Port autonome du Pirée

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Port autonome du Pirée
Port of Piraeus.jpg
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Trafics portuaires
Géographie
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Pays
Commune
Plan d'eau

Le Port autonome du Pirée est le plus grand port maritime de Grèce et l'un des plus grands du bassin méditerranéen. Il figure également dans le top 10 des ports de conteneurs européens[1]. Le port est l'un des employeurs les plus importants de la région avec plus de 1 500 employés qui fournissent des services à plus de 24 000 navires chaque année.

Histoire[modifier | modifier le code]

Jusqu'au IIIe millénaire av. J.‑C., Le Pirée est une île rocheuse reliée au continent par un tronçon de terre inondé par la mer durant une large partie de l'année. La région est devenue de plus en plus vaseuse et les inondations se sont arrêtées, reliant ainsi en permanence Le Pirée au continent et formant plusieurs ports : le principal, Cantharus, et deux plus petits, les ports de Zea et Munichia. En 493 avant Jésus-Christ, Thémistocle lance les fortifications du Pirée et avise les Athéniens de profiter du potentiel stratégique de ses ports naturels. En 483 avant Jésus-Christ, la flotte athénienne quitte le vieux port de Phalère et est transférée au Pirée, se distinguant dans la bataille de Salamine entre les cités grecques et les Perses en 480 avant Jésus-Christ[2].

Les années suivantes, Thémistocle lance la construction du fort et crée des hangars pour les navires. Les murs sont achevés en 471 avant Jésus-Christ. Le port autonome du Pirée se transforme alors en un port militaire et commercial qui sert de base de la marine permanente pour la flotte athénienne. À la fin du IVe siècle av. J.-C., Le Pirée subit une longue période de déclin et les ports sont occasionnellement utilisés par la flotte byzantine. La ville est en grande partie abandonnée durant l'occupation ottomane de la Grèce[3].

Rachat par Cosco Shipping[modifier | modifier le code]

Le 8 avril 2016, le premier ministre grec Alexis Tsipras, Xu Lirong, président de Cosco ainsi que le directeur de l'agence des privatisations grecque, le Hellenic Republic Asset Development Fund, signent le contrat de vente du port.[4] Celui-ci s'élève à 368,5 millions d'euros. Le contrat prévoit l'achat par le groupe Chinois de 51 % du port pour 280,5 millions d'euros puis 16 % pour 88 millions d'euros cinq ans plus tard[5].

Chiffres[modifier | modifier le code]

En 2007, le port autonome du Pirée gère plus de 20 millions de tonnes de marchandises et traite plus d'un million de conteneurs. Il est alors le port de fret le plus fréquenté en Grèce et le plus grand port de conteneurs dans le pays et au large du bassin méditerranéen[6].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • COSCO, compagnie chinoise qui opère une grande partie du port de conteneurs[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Piraeus port », sur Greek Islands
  2. (fr) « Patmos: l'incontournable escale de votre ressourcement spirituel », sur Contenu libre
  3. (fr) « Schneider & Cie et les travaux publics, 1895-1949 », sur Goole Books,
  4. Marina Rafenberg, « Pour Pékin, la « nouvelle route de la soie » passe par Athènes. », sur lemonde.fr, Le Monde Economie, (consulté le 18 août 2017)
  5. lefigaro.fr, « La vente du port du Pirée scellée », sur Le Figaro (consulté le 9 avril 2016)
  6. (en) « Network Statement » [archive du ], sur Ose,
  7. « Le Chinois Cosco étend son emprise sur le port du Pirée », RFI,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]