Tour métallique de Fourvière

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Tour métallique de Fourvière
Tour métallique de Fourvière.
Tour métallique de Fourvière.
Présentation
Période ou style Structure métallique
Type Antenne relais
Architecte Collet et Roux-Meulien (concepteur), E. Collonge, chef mécanicien de la manutention militaire assisté par l’ingénieur métallurgiste Jules Buffaud (réalisation)
Date de construction 1892 - 1894
Dimensions 85.9 m
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Localité Lyon
Localisation
Coordonnées 45° 45′ 50″ N 4° 49′ 20″ E / 45.763878, 4.822338 ()45° 45′ 50″ Nord 4° 49′ 20″ Est / 45.763878, 4.822338 ()  

Géolocalisation sur la carte : Lyon

(Voir situation sur carte : Lyon)
Tour métallique de Fourvière

Géolocalisation sur la carte : Grand Lyon

(Voir situation sur carte : Grand Lyon)
Tour métallique de Fourvière

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Tour métallique de Fourvière

La tour métallique de Fourvière est un monument de la ville de Lyon en France, situé à quelques pas de la Basilique Notre-Dame de Fourvière.

Caractéristiques et histoire[modifier | modifier le code]

La tour en 1917.
Tour métallique de Fourvière

C'est une tour à structure métallique d'une taille de 85,90 m et pesant 210 tonnes dont l'architecture est relativement semblable à celle du troisième étage de la Tour Eiffel de Paris. Certains Lyonnais la surnomment "la Tour Eiffel", et une rumeur assez répandue à Lyon en attribue la paternité à Gustave Eiffel, alors qu'elle n'a aucune parenté avec celui-ci.

Les statuts en vue de la construction de la "Tour Métallique de Fouvières" (sur tous les documents d'époque, Fourvières est écrit avec un "s" final, que le nom perdra au fil du temps) sont rédigés le 13 avril 1892. Elle fut construite de 1892 à 1894, pour un montant de 300 000 francs-or, sur le terrain concédé par Pierre Gay, propriétaire sur place d'un restaurant construit sur un promontoire en forme de pagode chinoise, selon les plans d'Eugène Collonge[1], architecte de la partie métallique, "chef mécanicien à l'administration de la Guerre", auquel se joignent MM. Paufique, entrepreneur ; Bauffaud, ingénieur ; Calmel, entrepreneur, Patiaud et Lagarde pour la charpente métallique ; Collet, ingénieur pour le soubassement.

Elle est ancrée dans 7 200 tonnes de maçonnerie. Elle se compose de 2100 fermes métalliques. Sa plate-forme supérieure accessible au public mesure 7 m × 7 m. Le phare supérieur mesure 10 m. Elle est construite sur la colline de Fourvière à l'altitude de 291 m.

Une rumeur prétend que sa construction a été soutenue par la municipalité afin d'ériger sur la colline de Fourvière un monument républicain qui s'oppose à la basilique Notre-Dame de Fourvière qui venait juste d'être construite sur cette même colline, culminant sur le point le plus haut de Lyon. Cette idée, citée dans un seul livre contemporain, n'est pourtant corroborée par aucun élément ou article de presse d'époque ; on n'en retrouve nulle trace dans les actes de concession ou constitutifs des sociétés. Au contraire, le 8 décembre, sa lanterne s'illuminait pour fêter la fête traditionnelle des illuminations de Lyon en faveur de la vierge Notre-Dame de Fourvière.

Construite à l'occasion de l'Exposition universelle de Lyon, elle est ouverte au public le 3 mai 1894. Le restaurant GAY est alors situé au rez-de-chaussée et un ascenseur hydraulique à piston Roux-Combaluzier pouvait emmener 22 personnes sur le belvédère à l'étage pour 1 franc, où se trouvait l’observatoire installé 80 m plus haut.

Le 30 novembre 1905, la tour métallique devient la propriété de Madame Antoinette Gay née Jonard, propriétaire jusque là du terrain, du restaurant et du commerce des souvenirs, alors remariée après son veuvage avec M. Eugène Rusterholz.

En 1938, le chemin Gay, qui permet d'accéder à la Tour sur la colline depuis le quartier Saint-Jean, est fermé. Les affaires commerciales de la Tour semblent péricliter.

Le 2 juin 1943, un arrêté de réquisition en vue de la destruction pour récupérer la ferraille est pris par "l'office des fontes, fers et aciers", mais après un combat juridique l'arrêté est abrogé le 6 juillet 1943 et la Tour est sauvée.

Le 1er novembre 1953, la tour est rachetée 15 000 000 francs à la famille Gay par l'ORTF qui cherche un point haut pour émettre la seule chaîne de télévision. En 1963, elle devient une antenne relais de la Radiodiffusion-télévision française supportant de nombreux émetteurs (télévision, services publics, téléphonie, ...) et n'est alors plus accessible au public. La base de la tour est remplacée par du béton, la terrasse supérieure supprimée et l'ascenseur est remplacé par un modèle électrique de 4 places.

Elle demeure le point le plus élevé de Lyon, culminant à 372 m d’altitude depuis ces derniers travaux (376 à l'origine).

Émetteurs[modifier | modifier le code]

Radio (FM)[modifier | modifier le code]

Programme Fréquence Puissance
Le Mouv' 87,8 MHz 4 kW
RCF Lyon Fourvière 88,4 MHz 4 kW
Radio Trait d'Union 89,8 MHz 1 kW
Radio Salam 91,1 MHz 1 kW
Fun Radio 93,3 MHz 1 kW
MFM 93,7 MHz 1 kW
France Culture 94,1 MHz 1 kW
Radio Judaïca 94,5 MHz 1 kW
Rire & chansons 94,9 MHz 1 kW
RTL2 95,7 MHz 4 kW
Skyrock 96,1 MHz 4 kW
Radio Classique 96,5 MHz 4 kW
Radio espace 96,9 MHz 1 kW
Fréquence Jazz 97,3 MHz 1 kW
France Musique 98,0 MHz 1 kW
Tonic Radio 98,4 MHz 1 kW
Chérie FM 98,9 MHz 1 kW
France Inter 101,1 MHz  ? kW
Virgin Radio 100,3 MHz 4 kW
Sun 101.5 101,5 MHz 1 kW
Radio canut 102,2 MHz 1 kW
RMC 104,2 MHz 4 kW
Europe 1 104,6 MHz 4 kW
RTL 105,0 MHz 4 kW
France info 105,4 MHz 2 kW
Radio Orient 106,7 MHz 1 kW
RFM 107,3 MHz 1 kW
Tour métallique de Fourvière, de nuit

TV[modifier | modifier le code]

Télévision numérique
Canal multiplex numérique Numéro de canal
R1 (chaînes publiques & locales) 48
R2 44
R3 59
R4 40
R5 (HD) 49
R6 46
Télévision analogique (mentionné pour mémoire) 
Fin d'émission le 15 juin 2011
Programme Canal Fréquence Puissance
TF1 61 791,25 MHz 10 kW
France 2 58 767,25 MHz 10 kW
France 3 64 815,25 MHz 10 kW
France 5/ARTE 28 527,25 MHz 10 kW
M6 22 479,25 MHz 10 kW
TLM 25 503,25 MHz 10 kW

Références[modifier | modifier le code]

  1. Julie Bordet, La ficelle : le magazine gratuit de la Croix-Rousse et Caluire, Lyon, La ficelle SARL,‎ mars 2012, 38e éd., 15 p. (ISSN 2111-8914, lire en ligne), p. 4-5

Lien externe[modifier | modifier le code]