Gex
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| Gex | |
|---|---|
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Détail |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Rhône-Alpes |
| Département | Ain |
| Arrondissement | Gex (sous-préfecture) |
| Canton | Gex (chef-lieu) |
| Code Insee abr. | 01173 |
| Code postal | 01170 |
| Maire Mandat en cours |
Gérard Paoli 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Gex |
| Site internet | http://www.gex.fr/ |
| Démographie | |
| Population | 9 323 hab. (2006) |
| Densité | 291 hab./km² |
| Gentilé | Gexois |
| Géographie | |
| Coordonnées géographiques |
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| Altitudes | mini. 532 m — maxi. 1 614 m |
| Superficie | 32,02 km² |
Gex est une commune française, située dans le département de l'Ain et la région Rhône-Alpes.
Ses habitants sont appelés les Gexois. Les habitants du Pays de Gex sont appelés les Gessiens.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Capitale régionale du pays de Gex, proche de la Suisse, elle fait partie de l'aire urbaine de Genève et profite des activités lacustres de la ville romande, ainsi que de l'accroissement sans cesse plus important de la population.
Gex est au pied du Massif du Jura, et est reliée au département du Jura par le col de la Faucille. C'est une « ville porte » du Parc naturel régional du Haut-Jura.
Gex se trouve sur la rivière du Journans.
[modifier] Histoire
[modifier] Héraldique
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Les armes de Gex se blasonnent ainsi[1] : d'azur à trois morailles d'or rangées en pal, au chef d'argent au lion issant de gueules. |
[modifier] Faits historiques
Gex fut habitée dès 1800 avant J.-C. Environ 220 ans avant l'ère chrétienne, Gex et ses environs furent adoptés par une horde de guerriers courageux, "les Gésates" (appelés ainsi parce qu'ils étaient armées d'un gaesium, sorte de lance en fer). La ville fut par la suite sous occupation romaine.
Au XIIIe siècle, les seigneurs de Joinville installent un châtelain et un juge dans la ville [2]. Le 7 novembre 1292 furent signées les franchises de Gex, qui permirent de définir des droits et devoirs aux citoyens. En 1343 Hugues de Joinville institue un couvent de Carmélites, qui avec l’église Saint-Georges était accolé aux remparts[2].
Le Pays de Gex est envahi par les Bernois en 1536, qui créent un bailliage à Gex, dirigé par un bailli. En 1550 la ville était encerclée de murailles mais fut détruite en 1590 par les Savoyards, aidés des Espagnols. L’actuel hôtel de ville se trouve à l’emplacement de la porte de Bonmont ou de l’Horloge.
En 1601, le Pays de Gex est annexé à la France sous Henri IV. Le Roi de France maintient le bailli, compétent pour l’administration, la police, les impôts, les affaires militaires et la justice. Sa fonction sera ensuite partagée entre un lieutenant civil et criminel (pour les affaires de justice) et un subdélégué de l’intendant de Bourgogne (pour l’administration)[2].
A partir de 1814, Gex devient une sous-préfecture. Le 20 novembre 1815 un traité entre la France et les puissances coalisées fixe, entre autres, les frontières définitives avec la Suisse (six communes ont été enlevées à l'arrondissement de Gex et données au canton de Genève : Collex-Bossy, Meyrin, Verny, Saconnex, Pregny et Versoix).
Au XVIIIe siècle la ville dépasse les 2 000 habitants. Son développement continuera au XIXe siècle grâce à une activité agricole soutenue, avec des foires et des marchés. Un tramway existait[2].
A partir de 1952 Gex développe son tourisme d'hiver grâce à la station de Mijoux-La Faucille, accessible par le Col de la Faucille. L’arrivée de nombreux travailleurs frontaliers et du CERN transforme la ville, qui culmine avec la création de nouveaux quartiers en 1992. Un centre historique, avec des maisons des XVe et XVIe siècles et une église, rénovée au XIXe siècle, a été conservé.
Aujourd'hui, une partie importante de sa population est frontalière et travaille en Suisse, notamment dans le secteur tertiaire.
[modifier] Liste des maires successifs
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| A partir de 1693 | Amed Emery | |||
| Joseph Emery | Fils du précédent | |||
| ?? | Joseph Marie Balleydier | |||
| ?? | Camille Vincent Balleydier | Fils du précédent | ||
| Jusqu'en 1744 | Joseph Philibert Fabry | |||
| 1747 | Louis Gaspard Fabry | Fils du précédent | ||
| 1780 | Jean-Louis Girod | Beau-fils du précédent | ||
| De 1855 à 1861, puis de 1866 à 1870 | Charles Harent | Architecte | ||
| mars 1947 | Marius Cadoz | |||
| mars 1976 | M. André | |||
| mars 1983 | Michel Nicod | DVD | ||
| 1995 | réélu mars 2008 | Gérard Paoli[3] | ||
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
- Joseph Marie Balleydier, né le 23 décembre 1727 à Cruseilles, mort le 13 octobre 1794 à Gex, homme d'affaires de Voltaire, procureur au bailliage de Gex, procureur d'office de la seigneurie de Ferney et syndic de l'Hôtel de Ville de Gex.
- Camille Vincent Balleydier, fils du précédent, né le 7 octobre 1766 à Gex, procureur du Roi à Nantua, président du tribunal civil de Nantua et maire de Gex.
- Louis Gaspard Fabry (1720-1791), subdélégué de l’intendant de Bourgogne sous l’Ancien Régime, puis premier syndic du Tiers-Etat, chevalier de Saint-Michel et enfin maire de Gex, jusqu'en 1780 où lui succède son gendre Jean-Louis Girod. A un visiteur, Voltaire le décrit comme s’étant illustré « dans l’art de… » puis il allongea les doigts pour les recourber plusieurs fois.
[modifier] Démographie

[modifier] Économie
L'économie gessienne est fortement influencée par celle de la Suisse voisine (Genève et canton de Vaud), où de nombreux frontaliers et fonctionnaires internationaux ont un emploi leur donnant un pouvoir d'achat trois à quatre fois supérieur aux autochtones.
[modifier] Sciences et Techniques
Le Centre Européen de Recherche Nucléaire (CERN) et son LHC sont installés dans la région.
[modifier] Monuments et lieux touristiques
| Une fontaine du XVIIIe siècle fait l'objet d'une inscription à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1929[5]. |
| Un lavoir du XVIIe siècle fait l'objet d'une inscription à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1929[6]. |
- Hôtel de ville de 1869.
- Ruines du château médiéval de Florimont.
- Le musée des sapeurs pompiers.
- Vestiges du château des sires de Gex.
- Le col de la Faucille (site classé).
- Sites du Pailly et de Montrond (tous deux inscrits), table d'orientation.
- Parc naturel régional du Haut-Jura.
[modifier] Jumelages
[modifier] Personnalités liées à la commune
(par ordre chronologique de naissance)
- Jacques-André Émery (Gex 1732 - Issy-les-Moulineaux, Hauts-de-Seine 1811) : prêtre, supérieur de la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice (1782) ; pendant la Révolution, il prit la tête des prêtres réfractaires, puis défendit les droits du pape contre Napoléon Ier.
- Jean-Louis Girod de l'Ain [Jean-Louis Girod] (Cessy, Ain 1753 - Versoix, Suisse 1839) : magistrat et homme politique ; fut, entre autres, juge au bailliage de Gex, maire de Gex (1780-1791) et député de l'Ain (1796).
[modifier] Notes et références
- ↑ Banque de blason, sur newgaso.fr (section “communes de France” puis “01” puis “Gex”)
- ↑ a b c d Panneaux d’informations historiques, place de la mairie.
- ↑ [pdf] Liste des maires de l'Ain au 16 avril 2008 sur le site internet de la préfecture de l'Ain
- ↑ Gex sur le site de Cassini
- ↑ La fontaine du XVIIIe siècle sur la Base Mérimée
- ↑ Le lavoir du XVIIe siècle sur la Base Mérimée
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
- Liste des communes de l'Ain

