Isthme de Corinthe

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Isthme de Corinthe
Image satellite de la partie la plus étroite de l'isthme de Corinthe traversée par le Corinthe.
Image satellite de la partie la plus étroite de l'isthme de Corinthe traversée par le Corinthe.
Localisation
Pays Drapeau de la Grèce Grèce
District régional Corinthie
Coordonnées 37° 56′ 29″ N 22° 59′ 16″ E / 37.94139, 22.9877837° 56′ 29″ Nord 22° 59′ 16″ Est / 37.94139, 22.98778
Étendues d'eau Golfes de Corinthe et Saronique (mer Méditerranée)
Terres connectées Péloponnèse et Attique
Géographie
Largeur 6 km
Voie navigable Canal de Corinthe
Traversée routière Autoroute A8, route nationale 8
Traversée ferroviaire Ligne du Pirée à Patras

Géolocalisation sur la carte : Grèce

(Voir situation sur carte : Grèce)
Isthme de Corinthe

L'isthme de Corinthe est une bande de terre reliant le Péloponnèse à l'« Hellade », c'est-à-dire la Grèce continentale. Il est baigné par la mer Ionienne (golfe de Corinthe) à l'ouest et la mer Égée (golfe Saronique) à l'est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de l'isthme de Corinthe.

En son point le plus étroit, l'isthme mesure 6 km de large. Depuis la fin du XIXe siècle, il est percé par le canal de Corinthe, projet dont les premiers plans remontent à l'Antiquité.

Mythologie[modifier | modifier le code]

Selon la mythologie grecque, il fut disputé par Hélios et Poséidon. Égéon, une divinité marine de la mer Égée, fut appelé pour arbitrer le conflit. Il donna raison à Poséidon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Historiquement, l'isthme fut habité dès le Néolithique et l'âge du bronze. Il fut ensuite fortifié par les Corinthiens vers le XIe siècle av. J.-C., pour se protéger des invasions. Une nouvelle ligne de remparts fut réalisée vers -480, pour arrêter une attaque perse qui ne se concrétisa pas. Enfin, une troisième ligne fut édifiée au IIIe siècle av. J.-C..

En mai 1304, un grand tournoi est organisé sur l'isthme de Corinthe, dit tournoi de Corinthe, par les princes d'Achaïe Philippe et Isabelle où se réunirent plus d'un millier de chevaliers des États latins, sorte de chant du cygne de la domination franque sur la Grèce[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) C. Frazee, The Island Princes of Greece, p. 36

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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