Skópelos

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Skópelos
Σκόπελος (el)
Le port de Skopelos
Le port de Skopelos
Géographie
Pays Drapeau de la Grèce Grèce
Archipel Îles Sporades
Localisation Mer Égée (mer Méditerranée)
Coordonnées 39° 07′ 00″ N, 23° 43′ 00″ E
Superficie 95 km2
Côtes 67 km
Point culminant Mont Delphi (681 m)
Géologie Île continentale
Administration
Périphérie Thessalie
District régional Sporades
Démographie
Population 4 696 hab. (2001)
Densité 49,43 hab./km2
Plus grande ville Skópelos
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC+2
Site officiel http://www.skopelos.gov.gr

Géolocalisation sur la carte : Grèce

(Voir situation sur carte : Grèce)
Skópelos
Skópelos
Îles en Grèce

Skópelos (en grec Σκόπελος) est une île grecque de la mer Égée.

Géographie[modifier | modifier le code]

Administrativement, Skópelos constitue un dème (municipalité) de la périphérie de Thessalie, dans le district régional des Sporades. Elle appartient à l'archipel de ce nom.

Géographiquement, c’est la deuxième des îles Sporades du Nord la plus proche du continent après Skiathos, et la plus grande avec une superficie de 95 km².

Skópelos est une île montagneuse (point culminant : le Mont Delphi, 681 mètres) dont le climat se caractérise par des hivers doux et pluvieux (la neige est plutôt rare et ne tombe pas chaque année) et des étés chauds et ensoleillés. L’économie de l’île, qui voit sa population tripler durant les mois d’été, est complètement dépendante du tourisme.

Skópelos est aussi le nom de la capitale de l’île, et son principal port. La ville de Skópelos compte à elle seule plus de 3 000 habitants sur les 4 700 que comporte la totalité de l’île (4 696 au dernier recensement de 2001).

Histoire et patrimoine[modifier | modifier le code]

Selon la légende, Skópelos a été fondée par l'un des fils de Dionysos et d'Ariane, à savoir Staphylos (dont le nom signifie en grec « grappe de raisins »). Historiquement, on a trouvé dans l'île des artefacts du bronze tardif, et l'on sait que les Crétois nommaient l'île Péparethos (Πεπάρηθος) et y ont introduit la viticulture[1]. Dans la pièce Philoctète de Sophocle, jouée aux Dionysies en 409 avant JC, est citée Péparethos riche en raisins et vins. Dans son Histoire naturelle, Pline l'Ancien affirme que « ...le savant Apollodore[Lequel ?] recommande au roi Ptolémée (alors que les vins d'Italie n'étaient pas encore réputés) celui de Naspercène pontique, d'Orestias, d'Aenée, de Leucade, d'Ambracie et de Péparethos qui est à préférer à tous les autres malgré sa réputation inférieure, selon laquelle il ne serait bon à boire avant d'avoir six ans d'âge »[2].

En 1936, des fouilles archéologiques à Staphylos / Vélanio ont révélé une tombe mycénienne.

Au huitième siècle avant JC, Skópelos se trouvait sous l'influence de Chalcis en Eubée. Elle a aussi fait partie de la ligue de Délos. En 338 avant JC, elle devient macédonienne et en 146 avant JC, romaine. L'Empire romain d'Orient devient chrétien (on l'appellera par la suite « byzantin ») : de cette époque, l'île a hérité une multitude d’églises byzantines et de monastères (plus de 300) disséminés un peu partout. La ville de Skópelos en compte 123 à elle seule[3].

Au VIIe siècle l'île subit des raids arabes venus de Syrie, et au IXe siècle de Crète : elle se dépeuple, soit que les habitants aient été emmenés en esclavage, soit qu'ils se soient enfuis. Elle se repeuple XIe siècle à partir de l'Eubée. La quatrième croisade envahit l'Empire byzantin et Skópelos échoit successivement à l'Empire latin de Constantinople en 1204, à la République de Venise en 1211, à l'Empire grec de Nicée en 1277, aux Ottomans en 1395, à l'Empire byzantin reformé en 1403, à nouveau aux Vénitiens en 1453 et à nouveau à l'Empire ottoman en 1538. Ces dominations sont plutôt nominales et l'île est surtout un refuge pour proscrits, voire un nid de pirates, la population raréfiée s'enfuyant en Eubée pour échapper aux nombreux raids des diverses flottes rivales[4].

Le Skópelos est, à l'issue de la guerre d'indépendance grecque, reconnue comme faisant partie de ce pays. Lors de l'occupation de la Grèce pendant la Seconde Guerre mondiale l'île fut d'abord attribuée à l'Italie de juin 1941 à septembre 1943) puis fut sous occupation allemande de jusqu'en octobre 1944. Jusqu'en 2010, elle dépendait de l'ancien nome de Magnésie[3].

Personnages liés à l'île[modifier | modifier le code]

  • Agnontas de Péparethos, champion olympique à la 53e Olympiade en 568 avant JC ;
  • Sostratos de Péparethos, pirate qui, en 351 avant JC, a occupé l’île aujourd’hui nommée Kyra Panagia au nord de Alonissos et en a fait sa base d’opérations ;
  • Dioclès de Péparethos, historien du 3-ème siècle avant JC ;
  • Réginos († 362), ou Reghinos, évêque de Skópelos, martyr sous Julien ; fêté le 25 février.
  • Le chanteur allemand Ivan Rebroff avait dans l'île une villa construite selon ses propres plans, où il résidait lorsqu’il n’était pas en tournée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Stuart Rossiter, Greece, quatrième éd., E. Benn, 1981, article p. 383 : (en) Ancient Peparethos had become Skopelos by Ptolemaic times.
  2. Histoire naturelle, Livre XIV, 9, 2.
  3. a et b (en) Skopelos: A Guide to the Island
  4. (el) Collectif, Σκόπελος: Το νησί των θρύλων (Skópelos, île des légendes, éd. spéciale n° 26 du magazine « Géotropio », pp.90-95 (Oct. 2000) et (en) Skopelos: A Guide to the Island.