La Une

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Image illustrative de l'article La Une

Création 31 octobre 1953 (60 ans)
Propriétaire RTBF
Slogan « Regardez, ça vous regarde »
Langue Français
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Statut Généraliste nationale publique
Ancien nom INR (1953-1960)
RTB (1960-1976)
RTB1 (1977)
RTBF1 (1977-1985)
RTBF La Une (1985-2004)
Siège social Bruxelles (RTBF)
Site web www.rtbf.be/laune
Diffusion
Analogique Non Non, terminé le 23 mars 2011
Numérique oui Oui, TNT : chaîne n° 809

TNT (Bouquet RTBF) UHF DVB-T/MPEG-2 canal 45 à Liège ; canal 56 à Wavre, Bruxelles, Tournai, Anderlues et Profondeville ; canal 57 à Léglise[1].

Satellite TéléSAT : chaîne n° 1
TV Vlaanderen : chaîne n° 61
Câble Numericable à Bruxelles : chaîne n° 1 (Communauté française de Belgique), n° 31 (Communauté flamande)
Numericable à Luxembourg : chaîne n°20
VOO Numérique : chaine n°1 (501 HD)
Telenet Vlaanderen : canal 130
UPC : chaîne n° 1
Wolu TV : chaîne n° 1
ADSL Belgacom TV : chaîne n° 1 (Bruxelles et Wallonie), chaîne n° 220 (Flandre) (40 en HD)
Aire Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Drapeau de la Région de Bruxelles-Capitale Région de Bruxelles-Capitale

La Une est une chaîne de télévision généraliste publique de la Communauté française de Belgique appartenant au groupe public Radio-télévision belge de la Communauté française (RTBF). En 2014 la RTBF a obtenu les droits de diffusion de la coupe du monde de la FIFA. Les match des diables rouges et la finale sont diffusés sur La Une et en radio sur VivaCité et les autres match sont diffusés sur La Deux

Histoire de la chaîne[modifier | modifier le code]

L'INR[modifier | modifier le code]

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La télévision expérimentale voit le jour en Belgique le 2 juin 1953 avec la diffusion en direct du couronnement de la Reine Elizabeth II d'Angleterre.

Le 31 octobre à 20h30, depuis le studio 5 de la place Flagey, siège de l'Institut National de Radiodiffusion belge (INR), la speakerine Janine Lambotte ouvre l'antenne de la toute nouvelle chaîne de télévision expérimentale qui vient de naître et qui n'émet que deux heures par jour, six jours sur sept. Le programme débute avec le journal télévisé français de la RTF relayé par l'émetteur de Télé-Lille (premier émetteur régional français), suivi d'une émission du type cabaret et intitulée Boum.

Dans les premiers temps, l'INR émet deux à trois soirées par semaine, avec une place importante donnée au théâtre et aux dramatiques, et fait relâche le vendredi et pendant les vacances. Le mercredi et le dimanche soir, la chaîne diffuse ses productions propres. Le reste de la programmation est assuré par des programmes de la RTF. Les premiers directs sportifs font leur apparition avec la Coupe du monde de football de 1954 et Lundi sports à partir de 1955. Le premier journal télévisé belge fait son apparition le 1er septembre 1956, entièrement réalisé à Bruxelles et presque dépourvu d'images, hormis celle du présentateur lisant son texte.

Le bulletin météorologique existe déjà. Pendant quelques années, il se présente sous la forme de caricatures animées correspondant au temps annoncé. Ces dessins sont exécutés à l'Institut royal météorologique en direct sur un verre dépoli qui ne laisse voir que le dessin, un personnage portant un parapluie ou un soleil rayonnant sur des baigneurs, etc... exécutés par Bob Boudard, un fantaisiste de cabaret doté d'un talent de caricaturiste (et aussi capable d'nterpréter en sifflant divers morceaux musicaux). Invisible derrière l'écran dépoli, Boudard doit interpréter le bulletin au vol lorsqu'il arrive à l'institut, souvent à la dernière minute grâce à des taximen qui ont appris à le connaître et qui sont prêts à foncer pour l'amener à temps car il a diverses obligations qui l'occupent à Bruxelles, entre autres tenir son café de la rue des Dominicains, rendez-vous de nombreux comédiens des théâtres du centre ville de Bruxelles.

L'exposition universelle de Bruxelles de 1958 donne à l'INR l'occasion de renforcer son nouveau pôle télévisuel et de supplanter la radio. Le panneau "télévision expérimentale belge" disparaît de l'écran, des cars de captation sont acquis, le Magazine de l'Expo est diffusé chaque jour pendant six mois, et les jours de relâche et d'interruption pendant les vacances disparaissent. Chaque jour, des reportages, interviews, débats et animations font le compte-rendu des activités de l'Expo '58. La section Enquêtes et Reportages lance le premier grand magazine de la télévision belge : Neuf Millions.

En 1953, on ne recensait que 6 500 récepteurs de télévision en Belgique. Les émetteurs de l'INR sont alors situés au Palais de Justice à Bruxelles avec une portée limitée à un rayon de 40 kilomètres. Il faut attendre 1954 pour avoir des émetteurs à Liège et 1958 à Wavre, ce qui permet de couvrir pratiquement 96 % du territoire francophone. En 1956, on recense plus de 100 000 téléviseurs et, en 1960, on passe la barre des 700 000.

La RTB[modifier | modifier le code]

En 1960, la loi Harmel remplace l'Institut National de Radiodiffusion par la Radio-Télévision Belge (RTB). Ce nouvel établissement comprend un institut d'émissions néerlandaises (Belgische Radio en Televisie ou BRT), un institut d'émissions françaises (Radio-Télévision Belge ou RTB) et un institut des services communs. Les deux instituts d'émissions sont indépendants l'un de l'autre et disposent d'une autonomie culturelle totale, d'une indépendance organique vis-à-vis du gouvernement et de la garantie de la liberté d'information. La RTB/BRT est dirigée par un directeur des programmes nommé par le Roi.

En 1962, la télédistribution est indroduite à Liège et à Namur et se développe dans tout le pays dès 1975, mettant ainsi fin au monopole de la télévision publique.

De multiples émissions apparaissent comme Le Jardin extraordinaire (1965), Le Week-end sportif (1967), les arrivées en direct du Tour de France cycliste, les premiers débats politiques et soirées électorales et les grands reportages à l'étranger. En 1971, la RTB passe à la couleur avec Le Jardin extraordinaire et le Journal télévisé en 1973.

En 1977, une deuxième chaîne de télévision de langue française est créée, la bis, et la décentralisation de la production se met en place avec la création des Centres régionaux TV à Liège et Charleroi. Un nouveau Centre de Production est créé à Bruxelles en 1979.

RTBF1[modifier | modifier le code]

La RTB devient la Radio-Télévision belge de la Communauté française (RTBF) en 1977 par décret du Conseil culturel de la Communauté française. La RTBF dispose ainsi de l'autonomie culturelle, d'un monopole de diffusion radio-télévisée, de la liberté de l'information et d'une indépendance face aux pouvoirs publics. La RTBF est dirigée par un Conseil d'Administration dont les membres sont élus conformément aux répartitions politiques au sein du Conseil culturel. L'Administrateur général est désigné par le Conseil culturel. La première chaîne de télévision de la RTBF est rebaptisée RTBF1.

En 1983, RTL Télévision obtient l'autorisation d'un relais hertzien entre le Luxembourg et Bruxelles ; en compensation, la RTBF reçoit l'accès à la publicité non commerciale en 1984. L'apport financier et la citation à l'écran de sponsors commerciaux sera autorisée à titre exceptionnel en 1987 pour permettre à la RTBF d'organiser le Concours Eurovision de la chanson. Le décret de la Communauté française autorisant la diffusion de publicité commerciale par la chaîne privée RTL-TVI en 1988 met fin au monopole de diffusion de la RTBF, mais en 1989, un autre décret de la Communauté française autorise la diffusion par la RTBF de publicités commerciales pour rééquilibrer la situation. La gestion et la commercialisation des espaces publicitaires est confiée à TVB, société commune aux chaînes publiques et privées de la Communauté française (RTBF1, Télé 21 et RTL-TVI). TVB, répartissait les recettes publicitaires entre les deux chaines par 25 % pour la RTBF et 75 % pour RTL. Le système décrié de toutes parts sera abandonné en 1996.

RTBF La Une[modifier | modifier le code]

Le Parlement de la Communauté française adopte en 1997 un décret faisant de la RTBF une entreprise publique autonome. La RTBF1 est alors renommée RTBF La Une et est la première chaîne de télévision belge à cesser de fermer son antenne la nuit.

À l'occasion de la Coupe du monde de football de 1998, la RTBF décide de diffuser l'intégralité des matches sur ses deux chaînes de télévision principales, La Une et La Deux. Afin que le public le plus large ait accès à ces programmes, on procède à une redistribution des émetteurs qui permet de capter La Une et La Deux sur les réseaux de télédistribution bien sûr, mais aussi par voie hertzienne, sur la totalité du territoire de la Communauté française de Belgique. Ce dispositif sera maintenu au-delà de la Coupe du Monde.

La Une[modifier | modifier le code]

RTBF La Une change d'habillage en janvier 2004 pour devenir simplement la Une. La chaîne réorganise son offre de programmes en complémentarité avec ceux de la Deux. En août 2005, la chaîne passe au format 16/9.

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Logos[modifier | modifier le code]

Slogans[modifier | modifier le code]

  • « Le premier choix » (années 80)
  • « Ne résistez pas à la tentation, choisissez La Une » (1997-2000[?])
  • « Plus proche pour aller plus loin » (2004-2011)
  • « Regardez, ça vous regarde » (depuis 2011)

Organisation[modifier | modifier le code]

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Administrateur général :

Directeur des programmes :

  • François TRON

Capital[modifier | modifier le code]

Le capital de La Une est détenu à 100 % par le groupe audiovisuel public RTBF.be.

Programmes[modifier | modifier le code]

Émissions [2][modifier | modifier le code]

Émissions culturelles[modifier | modifier le code]

Émissions d'information[modifier | modifier le code]

  • Devoir d'enquêtes
  • InterMédias
  • Mise au point
  • On n'est pas des pigeons
  • Questions à la une

Divertissements[modifier | modifier le code]

Émissions sportives[modifier | modifier le code]

Séries[modifier | modifier le code]

Séries belges[modifier | modifier le code]

Séries américaines[modifier | modifier le code]

Séries françaises[modifier | modifier le code]

Autres séries[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]