Colophon (ville)

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Colophon
Ionia, Asia Minor Map, Classical Atlas, 1886, Keith Johnston.jpg
Géographie
Pays
Province
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Fonctionnement
Statut
Membre de

Colophon (en grec ancien Κολοφών / Kolophốn) est une cité grecque d'Ionie (Asie mineure), située au nord-ouest d'Éphèse, dont le nom a donné naissance à un terme d'imprimerie. Elle se situe entre Lébédos et Éphèse. Le nom de la ville vient du mot en grec : Kolophôn ou Κολοφών qui veut dire « au sommet ». Les ruines de l'antique cité se trouvent aujourd'hui à Castro de Ghiaour-Keui, un village de mineurs d'İzmir. Sur le territoire de la cité se trouvait l'oracle d'Apollon à Claros. Elle fut le lieu de naissance du poète et philosophe Xénophane (-v.570/-v.480) et du poète Mimnerme (-v.630/-v.600). Selon certains auteurs, Colophon était aussi le lieu de naissance d'Homère (Poète Grec, fin du VIIIe siècle av. J.-C.)[1],[2]

Histoire[modifier | modifier le code]

Elle fut fondée, suivant la tradition rapportée par Pausanias, par Andraemon le Pylien, fils de Codros, dernier roi d'Athènes[3],[4]. Sur son territoire se trouvait l'oracle d'Apollon à Claros. Elle passa sous la férule des Lydiens, pendant le règne de Gygès (règne 708 - 680/670 av. J.-C.)[5], puis des Perses. La cité fut détruite après la mort d'Alexandre le Grand par le diadoque Lysimaque en 302 av. J.-C. : ses habitants furent alors chassés vers Éphèse[6]. Après la mort de Lysimaque en 281 av. J.-C., les habitants reviennent dans la ville[7]. Ensuite la ville est supplantée par Notium (en) qui a d'abord servi de port à Colophon et à Claros. Notium a été surnommée « Nouvelle Colophon » (en grec ancien Νέα Κολοφών). Plus tard les deux cités sont supplantées par Éphèse[7].

Noms communs[modifier | modifier le code]

La cité était également célèbre pour son luxe. Enfin, elle donna lieu à une expression, « Κολοφῶνα ἐπιτίθεναι / Kolophôna epitithenai » (« ajouter un Colophonien »). Selon Strabon, cela s'expliquait par la puissance de sa cavalerie, qui suffisait à enlever la victoire partout où elle allait[1]. Le scholiaste de Platon, explique pour sa part que les Colophoniens possédaient un double droit de vote à l'assemblée des cités ioniennes, pour avoir convaincu Smyrne de se joindre à elles. De la sorte, les Colophoniens décidaient souvent de l'issue d'un suffrage incertain. Pour cette raison, le nom de la cité est devenu un nom commun signifiant « achèvement, couronnement d'une chose ».

Colophon donne aussi son nom à la colophane, résine de pin aux usages variés et au colophon, note finale d'un manuscrit ou d'un livre imprimé.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Strabon, Géographie [détail des éditions] [lire en ligne]
  2. Au moins sept villes se disputent le titre de patrie d'Homère : Smyrne, Chios, Colophon, Ithaque, Pylos, Argos, Athènes. (Voir Planudes, Anthologie palatine [lire en ligne], « 292-299 » et Patrick Morantin, « Homère et sa légende, Homère citoyen du monde », sur BnF)
  3. Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne] « VII, 3, 1 »
  4. Strabon, Géographie [détail des éditions] [lire en ligne]
  5. Hérodote, Histoires [détail des éditions] [lire en ligne] « I, 14 »
  6. Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne] « I, 9, 7 », Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne] « VII, 3, 4 »
  7. a et b « Colophon », sur Encyclopædia Britannica Online
  8. Photios, Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne]
  9. Pomponius Mela, La description de la terre [lire en ligne], Livre I

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]