Îles Éoliennes

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Îles Éoliennes
Isole Eolie (it)
Carte des îles Éoliennes.
Carte des îles Éoliennes.
Géographie
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Localisation Mer Tyrrhénienne (mer Méditerranée)
Coordonnées 38° 31′ 59″ N, 14° 54′ 00″ E
Superficie 115,4 km2
Nombre d'îles 7 îles et 18 îlots ou groupes d'îlots
Île(s) principale(s) Alicudi, Filicudi, Lipari, Panarea, Salina, Stromboli, Vulcano
Point culminant Monte Fossa delle Felci (962 m sur Salina)
Géologie Îles volcaniques
Administration
Région autonome à statut spécial Drapeau de la Sicile Sicile
Province Messine
Démographie
Population 14 016 hab. ()
Densité 121,46 hab./km2
Gentilé Éolien
Plus grande ville Lipari
Autres informations
Fuseau horaire UTC+01:00
Géolocalisation sur la carte : Italie
(Voir situation sur carte : Italie)
Îles Éoliennes
Îles Éoliennes
Archipels en Italie

Les îles Éoliennes (Isole Eolie en italien), ou îles Lipari du nom de l'île principale, sont un archipel volcanique situé au nord de la Sicile, dans la mer Tyrrhénienne, en Italie.

Depuis plus de deux siècles, les îles représentent un site idéal pour l'étude de la volcanologie et la géologie. Elles sont inscrites au Patrimoine mondial par l'Unesco depuis 2000. L'archipel attire plus de 200 000 visiteurs chaque année.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue d'avion sur Vulcano, Lipari et Salina, ainsi que Filcudi et Alicudi en arrière-plan

Cet archipel comporte 25 îles, îlots et affleurements rocheux dont sept sont habitées. Seules trois îles sont accessibles aux automobiles[1].Toutes les îles ont une origine volcanique mais seules Vulcano et Stromboli ont encore un volcan actif.

Les sept îles principales habitées de l'archipel sont :

  • Lipari, 10 554 habitants, dont la ville de même nom (Lipari) est la capitale. On y trouve des carrières de pierre-ponce.
  • Salina, 2 300 habitants, est la seconde plus grande île de l'archipel (27 km2). Elle tire son nom des exploitations de sel qui s'y trouvaient.
  • Vulcano, 717 habitants, dont le volcan (501 m d'altitude), en sommeil depuis 1890, émet des fumerolles sulfurées. Au bord de la mer, des bains de boue sulfureuse soulagent différentes affections.
  • Stromboli, 420 habitants, avec un volcan qui connaît une activité importante.
  • Panarea, 280 habitants, ne mesure que 3,4 km2.
  • Filicudi, 250 habitants, comporte 6 volcans éteints.
  • Alicudi, 150 habitants, est l'île la plus occidentale de l'archipel.

Les dix huit îlots et rochers ou groupes de rochers inhabitées sont :

Les îles Éoliennes vues depuis le mont Dinnammare (monts Péloritains de Sicile).

Administration[modifier | modifier le code]

Au niveau administratif, l'archipel des Éoliennes appartient à quatre municipalités de la ville métropolitaine de Messine : Leni , Malfa et Santa Marina Salina situées sur l' île de Salina , tandis que la municipalité de Lipari contrôle les îles restantes.

commune Population
Léni 708
Lipari 11 549
Malfa 1 001
Santa Marina Salina 894

L'île la plus peuplée est Lipari. Salina, Vulcano, Stromboli, Panarea, Filicudi et Alicudi suivent dans l'ordre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue depuis le sommet du cratère du Vulcano en direction du nord avec Lipari au dernier plan.

La préhistoire et l'histoire ancienne des îles Éoliennes sont bien connues grâce aux recherches archéologiques de Luigi Bernabò Brea et Madeleine Cavalier.

Une légende veut qu'Éole ait colonisé l'archipel pendant la guerre de Troie, une autre que ce soit le fait d'Italiens méridionaux. On sait que des Grecs de Cnide débarquent vers avec pour chef un dénommé Pentathlon à leur tête.

Théophraste explique dans son deuxième Livre Sur l’histoire qu’aux environs du détroit dit « Ionien » se produisent dans la mer des exhalaisons de feu assez intenses pour réchauffer, et que le bruit qui vient des îles d’Éole s’entend jusqu’à mille stades.

La bataille des îles Lipari a lieu entre les flottes romaines et carthaginoise en Rome perd la bataille.

Sous Mussolini, un camp de prisonniers politiques est établi de 1925 à 1940 sur ces îles, surnommées alors les « bagnes de feu ».

L'inclusion des îles Éoliennes au patrimoine mondial de l'Unesco est menacée par le projet urbanistique d'au moins quatre nouveaux ports au village de Lipari[2] selon la Commission nationale italienne de l’Unesco[3].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Îles Eoliennes *
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Type Culturel
Critères (viii)
Superficie 1 216 ha
Zone tampon ha
Numéro
d’identification
908
Zone géographique Europe et Amérique du Nord **
Année d’inscription 2000 (24e session)
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification UNESCO

Depuis 2000, les îles Éoliennes sont inscrites au patrimoine mondial par l'UNESCO, en raison de leur caractère volcanique et leur place dans la vulcanologie[4].

Dans les arts[modifier | modifier le code]

Une scène de L'avventura sur l'îlot de Lisca Bianca.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Récits de voyage[modifier | modifier le code]

  • Jean André Deluc raconte le voyage de son frère Guillaume Antoine en 1757 dans le tome 2 de Lettres physiques et morales sur l'histoire de la Terre et de l'Homme (1780).
  • Voyage Pittoresque des Isles de Sicile, de Malte et de Lipari [lire en ligne], de Jean-Pierre Houël, qu’il publia de 1782 à 1787 (4 volumes in-folio). Pour l'illustrer, il grava des planches, elles-mêmes inspirées de ses dessins.
  • Voyage aux iles de Lipari, fait en 1781 [lire en ligne], du géologue Déodat Gratet de Dolomieu (1783).
  • Alexandre Dumas raconte son passage dans l'archipel dans Le Capitaine Arena (1842), deuxième partie de sa trilogie Impressions de voyage dans le Royaume de Naples.
  • La Vie errante de Guy de Maupassant (1890), chapitre « En Sicile » (1885).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lipari, Salina et Vulcano.
  2. Mega porto, lo scempio di Lipari
  3. Eddyburg.it - Le Eolie fuori dai siti Unesco
  4. « Isole Eolie (Îles Eoliennes) », sur UNESCO Centre du patrimoine mondial (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Benito Merlino (photogr. Nello Raffaele et Monique Rosenthal), Les Îles éoliennes, Paris, Acanthe, , 119 p..
  • (it) Luigi Bernabò Brea et Madeleine Cavalier, Isole Eolie. Vulcanologia e archeologia, Muggio, Oreste Ragusi ed., , 192 p..
  • (it) Luigi Bernabò Brea, Le Isole Eolie dal tardo antico ai Normanni (illustrations), Ravenna Lapucci, coll. « Biblioteca di Felix Ravenna » (no 5), , 173 p. (OCLC 612055943).

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]