Jean-Charles Monnier

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Jean-Charles Monnier
Image illustrative de l'article Jean-Charles Monnier

Naissance
Cavaillon (Vaucluse)
Décès (à 57 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau français Royaume de France
Drapeau français République française
Royaume de France Royaume de France
Pavillon LouisXIV.svg Royaume de France
Arme Infanterie
Grade Général de division :6 mars 1800
Années de service 17891815
Conflits Guerres de la Révolution française
Septième Coalition
Commandement Armée royale du midi (Campagne de 1815)
Distinctions Légion d'honneur
(Commandant)
Ordre royal et militaire de Saint-Louis
(Chevalier)
Hommages Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile :26ème colonne"MONIER".
Autres fonctions Pair de France

Jean-Charles, comte Monnier ( - Cavaillon - Paris) est un militaire français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Monnier s'engagea en 1789 comme volontaire de la garde nationale, où il resta jusqu'en 1792. À cette époque, il fut nommé sous-lieutenant au 7e régiment d'infanterie, adjoint à l'état-major et employé dans le camp sous Paris.

Promu général de brigade le 23 avril 1796. Il se distingua ensuite à Rivoli et fit la campagne dans le Tyrol. Après la paix de Campo-Formio, il fut nommé commandant d'Ancône, prit part à l'expédition de Naples, s'empara de la forteresse de Civitella (8 décembre) et de celle de Pascara (le 24 du même mois), défit les Napolitains en plusieurs rencontre, mais fut blessé à l'attaque du faubourg de la Madeleine, à Naples.

Ayant repris peu après le gouvernement d'Ancône il eut à réprimer une révolte qui ne tarda pas à s'étendre, et contre laquelle, avec les faibles forces dont il disposait, il ne put longtemps lutter. Assiégé dans Ancône, il dut capituler après avoir épuisé toutes ses resources, et obtint les honneurs de la guerres. Échangé avec le général autrichien Lusignan (en), il fut nommé, au 18 brumaire, général de division, placé à la tête d'une division de l'armée de réserve, passa le Tessin le , s'empara de vive force de Turbigo et se porta sur Milan.

Jean-Charles Monnier (par Réville)

Placé sous les ordres du général Desaix, il assista à la bataille de Marengo, où, à Castel-Ceriolo (it), il lutta contre des forces supérieures ; il battit lentement en retraite en résistant aux attaques réitérées de la cavalerie autrichienne ; puis à 4 heures, après l'arrivée de la division Desaix, reçut l'ordre de se porter en avant, reprit Castel-Ceriolo et poursuivit l'ennemi jusqu'à la Bormida.

Il eut ensuite à diriger une expédition contre la Toscane, s'empara d'Arezzo, puis rejoignit le général Brune sur le Mincio, après quatre assauts successifs parvint à occuper Pozzolo, et mit le siège devant Vérone.

Durant l'Empire, auquel il s'était montré fort hostile, il ne fut pas employé.

Rappelé au service de S.M. Louis XVIII, le , il est fait Chevalier de Saint-Louis à la première Restauration. À la dernière campagne de 1815 (Cent-Jours) il reçut le commandement de l'Armée royale du midi, sous les ordres de S.A.R. monseigneur, le duc d'Angoulème, quitta la France, et n'y rentra qu'après Waterloo.

Il fut alors nommé pair de France le , et créé comte. Il vota pour la mort dans le procès du maréchal Ney () et mourut d'apoplexie un mois après.

États de service[modifier | modifier le code]

Campagnes[modifier | modifier le code]

Faits d'armes[modifier | modifier le code]

  • Sa conduite au pont d'Arcole lui mérita le grade de général de brigade ;
  • « Il résulte par l'état des services de M. le comte Monnier, qu'il a fait treize campagnes, qu'il a pris de vive force onze villes de guerre, et trois citadelles rendues à discrétion. »[1]

Blessures[modifier | modifier le code]

  • Il reçut à la prise de la ville de Naples, un coup de feu qui le traversa de l'épaule droite à la mâchoire gauche.

Décorations[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

Hommage, Honneurs, Mentions,...[modifier | modifier le code]

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Pensions, rentes[modifier | modifier le code]

Règlement d'armoiries[modifier | modifier le code]

« Coupé : au I, d'azur à la couronne murale cousue de sable, adextrée d'une épée antique d'argent, posée en pal, et senestrée d'une ancre du même ; au II, de gueules au cavalier armé de toutes pièces d'or, l'épée en arrêt. Cri : io la difesi. L'écu sommé d'une couronne de comte, et entouré d'un manteau de pair.[3],[1] »

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Source : Nobiliaire universel de France: ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, v.7, par Saint-Allais (Nicolas Viton), Ange Jacques Marie Poisson de La Chabeaussière, Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, de Saint-Pons, Lespines, Ducas, Johann Lanz, Publié au bureau du Nobiliaire universel de France, réimprimé à la Librairie Bachelin-Deflorenne, 1816
  2. Il semble qu'un « n » est été oublié à son patronyme.
  3. Source : Armory of the French Hereditary Peerage (1814-30) sur www.heraldica.org