Marches

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Marches
Blason de Marches
Héraldique
Drapeau de Marches
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Chef-lieu Ancône
Provinces 5
Communes 239
Président Luca Ceriscioli (PD)
NUTS 1 ITE (Italie centrale)
ISO 3166-2 IT-57
Démographie
Population 1 541 692 hab. (31/06/2013)
Densité 165 hab./km2
Géographie
Superficie 936 600 ha = 9 366 km2
Localisation
Localisation de Marches
Liens
Site web regione.marche.it

Les Marches (en italien le Marche [ˈmarke]) sont une région d'Italie centrale, qui compte 1,56 million d'habitants sur 9 366 km2.

Histoire[modifier | modifier le code]

La région a comme capitale Ancône que les Romains annexent au IIIe siècle av. J.-C. Les Grecs se sont limités à la fondation d'Ancône au IVe siècle av. J.-C. et établissent seulement des liens commerciaux avec les premiers. Les Marches sont envahies par les tribus gauloises des Sénons (qui fondent Senigallia, aujourd'hui jumelée avec Sens). Ils sont chassés par les Romains (vestiges en particulier à Fano et Ancône) avec l'aide des Picéniens, qu'ils défont ensuite vers 300 av J.-C.

On assiste après la chute de l'Empire romain d'Occident à l'invasion des Ostrogoths lors des migrations germaniques.

Au haut Moyen Âge, les villes d'Ancône, Fano, Pesaro, Rimini et Senigallia forment la Pentapole d'Italie, puis elles sont le théâtre des affrontements de deux maisons seigneuriales, les Malatesta, de Rimini, et les Montefeltro, d'Urbino.

Également, au IXe siècle, de nombreuses razzias le long des côtes de la part des Sarrazins expliquent l'installation de nombreux villages côtiers fortifiés sur les hauteurs notamment dans la moitié sud de la région.

De nombreuses communes libres se constituent au XIIe siècle. La région subit ensuite les luttes entre les Gibelins et les Guelfes. La République d'Ancône, république maritime importante, s'émancipe du marquisat d'Ancône et s'enrichit du commerce avec l'Orient, malgré la concurrence redoutable de Venise.

Les Marches font partie des États pontificaux entre 1532 et 1860.

À la suite de l'invasion française au début du XIXe siècle, et après quelques vicissitudes (création de la République Cisalpine, annexion à Naples, tentatives de Murat), le congrès de Vienne structure la région en cinq provinces (Ancône, Ascoli, Fermo, Macerata et Pesaro).

Une bataille décisive du Risorgimento eut lieu en 1860 à Castelfidardo, où Cialdini défit les troupes pontificales du général Lamoricière : elle permit l'union des territoires du Sud, libérés (ou conquis) par Garibaldi à ceux du Nord, dépendants de Vittorio Emmanuel.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sirolo.

La région se situe au centre-est de l'Italie le long de l'Adriatique, entre la Romagne au nord, l'Ombrie et la Toscane à l'ouest et les Abruzzes au sud. Elle est bordée par la dorsale de l'Apennin (Appennino Umbro en Italien) à l'ouest : l'altitude y varie de 1 702 m au Monte Catria au centre-nord à 2 472 m dans les Monts Sibyllins au sud au Monte Vettore. Le paysage se compose de 31 % de montagne et 69 % de collines. Des collines douces percées par quelques fleuves côtiers parallèles, perpendiculaires à la côte et dépassant à peine 100 km de longueur (Foglia, Métaure, Esino, Misa, Chienti, Tenna, Tronto...) viennent plonger directement dans la mer : Stendhal a été particulièrement séduit par ce relief dépourvu de la moindre plaine. Elle est donc « compressée ».

Administration[modifier | modifier le code]

Les cinq provinces des Marches.

La région des Marches est divisée en 5 provinces :

Nature[modifier | modifier le code]

La région partage avec l'Ombrie le parc national des Monts Sibyllins, institué en 1993 et caractérisé par une grande variété de paysages et d'animaux.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les Marches comptent 1 470 581 habitants dont la tranche d'âge se trouve en majorité entre 30 et 54 ans, aussi bien chez les hommes que chez les femmes (16 %). 9 % de la population est d'origine étrangère, et contribue à entretenir la jeunesse dans la région puisque 51 % des immigrés ont entre 15 et 39 ans. Parmi ces immigrés, plus de 58 % proviennent du continent européen et 21 % d'entre eux proviennent du continent africain, avec en majorité les nationalités albanaise, roumaine et marocaine.

Politique[modifier | modifier le code]

Les Marches constituent l'un des bastions de la gauche italienne. À l'issue des élections régionales de 2010, le conseil régional des Marches est composé de 15 élus du Parti démocrate, 12 élus du Peuple de la liberté, 4 élus de l'Italie des valeurs, 3 élus de l'Union de Centre, 2 élus de la Ligue du Nord, 1 élu de la Fédération de la gauche, 1 élu de l'Alliance réformiste, 1 élu de Gauche, écologie et liberté, 1 élu de l'Alliance pour l'Italie et 1 élu de la Fédération des verts.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la région consiste principalement dans un éventail de PME industrielles distribuées sur l'ensemble du territoire. En pointe, on pourra signaler : l'industrie des chaussures, avec de nombreux emplacements dans les provinces de Macerata et d'Ascoli ; l'industrie des meubles et de la mécanique de Pesaro, les entreprises viticoles des Castelli de Jesi, patrie du verdicchio ; la grande industrie navale de Fano et Ancône ; et enfin, l'activité touristique, chaque année plus fructueuse grâce aux nombreux centres balnéaires et artistiques, qui attirent des touristes d'Italie et de toute l'Europe.

Culture[modifier | modifier le code]

Monuments et patrimoine[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

180 km de côtes, des plages superbes, 26 localités au bord de la mer Adriatique, le port maritime d'Ancône et neuf ports de plaisance ; 500 places et plus de mille monuments significatifs ; une centaine de villes d'arts, des milliers d'églises, dont 200 romanes, et 163 sanctuaires, 34 sites archéologiques, 71 théâtres historiques ; la plus grande densité, en Italie, de musées et de pinacothèques (265 sur 265 communes), 315 bibliothèques qui gardent plus de quatre millions de livres, tout cela fait des Marches une importante région touristique, qui contient aussi de nombreuses aires protégées : 2 parcs nationaux, 4 réserves naturelles, 15 forêts domaniales.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christine Delplace, La Romanisation du Picénum : l'exemple de l'Urbs Salvia, Rome, École française de Rome, coll. « Publications de l'École française de Rome » (no 177), , 444 p. (ISBN 2-7283-0279-0, lire en ligne)