Gex

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gex (homonymie).
Gex
L'hôtel de ville de Gex est situé à côté de la place des Trois-Ormeaux et de la sous-préfecture
L'hôtel de ville de Gex est situé à côté de la place des Trois-Ormeaux et de la sous-préfecture
Blason de Gex
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Gex (sous-préfecture)
Canton Gex (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Gex
Maire
Mandat
Patrice Dunand
2014-2020
Code postal 01170
Code commune 01173
Démographie
Gentilé Gexois
Population
municipale
10 446 hab. (2011)
Densité 326 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 20′ 00″ N 6° 03′ 28″ E / 46.3333333333, 6.05777777778 ()46° 20′ 00″ Nord 6° 03′ 28″ Est / 46.3333333333, 6.05777777778 ()  
Altitude Min. 532 m – Max. 1 614 m
Superficie 32,02 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Ain

Voir sur la carte administrative d'Ain
City locator 14.svg
Gex

Géolocalisation sur la carte : Ain

Voir sur la carte topographique d'Ain
City locator 14.svg
Gex

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Gex

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Gex
Liens
Site web www.gex.fr

Gex est une commune française, sous-préfecture du département de l'Ain, située au nord-est de celui-ci, à l'extrémité de la région Rhône-Alpes ; elle est la capitale de la région naturelle et historique du pays de Gex.

Les habitants de Gex (prononcé [ ʒɛks ], cf. plus bas) sont appelés les Gexois[1], tandis que ceux du pays de Gex sont appelés les Gessiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Capitale régionale du pays de Gex, proche de la Suisse, elle fait partie de l'aire urbaine de Genève et profite de l'activité économique de la ville romande engendrant un accroissement sans cesse plus important de la population.

Gex est située sur les contreforts orientaux du massif du Jura, elle est notamment dominée à l'ouest par le Florimont, situé à l'avant des monts Jura. Elle est reliée au département du Jura par le col de la Faucille. C'est une « ville porte » du Parc naturel régional du Haut-Jura.

Gex se trouve sur la rivière du Journans, et sur l'Oudar et possède plusieurs hameaux : la Faucille, les Maladières, Pitegny et Tougin.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type semi-continental dégradé[2], avec des hivers froids et des étés chauds. Les précipitations, peu fréquentes, sont plus nombreuses en été qu'en hiver, saison où elles sont souvent neigeuses. La partie haute du territoire communal (au-dessus de 800 m) peut être enneigée durant tout l'hiver.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Gex est située au pied du col de la Faucille.

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Gex est traversé par la D1005 qui fut, avant son déclassement en 2006, la route nationale 5. Ce grand axe qui relie Dijon à Saint-Gingolph via Genève, descend du col de la Faucille et repart vers Ferney Voltaire. Son autre grand axe est la D984c, qui arrive de la direction de Bellegarde-sur-Valserine pour conduire à Divonne-les-Bains.

La ville de Gex à instaurée plusieurs voies cyclables, dont une piste sur trottoir depuis l'avenue des Alpes jusqu'au niveau du Jardin des cèdres

Transports[modifier | modifier le code]

La ligne Collonges-Fort-l'Écluse - Divonne-les-Bains (frontière) desservait Gex mais est actuellement désaffectée. En mai 2009 est créée une association pour la promotion du rail dans le pays de Gex, le but est la réouverture de la ligne et son intégration dans le système RER Franco-Valdo-Genevois

Carte postale ancienne montrant une rame du tramway pour Ferney-Voltaire à Gex vers 1911
La ville était reliée à Ferney-Voltaire et Genève par les Tramways de l'Ain de 1900 à 1932. On voit ici une de ses rames, vers 1911 au terminus de Gex

La ligne F des TPG relie Gex à Genève via Ferney-Voltaire. Les arrêts situés sur la commune sont Gex-ZAC (Aiglette), Gex-Georges-Charpak (collège), Gex-Poste, Gex-Vertes-Campagnes et Tougin-Hôpital. La fréquence est d'un bus toutes les 20 minutes aux heures de pointe, et d'un bus toutes les 40 minutes à un bus toutes les heures aux heures creuses. Les horaires peuvent être consultés sur le site des TPG.

La ligne 814 des TPN relie Gex à Coppet via Divonne-les-Bains. Les arrêts situés sur la commune sont Gex-Poste, Gex-Georges-Charpak (collège) et Gex-ZAC (Aiglette). La fréquence est d'un bus par heure aux heures de pointes[3].

La ligne 33 des autocars de la SNCF reliant Bellegarde-sur-Valserine à Divonne-les-Bains dessert Gex avec une cadence quasi horaire. Les arrêts situés sur la commune sont Gex-Centre et Gex-Vertes-Campagnes. L'exploitation de cette ligne est assurée depuis le 9 décembre 2012 (pour une durée de 6 ans) par la RATPDev , filiale de la RATP[4].

L'aéroport de Genève Cointrin se trouve à 15 km de Gex. Depuis le Pays de Gex, on peut accéder à son secteur français par Ferney-Voltaire sans formalités douanières grâce à une route internationale.

À titre d'information depuis mi 2013, il est impossible d'utiliser le secteur français pour des vols internationaux.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

L'habitat gexois est constitué d'un tiers de maisons individuelles et de deux tiers d'appartements, 90 % sont des résidences principales[5].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

La ville a le projet de restructurer le centre-ville autour de la place du Jura. La présentation de ce projet a fait l'objet d'une réunion publique le 24 octobre 2012 [6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Gex provient du bas latin Gaium désignant une forêt épaisse, lui-même corruption du teutonique Gabajo[7]. À l'origine le nom de la ville se prononcait [ ʒɛ ] : le x final, fréquent dans les toponymes arpitans, ne sert qu'à marquer l'accent tonique et ne devrait pas être prononcé[8],[9],[10]. Cependant, l'hypercorrection a produit la prononciation [ ʒɛks ], qui s'est imposée à partir du XXe siècle en même temps que le néologisme Gexois pour désigner les habitant de Gex, alors que le gentilé Gessien désignait auparavant indifféremment les habitants de la ville et ceux du pays de Gex.

À noter également que l'orthographe « Pays de Gex » avec une majuscule est utilisée depuis la fin du XXe siècle tant par l'Administration française que par les instances locales pour désigner cette micro-région en tant qu'entité, à la place de l'orthographe « pays de Gex » sans majuscule qui prévalait auparavant pour désigner le pays qui dépendait de Gex.

On trouve les anciennes graphies, témoins de l'ancienne prononciation : Jais, Jays[10], Jas[11],[10], Jaz[7], Jay ou Geai. L'homophonie avec le geai a entraîné l'utilisation de cet oiseau comme premières armoiries des sires de Gex.

Village de Tougin[modifier | modifier le code]

Dans les textes :

  • en 1211, Castrum Tugenum ;
  • en 1236, Tougins ;
  • vers 1344, Cura de Thougin ;
  • en 1441, Apud Thougins ;
  • au XVIIIe siècle, Tougen.

Le village est au Moyen Âge le centre d'une seigneurie sur laquelle se trouvait la maison forte de Tougins[12]. En 1558, Pierre de Livron en fait reconnaissance et décrit la réserve (domaine retenu du seigneur) comme « premièrement une maison haulte située à Thougin avec la grange et verdier joignans ensemble les chosaulx places et curtines d'icelle maison et grange, le chenevrier »[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Gex fut habitée dès 1800 avant J.-C. Environ 220 ans avant l'ère chrétienne, Gex et ses environs furent adoptés par une horde de guerriers courageux, "les Gésates" (appelés ainsi parce qu'ils étaient armées d'un gaesium, sorte de lance en fer). La ville fut par la suite sous occupation romaine.

Moyen Âge

Léonette de Genève, dame de Gex, née en 1230, arrière-petite fille du comte de Genève, Amédée Ier, apporte en dot la cité de Gex à Simon II de Joinville, troisième fils de Simon de Joinville et de Béatrice d'Auxonne, sire de Marnay, lors de leur mariage en 1252. Celui-ci vint au château de Marnay dote de sa mère pour y recevoir la seigneurie de Gex.

Au XIIIe siècle, les seigneurs de Joinville installent un châtelain et un juge dans la ville[14]. Le 7 novembre 1292 furent signées les franchises de Gex, qui permirent de définir des droits et devoirs aux citoyens. En 1343, Hugues de Joinville institue un couvent de Carmélites, qui avec l’église Saint-Georges était accolé aux remparts[14].

Le 1er mars 1305, Gérard de Grésy (Savoie) vend à Guillaume de Joinville la tour de la Maladière[15],[Note 1] ainsi que le château de Tougins.

Le 13 novembre 1353 la ville de Gex ainsi que son château sont prit par les Savoyards[16], et le pays de Gex est incorporé pendant près de deux siècles aux états de Savoie.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Le pays de Gex est envahi en 1536 par les Bernois, qui créent un bailliage à Gex, dirigé par un bailli. Les Genevois s'en emparent en 1589[17]. Les Savoyards, aidés des Espagnols, tentent à plusieurs reprises de reprendre, en vain, le pays de Gex, et se livrent à des massacres. Lors de leurs dernières attaques, la ville de Gex est incendiée à deux reprises, les 23 et 30 juillet 1590 ; peu de maisons en réchappent. Les murailles qui protégeaient la ville depuis 1550 ont été détruites à cette époque. L’actuel hôtel de ville se trouve à l’emplacement de la porte de Bonmont ou de l’Horloge.

L'église de Gex, du XIXe siècle.

En 1601, le pays de Gex est définitivement rattaché à la France par le traité de Lyon[18], sous le règne d'Henri IV. Le roi de France maintient le bailli, compétent pour l’administration, la police, les impôts, les affaires militaires et la justice. Sa fonction sera ensuite partagée entre un lieutenant civil et criminel (pour les affaires de justice) et un subdélégué de l’intendant de Bourgogne (pour l’administration)[14].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

À partir de 1814, Gex devient une sous-préfecture. Le 20 novembre 1815 un traité entre la France et les puissances coalisées fixe, entre autres, les frontières définitives avec la Suisse (six communes ont été enlevées à l'arrondissement de Gex et rattachées au canton de Genève : Collex-Bossy, Meyrin, Vernier, Le Grand-Saconnex, Pregny-Chambésy et Versoix).

Au XVIIIe siècle, la ville dépasse les 2 000 habitants. Son développement continuera au XIXe siècle grâce à une activité agricole soutenue, avec des foires et des marchés. Un tramway existait[14].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Gex voit le passage de Klaus Barbie nommé alors chef de la sécurité. Pendant quelques mois, il se sert de Gex comme base arrière pour mener une mission d'espionnage en Suisse. Gex est libérée le 21 août 1945, quelques coups de feu sont échangés entre les Allemands qui fuient et la 5ème DB arrivant de Provence[19].

À partir de 1952 Gex développe son tourisme d'hiver grâce à la station de Mijoux-La Faucille, accessible par le col de la Faucille. L’arrivée de nombreux travailleurs frontaliers et du CERN transforme la ville, provoquant avec la création de nouveaux quartiers. Un centre historique, avec des maisons des XVe et XVIe siècles, et une église, rénovée au XIXe siècle, ont été conservés.

Aujourd'hui, une partie importante de sa population est frontalière et travaille en Suisse, notamment dans le secteur tertiaire.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Répartition des sièges au sein du Conseil municipal pour le mandat 2014-2020[20] :

Groupe Président Effectif Statut
DVD Patrice Dunand 55,76% majorité
DVG Sébastien Charpentier 29,40 % opposition
PS Henri Redier De La Villate 14,83 % opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1744 1747 Louis Gaspard Fabry   Fils du précédent
1747 1780 Jean-Louis Girod   Beau-fils du précédent
1855 1861 Charles Harent   Architecte
1866 1870 Charles Harent   Architecte
1945 1976 Marius Cadoz    
1976 1983 M. André   Ancien percepteur
1983 1995 Michel Nicod   Professeur de collège
1995 2014 Gérard Paoli Divers Droite Ancien pharmacien
2014 En cours Patrice Dunand DIvers Droite Directeur d'agence bancaire
Les données manquantes sont à compléter.
  • Joseph Marie Balleidier, né le 23 décembre 1727 à Cruseilles, mort le 13 octobre 1794 à Gex, homme d'affaires de Voltaire, procureur au bailliage de Gex, procureur d'office de la seigneurie de Ferney et syndic de l'Hôtel de Ville de Gex.
  • Camille Vincent Balleidier, fils du précédent, né le 7 octobre 1766 à Gex, procureur du Roi à Nantua, président du tribunal civil de Nantua et maire de Gex.
  • Louis Gaspard Fabry (1720-1791), subdélégué de l’intendant de Bourgogne sous l’Ancien Régime, puis premier syndic du Tiers-État, chevalier de Saint-Michel et enfin maire de Gex, jusqu'en 1780 où lui succède son gendre Jean-Louis Girod. À un visiteur, Voltaire le décrit comme s’étant illustré « dans l’art de… » puis il allongea les doigts pour les recourber plusieurs fois.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Gex a été un tribunal de première instance, cette juridiction est maintenant située à Nantua.

Gex comprenait aussi une prison, qui a été fermée en 1926, bien qu'elle ait servi à nouveau pendant et un peu après la Seconde Guerre mondiale.

Gex abrite la sous-préfecture de son arrondissement ainsi que le siège de la Communauté de communes du Pays de Gex.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Gex n'est actuellement jumelée avec aucune ville.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 10 446 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 398 2 415 2 354 2 536 2 834 2 894 2 835 2 785 2 874
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 662 2 602 2 642 2 675 2 719 2 720 2 693 2 659 2 878
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 822 2 727 2 175 2 030 2 065 2 048 1 966 1 874 2 041
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 361 3 137 4 296 4 868 6 615 7 733 8 913 9 323 9 882
2011 - - - - - - - -
10 446 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2004[22].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (12,7 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,1 %, 15 à 29 ans = 21,4 %, 30 à 44 ans = 27,3 %, 45 à 59 ans = 17,8 %, plus de 60 ans = 11,4 %) ;
  • 50,6 % de femmes (0 à 14 ans = 20,6 %, 15 à 29 ans = 21,3 %, 30 à 44 ans = 25,5 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 14,1 %).
Pyramide des âges à Gex en 2007 en pourcentage[23]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
3,2 
75 à 89 ans
5,2 
7,9 
60 à 74 ans
7,9 
17,8 
45 à 59 ans
18,5 
27,3 
30 à 44 ans
25,5 
21,4 
15 à 29 ans
21,3 
22,1 
0 à 14 ans
20,6 
Pyramide des âges du département de l'Ain en 2007 en pourcentage[24]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,2 
75 à 89 ans
7,9 
12,0 
60 à 74 ans
12,3 
20,8 
45 à 59 ans
20,2 
22,5 
30 à 44 ans
22,0 
18,1 
15 à 29 ans
16,7 
21,2 
0 à 14 ans
19,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'enseignement public à Gex est organisé par des groupes scolaires abritant des maternelles et des primaires, un collège public et un collège privé, plus un lycée privé.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La « Fête de l'Oiseau », dont l'origine remonte au Moyen Âge, se déroule du vendredi au lundi [25] du week-end de la Trinité (ou exceptionnellement de la Fête-Dieu). Organisée par l'association du Comité de l'Oiseau de Gex[26], elle comporte le concours de tir de l'Oiseau, se ratachant à la tradition du Papegai, qui permet de désigner le Roi, l'élection de la Reine, un défilé de chars et une fête foraine.
  • Le festival "Tôt ou T'Arts", festival des Arts de la rue du Pays de Gex, a été créé en 2001. Organisé par le centre socioculturel "Les Libellules" de Gex, il se déroule durant une semaine du mois de juin[27]. D'abord centré sur le quartier de Derde, il s'est déplacé dans les rues du centre de Gex, puis s'est étendu depuis 2008 à d'autres communes du pays de Gex.

Santé[modifier | modifier le code]

Le centre hospitalier du pays de Gex est situé à Gex. C'est un établissement public de 297 places[28] de type hôpital local.

Sports[modifier | modifier le code]

La ville de Gex possède de nombreuses infrastructures sportives : une halle des sports, une piscine chauffée ouverte toute l'année, 6 terrains de tennis, 2 terrains de football, 2 terrains de rugby, etc.

La pratique du ski est facilitée par la proximité immédiate, au nord de Gex, de la station de Mijoux-La Faucille (ancien lieu de départ de la course de côte du même nom Gex - Col de la Faucille) appartenant au domaine skiable des Monts Jura.

Le tissu associatif est très riche et dynamique et compte environ 70 associations.

Médias[modifier | modifier le code]

Les informations locales sont publiées dans deux journaux, un quotidien, le Dauphiné libéré (édition Bellegarde / Pays de Gex) et un hebdomadaire, le Pays Gessien.

Il n'existe pas de radio ou de télévision locale dans le pays de Gex.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Lieu Revenu moyen annuel Taux (%) d'activité Âge moyen Nbre moyen pers./foyer Part de (%) propriétaires Part de (%) célibataires Part d' (%) étrangers
Gex 20 628 Euros / an 93 34 ans 3 personnes 49 personnes 37 personnes 17 personnes

Emploi[modifier | modifier le code]

L'économie gessienne est fortement influencée par celle de la Suisse voisine (Genève et canton de Vaud), où de nombreux frontaliers et fonctionnaires internationaux ont un emploi leur donnant un pouvoir d'achat trois à quatre fois supérieur aux autochtones.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Le Centre Européen de Recherche Nucléaire (CERN) et son LHC sont installés dans la région.

Les petits commerces traditionnels sont répartis entre le centre ville, le centre commercial des Vertes-Campagnes et la zone artisanale et commerciale de l'Aiglette. Trois supermarchés sont présents, un aux Vertes-Campagnes et deux à l'Aiglette.

La commune accueille également des administrations (sous-préfecture et communauté de communes du Pays de Gex) et de nombreux services (banques, assurances, professions libérales).

Cultes[modifier | modifier le code]

Paroisse catholique Saint Pierre de Gex.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Une fontaine du XVIIIe siècle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 1929[29].
  • Un lavoir du XVIIe siècle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 1929[30].
  • Hôtel de ville de 1869.
  • Ruines du château médiéval de Florimont.
  • De l'ancien château médiaval des sires de Gex, il ne subsiste que l’emplacement (au sommet de la vieille ville) et quelques vestiges exhumés des fondations de la porte d’entrée[31].
  • Fontaine Napoléon.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Le musée des sapeurs pompiers.

Il existe deux spécialités locales :

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Le col de la Faucille (site classé).
  • Sites du Pailly et de Montrond (tous deux inscrits), table d'orientation.
  • Parc naturel régional du Haut-Jura.

Espaces verts/fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Gex bénéficie du label « ville fleurie » avec « deux fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[32].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

(par ordre chronologique de naissance)

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes de l'Ain.
Armes de Gex

La commune de Gex porte des armes officielles D'azur à trois morailles d'or, liées d'argent l'une sur l'autre, au chef d'e même, chargé d'un lion issant de gueules[33], surmontées de la couronne de baron. Ces armoiries étaient initialement celles de la famille de Joinville, originaire de Champagne, apportées par Simon de Joinville devenu seigneur de Gex vers 1250 en épousant Lionette de Gex. Les armes originelles de Gex, qui ont coexisté avec celles des Joinville jusqu'au milieu du XIXe siècle étaient : Coupé d'argent et de gueules à un geai naturel couronné d'une couronne de côté d'or[34]. Le geai figurait par homonymie avec le nom de la commune qui s'écrivait Geai à l'époque. Certains historiens font enfin état d'un troisième blason à deux bars adossés des anciens sires de Gex.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Voir la catégorie : Gex.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette tour s'élevait à 1 kilomètre sur une éminence qu'on appelle « la Motte » au lieu-dit le Crêt-des-Murailles.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé de la commune, sur habitants.fr
  2. « Le climat français », sur http://www.meteorologic.net/ (consulté en 1er mars 2012)
  3. Le Pays Gessien, 20 décembre 2012, page 6
  4. « La ligne Bellegarde-Divonne », sur RATP Dev Région Rhône-Alpes (consulté en 1er juin 2013)
  5. http://www.monimmobilier.com/statistiques-616.htm
  6. [PDF] « Étude d'urbanisme - Place du Jura », sur site de la ville de Gex (consulté le 5 janvier 2013)
  7. a et b Frédéric Jean Charles de Gingins-la-Sarraz, Essai sur l'établissement des Burgunden dans la Gaule, Turin, Académie royale des sciences de Turin,‎ 1837, p. 62
  8. Gaston Tuaillon, « Prononciation des noms arpitans (savoyards et suisses) » [vidéo],‎ 2011 (consulté le 30 mars 2014) : « Les premiers z qui ont été écrits marquaient que la voyelle qui précédait n'était pas accentué. [...] Et on a continué cette chose un peu extraordinaire en disant : "Et si la voyelle est accentué, comment faut-il faire ?" On aurait pu ne rien mettre. Mais on a fait pire. On a mis un x. Chamonix. Vulmix. Conjux. Échenevex. Gex. Enfin, Gex, c'est un monosyllable. [Tous prononcés sans le "x".] »
  9. Denarié, Henri, « Berlioz ne rime pas avec myxomatose », sur La Voix des Allobroges,‎ 12 octobre 2010 (consulté le 30 mars 2014)
  10. a, b et c Charles Guillaume Loys de Bochat, Mémoires critiques pour servir d'éclaircissement sur divers points de l'histoire ancienne de la Suisse et sur les monuments d'antiquité qui la concernent, Lausanne, Suisse, Marc-Michel Bousquet & Cie.,‎ 1749, 626 p. (lire en ligne), p. Mais on n'entend ni x, ni s, dans la prononciation du Peuple, qui dit ,
  11. Léon Ménabréa, Des origines féodales dans les Alpes occidentales, Turin, Académie royale des sciences de Turin,‎ 1865, p. 275
  12. Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Éditions Picard, 2007 (ISBN 978-2-7084-0770-1), p. 83.
  13. Archives départementales de Côte-d'Or, B 1221;f° 552v et 553rv.
  14. a, b, c et d Panneaux d’informations historiques, place de la mairie.
  15. Joseph Brossard, Histoire politique et religieuse du pays de Gex, p. 93
  16. Charles-Laurent Salch - Joseph-Frédéric Fino, Atlas des châteaux forts en France, Strasbourg, Editions Publitotal,‎ 1988, p. 26.
  17. Henri Fazy, La guerre du pays de Gex et l'occupation genevoise 1589-1601, Londres, British Library,‎ 2011 (réédition) (ISBN 1-241-45644-5)
  18. « Gex, Pays de », sur Dictionnaire historique de la Suisse (consulté le 19 mars 2013)
  19. Office du tourisme de Gex, "Gex, 700 ans d'histoire", page 130
  20. http://www.linternaute.com/ville/ville/elections-municipales/16533/gex.shtml
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  23. « Évolution et structure de la population à Gex en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 novembre 2010)
  24. « Résultats du recensement de la population de l'Ain en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 novembre 2010)
  25. « La vie culturelle », sur Site de la ville de Gex (consulté le 3 juin 2013)
  26. « Comité de l'Oiseau de Gex », sur Site du Comité (consulté le 3 juin 2013)
  27. « Tôt ou T'Arts », sur totoutarts.net (consulté le 3 juin 2013)
  28. http://etablissements.hopital.fr/annuaire_structure.php?id=15
  29. « Notice no PA00116406 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  30. « Notice no PA00116407 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  31. « Gex – À la recherche du temps passé », sur Multicité (consulté le 15 juin 2014)
  32. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » (consulté le 20 juillet 2014).
  33. Victor Adolphe Malte-Brun, "La France illustrée", 1855
  34. Pierre Augustin Eusèbe Girault de Saint-Fargeau, "Dictionnaire géographique, historique, industriel et commercial", 1844