Argenton-sur-Creuse

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Argenton-sur-Creuse


Armoiries
Administration
Pays France
Région Centre
Département Indre
Arrondissement Châteauroux
Canton Argenton-sur-Creuse
(chef-lieu)
Code Insee abr. 36006
Code postal 36200
Maire
Mandat en cours
Michel Sapin
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Argenton-sur-Creuse
Site internet Argenton-sur-Creuse.fr
Démographie
Population 5 180 hab. (2007)
Densité 177 hab./km²
Gentilé Argentonnais
Argentonnaises
Géographie
Coordonnées
géographiques
46° 35′ 23″ Nord
         1° 31′ 12″ Est
/ 46.5897222222, 1.52
Altitudes mini. 99 m — maxi. 234 m
Superficie 29,34 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative


Argenton-sur-Creuse est une commune française, située dans le département de l'Indre et la région Centre.

Sommaire

[modifier] Géographie

[modifier] Situation

La commune est située dans le sud du département dans l'espace naturel du Boischaut-Sud.

[modifier] Les communes voisines

Voici les communes[1] voisines :


Argenton-sur-Creuse est situé[2] à environ :

[modifier] Hydrographie

Argenton-sur-Creuse est traversé par la rivière Creuse.

[modifier] Histoire

[modifier] Étymologie

L'origine de son nom viendrait du travail de la monnaie en argent.

[modifier] Historique

Elle est surnommée la « Venise du Berry ».

Argenton-sur-Creuse a succédé à la cité gallo-romaine d'Argentomagus à Saint-Marcel.

Durant le Moyen Âge, elle devient une place fortifiée sur la colline dominant la vallée. En 761, Pépin le Bref prend la ville fortifiée d'Argenton et son château au duc de Vaïfre. Le château devient une immense forteresse flanquée de dix tours.

Il reste aujourd'hui quelques vestiges de la Tour du Midi et de la Tour d'Héracle. Le château est pris par Philippe Auguste en 1188, par Henri IV en 1589 et il est enfin démantelé sous Richelieu en 1632, sous ordre de Louis XIII.

À partir du XIIe siècle et jusqu'au XVe siècle, la ville haute d'Argenton s'établit au pied de la forteresse, sur la rive gauche de la Creuse.

Dès le XVe siècle, la ville basse s'étend sur la rive droite, reliée à la ville haute par le " Vieux Pont ".

Dès la fin du XVe siècle s'élèvent la chapelle Saint-Benoît et l'église Saint-Sauveur. De belle demeures sont construites dans la ville basse, comme le bel hôtel particulier de la rue Duperthuis du XVe siècle avec sa tour en façade, ou encore l'hôtel de Scévole (XVIIe siècle-XVIIIe siècle) dont le parc à la française fut dessiné par Le Nôtre.

Argenton est devenu Argenton-sur-Creuse en 1958.

[modifier] Administration

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Parti Qualité
1995 2002 Michel Sapin PS Ministre, Président du conseil régional de Centre
2002 2007 Michel Quinet PS
2007 réélu en 2008[3] Michel Sapin PS Député de l'Indre


[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE [4])
1801 1826 1846 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007
3329 3950 4546 6344 6400 6424 5848 5193 5146 5180[5]
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Économie

[modifier] Transports et voies de communications

[modifier] Réseau routier

La commune est desservie par les routes départementales D48 - D106 - D132 - D137 - D913 - D927.

[modifier] Desserte ferroviaire

La commune posséde sa propre gare SNCF.

[modifier] Bus

(BUS) L'Aile bleue J K L N

[modifier] Lieux et monuments

[modifier] Personnalités liées à la commune

  • Jean-Baptiste Aucler-Descottes (Argenton 1737-1826), médecin des Lumières, Constituant de sensibilité monarchiste constitutionnelle, maire d'Argenton et chroniqueur de sa ville (son journal a été publié en 1899) ;
  • Jérôme Legrand et Silvain Pepin, députés de la période révolutionnaire natifs d'Argenton (le premier Constituant et le second Conventionnel ayant voté la mort de Louis XVI) ;
  • François Louis Joseph Robin de Scévole (1767-1827), notable fortuné, maire d'Argenton, député de l'Indre de 1820 à 1822, membre de l'opposition libérale ;
  • Jean-François Rollinat (Argenton, 1806-Châteauroux, 1867), avocat réputé, ami de George Sand, député républicain avancé de l'Indre de 1848 à 1851 ;
  • Roger Dion (Argenton-sur-Creuse 1896-Paris 1981), géographe et historien ;
  • Raymond Rollinat (1859-1931), naturaliste originaire de Saint-Gaultier près d'Argenton ;
  • Gilles Clément (né en 1943 à Argenton), botaniste, jardinier et écrivain ;
  • Michel Sapin, ancien ministre de l'économie et du budget puis de la fonction publique, député-maire d'Argenton.

[modifier] Environnement

La commune est récompensée par trois fleursImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg au concours des villes et villages fleuris[6].

[modifier] Pèlerinage de la Bonne-Dame

Le culte des Argentonnais pour la Vierge Marie qui veille sur leur ville remonte au moins au XVe siècle. Le premier pèlerinage a lieu en 1633. Notre-Dame-des-Bancs ou des Vignes a été initialement la chapelle castrale de la forteresse construite sur la ville haute et une étape sur la Via Lemovicensis, le chemin allant de Vezelay à Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle a été érigée en une vicairie dont l'histoire est connue dès 1430. En 1631, le château est démantelé sur ordre de Richelieu mais la chapelle est conservée. Une épidémie de peste l'année suivante épargne Argenton. Les habitants font en témoignage de reconnaissance le vœu de chomer et de solenniser tous les ans à perpétuité la fête de la Présentation de Notre-Dame et d'aller en procession et chanter la grand'messe à Notre-Dame-des-Bancs. A partir de 1633, une statue du XVe siècle de la Vierge à l'Enfant est ainsi conduite chaque année par les paroissiens jusqu'à la chapelle. A la Révolution Française, le statue est profanée. Corde au cou, elle est conduite à la Creuse et jetée à la rivière. Une pieuse femme l'a récupérée et restituée après la Terreur. La chapelle, en très mauvais état à la fin du XIXe siècle, a été entièrement reconstruite en 1888, à l'initiative de l'abbé Moulin, curé de la paroisse, grâce notamment à un legs de Mme Boucheron d'Esmaroux. En 1889, une statue de la Vierge en cuivre doré est érigée sur le nouvel édifice. Mesurant 6,50 m de haut, pesant trois tonnes, elle a été tirée depuis la gare jusqu'au sanctuaire par treize chevaux et dix boeufs, non sans difficultés, sous les vivats de la population. La statue est bénite le 2 juillet par l'archevêque de Bourges, entouré de nombreux prélats et prêtres[7]. Elle sera désormais appelée la Bonne-Dame. En 1942, un prêtre breton, l'abbé Letourneux, se réfugie à Argenton. Nommé en 1943 vicaire de l'Eglise Saint-Sauveur d'Argenton, il décide de reprendre le pèlerinage traditionnel pour les malades et handicapés qui désirent se mettre sous la protection de la Bonne-Dame. En septembre de cette année, les paroissiens se réunissent à l'église Saint-Sauveur. Ils vont en procession par le Vieux-Pont vers la chapelle, escortant en chantant la statue de la Vierge à l'Enfant, portée à l'épaule par quatre Argentonnais. Des arcs de triomphe, des fleurs, des tentures, des bannières décorent le parcours vers le coteau. Après la guerre, le monument, en mauvais état, a été restauré et la statue redorée. Lors des fêtes du cinquantenaire de la première restauration par l'abbé Moulin, le cardinal Joseph-Charles Lefebvre, archevêque de Bourges, a béni la chapelle remise en état. Le pèlerinage des malades et handicapés est toujours célébré chaque année, le deuxième dimanche de septembre. La statue de la Vierge à l'Enfant du XVe siècle est désomais conservée dans la chapelle et une copie a été déposée à Saint-Sauveur.


Étape précédente
Velles
Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle
Coquille Saint-Jacques
Via Lemovicensis
Étape suivante
Gargilesse-Dampierre

[modifier] Notes et références

  1. La commune d'Argenton-sur-Creuse sur le site communes.com
  2. La distance entre Argenton-sur-Creuse et les grosses communes du département avec Mappy.fr
  3. Site de la préfecture, consulté le 23 octobre 2008
  4. [1]
  5. Recensement complémentaire de l’INSEE, disponible en ligne [2], consulté le 24 octobre 2008
  6. Villes et Villages Fleuris (palmarès 2007 des communes de l'Indre)
  7. Argenton, Documents Inédits, abbé L. de Lagarde, Imprimerie centrale Louis Laboureur, Châteauroux, 285 p., français, réédité par le Cercle d'Histoire d'Argenton en 1996

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Argenton-sur-Creuse.

[modifier] Liens externes



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