Liste des ports antiques

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Cette liste des ports antiques a pour objectif de rassembler l'ensemble des ports de l'Antiquité présentant de notables vestiges, en renvoyant autant que possible aux articles détaillés existant sur Wikipedia. Ils sont classés par pays du pourtour méditerranéen et (si possible) par origine culturelle (égyptien, minoen, phénicien, carthaginois, grec, étrusque, romain). Certains de ces ports sont encore en activité ; d'autres sont envasés ou ensablés, parfois loin à l'intérieur des terres ou, au contraire, submergés.

Pourtour méditerranéen[modifier | modifier le code]

Espagne[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Italie[modifier | modifier le code]

Côte Tyrrhénienne[modifier | modifier le code]

  • Cosa (Ansedonia) : un des plus anciens ports romains.
  • Graviscae (Tarquinia) : port étrusque, puis romain, connu aussi sous le nom de Porto Clementino.
  • Centumcellae (Civitavecchia) : port militaire entièrement détruit pendant la seconde guerre mondiale.
  • Pyrgi : port étrusque, puis romain.
  • Portus de Rome (ensablé) près d'Ostie : il reste le môle nord du port de Claude (aux abords et dans l'aéroport de Fiumicino), ainsi que le bassin hexagonal du port de Trajan, parfaitement conservé, encore en eau. Plusieurs épaves ont été retrouvées en 1959-61 : elles sont conservées dans un musée installé à proximité[2].
  • Antium (Anzio) : quai en béton hydraulique avec coffrages selon la méthode de Vitruve.
  • Torre Astura (submergé) : grands viviers d'aquaculture et port à l'Est de la villa de Cicéron.
  • Terracina.
  • Pandataria (Ventotene) : port romain toujours utilisé pour la plaisance et la pêche.
  • Ponza : quai romain recouvert par le quai moderne.
  • Misène : principal port militaire romain de Méditerranée.
  • Portus Iulius : port éphémère relié au en:Lucrinus Lacus Lac Lucrin.
  • Puteoli (Pouzzoles) avec sa digue en arcades près de Naples d'où partait la pouzzolane.
  • Nisida également dans le golfe de Naples.
  • Caralis (Cagliari) : port phénicien, puis port militaire romain en Sardaigne.
  • Nora : port phénicien au Sud de la Sardaigne.
  • Tharros : port phénicien sur la façade Ouest de la Sardaigne.

Côte sicilienne[modifier | modifier le code]

Côtes Sud et Adriatique[modifier | modifier le code]

Croatie[modifier | modifier le code]

  • Split : dans le palais de Dioclétien s'ouvrait la porte maritime, permettant aux navires d'accoster directement

Grèce[modifier | modifier le code]

Cales de navires, port antique d'Œniadæ

Grèce continentale[modifier | modifier le code]

Péloponnèse[modifier | modifier le code]

Îles grecques[modifier | modifier le code]

  • Mytilène sur l'île de Lesbos.
  • Naxos : portique du temple dominant le port, visible de tous les navires.
  • Samos.
  • Délos : quai et digue.
  • Cnide avec ses 4 bassins portuaires.
  • Rhodes et son fameux colosse de 30 m de hauteur enjambant l'entrée du port.

Crète[modifier | modifier le code]

Mer Noire[modifier | modifier le code]

Asie Mineure (Turquie)[modifier | modifier le code]

Voir la carte de la Turquie antique.

Syrie[modifier | modifier le code]

Liban[modifier | modifier le code]

  • Byblos (Jbeil)
  • Sidon (Saïda, submergé)
  • Tyr (Sour) : La ville insulaire phénicienne disposait de deux ports (submergés), l'un au Nord (sous la zone portuaire moderne) et l'autre au Sud (minoen)[4].

Chypre[modifier | modifier le code]

Palestine[modifier | modifier le code]

  • Akko (Acre)
  • Anthédon, près de Gaza
  • Athlit avec sa forteresse des templiers, au Sud de Haïfa.
  • Dor
  • Sebastos (Césarée) : Le port submergé était protégé par des digues construites à partir de caissons en bois[5].

Égypte[modifier | modifier le code]

Quai Sud du port de Leptis Magna.

Libye[modifier | modifier le code]

  • Apollonia (Marsa Susa) : port de Cyrène submergé.
  • Leptis Magna, ensablé mais quais en parfait état de conservation, vestiges de phare, digue en enrochements et ouvrages d'accostage sur la côte Nord du port[8].
  • Sabratha.

Tunisie[modifier | modifier le code]

  • Thapsus (Ras Dimas)
  • Aphrodisium ou Alipota (Mahdia), avec cothon rectangulaire
  • Carthage, port carthaginois comprenant une partie militaire (Cothon : port circulaire) et une partie marchande (port rectangulaire).
  • Utique
  • Clupea.

Algérie[modifier | modifier le code]

Maroc[modifier | modifier le code]

Europe, hors du bassin méditerranéen[modifier | modifier le code]

Allemagne[modifier | modifier le code]

  • Mayence: vestiges des quais du port antique à Mogontiacum sur le Rhin au lieu-dit "Dimesser Ort". En 1981-82 ont été découverts cinq navires militaires et une péniche, du IVe siècle, aujourd'hui préservés[9],[10].

Espagne[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Grande-Bretagne[modifier | modifier le code]

Océan indien[modifier | modifier le code]

Mer Rouge[modifier | modifier le code]

Afrique de l'est[modifier | modifier le code]

Inde[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le port romain et la lanterne d'Auguste
  2. (en) (it) Museo delle navi Romane
  3. Séleucie
  4. A. Poidebard, Un grand port disparu - TYR - Recherches aériennes et sous-marines 1934-1936. Libr. Orientaliste Paul Geuthner, Paris, 1939.
  5. A. Raban, Archaeological park for divers at Sebastos and other submerged remnants in Caesarea Maritima, Israel. Int. Journal of Nautical Archaelogy and underwater exploration, 1992, N°21(1) pp27-35
  6. Gaston Jondet, Les ports submergés de l'ancienne île de Pharos, Le Caire, 1916
  7. Franck Goddio, Alexandrie - Les quartiers royaux submergés, Periplus Ltd, Londres, 1998
  8. Détails sur la côte Nord de Leptis Magna
  9. Musée de la navigation antique
  10. Museum für antike Schiffahrt

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Giuliano de Fazio, traduction de J.-J. Lemoyne, Extrait de l'ouvrage de M. de Fazio, inspecteur général des eaux et chaussées, membre de l'Académie royale des Beaux-Arts de Naples, sur le meilleur système de construction des ports, dans Annales des ponts et chaussées. Mémoires et documents relatifs à l'art des constructions et au service de l'ingénieur, 1er semestre 1832, p. 32-51 (lire en ligne), planche XVIII (ports maritimes (royaume de Naples))
  • Giuliano de Fazio, traduction de J.-J. Lemoyne, Extrait de l'ouvrage sur le meilleur système de construction des ports imprimé à Naples en 1828, dans Annales des ponts et chaussées. Mémoires et documents relatifs à l'art des constructions et au service de l'ingénieur, 1er semestre 1837, p. 182-232 (lire en ligne), planche CXXVII (plan des deux ports d'Antium)
  • Giuliano de Fazio, traduction de J.-J. Lemoyne, De l'ouvrage de M. Giuliano de Fazio sur le meilleur système de construction des ports, imprimé à Naples en 1828 (3e mémoire), dans Annales des ponts et chaussées. Mémoires et documents relatifs à l'art des constructions et au service de l'ingénieur, 1er semestre 1839, p. 316-344 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]