Maurétanie tingitane
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| Capitale | Tanger |
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La Maurétanie tingitane était une province romaine de l'Empire romain.
La Maurétanie est d'abord un royaume client de Rome sous Bocchus et Juba II, « le plus savant des rois ».
Le statut du royaume n'est pas cependant celui d'une réelle indépendance : dès le règne d'Auguste, le royaume de Maurétanie voit l'installation de colonies romaines.
Au Ier siècle, l'empereur Claude divise la Maurétanie selon le tracé du fleuve Mulucha (Moulouya), d'une part en Maurétanie césarienne et d'autre part en "Maurétanie tingitane" [1].
La Maurétanie passe sous administration romaine directe à la fin du règne de Caligula. Ce dernier élimine le dernier roi de Maurétanie, Ptolémée, en raison de sa participation possible à un complot destiné à le renverser. L'assassinat de Caligula, peu de temps après l'empêcha d'organiser cette prise de contrôle, et ce fut Claude qui transforma le royaume en deux provinces : à l'ouest la Maurétanie tingitane, avec Tingis (actuelle Tanger) comme capitale, sur un territoire correspondant globalement au nord de l'actuel Maroc; à l'est la Maurétanie césarienne qui tire son nom, comme sa jumelle, de sa capitale Césarée de Maurétanie (actuelle Cherchell) capitale de l'ancien royaume.
La Maurétanie tingitane s'étend (alors) du nord de la péninsule à Salé (Nécropole de Chella) et Volubilis au sud et à l'est jusqu'à la rivière de Oued Moulouya, avec pour principales villes Volubilis, Banasa, Tingis (Tanger), Lixus (Larache) Tamuda (Tétouan) et Russadir (Melilla).
Histoire
[modifier | modifier le code]Un État-client de Rome au début du Ier siècle
[modifier | modifier le code]Pendant la guerre civile entre Marc Antoine et Octave, Bogud prit le parti du premier ; Bocchus, celui du second. Lorsque Bogud passa en Hispanie, Bocchus se saisit des possessions de son frère, usurpation ratifiée par Octave. En , Octave donna la Maurétanie à Juba II, l'époux de Cléopâtre Séléné II, fille de Marc Antoine et de Cléopâtre VII d'Égypte et sœur jumelle d'Alexandre Hélios, en échange de la Numidie, érigée en province romaine. À la mort de Juba II, en 23, son fils, Ptolémée de Maurétanie, lui succéda. Tibère loua Ptolémée pour l'assistance qu'il donna aux Romains dans la guerre avec Tacfarinas. Le royaume de Maurétanie était donc de fait un État-client. Mais, en 40, Ptolémée fut mis à mort par Caligula à Lyon[2], probablement par jalousie et par le caractère instable dudit empereur.
Annexion et division en provinces
[modifier | modifier le code]Cet assassinat motive une révolte des tribus nomades contre les forces romaines présentes qui sont organisées par un Grec du nom d'Aedemon[3]. Des troupes alors venues d'Hispanie (le seul obstacle majeur du transfert des troupes étant le simple passage à travers le détroit de Gibraltar) débarquèrent sur les côtes de Maurétanie occidentale (et accessoirement orientale) afin de conquérir le territoire. Pendant longtemps, un débat a divisé les historiens sur l'origine et la provenance de ces troupes : aujourd'hui, Il semble assuré que la Legio X Gemina (une inscription retrouvée à Volubilis) soit intervenue, accompagnée de diverses troupes auxiliaires. En revanche, la thèse d'une prétendue intervention de la IIIe Augusta, alors stationnée bien plus à l'Est, est à abandonner, en raison de considérations géostratégiques. Des généraux se succédèrent alors de fin 40 à 43, dont Suétonius Paulinus[3] et Hosidius Géta. Vers 43-44 (la date précise n'est pas assurée), Claude divisa le royaume en deux provinces, séparées par la Mulucha (ou Moulouya), l'ancienne frontière des territoires de Bocchus et de Jugurtha : la Maurétanie tingitane, à l'ouest ; la Maurétanie césarienne, à l'est.
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Maurétanie-Numidie-Afrique, villes et routes, vers 150
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Sebastian Münster, Aphricae Tabula I, 1540
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Heinrich Kiepert, Mauretania et Africa, Atlas antiquus (1861)
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Hispanie et Maurétanie tingitane, 400
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Diocèse d'Afrique, 400
Sous le Haut-Empire
[modifier | modifier le code]À la suite de cette annexion, la Maurétanie Tingitane demeurera gouvernée tout le long du Haut-Empire par des procurateurs de rang équestre[3]. Très vite, des troupes auxiliaires (et non-légionnaires) vont prendre le contrôle du territoire, le quadriller, l'organiser, afin de faire face à de possibles menaces extérieures mais aussi intérieures, pour la surveillance des populations locales.
Deux grands moments de révolte des nomades contre la présence romaine sont attestés par les sources : une grande révolte en 117 qui touche la Maurétanie, réprimée par Marcius Turbo, et une deuxième vague de révoltse entre 144 et 152[4]. Après la pacification de la région, en 144, la ville de Sala érige une statue en l'honneur de préfet qui a assuré la sécurité de la ville, Sulpicius Felix. Le règne de Trajan voit le début du Fossatum Africae, système de surveillance et de défense de la province[4]. L'installation de ces diverses unités militaires (quinquagénaires et milliaires) s'est faite progressivement, tout au long du Haut-Empire, soit entre 40-44 et 260-285, époque du retrait progressif des troupes romaines au nord du Loukkos.
L'exploitation de la pourpre aux îles Purpuraires (probablement Mogador), attestée sous Juba II (Pline, VI, 201), paraît s'être continuée sous l'autorité romaine : l'Histoire Auguste, au IVe siècle, mentionne encore la « pourpre gétule [5] ».
- La province de Maurétanie tingitane sous le Haut-Empire romain
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Localisation de Volubilis dans le limes africanus au sud de la province romaine de Maurétanie tingitane.
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Villes et principales pistes en Maurétanie tingitane.
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Colonies et municipes romains en Maurétanie tingitane.
Sous l'Empire tardif
[modifier | modifier le code]Sous l'Empire tardif (soit à partir des réformes territoriales de Dioclétien), la Maurétanie tingitane releva du diocèse d'Hispanie[2], dont le vicaire résidait à Mérida, et de la préfecture des Gaules, dont le préfet résidait à Trèves ; la Maurétanie césarienne et la Maurétanie sétifienne relevèrent, comme la Numidie, du diocèse d'Afrique, dont le vicaire résidait à Carthage, et de la préfecture d'Italie, dont le préfet résidait à Rome.
En 298 à Tingis, sous le règne de Dioclétien, le centurion Marcellus est décapité, ce qui en fait un martyr plus tard canonisé sous le nom de saint Marcel[6], de même que Cassien de Tingis considéré également comme saint par l'Église catholique et par l'Église orthodoxe. Six évêchés ont été recensés en Tingitane (à Tingis, Septem, Zilil, Lixus, Tamuda et Sala)[7].
En 429, 80 000 Vandales, dont 15 000 à 20 000 soldats berbères, franchissent le détroit de Gibraltar et débarquent près de Tingis, mais se dirigent vers l'est et établiront le royaume vandale autour de Carthage. La Maurétanie tingitane devient, au VIe siècle, un terrain d'affrontement entre l'Empire byzantin et les Wisigoths.
Organisation
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La Maurétanie Tingitane est une province militaire relevant directement du Conseil impérial, administrée par un procurateur issu de l'ordre des chevaliers romains (ordre équestre). Le procurateur dispose d'une armée de 10 000 hommes comportant dix cohortes d'infanterie et cinq ailes de cavalerie, dont les effectifs sont recrutés en Hispanie, en Gaule, en Britannia, en Illyrie et en Syrie. Ces unités sont principalement réparties dans le triangle Tingis-Sala-Volubilis, dispositif appuyé par d'importants camps militaires comme ceux d'Oppidum Novum (Ksar El Kébir), de Thamusida (près de Kénitra), de Tocolosida au sud de Volubilis, et par les structures défensives de la région de Banasa dans la vallée de l'oued Sebou. Elles assurent le maintien de la Pax Romana et la défense de la province contre les peuplades insoumises.
Des troupes berbères sont également recrutées par les Romains, mais pour défendre les frontières de l'Empire sur le Rhin, le Danube et l'Euphrate. Le plus connu de ces Africains au service de Rome est le général Lucius Quietus. Ce dernier, fils d'un chef tribal (amghar), fait carrière dans l'armée impériale romaine et se couvre de gloire au cours des campagnes militaires contre les Daces et les Parthes, conquit la Médie, l'Arménie et la Babylonie et écrase les révoltes anti-romaines de Judée. Sa puissance et son prestige deviennent tels qu'il brigue la succession de l'empereur Trajan, avec l'appui d'une partie du Sénat de Rome[8]. L'élimination de Lusius Quietus par Hadrien, garant de la lignée des Antonins, provoque des troubles en Maurétanie Tingitane, sa province d'origine où il jouissait d'une extrême popularité parmi les tribus maures. Hadrien est contraint d'envoyer Quintus Marcius Turbo réunir les deux Maurétanies avec un rang de légat à titre exceptionnel et provisoire pour réprimer les soulèvements berbères.

Les colonies et les municipes de la Tingitane adoptent le schéma romain classique, avec avenues rectilignes, forum, arc de triomphe, basilique, théâtre (à Lixus et Zilil), capitole, et temple dédié au culte de la Triade capitoline (Jupiter, Junon, Minerve). Des quartiers résidentiels destinés aux classes sociales favorisées sont également bâtis à proximité des monuments officiels. La cité de Volubilis, la plus connue de la Maurétanie Tingitane, compte à son apogée jusqu'à 12 000 habitants dont une forte proportion de Romano-africains, ainsi que des Romains originaires d'Italie et d'Hispanie, des Grecs d'Asie, des Judéens et des Orientaux venus de Palmyrène et de Nabatène. Certaines familles de l'aristocratie locale réalisent de brillantes carrières, au point d'envoyer leurs membres siéger au Sénat romain. Les campagnes proches sont mises en valeur par les grands propriétaires terriens également issus de cette aristocratie provinciale, et les terres plus lointaines laissées au parcours des pasteurs nomades et semi-nomades. La richesse agricole principale de la Tingitane est l'huile d'olive, largement exportée dans le reste de l'Empire. Les plaines produisent aussi du blé et des fruits en grande quantité, et les forêts sont exploitées pour le bois de cèdre et de thuya. Toutes ces substances sont acheminées vers les ports, surtout ceux de Tingis, Thamusida et Sala qui connaissent une très forte activité commerciale. Les produits maritimes issus de la pêche (tels que le garum) constituent également une part importante de l'exportation, comme au temps des Carthaginois[9]. Des animaux sauvages (lion de l'Atlas, ours de l'Atlas, panthère de Barbarie) sont capturés pour être expédiés à Rome pour les Jeux du Cirque.
Bilan de la présence romaine
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Globalement, la province de Maurétanie n'a pas été centrale dans le projet de Rome, à l'inverse d'autres provinces nord-africaines comme l'Afrique Proconsulaire, son intérêt se limitant au contrôle du détroit de Gibraltar. A la veille de la conquête arabe, le réseau routier n'est pas très étoffé, en majorité caillassé plutôt que dallé. Si la présence romaine a été marquée par la fondation d'une série de colonies de vétérans et de villes (Banasa, Julia Valentina, Zilis Julia Constantia), Rome s'est en grande partie appuyé sur le réseau des villes fondées par les rois maures (Tanger, Arzila, Lixus, Sala et Volubilis)[10]. La Maurétanie tingitane reste la province la moins christianisée de l'Afrique du Nord[2], à l'inverse de la Maurétanie Césarienne (patrie de Saint Augustin) ou l'Afrique Proconsulaire.
La présence militaire se limitait à 5 ailes de cavalerie et de 9 à 11 cohortes d'infanterie représentant, selon les périodes, un total de 7500 à 9000 hommes[11].
Peuples
[modifier | modifier le code]| Latin | Grec ancien | Référence |
|---|---|---|
| MAURENSII | Μαυρήνσιοι (Maurensioi) | — |
| VACUATAE | Οὐακουᾶται (Ouakouatai) ou Βακοῦαται (Bakouatai) | 4.6.10 |
| BANIUBAE | Βανιοῦβαι (Banioubai) | — |
| ZEGRENSII | Ζεγρήνσιοι (Zegrensioi) | 4.1.10 |
| NECTIBERES | Νεκτίβηρες (Nektiberes) | — |
| JANGAUCANI | Ἰανγαυκανοί (Iangaukanoi) | — |
| VOLUBILIANI | Οὐαβιλιανοί (Ouabilianoi) | — |
| VERVES | Οὐερουεῖς (Oueroueis) | — |
| SOCOSSII | Σωκοσσίοι (Sokossioi) | — |
| METAGONITAE | Μεταγωνῖται (Metagonitai) | — |
| MASICES | Μάσικες (Masilikes) | — |
| VERBICAE ou VERBICES | Οὐέρβικαι (Ouerbilikai) ou Οὐέρβικες (Ouerbilikes) | — |
| SALINSAE | Σαλίνσαι (Salinsai) | — |
| CAUNI | Καῦνοι (Kaunoi) | — |
| BACUATAE | Βακουᾶται (Bakouatai) | — |
| MACANITAE[12] | Μακανῖται (Makanitai) | — |
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Rivet 2012, p. 67.
- Rivet 2012, p. 68.
- Petit 1978, p. 97.
- Petit 1978, p. 223.
- ↑ Xavier Dupuis et al., Frontières et limites géographiques de l'Afrique du Nord antique, Éditions de la Sorbonne, 2019, p. 188 [1]
- ↑ Anne Bernet, Les Chrétientés d'Afrique, éditions de Paris, 2006, p. 174-176.
- ↑ Zamane numéro 79 page 37
- ↑ Anthony Birley, Hadrian, Londinii 1997, p. 87-88.
- ↑ J. Carcopino, Le Maroc antique.
- ↑ Rivet 2012, p. 69.
- ↑ M. Kably, Histoire du Maroc réactualisation et synthèse, édition de l'Institut Royal pour la Recherche sur l'Histoire du Maroc, Rabat, 2011, p. 117
- ↑ MEFRA, Volume 105,Partie 1 1993, p. 262.
Annexes
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Histoire de l'Afrique du Nord, histoire du Maghreb, histoire du Maroc
- Histoire de l'Algérie dans l'Antiquité et le Haut Moyen Âge
- Berbères, histoire des Berbères, Libyens anciens
- Carthage, civilisation carthaginoise
- Maures, Royaume de Maurétanie (300-42)
Romanité
[modifier | modifier le code]- Province d'Afrique proconsulaire (de -146 à 429/535, 593-698, capitale Utique puis Carthage
- Afrique romaine (de -146 à 711), province romaine
- Liste des gouverneurs romains de la Maurétanie tingitane (en)
- Maurétanie tingitane (de -42 à 429/435), Maurétanie césarienne (de -42 à 670c), Maurétanie sétifienne (293-585)
- Romanisation (histoire), roman africain (langue), romano-africain (peuple)
- Liste des noms latins des villes d'Afrique
- Voies romaines au Maroc (en)
- Voies romaines en Afrique du Nord, Itinéraire d'Antonin (220/230)
- Piraterie en Méditerranée antique, Lex Gabinia (-67), guerre des pirates de Pompée (-67)
- Systèmes défensifs de l'Afrique romaine
- Littérature latine d'Afrique romaine
- Site archéologique de Volubilis
- Ius italicum, Tabula Banasitana (171), Édit de Caracalla (212) (citoyenneté romaine pour les pérégrins), Édit de Banasa (216)
- Antiquité tardive, Gouverneur romain, Notitia dignitatum,
- Liste des diocèses de l'Empire romain tardif, Liste des provinces du Bas-Empire
- Diocèse d'Afrique (314-432), de la Préfecture du prétoire d'Italie (Empire romain d'Occident (395-476))
- la "Maurétanie tingitane" dépendant de la Préfecture du prétoire des Gaules (337-477) (Empire romain d'Occident)
Après 400
[modifier | modifier le code]- Notitia provinciarum et civitatum Africae (484/490)
- Déclin de l'Empire romain d'Occident en Afrique
- Royaume des Maures et des Romains (429-578)
- Royaume du Ouarsenis (430-535)
- Royaume vandale d'Afrique (435-534)
- Royaume de Capsus
- Royaume de l'Aurès (484-703)
- Bélisaire (500-565), Jean l'Arménien, Solomon (gouverneur)
- Guerre des Vandales (533-534), Gélimer (dernier roi vandale, 530-534)
- Guerres byzantino-maures (en) (533-548)
- Préfecture du prétoire d'Afrique (534-591, Empire byzantin)
- Royaume d'Altava (578-708)
- Exarchat de Carthage (591-698)
- Conquête musulmane du Maghreb (647-709)
- Ifriqiya (Constantinois, Tunisie, Tripolitaine)
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Châtelain (L.), Inscriptions latines du Maroc, Paris, 1942.
- Euzennat (Maurice), « Les troubles de Maurétanie », Comptes-rendus des séances de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, CXXVIII-2, 1984, p. 372-393.
- Frézouls (E.), « Rome et la Maurétanie Tingitane : un constat d'échec ? », Antiquités africaines, XVI, 1980, p. 65-93.
- Gozalbes (E.), « Propiedad territorial y luchas sociales en la Tingitana durante el Bajo Imperio », Memorias de Historia Antigua, II, 1978, p. 125-130.
- Lassoureille (Bastien), L'implantation militaire romaine en Maurétanie Tingitane sous le Haut-Empire, mémoires de master 1 et de master 2, université de Pau et des Pays de l'Adour, Pau, 2010-2013.
- Paul Petit, Histoire générale de l'Empire romain, t. 1, Paris, Seuil,
- Rebuffat (René), « Enceintes urbaines et insécurité en Maurétanie Tingitane, Mélanges de l'École française de Rome - Antiquité (MEFRA), LXXXVI, 1974, p. 501-522.
- Rebuffat (René), « L'implantation militaire romaine en Maurétanie Tingitane », Africa romana, IV, 1986, p. 31-78.
- Daniel Rivet, Histoire du Maroc, Paris, Fayard, (ISBN 978-2-213-63847-8)
- Siraj (Ahmed), L'Image de la Tingitane. L'historiographie arabe médiévale et l'Antiquité nord-africaine, Paris, De Boccard, 1995, 732 p., 35 cartes.
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Maurice Euzennat, Le limes de Tingitane. La frontière méridionale. Compte-rendu par Philippe Leveau, Annales. Histoire, Sciences sociales, 1990 (Persée).
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