310 | |
| Code commune | 61157 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Hiémois | |
| Population municipale |
308 hab. (2010) | |
| Densité | 30 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 145 m – Max. 268 m | |
| Superficie | 10,43 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
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Exmes [ɛm][1] est une commune française, chef-lieu de canton et de la communauté de communes du Pays d'Exmes, située dans le département de l'Orne et la région Basse-Normandie, peuplée de 308 habitants[Note 1] (les Hiémois).
Sommaire |
Géographie [modifier]
Toponymie [modifier]
La ville est mentionnée dès l'époque mérovingienne sous la forme Oxma, ensuite on trouve Usmis vers 1055[2].
Il s'agit du type toponymique gaulois Ux(i)sama « la très haute », dérivé en -ama, suffixe de superlatif, du thème uxs- « haut ».
C'est la même étymologie que l'on retrouve en France pour Ouessant, Huismes, Humes, Oisème ou Huines, mais aussi en Espagne pour Osma au Pays basque et Burgo de Osma en Castille-et-Leon, en Italie pour Osimo dans les Marches et Issime en Val d'Aoste ou en Autriche pour Axams au Tyrol.
Histoire [modifier]
Le village actuel est bâti sur l'emplacement d'une cité gallo-romaine autrefois florissante, qui se désagrégea au Bas-Empire. Cette cité était la capitale de la tribu des Ésuviens (Esuvii en latin), peuple celte qui occupait un vaste territoire compris entre la Manche au nord, la Dives à l'est, la Vire à l'ouest et le massif d'Écouves au sud.
La révolte des Ésuviens contre les troupes romaines rapportée par Jules César dans ses Commentaires, fut fatale à la cité d'Exmes. Son territoire fut en représailles sensiblement réduit au profit de ses tribus vassales qui furent pour l'occasion émancipées de la tutelle des Ésuviens. Au nord, Aregenua (Vieux), chef-lieu de la tribu des Viducasses, fut élevée au rang de Cité, ce qui priva le Pagus Oximensis de sa façade maritime et au sud par les Sagiens dont le chef-lieu Séez fut également élevé au rang de Cité, isolant ainsi Exmes de ses puissants voisins aulerques avec lesquels elle commerçait.
Elle fut siège d'un évêché fondé par saint Latuin probablement dès la fin du IVe siècle, à la même époque que les autres cités de la future Normandie, Bayeux, Lisieux, Coutances, Avranches, Évreux et Rouen. Conséquence ultime du redécoupage de l'ancien territoire ésuvien par l'administration romaine, l'évêché d'Exmes fut transféré à peine un demi-siècle plus tard dans la nouvelle cité de Séez, marquant ainsi le début du déclin de l'antique cité hiémoise qui s'accélèrera avec les invasions vikings.
Elle était la capitale du comté d'Hiémois, dévolu à Robert le Magnifique, futur duc de Normandie.
Des fouilles y ont été réalisées en 2007 par l'Inrap (par Cyril Marcigny et Emmanuel Ghesquière)[3] confirmant l'occupation de l'éperon durant l'âge du bronze et la fin de l'âge du fer.
Héraldique [modifier]
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Les armes de la commune d'Exmes se blasonnent ainsi : |
Le blason au fronton de la mairie d'Exmes représente effectivement deux lévriers mais reliés entre eux par le même collier.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 308 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].
Économie [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
- Église Saint-André (XIe-XVIe siècles).
- Prieuré Notre-Dame-des-Loges (XVIIe).
- Grenier à sel (XVIe-XVIIe).
- Chapelle néo-romane Saint-Godegrand et Sainte-Opportune (1879-1888) bâtie sur l'emplacement de l'ancien donjon.
Le village est situé à proximité du Haras du Pin.
Activité et manifestations [modifier]
Personnalités liées [modifier]
- Saint Godegrand et sainte Opportune, fils et fille du comte d'Exmes, au VIIIe siècle.
- François Le Prévost d'Exmes (1729 à Exmes - 1799) écrivain, journaliste et critique littéraire.
- Abbé Jean-Jacques Gautier (1748 à Exmes - 1829 à Alençon) écrivain et historien, auteur entre autres d'un "Précis sur la ville d'Exmes" (1789), d'une Histoire d'Alençon (1805) et d'une Histoire de Normandie mais aussi d'un curieux roman philosophique Jean le Noir ou le Misanthrope (1789).
- Jean Charles Marc Antoine Vaumesle d’Enneval, parfois prénommé Martin, né en 1703, était grand louvetier du haras d’Exmes en Normandie de 1703 à 1769, en 1765 le conseiller du Roi Louis XV, Clément Charles François de L'Averdy l'envoie en Gévaudan pour y traquer la Bête, il est alors réputé le meilleur chasseur de loups du royaume.
Voir aussi [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Population municipale 2010.
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[7].
- Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
- Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 1. Librairie Droz 1990. p. 132.
- Cyril Marcigny, Emmanuel Ghesquière, Erik Gallouin et Laurent Vipard , 2008 – Archéologie d’un site de hauteur de l’Orne, l’éperon d’Exmes, Bulletin de la Société Historique et Archéologique de l’Orne, t. CXXVI, n° 3-4, 2007, p. 65-78.
- GASO, la banque du blason - Exmes Orne. Consulté le 27 décembre 2009
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Exmes sur le site de l'Institut géographique national (archive Wikiwix)
