Vesunna

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Vesunna
Site antique de Périgueux
Image illustrative de l’article Vesunna
La tour de Vésone
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Province antique Gaule aquitaine
État Empire romain
Type Cité romaine
Coordonnées 45° 10′ 48″ nord, 0° 42′ 46″ est

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Vesunna
Vesunna

Vesunna[1] Écouter, en grec Ουέσουνα[2], et francisé en Vésone, est la capitale romaine du peuple gaulois des Pétrocores. Intégrée dans la province de Gaule aquitaine, elle se développe aux Ier et IIe siècles de notre ère. C'est aujourd'hui le quartier sud de Périgueux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Vesunna (déesse).

Le site antique porte le nom de la déesse éponyme que les habitants de Vesunna vénéraient[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

De l'époque romaine, elle conserve les ruines d'un amphithéâtre (jardin dit « des Arènes »), les restes d'un exceptionnel temple gallo-romain (fanum), mais aussi des remparts de la citadelle. Le temple gallo-romain conserve une structure en tour ronde (dite « tour de Vésone »), qui devait être entourée dans sa partie basse d'un toit sur colonnes et était aménagée du sol au plafond de marbre précédée d'un fronton triangulaire d'allure classique. On pense que le culte devait comporter des processions faisant le tour du temple. Cette architecture est un exemple remarquable de syncrétisme religieux entre les traditions gauloises et les formes romaines. Les archéologues du site gallo-romain de Barzan estiment que le temple gallo-romain du Moulin du Fâ est de même importance que celui de Vésone.

Les restes d'une domus ont récemment été mis en valeur (après avoir été un chantier à l'abandon pendant des années) : le musée Vesunna construit par Jean Nouvel a été implanté dessus[4].

Lors des grands raids barbares en Gaule des années 275-276, Vésone s'entoure d'une enceinte défensive qui s'appuie sur l'amphithéâtre transformé en bastion, et dont quelques fondations subsistent.

En 418, la ville fait partie des territoires cédés par l'empereur Honorius aux Wisigoths. Elle passe ensuite sous la domination des Francs, vainqueurs des Wisigoths en 507.

Vésone, devenu entretemps « La Cité », ville des comtes et évêques du Périgord, fusionne au Moyen Âge avec une cité médiévale voisine (et rivale), Puy-Saint-Front, pour constituer la ville de Périgueux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. scansion : Vĕsunna
  2. Ptolemée, II, 7, 9.
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 1, Librairie Droz, , 1871 p. (ISBN 978-2600028837), p. 162.
  4. Vesunna - Une architecture de Jean Nouvel. Consulté le 30 décembre 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Par ordre chronologique de parution :

  • Abbé Jean Lebeuf, « Sur quelques antiquités de Périgueux », dans Histoire de l'Académie royale des inscriptions et belles-lettres, Imprimerie royale, Paris, 1756, tome XXIII, p. 201-211 (lire en ligne)
  • Jourdain de La Fayardie, Description et représentation des anciens Monumens de la Ville de Périgueux, & de ceux qu'on a découverts dans les Environs, présentée à l'Académie de Bordeaux en 1759, 1760, 1761, 1762 & 1764
  • Wlgrin de Taillefer, Antiquités de Vésone, cité gauloise, remplacée par la ville actuelle de Périgueux, ou Description des monumens religieux, civils et militaires de cette antique cité et de son territoire. Précédée d'un essai sur les Gaulois, chez F. Dupont, Périgueux, 1821 tome 1, tome 2
  • Fouilles de Vésone (compte-rendu de 1906), Imprimerie D. Joucla, Périgueux, 1906 (lire en ligne)
  • Marquis de Fayolle, Congrès archéologique de France. 90e session tenue à Périgueux en 1927 : Vésone, la ville romaine, le mur d'enceinte, le château Barrière, les arènes, Paris, Société française d'archéologie, (lire en ligne), p. 9-29.
  • Marquis de Fayolle, Congrès archéologique de France. 90e session tenue à Périgueux en 1927 : La tour de Vésone, Paris, Société française d'archéologie, (lire en ligne), p. 30-44.
  • Paul Vernière, « Rapport sur la campagne de fouille 1943 », dans Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1943, tome 70, p. 107-114 (lire en ligne)
  • Claude Lacombe, « De la Tour de la Vizonne à la Tour de Vésone. Réflexions autour d'un toponyme et de l'histoire médiévale et moderne d'un monument antique », dans Aquitania, 2003, no XIX, p. 267-281 (lire en ligne)
  • « Épigraphie monumentale et histoire urbaine à Vesunna / Périgueux », dans Jean-Pierre Bost, L'Empire romain et les société provinciales, Ausonius Éditions (collection Scripta Antiqua no 22), Pessac, 2009, p. 381-405, (ISBN 978-2-35613014-3) (lire en ligne)
  • Élisabeth Pénisson (dir.) et al. (préf. Michel Moyrand et Bernard Cazeau, ill. Garance de Galzain), Quoi de neuf chez les Pétrucores ? : Dix ans d'archéologie en Périgord gallo-romain, Périgueux, Éditions Fanlac, , 128 p. (ISBN 9-782865-772780)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]