Internet en France
En France, internet est utilisé par le grand public depuis 1994, mais n'a réellement connu un essor qu'à partir du milieu des années 2000. Depuis 2010, l'on compte 20 millions d'abonnés au réseau (42,3 millions d'internautes), pour 65 millions d'habitants, dont 288 000 lignes à la fibre optique actives[1].
Sommaire |
Accès à internet en France [modifier]
Tableau comparatif [modifier]
Répartition du nombre d'accès internet à bas, haut et très haut débit sur les réseaux fixes[2] :
| Type d'accès | Nombre d'abonnements (T3 2012) | Évolution par rapport à l'année précédente |
|---|---|---|
| Bas débit | 249 000 | - 27,5 % |
| Haut débit (DSL, câble, satellite...) | 22 141 000 | + 5,0 % |
| Très haut débit (FTTH...) | 1 491 000 | + 17,2 % |
Les débuts [modifier]
Accessible initialement à un nombre réduit d'utilisateurs dans un petit nombre d'entreprises et d'Universités, l'utilisation de l'internet par le grand public n'a commencé qu'à partir de 1994, et s'est vraiment démocratisé au début du siècle par l'apparition de l'ADSL.
En 1992, presque simultanément, French Data Network et Altern (par l'intermédiaire du service minitel 3616 ALTERN) ont permis au grand public de se connecter au réseau Internet. L'accès au World Wide Web n'existait pas encore et les services offerts étaient le courrier électronique, les news par le réseau Usenet, l’accès à de nombreuses archives de logiciels et de documentation, et l’accès aux machines du réseau Internet.
Le premier véritable fournisseur d'accès grand public fut FranceNet qui ouvrit ses portes le 8 juin 1994. FranceNet fut fondé par Rafi Haladjian.
Il y eut ensuite WorldNet, créé en février 1994 par Sebastien Socchard et Xavier Niel, qui cofonda ensuite le fournisseur d'accès à Internet Free, il ouvrit ses services vers la fin juin 1994. Suivirent dans l'ordre Calvacom, Internet Way et Imaginet.
AOL eut un grand succès entre 1996 et 2000, grâce à ses CD distribués gratuitement et massivement, puis grâce à des prix intéressants sur le bas débit.
ADSL [modifier]
La France n'a pas été "en retard" (ce qui n'a pas grand sens dans ce domaine, ou relève de la rhétorique d'intérêts particuliers). Au contraire l'usage grand public des réseaux numériques y a démarré plus tôt que dans les autres pays grâce au Minitel. Celui-ci a longtemps rempli ce rôle de façon satisfaisante pour la grande majorité des utilisateurs, malgré le coût relativement élevé des connexions dû au monopole sur les liaisons téléphoniques. En juin 2009 la France occupait la troisième place du classement européen quant au nombre de foyers connectés à internet, derrière l'Allemagne et le Royaume-Uni qui sont plus peuplés.
En mai 1998, le nombre de foyers français connectés à internet pouvait être estimé à 570 000 (soit 2,4 % des foyers français), contre 270 000 en mai 1997 et 100000 en mai 1996[3].
En janvier 2001, 17 % des foyers français étaient connectés à internet[4]. Fin 2005 ils étaient 40 % et les trois quarts d'entre eux (74 %) étaient abonnés au haut débit[5].
Il y avait en août 2005 13 241 000 abonnés (contre 8 908 000 en août 2004), dont 7 935 900 abonnements « haut débit ». Parmi les différentes technologies de connexion à haut débit, c'est l'ADSL qui rencontre le plus de succès en 2008 et qui connaît la plus forte croissance : 7 410 000 abonnés haut débit sont connectés par l'ADSL, 520 000 par le câble et les 5 900 restants le sont par fibre optique, BLR, ou autre.
En avril 2007, selon Médiamétrie, plus de la moitié des Français sont des internautes[6].
En 2009, le même institut estime que 19,8 millions de personnes se connectent à Internet tous les jours, soit 12,5 % de plus qu'en 2008. Il estime également que les personnes accédant à Internet le font à raison d'une durée moyenne d'une heure 20 minutes par jour, soit près de 10 minutes de plus que l'année précédente[7].
Très haut débit [modifier]
Le très haut débit fait ensuite son apparition dans les zones denses, et s'étend grâce notamment à deux opérateurs historiques: Numericable et Orange.
Le développement du FTTH reste un sujet sur lequel les différents opérateurs restent très prudents dans leurs investissements. À la fin du T3 2012, la France compte 270 000 abonnements au très haut débit en fibre optique jusqu’aux abonnés ; leur nombre a augmenté de 24 000 (+ 9,6 %) au cours du trimestre et de 98 000 (+ 57 %) sur un an.
| Ville | Orange[8] | SFR[9] | Free[10] | Opérateur d'infra |
|---|---|---|---|---|
| Abbeville | Prévu[11] | |||
| Amiens | Prévu[12] | France Citévision | ||
| Asnières-sur-Seine | Oui | |||
| Blagnac | À l'étude | |||
| Bordeaux | Oui | Prévu | ||
| Boulogne-Billancourt | Oui | |||
| Chatillon | Oui | |||
| Cherbourg-Octeville | Prévu | Manchenumerique | ||
| Clichy | Oui | |||
| Gravelines | À l'étude | Oui | Gravelines Networks | |
| Grenoble | Oui | |||
| Issy-les-Moulineaux | Oui | |||
| Levallois-Perret | Oui | Oui | ||
| Les Ulis | Oui | |||
| Lille | Oui | Prévu | ||
| Lyon | Oui | Oui | Prévu | |
| Malakoff | Oui | |||
| Marseille | Oui | Oui | ||
| Metz | Oui | |||
| Montauban | À l'étude | |||
| Montpellier | Oui (2012) | Oui | ||
| Montrouge | Oui | |||
| Nancy | ||||
| Nantes | Oui | À l'étude | ||
| Neuilly-sur-Seine | Oui | |||
| Nice | Oui | |||
| Nogent sur Marne | À l'étude | Oui | ||
| Paris | Oui | Oui | Oui | |
| Pau | Oui | |||
| Poitiers | Oui | |||
| Rennes | Oui (2010) | Prévu | À l'étude | |
| Saint Lô | À l'étude | Oui | Manchenumerique | |
| Sarcelles | Oui | |||
| Strasbourg | Prévu | Prévu | Prévu | |
| Suresnes | Oui | |||
| Toulouse (7500 abonnées en 2012)[13] | Oui | Oui[réf. nécessaire] | ||
| Valenciennes | Oui | Oui | ||
| Villeneuve-la-Garenne | Oui | |||
| Villeurbanne | Oui | Oui |
En 2012, la société Orange a annoncé le fibrage de nouvelles villes : Montauban et Mulhouse et Schiltigheim, Riom et Saint-Flour.
Cartes sur Google Maps du déploiement FTTH en France :
Nombre d'abonnés à internet [modifier]
L'Arcep maintient un observatoire sur l'évolution des marchés de gros et de détail, sur les trois axes: bas débit, ADSL, et très haut-débit.
En 2009, d'après les dernières estimations, plus d'un quart des foyers français possèdent un abonnement ADSL.
Statistiques selon Internet World Stats :
| Année | Internautes | Population | % Population |
|---|---|---|---|
| 2000 | 8 500 000 | 58 879 000 | 14,4 % |
| 2004 | 24 848 009 | 60 293 927 | 41,2 % |
| 2006 | 30 837 595 | 61 350 009 | 50,3 % |
| 2007 | 32 925 953 | 61 350 009 | 53,7 % |
| 2008 | 36 153 327 | 62 177 676 | 58,1 % |
| 2010 | 44 625 300 | 64 768 389 | 68,9 % |
Statistiques selon l'Union internationale des télécommunications :
| Année | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 |
| % | 26,33 | 30,18 | 36,14 | 39,15 | 42,87 | 46,87 | 66,09 | 70,68 | 71,58 | 80,10 | 79,58 |
Les enfants et l'Internet en France [modifier]
Les enfants de 6 à 13 ans sont de plus en plus connectés et équipés d’outils numériques. Par exemple en 2011 34 % avaient une adresse électronique et 32 % utilisaient la messagerie instantanée, 4 % ayant un compte Twitter et 18 % ayant un compte Facebook (en dépit d'un âge légal de 13 ans)[15]. 18 % des 6-13 ans avaient un ordinateur, 55 % disposaient d'au moins une console de jeu vidéo (et 83 % des 10-13 ans)[15]. 51 % avaient un lecteur mp3 et 23 % un téléphone mobile (5 % avaient un Smartphone)[16]. Un quart des parents (24 %) se juge préoccupé par le temps passé à utiliser des produits électroniques (3 h 14 par jour en moyenne ou 22 h 38 par semaine). 24 % des enfants passent plus de 2h/jour sur leur netbooks et 16 % des jeunes possesseurs de smartphone l'utilisent de 1 à 2h/jour[15].
Les Zones Blanches en France [modifier]
Le nombre de foyers inéligibles à l'ADSL est estimé en France à 500 000. Diverses technologies permettent aujourd'hui de disposer d'internet par d'autres moyens, dont l'internet par satellite.
Pour réduire cette fracture numérique, de nombreux départements ont choisi soit de subventionner[17] l'accès internet par satellite, soit de déployer des réseaux radio, dont le Wimax.
L'État a fait le choix de subventionner quelques opérateurs privés afin de leur permettre de déployer de la fibre optique sur le territoire national.
Fournisseurs d'accès à internet [modifier]
Sur près de 19,36 millions d'abonnés, les principaux fournisseurs d'accès à internet (FAI) en France sont[18] :
- Orange (groupe France Télécom) : 9,749 millions d'abonnés à juin 2012.
- Free (groupe Iliad) (comprenant aussi Alice) : 23,01 % de parts de marché, soit 4,456 millions d'abonnés (dont 678 000 pour Alice)
- SFR (groupe Vivendi) (ex-Neuf Cegetel, comprenant aussi Tele2, Club Internet et AOL) : 22,95 % de parts de marché, soit 4,444 millions d'abonnés
- Bouygues Telecom (groupe Bouygues) : 5,77 % de parts de marché, soit 1,119 millions abonnés
- Autres (DartyBox, NordNet, OVH, Prixtel, Budget Telecom, Coriolis, Virgin Mobile, Numericable, Vivéole, FDN, Nerim, Magic OnLine…) : 6,57 % soit 1,27 million abonnés.
Réduction de la fracture numérique [modifier]
Ces dernières années, les gouvernements successifs comprennent l'intérêt de réduire la fracture numérique en France et commencent donc à mettre en place des plans de réduction de la fracture numérique, en comptant sur les fournisseurs d'accès internet par satellite.
Sites internet les plus visités [modifier]
[modifier]
Le navigateur le plus utilisé était Internet Explorer depuis que Microsoft l'a installé en standard dans Windows 98 ; ce qui a contribué à torpiller le navigateur dominant de l'époque : Netscape Navigator (payant à cette époque, jusqu'à sa version 4 incluse).
À l'heure actuelle, de plus en plus d'internautes choisissent un navigateur alternatif tel que Chrome, opera ou Mozilla Firefox, un logiciel libre très partiellement basé sur le code source du futur Netscape Navigator 5.0, lui-même rendu public par la société Netscape. Les utilisateurs de Mac/OS utilisent principalement le navigateur Safari (intégré à leur OS), mais d'autres navigateurs existent sur cette plateforme.
En France, Mozilla Firefox est utilisé par plus de 30 % des internautes[21].
Noms de domaines [modifier]
C'est l'AFNIC qui est en charge des noms de domaines en .fr (France), .re (île de La Réunion) et .pm (Saint-Pierre-et-Miquelon).
D'autres noms de domaines existent, tels que .gf, pour la Guyane, .nc pour la Nouvelle-Calédonie, .mq pour la Martinique, .yt pour Mayotte, .pf pour la Polynésie française, .gp pour la Guadeloupe, .tf pour les Terres australes et antarctiques françaises ou encore .eu pour l'Union européenne.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Actualité des FAI et du haut débit
- L'observatoire Internet de l'ARCEP
- Le portail Internet du gouvernement
- (en) Internet dans le monde (statistiques)
Notes et références [modifier]
- Christophe Lagane, « La France franchit les 20 millions d'abonnés Internet », sur www.silicon.fr, mercredi 5 mai 2010. Consulté le mercredi 5 mai 2010
- Arcep - Observatoire des marchés des communications électroniques en France
- Les Échos no 17663 du 10 juin 1998, page 18
- Enquête publiée le 24 janvier 2001 par le mensuel informatique SVM.
- Un foyer français sur deux équipé d'un ordinateur, ZDNet France. 18/01/2006.
- 289 993 000 français de plus de 11 ans ont déclaré s'être connecté à Internet au cours du dernier mois [1], ce qui représente une augmentation de 9 % par rapport à l'an passé.
- « Année Internet 2009 : propulsion dans l'ère du temps réel », communiqué de Médiamétrie, lire en ligne sur mediametrie.com
- http://abonnez-vous.orange.fr/residentiel/infos/zones-raccordees.aspx
- http://neuf.fr/
- http://ftth.free.fr/
- http://mag.somme.fr/janvier2013/files/assets/basic-html/page17.html
- http://mag.somme.fr/janvier2013/files/assets/basic-html/page17.html
- http://www.ladepeche.fr/article/2012/02/29/1294492-leader-dans-la-region.html
- (en)ITU - Free statistics - Union internationale des télécommunications
- Résumé de l'étude/sondage (juillet 2011) établie par le moteur de recherche de shopping Kelkoo auprès d'un échantillon de 402 parents français.
- étude (juillet 2011) financée par le moteur de recherche de shopping Kelkoo
- une carte des départements qui offrent une subvention à l'accès internet par satellite.
- Sources diverses - Résumé sur PC INpact : novembre 2009 et mars 2010, communiqués officiels Free, Vivendi pour SFR/Neuf, Orange
- Médiamétrie
- France - Alexa Top 100 Sites
- Article intitulé En Europe, Firefox poursuit son ascension, étude XiTi Monitor AT Internet Institute (anciennement XiTi Monitor) de mai 2009