İznik

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İznik
Nicée
La Mosquée Verte (Yeşil Cami)
La Mosquée Verte (Yeşil Cami)
Administration
Pays Drapeau de la Turquie Turquie
Région Région de Marmara
Province Bursa
Code postal 16860
Indicatif téléphonique international +(90)
Plaque minéralogique 16
Indicatif téléphonique local 224
Démographie
Population 22 962 hab.
Géographie
Coordonnées 40° 25′ 43″ N 29° 43′ 16″ E / 40.4286111, 29.721111140° 25′ 43″ Nord 29° 43′ 16″ Est / 40.4286111, 29.7211111
Altitude 99 m
Localisation
Districts de la province de Bursa
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Liens
Site de la mairie http://www.iznik.bel.tr
Site du district http://www.iznik.gov.tr
Sources
« Index Mundi/Turquie »

Nicée (en grec : Νίκαια; aujourd’hui Iznik en Turquie) est une cité fondée vers 300 av. J.-C., tour à tour grecque, byzantine et ottomane du nord-ouest de l’Anatolie. Elle est surtout connue comme ayant été le siège des premier et deuxième concile de Nicée (les premier et septième conciles des débuts de l’Église chrétienne), le lieu où fut rédigé le symbole de Nicée (datant du premier concile), et la capitale de l’Empire de Nicée après la conquête de Constantinople par les croisés en 1204 jusqu’à ce qu’elle soit reprise par les Byzantins en 1261.

La ville ancienne est située dans le périmètre de la nouvelle ville turque d’Iznik (dont le nom dérive de Nicée) à l’extrémité est du lac Ascanion (aujourd’hui lac d’Iznik) entouré de collines au nord et au sud. La muraille ouest de la ville longe le lac, interdisant ainsi tout siège maritime mais permettant un approvisionnement de la ville. Le lac est suffisamment vaste pour ne pas être l’objet de blocus maritime et la ville suffisamment étendue pour rendre difficile toute tentative d’atteindre le port grâce à des engins de siège montés sur le rivage.

La ville ancienne est entourée sur tous les côtés par un mur de plus de trois kilomètres de longueur et de dix mètres de hauteur. Un double fossé longe ce mur sur le côté terrestre; plus de cent tours permettent la surveillance du mur. Des portes massives percées sur la portion terrestre des murs constituaient les seuls moyens d’accès à la ville.

De nos jours ce mur a été percé à de nombreux endroits pour permettre la circulation, mais une grande partie des fortifications originales a été conservée et constitue une attraction touristique appréciable.

Histoire[modifier | modifier le code]

Période archaïque[modifier | modifier le code]

Selon la légende, la ville aurait été fondée par le dieu Dionysos ou le demi-dieu Héraclès et nommée d’après la nymphe Nicée dont l’effigie se retrouvait sur les pièces de monnaie de la ville[1].

Selon une autre tradition, la ville aurait été fondée par des Béotiens et se serait appelée Angore (Άνγκόρη) ou Hélicore (Έλικόρη) ; une autre théorie, moins répandue, voudrait qu’elle ait été fondée par des soldats d’Alexandre le Grand originaires de Nicée en Locride, près des Thermopyles[1]. Quoiqu’il en soit, la première colonie grecque sur ce site fut probablement détruite par les Mysiens et rebâtie par Antigone Ier, l’un des successeurs d’Alexandre (appelés diadoques) vers 315 av. J.-C. et renommée Antigoneia (Άντιγονεία). On sait qu’Antigone établit des colons béotiens dans le voisinage donnant ainsi plus de poids à la tradition selon laquelle la ville aurait été fondée par ceux-ci. Après la défaite d’Antigone et sa mort lors de la bataille d'Ipsos en 301 av. J.-C., la ville fut capturée par Lysimache qui la rebaptisa Nicée (Νίκαια, aussi transcrit comme Nikaia ou Nicæa) en l’honneur de sa femme Nicæa qui venait de mourir[1].

Peu avant 280 av. J.-C. la ville fut conquise par la dynastie locale des rois de Bithynie. Ce fut le début de sa montée en importance comme résidence royale, en même temps que de la rivalité qui devait l’opposer à Nicomédie. La dispute entre les deux villes pour obtenir le titre de capitale (métropolis) de la Bithynie devait durer des siècles et la trente-huitième oraison de Dion Chrysostome fut spécifiquement composée pour mettre un terme à la controverse [2] , [3].

Période romaine[modifier | modifier le code]

Nicée fut conquise par Rome comme le reste de la Bithynie en 72 av. J.-C. Elle demeura un des centres urbains les plus importants d’Asie mineure tout au cours de la période romaine, continuant sa compétition traditionnelle avec Nicomédie comme siège de la résidence du gouverneur romain de Bithynie et du Pont[4],[2]. Le géographe Strabon la décrit comme bâtie selon la coutume hellène avec grande régularité[5]. Elle épousait la forme d’un carré mesurant 16 stades de circonférence, c.a.d. 0,7 km x 0,7 km couvrant une superficie de 50 ha ou 0,5 km2. Elle avait quatre portes et ses rues s’entrecroisaient à angle droit conformément aux plans d’Hippodamos de Milet, permettant, à partir d’un monument situé au centre-ville, d’apercevoir les quatre portes[3],[6]. Ce monument était situé au gymnasium, lequel fut détruit par le feu mais reconstruit par Pline le Jeune qui y fut gouverneur au début du II siècle. Pline fait du reste fréquemment mention de Nicée et de ses monuments dans ses écrits[3].

Dans le cadre des grands voyages entrepris pour mieux intégrer les provinces à l’empire, l’empereur Hadrien visita la ville en 123 ap. J.-C., après qu’elle eut été gravement endommagée par un tremblement de terre et en fit commencer la reconstruction. La nouvelle ville était entourée d’un mur polygonal de plus de trois kilomètres de longueur. Elle ne devait être achevée qu’au IIIe siècle et ses nouvelles murailles ne la sauva pas des attaques des Goths en 258[2],[6]. Les nombreuses pièces de monnaie de Nicée encore existantes témoignent de l’intérêt porté à la cité par les empereurs romains ainsi que l’attachement des citadins à l’endroit de ces derniers. Nombre de ces pièces commémorent les grands festivals qui y étaient célébrés en l’honneur des dieux et de l’empereur comme à Olympie, Isthmia, Dionysies, Delphes, Philadelphie, etc[3],[7].

Période byzantine[modifier | modifier le code]

Située à quelque 100 kilomètres de Constantinople, Nicée, au IVe siècle, était devenue une cité prospère ainsi qu’un important centre administratif et militaire. On y produisait suffisamment de textile pour en exporter; elle était également un centre de production de verrerie et d’objets de métal[8]. Avec Nicomédie, elle formait « la grande banlieue asiatique de Constantinople[9] ». Elle était située sur la grande voie commerciale et militaire qui reliait Constantinople et, à partir d’Iconium (aujourd’hui Khoniè), soit la vallée de l’Euphrate via l’ancienne route des Indes, soit l’Arménie via Césarée de Cappadoce, deux routes vitales pour l’économie de Byzance[10]. L’empereur Constantin y convoqua le premier concile œcuménique et la cité donna son nom au symbole de la foi qui y fut adopté[11],[12]. Elle maintint son importance tout au long du IVe siècle et fut témoin de la proclamation de l’empereur Valens (364) et de la révolte manquée de Procope (365). Au cours de cette même période l’évêché de Nicée se sépara de celui de Nicomédie et fut élevé au rang d’archevêché, son titulaire prenant le titre de « métropolite ».

La ville fut dévastée par deux tremblements de terre d’envergure en 363 et 368, ce qui joint au fait que la nouvelle capitale, Constantinople, lui ravit son importance, provoqua son déclin. Beaucoup de ses grands édifices publics, négligés, tombèrent en ruines et durent être restaurés au VIe siècle par l’empereur Justinien[12]. L’empereur Marcien (vers 395, emp. 450, décédé 457) y convoqua un nouveau concile qui se réunit le 1er septembre 451, mais fut déplacé presque immédiatement vers Chalcédoine en face de Constantinople, sans doute pour que l’empereur puisse y assister en personne malgré la pression que faisaient peser les Huns d’Attila sur la capitale[13] et fut connu par la suite comme « concile de Chalcédoine ».

Par la suite, la ville n’est plus mentionnée dans les sources jusqu’au début du VIIIe siècle. En 715, l’empereur Anastase II s’y réfugia après avoir été déposé et la ville résista avec succès aux attaques des califes omeyades en 716 et 725[14],[15]. Un nouveau tremblement de terre eut lieu en 740. La ville fut témoin de la révolte d’Artabasdos en 741/742 et fut le siège du septième concile œcuménique qui condamna l’iconoclasme en 787[16],[17],[18]. Au cours du même siècle, la ville devint la capitale du thème de l’Opsikion. Au Xe siècle l’empereur Michel III, dans la lutte acharnée qu’il menait contre les Arabes, fit reconstruire ses fortifications[19]. En raison de sa proximité de Constantinople, Nicée devint le point de départ de rebellions au Xe siècle et XIe siècle, comme celle de Bardas Sklèros (978)[20]. Celles-ci furent facilement maitrisées, mais suite à la rébellion de Nicéphore Melissenos qui s’était fait proclamé empereur à Nicée et avait appelé Soliman à son aide, la ville finit par tomber aux mains des Turcs en 1081[21],[22] , [23]. Les Seldjoukides firent de Nicée la capitale de leurs possessions d’Asie mineure jusqu’en 1097 alors qu’elle fut reprise par les Byzantins avec l’aide de la première croisade au prix d’un long siège [24] ,[25].

Comme pour le reste de l’empire, le XIIe siècle en fut un de stabilité relative et de prospérité pour Nicée dont la population s’établissait alors à entre 30 000 et 100 000 habitants[26],[27]. Les empereurs Comnènes (Alexis, Jean et Manuel) conduisirent de nombreuses campagnes pour affermir la présence byzantine en Asie mineure. D’importantes fortifications furent construites, spécialement sous Jean et Manuel, qui aidèrent à protéger à la fois la ville et ses campagnes fertiles. Plusieurs bases militaires et colonies existaient également dans la région, par exemple près de Rhyndakos en Bithynie où l’empereur Jean passa toute une année à entrainer ses soldats en vue de campagnes en Asie mineure[28].

Après la chute de Constantinople lors de la quatrième croisade en 1204 et la création d’un empire latin, Nicée échappa à l’occupation des croisés et parvint à maintenir son autonomie. Lorsque l’empereur Alexis III L’Ange fut déposé en 1204, son gendre Théodore Laskaris quitta Constantinople pour l’Asie mineure où, en 1206, il créa l’Empire de Nicée dont il fut couronné empereur en 1208[29]. Après des débuts difficiles, le jeune empire prit bientôt son essor[30]. Au printemps 1211, Théodore réussit à vaincre les forces du sultan seldjoukide auprès duquel s’était réfugié l’ex-empereur Alexis III; le sultan périt au cours de la bataille alors que l’ex-empereur allait finir ses jours dans une prison de Nicée. Sur le plan religieux, le patriarche de Constantinople, Jean X Kamatèros qui s’était réfugié en Thrace refusa l’invitation de Théodore Laskaris de venir s’établir à Nicée. Mais dès son décès en 1206, le synode de Nicée élut le savant Michel Autoreianos comme patriarche, lequel reprit le titre de patriarche œcuménique et procéda au couronnement de Théodore en 1208[31]. Et lorsque les Serbes décidèrent d’obtenir leur autonomie ecclésiastique, c’est au patriarche de Nicée qu’ils s’adressèrent, le reconnaissant ainsi comme primat de l’Église orthodoxe[32]. De telle sorte qu’en 1332, Jean III et son patriarche Germain II purent s’adresser au pape comme les leaders des chrétiens orientaux[33]. Toutefois, la ville de Nicée fut bientôt délaissée comme résidence principale des empereurs qui lui préféraient Nymphaion et Magnésie sur le Méandre. Jean III Doukas Vatatzès (1222-1254) réussit à faire de cet empire provincial une puissance respectée[34]. Non seulement réussit-il à reprendre pied dans les Balkans et à se rendre maitre de l’Empire de Thessalonique, mais il entretint des relations animées tant avec la papauté qu’avec l’empire.

Peu après la fondation de l’Empire de Nicée, la ville devint non seulement un endroit de ralliement pour la reconquête de Constantinople à l’instar des deux autres États successeurs, le Despotat d’Épire et l’Empire de Trébizonde, mais aussi un centre d’intense activité intellectuelle. Si bien que Georges de Chypre (1241-1290), qui s’était réfugié à Nicée et deviendra patriarche de Constantinople après la reconquête, dira d’elle qu’elle « ressemblait à Athènes l’ancienne par l’abondance de ses érudits » et une « source d’érudition aussi merveilleuse qu’intensément aimée[35]. Théodore Ier y attira de nombreux lettrés d’un peu partout dans le monde grec tombé aux mains des Latins. Nombre d’intellectuels s’y réfugièrent comme l’écrivain Nicétas Choniatès, l’érudit Nicéphore Blemmydès, et l’historien Georges Akropolitès. En 1234 s’y tint une réunion avec les représentants du pape Grégoire IX (qui fut transférée par la suite à Nymphaeion) dans le but de négocier l’union des deux Églises[36].

Après la reconquête de Constantinople, Nicée perdit de son importance. De plus la politique de Michel VIII Paléologue qui délaissait la frontière asiatique occasionna de graves rébellions en 1262 et 1265 alors que la panique se déclarait dans ses murs et que des rumeurs circulaient à l’effet qu’une attaque mongole était imminente; cette rébellion de paysans bien armés se doubla d’un schisme religieux causé par le conflit qui opposait l’empereur Michel VIII Paléologue et le patriarche Arsène, partisan de la famille des Lascaris[37]. L’empereur Andronic II visita la ville en 1290 et prit soin de restaurer ses défenses, mais Byzance s’avéra incapable de mettre un frein à l’expansion de l’empire ottoman dans la région[12]. Aussi, lorsque l’empereur Andronic III et Jean Cantacuzène furent défaits à Pélékanon le 11 juin 1329, seules quelques villes comme Nicée, Nicomédie, Brousse, Sardes continuèrent à résister[38]. Il devint rapidement impossible de les défendre et Nicée dut se rendre aux Ottomans après un long siège, le 2 mars 1331[39],[40].

Période ottomane[modifier | modifier le code]

Pichet d'Iznik, céramique siliceuse à décor peint sur engobe et sous glaçure transparente, v. 1560–1570, musée du Louvre.

La ville fut donc conquise et intégrée à un État ottoman qui, après la conquête de Nicomédie, s’étendait sur la presque totalité de la Bithynie et de l’Asie mineure. Délaissés depuis des décennies par les Byzantins, les habitants s’intégrèrent rapidement dans le nouvel empire et les villes de Bithynie reprirent le rôle important qui avait jadis été le leur dans le commerce international. Les deux industries majeures de Nicée, le textile et la céramique en furent ravivées[41]. Nombreux furent les citoyens qui se convertirent alors à l’islam en dépit des protestations du patriarche de Constantinople qui leur adressa en 1339 et 1340 des encycliques qui restèrent sans effet[42]. Le sultan Orkhan organisa même une mission commerciale vers Constantinople destinée à y vendre les icônes, manuscrits et reliques qu’il avait enlevés aux églises de Nicée[43]. Un grand nombre d’édifices publics furent détruits et leurs matériaux utilisés par les Ottomans pour la construction de mosquées et autres édifices. Avec la conquête de Constantinople en 1453, la ville perdit à nouveau son importance, mais retrouva une nouvelle vitalité au XVII siècle en devenant un centre de production de faïence.

Les ruines[modifier | modifier le code]

Dans l’un de ses poèmes, Nicéphore Blemmydès (1197-vers 1269) décrit ainsi la ville : « Nicée, une ville aux larges avenues, remplie de gens, fière de ce qu’elle contient, qui constitue la marque par excellence de la bienveillance impériale[44] ».

Les anciennes murailles ainsi que leurs tours et portes sont relativement bien conservées. Elles s’étendent sur plus de trois kilomètres, étant d’une épaisseur de 5 à 7 mètres à la base et d’une hauteur de 10 à 13 mètres. Elles sont percées de quatre larges portes et de deux plus petites. Sauf à quelques endroits elles sont faites de dalles romaines et de blocs de pierre équarris joint par un ciment très épais. Des colonnes et autres fragments de ruines ou d’édifices plus anciens y sont intégrés çà et là. Comme ceux de Constantinople, les murs semblent avoir été édifiés au IVe siècle. Quelques tours portent des inscriptions grecques[45].

Les ruines des mosquées, des bains, des villas, dispersées à travers les jardins et immeubles modernes occupant maintenant une grande partie de l’espace autrefois à l’intérieur des fortifications romaines et byzantines témoignent de ce que l’endroit fut, pendant la période ottomane, une place d’une importance certaine, bien que moindre qu’elle l’avait été pendant la période byzantine[46]. L’ancien centre-ville ottoman semble avoir été entièrement construit avec les débris de l’ancienne Nicée et les murs en ruine des anciennes mosquées et bains publics sont pleins de fragments des anciens temples et églises grecs, romains et byzantins. Au nord-ouest de la ville, deux digues s’avancent dans le lac et forment un port. Toutefois, le lac s’est considérablement retiré à cet endroit pour laisser place à une plaine marécageuse. Hors des murs de la ville, on peut voir les ruines d’un ancien aqueduc[45].

L’église de la Dormition était la principale église grecque orthodoxe de Nicée et l’une des églises byzantines d’Asie mineure dont l’architecture était la plus impressionnante. Ornée d’un dôme et dotée d’une nef ayant la forme d’une croix à l’abside allongée, elle datait possiblement de la fin du VIe siècle. Son bêma, où se trouvaient l’autel et le trône pontifical, était décorée de fines mosaïques détruites par les iconoclastes mais restaurées au IXe siècle. Bombardée en 1922 durant la Première Guerre mondiale, il n’en reste plus aujourd’hui que les bases des murs, le pavement et quelques éléments de marbre[47],[48].

Des excavations sont présentement en cours dans les fourneaux ottomans où étaient produites les faïences de Nicée. L’église de la Sainte-Sagesse (Hagia Sophia) est également en cours de restauration.

Tradition religieuse[modifier | modifier le code]

L’archevêché de Nicée constitue encore un « siège titulaire » de l’Église catholique romaine, c’est-à-dire un évêché qui n’a plus d’existence géographique réelle, mais dont le titulaire occupe certaines fonctions ecclésiastiques. Ce siège a toutefois été laissé vacant depuis le décès de son dernier titulaire en 1976[49]. C’est également un siège titulaire pour le patriarcat œcuménique de Constantinople. Le titulaire de 2001 à 2010 était l’ancien archevêque de Karelie et de toute la Finlande, le métropolite Johannes (Rinne)[50].

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Hipparque de Nicée (IIe siècle av. J.-C.) Astronome, géographe et mathématicien grec.

Note et références[modifier | modifier le code]

Note[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Stefanidou (2003) chap. 2 Foundation, other names
  2. a, b et c Stefanidou (2003), chap. 3 History
  3. a, b, c et d Dictionary of Greek and Roman Geography (1854) « Nicae »
  4. Morrisson (2004) p. 305.
  5. Strabon, XII.565 et sq.
  6. a et b Stefanidou (2003) chap.5 Culture
  7. Voir à ce sujet Petit (1974) « La politique des empereurs », pp. 265-273.
  8. Treadgold (1995) pp. 139-141.,Morrisson (2004) p. 371.
  9. Bréhier (1969) p. 11.
  10. Bréhier (1969) p. 15.,Cheynet (2007) p. 406.
  11. Treadgold (1997) pp. 42-43.
  12. a, b et c Kazdhan (1991) « Nicaea », vol. II, p. 1463-1464.
  13. Treadgold (1997) p. 98., Morrisson (2004) p. 69
  14. Cheynet (2007) p. 13.
  15. Treadgold (1995) pp. 344-348
  16. Treadgold (1997) pp. 420-421.
  17. Ostrogorsky (1983) p. 207.
  18. Cheynet (2007) p. 17.
  19. Ostrogorsky (1983) p. 255.
  20. Bréhier (1969) pp. 179 et 222.; Ostrogorsky (1983) p. 323.
  21. Cheynet (2007) p. 49.
  22. Bréhier (1969) pp. 237 et 239.
  23. Ostrogorsky (1983) p. 371.
  24. Treadgold (1997) pp. 614-622 passim
  25. Bréhier (1969) pp. 255 et sq.
  26. Treadgold (1997) p. 702.
  27. Laiou (2011) pp. 80-82, 96, 99.
  28. Cheynet (2007) pp. 438-440.
  29. Bréhier (1969) pp. 304 et sq.
  30. Voir Laiou (2011) « La puissance grandissante de l’Empire de Nicée (1230-1259) » (2011) pp. 9-11.
  31. Laiou (2011) p. 203.
  32. Cheynet (2007) p. 470.
  33. Pour toute cette période voir Ostrogorsky (1983) pp. 448-454. et Treadgold (1997) pp. 821-827.
  34. Sur la montée de l’empire de Nicée, voir Treadgold (1997) pp. 723-730.
  35. Patrologia Graeca, CXLII, 21, cité par Vassiliev (1952) p. 548.
  36. Vassiliev (1952) p. 543.
  37. Laiou (2011) p. 18.
  38. Treadgold (1997) p. 761.
  39. Nicol (2005) p. 195.
  40. Laiou (2011) p. 27.
  41. Laiou (2011) p. 100, 104.
  42. Laiou (2011) p. 215
  43. Laiou (2011) p. 387.
  44. Curriculum vitae et carmina, vss. 22-24, cité dans Vassiliev (1952) p. 512.
  45. a et b Mango (1978) image 4, p. 11.; Leake (2003) pp. 10 foll.; Rasch (2011) pp. 1374 foll.
  46. Vassiliev (1952) p. 512.
  47. Mango (1978) p. 90.
  48. Vassiliev (1952) p. 513.
  49. Voir Catholic-hierarchy.org [on line] www.catholic-hierarchy.org/diocese/d2n41.html.
  50. Voir John Rinne, https://en.wikipedia.org/wiki/John_Rinne

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bréhier, Louis. Vie et mort de Byzance. Paris, Albin Michel, 1969.
  • Cheynet Jean-Claude. Le Monde byzantin, vol. II, L’Empire byzantin (641-1204). Paris, Presses Universitaires de France, 2007. ISBN 978-2-130-52007-8.
  • Kazhdan, A.A. (ed). Oxford Dictionary of Byzantium. Oxford and New York, Oxford University Press. ISBN 978-0-19-504652-6.
  • (en) Leake, William Martin. Journal of a Tour in Asia Minor: With Comparative Remarks on the Ancient and Modern Geography of That Country. Published 1824. Reprinted by Elibron 2003. ISBN 978-1-4-02-18697-4.
  • (en) Mango, Cyril. Byzantine Architecture. Milano, Electra ed., 1978. ISBN 0-8478-0615-4.
  • Morrisson, Cécile. Le Monde byzantin, vol. I L’Empire romain d’Orient (330-641). Paris, Presses Universitaires de France, 2004. ISBN 978-2-130-052006-1.
  • Nicol Donald, M. Les derniers siècles de Byzance, 1261-1453. Paris, Les Belles Lettres, 2005. ISBN 2-251-38074-4.
  • Ostrogorsky, Georges. Histoire de l’État byzantin. Paris, Fayot, 1983. ISBN 2-228-07061-0.
  • Petit, Paul. Histoire générale de l’Empire romain, vol. 1 Le Haut-Empire (27 av. J.-C. – 161 ap. J.-C.). Paris, Seuil, 1974. ISBN 2-02-004969-4.
  • (la) Rasch, Lexicon Universae Rei Numariae Veterum Et Praecipue Graecorum Ac Romanorum... Gletisch 1795. Reprinted by Nabu Press, 2011. ISBN 978-1-270-91637-6
  • (en) Treadgold, Warren. A History of Byzantine State and Society. Stanford (California), Stanford University Press, 1997. ISBN 978-0-804-72630-2.
  • (en) Vassiliev, A.A. History of the Byzantine Empire. Madison (Wisconsin), The University of Wisconsin Press, 1952. ISBN 978-0-299-80926-3.

Articles reliés[modifier | modifier le code]

Personnes célèbres[modifier | modifier le code]

  • Hipparque, grand astronome grec, est né à Nicée vers -194|194 av. J.-C.;
  • Sporos, mathématicien et astronome grec vers 240;
  • Georges Pachymères, (1242 - c. 1310), historien byzantin;
  • Dion Cassius, ( AD c.165-c.229), historien romain.