Wilaya de Jijel

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Wilaya de Jijel (18)
ولاية جيجل
ⵉⵖⵉⵍ ⴳⵉⵍⵉ
Wilaya de Jijel
Carte de la Wilaya
Image illustrative de l’article Wilaya de Jijel
Localisation de la Wilaya de Jijel
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Région Petite Kabylie[1],[2],[3]
Chef-lieu Jijel
Daïras 11
Communes 28
Président d'APW Ahcene boukef[4]
2012 - 2017
Wali bachir fare
Code wilaya 18
Wilaya depuis 1974
Démographie
Population 636 948 hab. (2008[5])
Densité 266 hab./km2
Rang 26e
Géographie
Superficie 239 869 ha = 2 398,69 km2 [6]
Rang 39e
Liens
Site web Site officiel

La wilaya de Jijel (prononcé [ ji.jel] Écouter), (en arabe: ولاية جيجل / en berbère: Ighil Gili / en tifinagh: ⵉⵖⵉⵍ ⴳⵉⵍⵉ[7]), est une wilaya cotière située au nord-est de l'Algérie, dans la région de la Petite Kabylie[1] et dont le chef-lieu est la ville éponyme de Jijel.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La wilaya de Jijel est située au nord-est de l'Algérie. Elle est limitée au nord par la mer Méditerranée à l'ouest par la wilaya de Béjaïa, à l'est par la wilaya de Skikda, au sud-ouest la wilaya de Sétif, au sud par la wilaya de Mila et enfin au sud-est par la wilaya de Constantine.

Wilayas limitrophes de la wilaya de Jijel
Mer Méditerranée
Wilaya de Béjaïa wilaya de Jijel Wilaya de Skikda
Wilaya de Sétif Wilaya de Mila

Relief[modifier | modifier le code]

« Corniche Jijelienne » entre Béjaïa et Jijel en Algérie.

Les plaines côtières de la région de Jijel sont entourées au sud par les reliefs de la Kabylie Orientale. La topographie est sub-plane au niveau de la plaine de l'oued El Mencha et augmente en progressant vers le sud.

La plaine est située au nord, le long de la bande littorale allant des petites plaines de Jijel, les plaines d'El Aouana, le bassin de Jijel, les vallées de Oued El Kebir, Oued Boussiaba et les petites plaines de Oued Z'hour.

Dans cette région, la montagne tombe souvent à pic dans la mer et forme une côte très découpée appelée corniche jijelienne, où l'on admire caps, falaises, presqu'îles et promontoires. On y trouve aussi de très belles grottes, telle que celles de Dar El Oued, et des gouffres encore inexplorés.

Le bassin versant culmine à 1 589 m d'altitude avec une altitude moyenne de 406,02 m. Les principales cimes montagneuses sont : Tamezgida, Tababort, Seddat, Bouazza.

La végétation du bassin versant est marquée par une couverture forestière peu abondante constituée en majeure partie de chênes-lièges.

Climat[modifier | modifier le code]

Comme toutes les régions du littoral algérien, la Wilaya de Jijel bénéficie d'un climat tempéré avec un hiver doux caractéristique des zones méditerranéennes. La température moyenne à Jijel est de 18.2 °C et bénéficie d'une pluviométrie de l'ordre de 1 200 mm/an. Elle est parmi les régions les plus arrosées d'Algérie sur l'année avec une précipitation moyenne de 814 mm. La variation des précipitations entre le mois le plus sec et le mois le plus humide est de 136 mm.[8]

On note aussi qu'au col de Texanna, qui se situe à 725 m d'altitude, l'enneigement dure plus de 11 jours/an.

Les vents dominants soufflent généralement de la mer vers le continent (NNW - SSE).

Histoire[modifier | modifier le code]

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La région aussi appelée Pays des Kotama est peuplée par les tribus Berbères Kutama dont les descendants sont les Kabyles hadra. [réf. nécessaire]. Vers le Xe siècle avant l'ère chrétienne, les Phéniciens, marins et marchands, en quête de bases pouvant offrir le maximum de sécurité à leur commerce, s'installent à Jijel où ils fondent un comptoir.

Vers 650, les premiers cavaliers de l'Islam firent leur apparition. De nombreuses dynasties ont pris le pouvoir pendant cette période dont : les Aghlabides, les Fatimides, les Zirides, les Hammadides, les Almohades et les Ottomans.

Le 13 mai 1839, les troupes françaises s'emparèrent de la ville. Les émissaires de l'Émir Abdelkader bien accueillis, furent suivis par toute la population de la région. La lutte populaire dura jusqu'à en 1842. Les insurrections armées reprirent en 1845-1847-1851 dont celle de 1851 fut la plus meurtrière. Lors de la colonisation française, la wilaya de Jijel fit partie du département de Constantine. En 1954 au déclenchement de la guerre d'Algérie, l'ensemble du territoire correspondant à la wilaya fut rattachée à la wilaya II historique; le Nord-Constantinois. À l'indépendance elle fut rattachée à la wilaya de Constantine et ce ne fut qu'en 1974 que Jijel a été promue officiellement au rang de wilaya[9].

Organisation de la wilaya[modifier | modifier le code]

L'Hôtel Kotama
Bateau Baba Arroudj à Jijel

Walis[modifier | modifier le code]

Le poste de wali de la wilaya de Jijel a été occupé par plusieurs personnalités politiques nationales depuis sa création le par l'ordonnance no 74-69 qui réorganise le territoire algérien en portant le nombre de wilayas de quinze à trente et une.

Walis dans la wilaya de Jijel.
Wali Début Fin Wilaya de naissance
1 Mostefa Meghraoui
2 Mustapha Benzaza [10] Wilaya de Mostaganem
3
4 Mokhtar Henni Wilaya de Mostaganem
5 Abdelghani Zouani Wilaya de Guelma
6 Abdellatif Bessaïh
7 Bachir Frik Wilaya de Batna
8 Kadri Belaribi 1995 1996 Wilaya de Tlemcen
9 Brahim Boubrit Wilaya de Tizi Ouzou
10 Abderrahmane Zemmouri [11]
11 Ahmed Maâbed
12 Ali Bedrici
13 Larbi Merzoug 2015 (en cours)

Daïras[modifier | modifier le code]

La wilaya de Jijel compte 11 daïras.

Article détaillé : Daïras de la wilaya de Jijel.

Communes[modifier | modifier le code]

La wilaya de Jijel compte 28 communes.

Article détaillé : Communes de la wilaya de Jijel.

Ressources hydriques[modifier | modifier le code]

Barrages[modifier | modifier le code]

Le lac du barrage d'Eraguene avec un peu de neige dans le Wilaya de Jijel. Janvier 2017.

Cette wilaya comprend les barrages suivants:

Ces barrages font partie des 65 barrages opérationnels en Algérie[16] alors que 30 autres sont en cours de réalisation en 2015[17].

Institut national de recherche forestière[modifier | modifier le code]

Cette wilaya abrite une station de recherche et d'expérimentation rattachée à l'Institut national de recherche forestière.

Santé[modifier | modifier le code]

  • EPH de Jijel.
  • EPH d'El Milia.
  • EPH de Taher
  • EPSP de Jijel
  • ESP de Taher
  • EPSP de Djimla
  • EPSP de Boucif Ouled Asker
  • EPSP de Ziama Mansouriah

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

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Vue sur le port de Ziama Mansouria et le village
Coucher du soleil a Jijel
Statue du Pêcheur à Jijel
Iraguen à Jijel

Jijel est une ville touristique connue par la beauté de ses plages et ses paysages . Le littoral jijelien s’étend sur 120 km et compte 50 plages dont 23 sont surveillées. Les plus connues sont : Kotama, La crique, Grand Phare, Plage rouge (Sahel), Andreux, Rocher noir, Rocher aux moules, Cavallo, Ziama Mansouria, Tassoust, Béni Belaid.

Le parc animalier de Taza contient une variété d'animaux rares et protégés.

Certaines grottes, découvertes lors de l'ouverture de la RN 43 en 1917, sont d'une rare splendeur : "Les grottes merveilleuses" situées à 35 km à l'ouest de Jijel sur les falaises rocheuses, représentent une vraie merveille de par les formes de sculptures qu'elles englobent et "Ghar El Baz" est un véritable musée préhistorique. Son nom est en rapport avec la forme naturellement façonnée de la roche intérieure dont la ressemblance rappelle étrangement celle d'El Baz (Aigle en arabe).

La saison touristique été 2009 a attiré plus de 5 millions de touristes dépassant ainsi la ville de Béjaia pourtant très fréquentée auparavant et on attend pour la saison de 2010 un afflux de plus de 6,5 millions de touristes selon le wali de la ville et les médias algériens.

La ville dispose de nombreux hôtels parmi lesquels on trouve de nombreux hôtels de luxe donnant sur la Méditerranée tels que l'hôtel de Bohanche, l'hôtel de Kotama ou encore l'hôtel Nassim qui se situe à la place "Beaumarchais" la baie la plus connue de Jijel regroupant les quartiers chics de la ville.

Le tourisme de montagnes ou le tourisme sauvage est en pleine expansion surtout après le retour du calme et de la sécurité dans les régions de montagne.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Un macaque berbère sur la plage d’El Aouana
Lac de Ben Boulaid

Patrimoine animalier[modifier | modifier le code]

Cette région fut le territoire du léopard de berbérie qui fut exterminée entre 1920 et 1930 sous la colonisation française.

Des témoignages qui demeurent non prouvés affirment sa perpétuelle existence dans tout le territoire de la petite Kabylie.

Cette région compte aussi parmi sa faune le seul spécimen de macaque en Afrique ; le macaque berbère ou autrement appelé magot dont la docilité en fait une curieuse et plaisante attraction pour les touristes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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