Limes de Germanie

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Frontières de l’Empire romain *
Image illustrative de l’article Limes de Germanie
Reconstitution du Limes de Germanie supérieur et de Rhétie
Pays Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Type Culturel
Critères (ii) (iii) (iv)
Superficie 527 ha
Zone tampon 5 226 ha
Numéro
d’identification
430
Zone géographique Europe et Amérique du Nord **
Année d’inscription 1987 (11e session)
Année d’extension 2005 (29e session)
2008 (32e session)
Extension Limes de Germanie
Mur d'Antonin
Image illustrative de l’article Limes de Germanie
Tracé du Limes de Germanie supérieure et de Rhétie à la fin du Ier siècle
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification UNESCO

Le limes de Germanie supérieure et de Rhétie matérialisait la frontière extérieure de l'Empire romain sur une longueur de 550 km entre le Rhin à Rheinbrohl et le Danube à Ratisbone. Il est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2005[1]. Cette fortification devait protéger l'empire entre la fin du premier et le milieu du troisième siècle de notre ère[2]. C'était un mur essentiellement constitué de palissades, de fossés et de tours de guet, accompagné d'une infrastructure de forts, de bâtiments et de diverses routes à travers les forêts de cette région. Après les graves assauts répétés des Germains autour de l'an 260, les Romains ont finalement renoncé à ce territoire et se sont rétractés sur les rives gauche du Rhin et droite du Danube, car les fleuves constituaient une frontière plus facile à défendre[1].

La raison d’être du limes a fini par être oubliée avec le temps: De là les vielles appellations populaires de mur du diable et Pfahlgraben (fossé de palissades) en allemand.

Le limes de Germanie inférieure correspondait à la frontière entre la province romaine de Germanie inférieure et le territoire de Germanie (Germania magna), qui était occupé par les peuples germaniques. Il séparait les parties à gauche du Rhin y compris les actuels Pays-Bas (qui faisaient partie de l'Empire romain) des territoires à droite du Rhin, qui n'étaient alors que partiellement contrôlés par les Romains. Le limes de Germanie inférieure ne comprenait pas de mur, car il était formé par le fleuve[3].

Tracé[modifier | modifier le code]

Le tracé du limes de Germanie supérieure et de Rhétie suit rarement les limites physiques que sont les cours d'eau et les lignes de crête, sauf sur un court tronçon qui passe sur le Main (Camp romain d'Obernburg).

Fonction[modifier | modifier le code]

Les limes romains n'avaient sans doute pas exclusivement une fonction défensive, et n'avaient pas pour objet de rendre la frontière infranchissable. Les recherches récentes laissent penser qu'ils devaient également marquer vis-à-vis de l'intérieur la limite des espaces dans lesquels l'Empire assurait la sécurité. Rome étendait son influence bien au-delà, et les échanges commerciaux étaient importants. On assistait même parfois à l'installation de légionnaires au-delà du limes ou au recrutement d'auxiliaires germains. Certains chercheurs pensent que le limes aurait pu servir de rempart pour empêcher l'immigration illégale, et ils le comparent au système de clôture le long de la frontière américano-mexicaine[4].

Actuellement[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

On voit encore des vestiges du limes entre Abensberg en Bavière et la région de Cologne. À Dinkelsbühl, le Musée du Limes d'Aalen expose la présence romaine au travers d'un camp de cavaliers avec des animations pédagogiques. Une tour reconstruite se trouve à Kastell Zugmantel, une porte et un pan de mur à Saalburg. Il y a aussi le musée de découverte « RömerWelt » sur le Caput Limitis (le début du limes de Germanie supérieure et de Rhétie) à Rheinbrohl.

Liste[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (de) « Obergermanisch-Raetischer Limes », dans Wikipedia, (lire en ligne)
  2. (de) « Entstehung und Verlauf des obergermanisch-raetischen Limes », sur www.roemer-welt.de, (consulté le 23 août 2020)
  3. (de) « Niedergermanischer Limes », dans Wikipedia, (lire en ligne)
  4. Par exemple M. Klee, cité dans A. Schmid, R. Schmid, A. Möhn, Die Römer an Rhein und Main (Francfort : Societäts-Verlag, édition révisée 2006).