Lesparre-Médoc

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lesparre et Médoc (homonymie).
Lesparre-Médoc
L'église Saint-Trélody est caractéristique des tendances néo-gothiques du XIXe siècle.
L'église Saint-Trélody est caractéristique des tendances néo-gothiques du XIXe siècle.
Blason de Lesparre-Médoc
Blason
Lesparre-Médoc
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Arrondissement de Lesparre-Médoc
Canton Canton de Lesparre-Médoc
Intercommunalité Communauté de communes Cœur du Médoc
Maire
Mandat
Bernard Guiraud
2008-2014
Code postal 33340
Code commune 33240
Démographie
Gentilé Lesparrains, Lesparraines
Population
municipale
5 660 hab. (2011)
Densité 153 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 18′ 28″ N 0° 56′ 11″ O / 45.3077777778, -0.936388888889 ()45° 18′ 28″ Nord 0° 56′ 11″ Ouest / 45.3077777778, -0.936388888889 ()  
Altitude Min. 7 m – Max. 34 m
Superficie 36,97 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Gironde

Voir sur la carte administrative de Gironde
City locator 14.svg
Lesparre-Médoc

Géolocalisation sur la carte : Gironde

Voir sur la carte topographique de Gironde
City locator 14.svg
Lesparre-Médoc

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Lesparre-Médoc

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Lesparre-Médoc
Liens
Site web http://www.mairie-lesparre.fr/

Lesparre-Médoc Prononciation du titre dans sa version originale Écouter (L'Esparra [les'paru] en gascon) est une commune du sud-ouest de la France, située au cœur de la presqu'île du Médoc, dans le nord du département de la Gironde (région Aquitaine).

Principale agglomération du Bas-Médoc, elle dispute à Pauillac et Saint-Laurent-Médoc le titre de « capitale » du Médoc. Centre administratif et commercial, elle est une des cinq sous-préfectures du département. Ses habitants sont appelés Lesparrains[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géographie de la Gironde.
Position de Lesparre-Médoc en Gironde
Position de Lesparre-Médoc dans les Landes de Gascogne

Présentation[modifier | modifier le code]

Article connexe : Médoc.

La commune de Lesparre-Médoc est située dans la partie septentrionale du département de la Gironde et de la région Aquitaine. Chef-lieu de canton et d'arrondissement, elle se trouve à environ 60 kilomètres au nord-ouest de la préfecture régionale et départementale, Bordeaux, 20 kilomètres au nord-ouest de Pauillac et à une trentaine de kilomètres au sud-est de Soulac-sur-Mer et de la pointe de Grave.

Localisée dans la partie nord de la péninsule du Médoc, dont elle est la capitale[N 1] elle est plus exactement à la jonction du Bas-Médoc (auquel elle appartient), du Haut-Médoc ou Médoc viticole et des Landes du Médoc.

Le territoire communal est essentiellement composé de terrains oligocènes (Luzan, Meyney, La Gravette), pliocène et pléistocène inférieur (Lesparre, Saint-Trélody, Plassan...), ces derniers formant un substrat sableux d'origine éolienne. Au nord et à l'ouest de la commune s'étendent des prairies humides semi-naturelles et des marais draînés par des jalles — régionalisme désignant un petit cours d'eau — (Jalle de Lherneau).

Les marais de Lesparre, autrefois appelés « Petite-Hollande » ou « Petite-Flandre » s'étendent jusqu'à la Gironde, couvrant une partie des communes de Gaillan-en-Médoc, Prignac-en-Médoc, Queyrac, Civrac-en-Médoc et Jau-Dignac-et-Loirac. Ces « mattes » ou « palus » ont été aménagés au XVIIe siècle par des Flamands et des Hollandais[2], avant d'être modernisés (amélioration ou percement des voies d'eau : chenal de Richard, canal de Lescapont, petit chenal de Guy...) au XIXe siècle grâce aux efforts d'une compagnie concessionnaire, la « commission syndicale des marais de Lesparre »[3]. Enfin, indépendamment des marais, le sud et l'est de la commune sont également traversés par plusieurs ruisseaux (Bernède, Maillarde, Zic, Berle).

La forêt couvre une grande partie sud du territoire communal, quelques forêts caducifoliées, mais surtout des forêts de résineux (pinède ou « pignada ») qui ont colonisé les sables landais au XIXe siècle. Le reste est essentiellement dévolu à la viticulture, à la céréaliculture (maïsiculture) et à l'élevage.

Axes de communication[modifier | modifier le code]

Le principal axe de communication de la commune est la D1215 (ex-RN 215), une voie rapide reliant Bordeaux au Verdon et à la pointe de Grave, qui constitue en quelque sorte « l'épine dorsale » du Médoc. L'importance du trafic en centre-ville est une source potentielle de nuisances sonores, répertoriée comme tel par les services de la DDE (classée en catégorie 3 sur une échelle de 5)[4]. Des aménagements (giratoires) ont été aménagés afin de tenter de rendre la circulation plus fluide, en particulier en période estivale.

Plusieurs axes secondaires viennent se greffer à cet axe principal, tels la D3, qui traverse la commune selon un axe nord-est/sud-ouest. Elle relie la commune voisine de Prignac-en-Médoc au centre-ville, se prolongeant au sud vers les étendues boisées des landes et la commune d'Hourtin.

Panneau d'entrée à Lesparre en arrivant de la pointe de Grave.

À l'est, la D204 constitue le trait d'union entre les noyaux urbains de Lesparre (centre-ville) et Saint-Trélody (commune annexée au XIXe siècle). Elle se divise en deux branches, la D204 proprement dite, qui dessert le hameau de Canquillac et se prolonge vers la commune voisine de Vertheuil, et la D204E, qui permet l'accès aux hameaux de Canterane et des Marceaux, et se poursuit jusqu'à Saint-Germain-d'Esteuil. Enfin, au sud, la route de Plassan permet de désenclaver les hameaux et lieux-dits du Couloumey, Planque, Beney, Plassan et Senguinous.

La commune est équipée d'une gare ferroviaire (gare de Lesparre) située sur la ligne du Médoc (Bordeaux-Le Verdon-sur-Mer/Pointe de Grave). S'il est question d'aménager une voie de chemin de fer à travers le Médoc dès 1852, ce n'est qu'en 1873 que les premiers convois arrivent à Lesparre, et en 1902 qu'ils atteignent la pointe de Grave. Le bâtiment de la gare se compose d'un hall encadré de deux petites ailes latérales, l'ensemble étant prolongé par un auvent à proximité des deux voies ferrées (la deuxième ligne n'est plus en service depuis les années 1950)[5].

L'aérodrome de Lesparre - Saint-Laurent-Médoc est implanté à proximité de Semignan, sur la commune de Saint-Laurent-Médoc. Il est utilisé par l'aéroclub du Médoc[6]. Les vols commerciaux atterrissent quant à eux à l'aéroport de Bordeaux-Mérignac.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lesparre-Médoc
Gaillan-en-Médoc Civrac-en-Médoc Prignac-en-Médoc,
Blaignan
Lesparre-Médoc Ordonnac
Naujac-sur-Mer Hourtin Saint-Germain-d'Esteuil

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Gironde.

Le climat de la Gironde est de type océanique aquitain. Il se caractérise par des hivers doux et des étés relativement chauds. Les précipitations sont assez fréquentes, particulièrement durant la période hivernale. En moyenne, les précipitations atteignent 100 mm au mois de janvier et sont inférieures de moitié au mois de juillet. Les températures moyennes relevées à Bordeaux sont de 6,4 °C en janvier et de 20,9 °C en août, avec une moyenne annuelle de 13,3 °C. Les records de chaleur enregistrés sont de 41,9 °C le 16/8/1892 et les records de froid de -16,4 °C le 16/1/1985.

La Gironde connaît en moyenne 15 à 20 jours en été où les températures dépassent les 30 °C. Des températures extrêmes peuvent aussi être observées comme lors de l'été 2003 où la température a atteint 41 °C. Ce même été, il y a eu 12 jours consécutifs où les maximales ont atteint ou dépassé les 35 °C. Le département bénéficie d'un ensoleillement élevé dépassant souvent 2 000 heures de soleil par an et jusqu'à 2 200 heures sur le littoral.

La Gironde a connu des hivers très froids en 1956, 1985 et en 1987, puis une sécheresse de 1988 à 1992. Plus récemment, le département a connu une sécheresse importante de 2002 à 2005. La Gironde connaît régulièrement des tempêtes hivernales. Deux d'entre-elles ont cependant marqué les esprits par leur exceptionnelle intensité : Martin en décembre 1999 et Klaus en 2009.

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,8 3,4 4,6 6,6 10,3 13 15,1 15,2 12,5 9,5 5,5 3,8 8,5
Température moyenne (°C) 6,4 7,6 9,6 11,6 15,4 18,3 20,8 20,9 18,1 14,2 9,4 7,3 13,3
Température maximale moyenne (°C) 10 11,7 14,5 16,5 20,5 23,5 26,4 26,6 23,7 18,8 13,4 10,7 18,1
Record de froid (°C) -16,4 -15,2 -9,9 -5,3 -1,8 2,5 4,8 1,5 -1,8 -5,3 -12,3 -13,4 -16,4
Record de chaleur (°C) 20,2 26,2 29,8 31,1 35,4 38,5 39,2 41,9 37,6 32,2 25,1 22,5 41,9
Précipitations (mm) 92 82,6 70 80 83,9 63,8 54,5 59,5 90,3 94,1 106,9 106,7 984,1
Source : Le climat à Bordeaux (en °C et mm, moyennes mensuelles 1971/2000 et records depuis 1880)[7]


Toponymie[modifier | modifier le code]

D'après Ernest Nègre, auteur d'une « toponymie générale de la France », Lesparre dériverait de l'occitan « esparra » (épar, traverse, pièce de bois qui en relie deux autres). Ce nom serait un souvenir de l'enceinte médiévale primitive (en bois). Au XIIe siècle, les chartes mentionnent déjà un « Sparra » ou « Sparram »[8]. La commune a été officiellement rebaptisée Lesparre-Médoc en 1936.

En occitan/gascon Lesparre s'écrit L'Esparra.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de Lesparre-Médoc se blasonnent ainsi : « Parti : au premier d'azur au lion d'or, au second losangé d'argent et de sable »

Adopté par délibération du conseil municipal le 18 juillet 1969

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire de l'Aquitaine.

Un port antique[modifier | modifier le code]

Des traces d'occupation humaine datant de la période néolithique ont été découvertes en plusieurs endroits de la commune, notamment à Uch, Badet, Plassan et au bois de Coulon[9].

Dans l'antiquité, après les Bituriges, les Phéniciens, puis les Grecs, les Romains s'installent dans la presqu'île médulienne (Médoc). Celle-ci présente un aspect fort différent de celui que nous connaissons : à l'ouest, le trait de côte est parfois situé à une dizaine de kilomètres du littoral actuel ; au nord, le plateau de Cordouan est partiellement immergé et forme une grande île, tandis qu'au contraire, la Gironde, bien plus large qu'aujourd'hui, forme un réseau de bras secondaires et d'anses abritées, ponctuées d'un chapelet d'îles (île d'Antros, île Jovis).

Les conquérants romains créent ou développent un petit port donnant sur une anse de la Gironde, Metilium, ancêtre antique de la ville de Lesparre. Ils établissent une voie de communication entre Burdigala (Bordeaux) et les ports océaniques, la « Levade », dont l'actuelle D1215 reprend en partie le tracé. Loin d'être un « bout du monde » ou un « finistère », le Médoc est alors ponctué de nombreux petits ports commerçant depuis l'âge du bronze avec l'Europe du Nord et la péninsule ibérique : d'abord relais sur la route de l'étain, ils exportent ensuite des produits artisanaux, des pains de sel, puis du vin.

Dès le Ve siècle, divers peuples pénètrent en Médoc, tels les Francs, les Arabes, puis les Normands. Pour se protéger des incursions de ces derniers, un premier château fort est construit à l'époque de Charlemagne, selon la tradition, sur les soubassements d'un temple gallo-romain dédié à Saturne[10]. La forteresse est modernisée à plusieurs reprises au cours des siècles, et est à son apogée un vaste ensemble fortifié garni de quatre tours de presque trente mètres de hauteur, dont seule subsiste aujourd'hui la tour de l'honneur. Elle est nommément mentionnée dans une charte de 1100, ou apparaît un « castello quod dicitur Sparra »[11].

Lesparre, centre administratif[modifier | modifier le code]

Comme le reste de la région, Lesparre entre dans la mouvance anglaise peu après le mariage de la duchesse Aliénor d'Aquitaine avec Henri Plantagenêt. La cité est alors une sirie aux mains de puissants seigneurs : Gombaud, Cénebrun, Florimont, Madaillan.

Lesparre est, durant toute cette époque, un centre politique, militaire et commerçant, mais aussi une étape sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. En 1135, l'archevêque de Bordeaux Geoffroy du Lauroux bénit un cimetière destiné à accueillir les dépouilles des « jacquets » et quarante ans plus tard, un hospice Saint-Léonard est édifié afin de soigner et de procurer un asile aux pèlerins les plus affaiblis[11]. En 1239, Ayquem-Guilhem III fonde le couvent Saint-François, qui se voit attribuer divers privilèges (droit de prendre gratuitement deux livres de viande par semaine au marché, bénéfice de la moitié des amendes civiles et criminelles et des droits de naufrage dans toute la seigneurie...)[12]. En 1265, son successeur Cénebrun III octroie aux habitants une charte de privilèges, à condition que ceux-ci renoncent à se constituer en commune : « Ne feran entre edz establiment (communauté), ni feran saget (sceau), ni communia (commune) »[13].

Le château de l'Honneur de Lesparre au XIXe siècle.

À la mort de Guillaume-Amanieu de Madaillan, en 1415, la sirie du Médoc est confiée à Lord Rastcliff, connétable de Bordeaux. En 1448, elle est à Henri Holland, duc d'Exeter et comte de Huntingdon[14].

Au XVe siècle, au dire du roi Charles VII, « Lesparre est la plus ancienne baronnie de Guyenne »[10], qui occupe tout le Médoc actuel. Après la bataille de Castillon en 1453, la compétition est rude entre les grands seigneurs pour prendre possession de la sirie. Ce sont par exemple les comtes d’Albret, de Matignon, les ducs d’Epernon et de Gramont.

Au XVIIIe siècle, Lesparre ravit à Saint-Laurent le siège de la subdélégation du Médoc, avant de perdre ce titre à son tour, après le décès du subdélégué François Basterot de Saint-Vincent en novembre 1770, au profit de Pauillac[15]. Au moment de la Révolution française, Lesparre compte 846 habitants, mais seuls 111 « citoyens actifs » ont le droit de vote pour élire la 1re municipalité  : un maire et cinq conseillers. En 1790, la commune est promue chef-lieu de district et en 1800, elle devient une des quatre sous-préfectures du département[N 2]. Après l’annexion des villages de Uch puis de Saint-Trélody dans le courant du XIXe siècle, la commune compte 3 500 habitants. Elle est, dans la première moitié du XXe siècle, un petit centre administratif et agricole, un peu à l'écart des grands axes. Sa gare est aussi une étape pour les Bordelais se rendant dans les stations balnéaires de la côte d'Argent dans les « trains de plaisir ».

Occupation et Résistance[modifier | modifier le code]

Comme dans bien des régions de France, l'occupation allemande est un tournant, qui vient bouleverser le quotidien d'une cité jusqu'alors plutôt tranquille. Les 29 et 30 juin 1940, les premières troupes allemandes investissent le Médoc, après être entrées dans une ville de Bordeaux abandonnée quelques heures plus tôt par le maréchal Pétain. Les occupants, qui implantent à Lesparre une Feldkommandantur, se heurtent très tôt à des actes de sabotage, d'abord isolés, puis sous le couvert d'organisations et de réseaux de résistance (Libération-Nord, FTP, OCM...).

Le monument aux morts de Lesparre

Fin 1943, Hervé Nicoleau, dit « Michel Masson » crée un groupe réduit mais actif de résistants, qui mène de front sabotages, repérages et aide aux aviateurs alliés en difficulté. Lorsque « Michel » est arrêté en 1944, son adjoint Jean Dufour prend la relève. Au mois de mai, un maquis médocain est mis sur pied, multipliant les coups de main dans les environs. Le 11 juillet, son « QG » est une petite maison du lieu-dit « Les Vignes Oudides » au sud de la commune de Lesparre.

Aux premières heures de l'aube du 25 juillet, plusieurs milliers d'Allemands attaquent les maquisards. Les combats, praticulièrement féroces, durent une partie de la matinée et se soldent par la mort de Jean Dufour et d'une quinzaine de combattants, mais aussi par celle d'une centaine d'assaillants. À l'issue de cette offensive, le maquis se disperse, et ses éléments rejoignent d'autres noyaux de résistance[16]. Au printemps 1945, tandis que l'étau se resserre sur les forces allemandes, un bombardement affecte Lesparre le 2 avril. Des obus tombent à hauteur du cours Jean Jaurès, de la place du champ de foire, de la rue du palais de justice et de la route de Bordeaux, causant de sérieux dégâts matériels et plusieurs morts et blessés graves[17].

Dans la seconde moitié du XXe siècle, la commune développe ses infrastructures (création de lotissements, de zones d'activité). Sa population croît au fil des ans et dépasse les 5 200 habitants au début du XXIe siècle.

Politique et Administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De 1789 à 1799, en vertu de la loi du 14 décembre 1789, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune âgés d'au moins 25 ans, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt équivalent au moins à dix journées de travail.

De 1799 à 1848, la constitution du 22 frimaire an VIII () revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après les lois organiques 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus au suffrage censitaire pour six ans.

Du à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855. Après 1871, les maires sont de nouveau élus, sauf dans les chefs-lieux (de départements, d'arrondissements ou de cantons).

Ce n'est que le , qu'une loi sur l’organisation municipale (encore en vigueur) est votée, et qui régit le principe de l'élection du maire et des adjoints par le conseil municipal, quelle que soit l'importance de la commune (sauf pour Paris). La loi du 5 avril 1884 fixe le mandat à quatre ans, durée portée le à six ans[18].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 2008 Bernard Prevot PS Médecin
mars 2008 2014 Bernard Guiraud DVG Sapeur pompier professionnel
Les données manquantes sont à compléter.

Canton[modifier | modifier le code]

La commune de Lesparre-Médoc a été désignée chef-lieu de canton lors de la Constituante de 1790. Son canton rassemble quinze communes du centre du Médoc (Bégadan, Blaignan, Civrac-en-Médoc, Couquèques, Gaillan-en-Médoc, Lesparre-Médoc, Naujac-sur-Mer, Ordonnac, Prignac-en-Médoc, Queyrac, Saint-Christoly-Médoc, Saint-Germain-d'Esteuil, Saint-Yzans-de-Médoc, Valeyrac et Vendays-Montalivet).

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Lesparre-Médoc abrite le siège administratif de la communauté de communes Cœur du Médoc, une structure intercommunale rassemblant onze communes du centre du Médoc.

Jumelage et coopération[modifier | modifier le code]

Drapeau du Portugal Olhão (Portugal) depuis 1992

Drapeau : Royaume-Uni Drayton (Vale of White Horse) (Grande-Bretagne) depuis 2000[19]

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

L'analyse des résultats des élections présidentielles de 2007 montre une poussée de l'électorat de droite, tant au premier qu'au second tour du scrutin. Le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy obtient ainsi 30,28 % au premier tour, devançant la candidate du PS Ségolène Royal (23,64 %) et le candidat du MoDem François Bayrou (15,62 %)[20].

Au second tour, Nicolas Sarkozy consolide sa position, obtenant 55,44 % des suffrages et une avance de plus de près de 11 % sur son adversaire Ségolène Royal, qui totalise quant à elle 44,56 % des suffrages exprimés[20]. Le taux d'abstention du premier tour (17,35 %) et du second tour (16,68 %) est peu ou prou conforme aux moyenne enregistrées dans le reste de l'hexagone (16,23 % et 16,03 %)[21].

Cette prédominance de la droite se confirme également au cours des élections législatives qui suivent, le candidat UMP Jean-François Régère obtenant 55,15 % des voix dans la commune[22]. Ces chiffres ne sont cependant pas conformes à ceux relevés dans le reste de la circonscription, et c'est la candidate PS Pascale Got qui est finalement élue députée de la cinquième circonscription de la Gironde[23].

Les élections régionales de 2010 sont au contraire gagnées par la gauche, la liste PS menée par Alain Rousset arrivant nettement en tête (52,21 %) devant la liste UMP de Xavier Darcos (35,55 %) et la liste MoDem de Jean Lassalle (12,24 %). Le taux d'abstention atteint cependant un niveau considérable, soit 55,57 % des inscrits[24].

Ce score s'inscrit dans le prolongement des élections régionales de 2004, la liste conduite par Alain Rousset ayant à l'époque obtenu 46,12 %, devant la liste UMP conduite par Xavier Darcos, qui récoltait pour sa part 32,88 % des voix. La liste FN de Jacques Colombier se retrouvait en position d'arbitre, ayant obtenu 20,99 % des scrutins[25].

Résultats du second tour des élections présidentielles de 2007 :

Résultats des élections législatives de 2007 et 2002 :

Résultats des élections régionales de 2010 et 2004 :

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 660 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
818 800 919 950 1 232 1 404 1 521 1 605 1 677
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 482 3 633 3 726 3 656 3 794 4 145 4 059 3 972 4 038
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 959 3 840 3 699 3 267 3 419 3 422 3 219 3 101 3 378
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 443 3 563 3 814 4 217 4 661 4 855 5 195 5 660 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2004[28])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Lesparre-Médoc en 2007 en pourcentage[29].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,5 
8,4 
75 à 89 ans
12,6 
14,7 
60 à 74 ans
14,7 
21,6 
45 à 59 ans
19,7 
19,3 
30 à 44 ans
18,7 
17,3 
15 à 29 ans
15,7 
18,1 
0 à 14 ans
17,0 
Pyramide des âges de la Gironde en 2007 en pourcentage[30].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
6,1 
75 à 89 ans
9,4 
12,3 
60 à 74 ans
13,1 
20,7 
45 à 59 ans
20,4 
21,5 
30 à 44 ans
20,6 
20,4 
15 à 29 ans
19,1 
18,5 
0 à 14 ans
16,2 

Économie[modifier | modifier le code]

Forte de plus de 5 000 habitants, la ville de Lesparre-Médoc appartient au réseau des villes intermédiaires de la Gironde (agglomérations de 5 000 à 10 000 habitants). Sa position centrale au sein du territoire médocain en fait un important centre d'activités tertiaires, dont l'influence se fait sentir au delà des limites mêmes de son canton, et ce en dépit de l'attraction de la métropole bordelaise. La faible densité de population de cette partie du département explique un classement en zone de revitalisation rurale[31], qui permet aux entreprises souhaitant s'installer de bénéficier d'avantages fiscaux[32].

Vue sur le centre-ville et l'église Notre-Dame depuis la tour de l'Honneur.

Tout comme Pauillac et dans une moindre mesure, Saint-Laurent-Médoc, Lesparre est un pôle administratif (renforcé par la présence d'une sous-préfecture), commercial et de services. L'agglomération accueille un hypermarché (E.Leclerc), implanté au cœur d'une zone commerciale relativement attractive (centre commercial Terre rouge) et fort de 270 salariés[33], mais aussi un supermarché (Carrefour) et une enseigne de hard-discount (Lidl). Plusieurs pôles commerciaux sont implantés sur le territoire communal, essentiellement en centre-ville, dans la zone d'activité de Belloc (à proximité de la D1215) et dans la zone d'activité Sainte-Catherine (également à proximité de la D1215). Autre employeur important dans la commune, la clinique mutualiste est forte de près de 100 salariés[33].

La situation de la commune en fait un point de passage obligé vers les stations balnéaires de la côte médocaine (de Soulac-sur-Mer à Lacanau), stimulant pendant la saison estivale un tourisme déjà important en basse saison, en raison de la proximité des vignobles du Haut-Médoc. La viticulture reste cependant une activité relativement marginale à Lesparre, qui ne cultive guère plus de 168 hectares de vignes[33], en particulier autour de Saint-Trélody. De même en est-il de l'agriculture en général, qui se limite à quelques exploitations dédiées à l'élevage ou à la céréaliculture.

Emploi[modifier | modifier le code]

La commune abrite une population un peu moins active que la moyenne nationale (39,8 % contre 45,2 %), avec un taux d'activité des 25-59 ans également sensiblement inférieur aux chiffres nationaux (78 % contre 82,2 %). Les catégories socio-professionnelles les mieux représentées sont les employés (35,5 %), suivis des ouvriers (34,6 %), des professions intermédiaires (15,1 %) et des artisans, commerçants et chefs d'entreprise (7,3 %). Le taux de personnes travaillant dans le secteur de l'agriculture est légèrement inférieur à la moyenne nationale (2,1 % contre 2,4 %). En revanche, cadres et professions intermédiaires ne constituent que 5,4 % de la population active[34].

Le taux de chômage était supérieur aux chiffres nationaux en 1999 (16,8 % contre 12,9 %), touchant alors 325 personnes[34].

Les actifs constituent la plus grande partie de la population (39,8 %), devant les étudiants et jeunes scolarisés (22,7 %) et les retraités (22,5 %)[34].

Immobilier[modifier | modifier le code]

De façon globale, la population de la commune a des revenus inférieurs aux estimations nationales : la moyenne des revenus par an et par ménage y est de 12 288 € (moyenne nationale : 15 027 € / an et par ménage)[35].

Le taux de personnes propriétaires de leur logement est inférieur à la moyenne nationale, soit 52,1 % (moyenne nationale : 55,3 %) ; parallèlement, 41,1 % des habitants de la commune sont locataires (moyenne nationale : 39,8 %) et 6,7 % logés gratuitement (moyenne nationale : 4,9 %)[36].

Le parc immobilier de la commune est constitué de 2 371 logements. Ceux-ci sont presque exclusivement des résidences principales (83,9 %), le reste étant partagé entre quelques résidences secondaires (5,2 %) et une proportion importante de logements vacants (10,9 %)[36]. La grande majorité des logements sont des maisons individuelles, lesquelles représentent 84,3 % du parc immobilier (moyenne nationale : 55,3 %) ; le reste se répartissant entre appartements (8,7 %) et logements alternatifs (7 %). 30,3 % des logements sont constitués de 5 pièces ou plus (moyenne nationale : 31,5 %); suivent les 4 pièces (29,6 %), les 3 pièces (24,8 %), les 2 pièces (9,9 %) et les studios (5,4 %)[36].

Patrimoine communal[modifier | modifier le code]

Cette petite cité à mi-chemin de Bordeaux et de la pointe de Grave conserve les vestiges d'un château fort du XIVe siècle et une parure monumentale héritée en grande partie du XIXe siècle (églises, palais de justice, hôtel des postes).

Tour de l'Honneur[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tour de l'Honneur.

La tour de l'honneur est l'unique vestige du château des sires de Lesparre (autrefois connu sous le nom de château de l'honneur, d'où le nom de la tour). Il s'agit de la plus importante des quatre tours fortifiées que comptait ce château à l'origine.

La tour de l'Honneur, unique vestige du château des sires de Lesparre.

Les sires de Lesparre comptaient au Moyen Âge parmi les plus puissants seigneurs de Guyenne, leur domaine s'étendant sur une grande partie du Médoc. Le château est alors fréquenté par de célèbres troubadours (Aimeric de Belenoi, Pey de Corbian) qui y célèbrent l'amour courtois[37]. Après la prise de l'Aquitaine par les Français, le château passe aux mains des familles d'Albret, de Foix, de Clèves, de Matignon, d'Épernon et de Gramont, avant d'être vendu comme bien national durant la Révolution et d'être presque entièrement détruit peu après.

La tour de l'honneur est un massif quadrangulaire haut de trente mètres datant du XIVe siècle. Il se compose de plusieurs salles voûtées déployées sur cinq niveaux et conservant, pour certaines, des bancs de pierre, des latrines et un système d'évacuation des eaux usées. Une tourelle d'angle en encorbellement abrite un petit escalier à vis faisant la jonction entre l'intérieur du bâtiment et la terrasse, garnie de mâchicoulis. Du sommet, on jouit d'un panorama sur la petite cité et la campagne environnante[38].

Un musée a été aménagé à l'intérieur de la tour. Il se consacre à l'histoire locale, à l'artisanat et aux traditions médocaines. La tour de l'honneur fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [39].

Église Saint-Trélody[modifier | modifier le code]

Cette église est construite en 1854 afin de remplacer l'ancienne église paroissiale de Saint-Trélody (commune rattachée à Lesparre-Médoc). L'ancien sanctuaire, du XIe siècle, était un vestige d'un ancien monastère bénédictin désaffecté à la Révolution. Il subit un sort analogue à l'ancienne chapelle castrale de Lesparre et est remplacé par un édifice moderne, de style néo-gothique, un parti architectural très en vogue à cette époque.

Les plans en sont confiés à l'architecte Hosteing, qui dessine une église à trois vaisseaux, divisés en cinq travées couvertes de voûtes ogivales, prolongés par un transept saillant et une abside. La consécration de l'édifice intervient en 1858, en présence du cardinal Donnet, archevêque de Bordeaux. Le clocher, aux formes un peu trapues, est allégé par l'adjonction d'une flèche octogonale en 1876.

L'intérieur conserve des reliques de saint Clair et de saint Allodius. Le mobilier date essentiellement du XIXe siècle[38].

Église Notre-Dame-de-l'Assomption[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption

Cet édifice néo-gothique est construit à partir de 1865 afin de remplacer l'ancienne chapelle castrale, qui assurait jusqu'alors la fonction d'église paroissiale mais était devenue inadaptée aux besoins du culte. Sous l'impulsion du cardinal Donnet (artisan de la construction ou de la reconstruction de nombreuses églises dans l'archidiocèse de Bordeaux) et de l'abbé Durand, un concours est lancé et le projet de l'architecte Édouard Bonnore est finalement choisi. La consécration de l'église intervient le 7 novembre 1866 et la bénédiction des cloches quelques mois plus tard, en 1867[38].

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption se compose d'une nef divisée en sept travées, bordée de collatéraux. Le plan est basilical, c'est-à-dire qu'il est dépourvu de transept et ne forme donc pas une croix. L'éclairage est assuré par une série d'oculi polylobés (au niveau supérieur) et par des baies en cintre brisé (au niveau des collatéraux). Des arcs-boutants, dont la fonction est essentiellement esthétique dans l'architecture néo-gothique, se déploient de part et d'autre de la nef. Le clocher-porche, très élancé, est surmonté d'une flèche en pierre. Il abrite plusieurs cloches, dont un bourdon de 1100 kilos, qui donne le « mi ».

L'intérieur conserve une partie du mobilier de l'ancienne église : un crucifix en bois du XVIe siècle et un bénitier du XVIIe. La chaire, les stalles, l'orgue et les vitraux sont du XIXe siècle[38].

Château d'Escot[modifier | modifier le code]

La construction du château d'Escot intervient dans le courant du XVIIIe siècle (le portail porte la date de 1767), à l'emplacement d'un ancien logis, lui-même établi sur des substructions gallo-romaines. Le terme « escot » proviendrait du métier du premier propriétaire, collecteur d'impôts ou « écots ». Le château, construit pour la famille Lostau, passe ensuite aux mains des Lavaud puis des Rouy en 1991[38].

La propriété produit des crus réputés au XIXe siècle, répertoriés dans la première édition du « Guide de Bordeaux et ses vins » en 1850 sous le nom de « Château-Escot ». En 1868, il est classé « Cru bourgeois »[40]. Durement éprouvé par le phylloxéra, le vignoble est patiemment reconstitué au XXe siècle, mais passe d'une superficie totale de 120 hectares à 20 hectares[38].

Palais de Justice et Prison[modifier | modifier le code]

La création de l'arrondissement de Lesparre au moment de la Révolution entraîne la création de nouvelles infrastructures. Un tribunal est établi dans l'ancien couvent des Cordeliers, mais au milieu du XIXe siècle, il ne répond plus aux exigences de sa fonction et est remplacé par l'actuel palais de justice, édifié en 1832. Son architecture quelque peu rigoureuse est une interprétation des canons antiques.

Le bâtiment principal, encadré de deux ailes latérales, est doté d'une façade surmontée d'une frise et d'un fronton triangulaire. À proximité, une prison (aujourd'hui reconvertie en local commercial) est édifiée en 1833[38].

Culture[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La commune compte de nombreuses infrastructures culturelles, dont un musée, une médiathèque, un centre culturel et un cinéma (Le Molière)[41].

Collections ethnographiques au Musée de Lesparre.

Le musée de Lesparre est aménagé dans une salle de la tour de l'Honneur, unique vestige du château médiéval. Il présente des collections archéologiques et ethnographiques. Parmi les pièces présentées au public figurent ainsi le produit de fouilles menées sur la commune, des outils anciens et des objets artisanaux[42].

La médiathèque, située en plein centre-ville, a été créée en 1986. Elle est depuis 2004 la bibliothèque intercommunale de l'agglomération. Son fond est constitué d'environ 10 000 ouvrages.

Le centre culturel (centre lesparrain d´animations culturelles et de loisirs), association régie par la loi de 1901, est né en 1979. Il a pour vocation de favoriser l'accès à la culture et de développer le lien social. Le centre propose une vingtaine d'ateliers allant des arts plastiques à la pratique du hip hop, en passant par le théâtre, la danse orientale, le yoga et la peinture. Il organise, également, des manifestations telles que la fête de l'automne, le carnaval, des spectacles pour les scolaires ainsi que le festival intercommunal « Au Fil des Mots ».

Le cinéma « Le Molière » est situé à proximité de l'hôtel de ville, dans un immeuble bourgeois mis à disposition par la municipalité. Il est géré par une société indépendante, ARTEC.

Événements culturels[modifier | modifier le code]

Le festival de jazz de Lesparre a lieu chaque été depuis 1995. Il propose pendant trois jours des concerts, des spectacles, des animations de ville (concerts en plein air, déambulations) et des séances de cinéma.

La foire aux vins se consacre chaque année depuis 1950 à la promotion des vins du terroir girondin, accordant une large place aux productions des vignobles médocains, mais aussi plus globalement à la gastronomie locale. Les festivités ont lieu pendant trois jours, et comprennent dégustations, intronisations par la confrérie de l'ordre médulien, braderie, bandas, guinguettes et spectacle son et lumière aux abords de la tour de l'Honneur.

L'élection de la « reine de la tour » est un concours qui voit se mesurer chaque année des candidates âgées de 18 à 24 ans. Le concours est organisé par l'association « Le fil rouge ».

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Vignoble du Médoc et Cuisine occitane.

La gastronomie médocaine accorde une place importante aux produits de la mer, du fleuve (Gironde) et de la terre. Les poissons (alose, anguille, sardine, pibale, merlu, baudroie...) sont une composante essentielle de la table médocaine. L'alose, pêchée à la « bichareyre » (filet maillant), est servie grillée ou accompagnée d'oseille, tandis que la lamproie à la bordelaise est nappée d'une sauce au vin et souvent accompagnée d'une fondue de poireaux. Les pibales ou civelles sont des alevins d'anguille, pêchés traditionnellement dans l'estuaire et servis en poêlée avec de l'ail. Si l'ostréiculture n'est plus guère présente que de façon confidentielle dans le nord de la presqu'île (Soulac, Saint-Vivien-de-Médoc), la production de gambas y a été introduite depuis les années 1980[43]. Tout comme les crevettes blanches — ou « bichettes » — on les prépare simplement grillées ou avec de l'anis.

Le grenier médocain, spécialité régionale à base de panse de porc.

L'agneau de Pauillac représente un produit phare de la région, et est simplement servi grillé sur des sarments de vigne. Les gibiers sont représentés par les palombes, les bécasses ou les grives. Enfin, le grenier médocain est une charcuterie à base de panse de porc roulée. Le Médoc produit également des friandises : noisettines médocaines (noisettes caramélisées) et sarments du Médoc (bâtonnets de chocolat). Accompagnant ces produits typiques, les vins du Médoc sont de réputation internationale : Château Latour, Château Lafite, Château Margaux, Château Mouton Rothschild en sont quelques exemples célèbres. Ils sont également la base de quelques produits dérivés, dont la gelée de vin du Médoc, traditionnellement servie en accompagnement de fromages ou servant à déglacer les sauces[44].

Plusieurs spécialités culinaires sont plus spécifiquement associées à Lesparre : on note ainsi les tripes au blanc de Lesparre (appelées également tripes à la Lesparre ou tripes médocaines), le bœuf à l'estouffade de Lesparre ou les croquettes de Lesparre[45].

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par le réseau de transports départementaux « Trans-Gironde » (Citram). Les principales lignes desservant Lesparre sont la 703, la 704 et la 705 (depuis Bordeaux), la 711 (depuis Hourtin) et la 713 (depuis Le Verdon/Soulac-sur-Mer)[46].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Lesparre-Médoc dépend de l'académie de Bordeaux. La commune compte deux écoles maternelles (école Anne Frank et école Jacques Prévert) et deux écoles élémentaires (école Maurice Baugency et école Pierre et Marie Curie) relevant de l'enseignement public. Une école privée, accueillant des enfants de maternelle et de primaire, est également implantée dans la commune (école Notre-Dame).

La commune a centralisé la restauration scolaire, et les repas servis aux enfants de toutes les écoles publiques sont confectionnés au sein d'une cuisine centrale municipale, puis livrés aux restaurants scolaires des différents établissements. La commune possède également une garderie périscolaire, un centre de loisirs sans hébergement, et est équipée d'un réseau de bus de ramassage scolaire[47].

Les élèves du second cycle sont orientés vers le collège de la ville (collège Les Lesques), qui relève de l'enseignement public, puis vers le lycée général et technologique Odilon Redon. Cet établissement compte deux sites, à Lesparre-Médoc et à Pauillac.

Une maison familiale et rurale propose des formations école/entreprise préparant notamment à des métiers de service à la personne (BEPA services à la personne et Bac professionnel services en milieu rural)[48].

Les universités et grandes écoles les plus proches sont toutes situées à Bordeaux et/ou dans sa périphérie (domaine universitaire de Talence Pessac Gradignan).

Santé[modifier | modifier le code]

Plusieurs cabinets médicaux sont implantés dans la commune, auxquels viennent s'ajouter un centre de santé mentale infantile et une antenne de la médecine du travail. Lesparre-Médoc dispose en outre d'une clinique mutualiste et d'une maison de retraite.

La sécurité des biens et des personnes est assurée par une antenne de la gendarmerie nationale et de la police municipale. Un centre de secours des pompiers est habilité à intervenir en cas d'urgence.

Sports[modifier | modifier le code]

La ville de Lesparre dispose d'un stade municipal (terrains de football et de rugby, piste d'athlétisme), de deux courts de tennis en extérieur et d'un court de tennis couvert, d'une salle de musculation, d'une piscine couverte, d'un skate-park et de deux salles omnisports[49].

Le SAM Lesparre (Sport Athlétique Médocain) est une association sportive divisée en 21 sections. Elle regroupe notamment une section de football, de basketball, de handball, de judo, d'aïkido, de karaté, de skateboard, d'athlétisme et de natation, entre autres exemples[49].

Le Pays Médoc rugby est le club de rugby à XV de la ville. Il est né en 2000 de la fusion entre le SPIC de Pauillac (rouge et blanc) et le SAM Lesparre (noir). Il évolue en Fédérale 1 pour la saison 2009-2010 dans la poule 2.

Médias[modifier | modifier le code]

Les émetteurs de Bordeaux-Bouliac et de Bordeaux-Caudéran diffusent les 19 chaînes de la TNT, y compris le décrochage local de France 3 Aquitaine France 3 Bordeaux-Métropole et la chaîne locale TV7 Bordeaux.

La plupart des radios nationales présentes dans le département peuvent être écoutées dans la commune. Les informations départementales sont relayées par la station de radio publique France Bleu Gironde. Les principales stations de radio locales sont diffusées depuis l'agglomération bordelaise, à l'exception de Aqui FM, radio médocaine émettant depuis Saint-Germain-d'Esteuil.

La presse locale est représentée par le quotidien Sud Ouest, dont le siège est à Bordeaux, ainsi que par l'hebdomadaire Le journal du Médoc. Propriété de la SEPL, filiale du groupe Sud-Ouest, il est basé à Saint-Laurent-Médoc et traite de l'actualité locale.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Une rue du centre-ville de Lesparre

Lesparre-Médoc appartient à l'archidiocèse catholique de Bordeaux (province ecclésiastique de Bordeaux). La ville compte deux lieux de culte catholiques (église Notre-Dame-de-l'Assomption et église Saint-Trélody) appartenant à un secteur pastoral regroupant également d'autres paroisses de la région. Les messes sont généralement célébrées chaque samedi soir à 19 heures en l'église Notre-Dame-de-l'Assomption. Des célébrations sont organisées ponctuellement en l'église Saint-Trélody.

Les autres confessions ne disposent pas de lieu de culte permanent.

Marché[modifier | modifier le code]

Le marché se tient place Gambetta chaque mardi et samedi matin. Il fait la part belle aux produits alimentaires et aux productions du terroir, en particulier les vins médocains. Une foire mensuelle a lieu chaque premier vendredi du mois sur le cours du Général de Gaulle.

En été, des marchés traditionnels et/ou artisanaux ont lieu en nocturne devant la tour de l'Honneur. Un marché de Noël est également organisé chaque année en centre-ville par l'association des commerçants et artisans de Lesparre (ACAL)[50].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Titre » qu'elle dispute à Pauillac et à Saint-Laurent-de-Médoc
  2. Qui en compte cinq depuis la création de l'arrondissement d'Arcachon en 2007

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site Habitants.fr
  2. Fondements historiques des paysages de la Gironde
  3. Dictionnaire des rivières et canaux de France
  4. [Commune de Lesparre-Médoc, plan local d'urbanisme 2007]
  5. Le patrimoine des communes de la Gironde, éditions Flohic, p.864
  6. Aéroclub du Médoc virtuel
  7. Météo stats | Station Bordeaux
  8. Toponymie générale de la France, par Ernest Nègre, volume III, 1998, p.1471
  9. Plan local d'urbanisme, section 5.2.1, Lois et décret relatifs à l’archéologie
  10. a et b Le patrimoine des communes de la Gironde, éditions Flohic, p.861
  11. a et b Les chemins de Saint-Jacques en Gironde, par Francis Zapata, éditions Sud-Ouest, p.50
  12. Notice sur Florimont, sire de Lesparre, suivie d'un précis historique sur cette seigneurie, par J.Rabanis, Bordeaux, 1843, p.47
  13. Notice sur Florimont, sire de Lesparre, suivie d'un précis historique sur cette seigneurie, par J.Rabanis, Bordeaux, 1843, p.48
  14. Notice sur Florimont, sire de Lesparre, suivie d'un précis historique sur cette seigneurie, par J.Rabanis, Bordeaux, 1843, p.61
  15. Annales du Midi, revue archéologique, historique, et philologique de la France méridionale, volume 66, Privat, 1954, p.152
  16. Historique du groupe Jean Dufour
  17. Le 2 avril 1945 : Lesparre est bombardé, sur Lesparre-Médoc 1909-2008
  18. La décentralisation, site de l'Assemblée nationale
  19. Annuaire des villes jumelées
  20. a, b et c Résultat des élections présidentielles de 2010, site du Ministère de l'Intérieur
  21. Résultats des élections présidentielles de 2010, France entière, site du Ministère de l'Intérieur
  22. a et b Résultats des élections législatives de 2007 à Lesparre-Médoc, site du Ministère de l'Intérieur
  23. Résultats des élections législatives de 2007 dans la 5ème circonscription de la Gironde, site du Ministère de l'Intérieur
  24. a et b Résultats des élections régionales de 2010, site du Ministère de l'Intérieur
  25. a et b Résultats des élections régionales de 2004, site du Ministère de l'Intérieur
  26. Résultats des élections législatives de 2002, site du Ministère de l'Intérieur
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  29. « Evolution et structure de la population à Lesparre-Médoc en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 18 décembre 2010)
  30. « Résultats du recensement de la population de la Gironde en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 18 décembre 2010)
  31. Projets économiques, site de Lesparre-Médoc
  32. Zone de revitalisation rurale, site de la DATAR
  33. a, b et c Canton de Lesparre-Médoc sur France, le trésor des régions
  34. a, b et c Données économiques, site L'internaute
  35. Données générales sur L'internaute
  36. a, b et c Données immobilières sur L'internaute
  37. La tour de l'honneur : un peu d'histoire
  38. a, b, c, d, e, f et g in Le patrimoine des communes de la Gironde, éditions Flohic, p.862
  39. « Notice no PA00083592 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. site Château-d'Escot-Médoc
  41. La vie culturelle, site de Lesparre-Médoc
  42. Le musée de Lesparre
  43. Des gambas au milieu des vignobles, article de Pierre Sauvey publié dans la Dépêche du Midi, 8/05/2001
  44. Spécialités gastronomique du Médoc, site de la ville de Pauillac
  45. La table et les ports : cuisine et société à Bordeaux et dans les villes portuaires, ouvrage sous la direction de Annie Hubert et Michel Figeac, Presses universitaires de Bordeaux, p.133-134
  46. Venir à Lesparre, site de Lesparre-Médoc
  47. Le périscolaire, site de Lesparre-Médoc
  48. Écoles, collèges et lycées, site de Lesparre-Médoc
  49. a et b SAM Omnisports
  50. Noël sort ses patins à Lesparre, article de Sylvaine Dubost paru dans Sud-Ouest, 4 décembre 2010

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]