Gel (phénomène météorologique)

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Le gel, souvent utilisé comme synonyme de gelée désigne tout abaissement de la température de l'air d'une valeur supérieure à une valeur inférieure ou égale à 0 °C à un moment déterminé et sur une région donnée. Le givre, un autre sens de gelée, est une vapeur d'eau qui se dépose sous forme solide sur une surface plus froide que l'air ambiant et dont la température est inférieure au point de congélation. On parle de gel meurtrier lorsque la gelée peut mettre fin à la croissance des plantes.

Le point de givrage de l'air est la température à laquelle, tout en gardant inchangées les conditions barométriques courantes, l'air devient saturé de vapeur d'eau par rapport à la glace (humidité relative de 100 %). Il est donc l'équivalent du point de rosée pour la condensation de la vapeur d'eau directement en cristaux de glace, et non en micro-gouttelettes, lors de conditions de gel. C'est le phénomène de déposition, qui survient lorsque le point de givre est atteint, qui créé la gelée blanche et le brouillard glacé[1].

Jour de gel[modifier | modifier le code]

En climatologie, un jour de gel désigne une journée dont la température minimale est en dessous de 0 °C ou 32 °F[2],[3].

L’indicateur « nombre de jours de gel » présente l’évolution du nombre de jours de gel en France métropolitaine depuis le début des années 1950. Certaines régions ne connaissent que très peu de jours de gel par an en moyenne, c'est le cas notamment des régions côtières (Manche, Atlantique, Méditerranée), alors que d'autres connaissent plus de 100 jours de gel par an en moyenne, c'est le cas des massifs montagneux[4].

Enjeux[modifier | modifier le code]

Parmi les enjeux liés à la prévision, la maitrise ou la connaissance du phénomènes figurent :

  • des enjeux de sécurité (le verglas est source d'accident)
  • des enjeux pour les infrastructures (certaines routes sont "hors-gel", d'autres non), les réseaux électrique et lignes à haute-tension peuvent être dégradées par les stalactites et amas de glaces qui peuvent s'y accrocher dans certaines circonstances météorologiques
  • des enjeux environnementaux, un gel brutal ou des gelées anormalement précoces ou tardives peuvent tuer un grand nombre de plantes, arbres et animaux, et contribuer à des crues de fontes des neiges suivies de sécheresses estivales et une modification du régime des eaux préjudiciable à certaines espèces aquatiques[5], mais le gel peut aussi jouer un rôle sanitaire et permettre à des véhicules de rouler sur des sols forestier sans trop les endommager (ainsi au Canada est-il depuis 1981 interdit d'utiliser une catégorie de pistes forestières administrativement nommées « chemins sans mise en forme » et autrefois dites « chemins d'hiver » ou « chemins temporaires » [6] si le sol n'est pas gelé au moins sur 35 cm, ceci afin de protéger les sols humides ou limoneux particulièrement vulnérables au tassement et à l'érosion[7].
  • Des enjeux d'aménagement dans les zones de pergélisol ; si le pergélisol fond, les routes, pistes atterrissage[8], voies ferrées, remblais posés sur le pergélisol[9] ou déblais creusés dans ce même pergélisol et habitations construites sans fondations peuvent rapidement et dangereusement se dégrader, principalement en Sibérie ou dans le Nunavik (où dans la perspective du dérèglement climatique le pergélisol fait l'objet d'un suivi et de cartographies[10]), ainsi que dans les alpes[11].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Point de gelée », glossaire météorologique, Météo-France,‎ 2003 (consulté le 2008-12-02)
  2. Météo-France, http://comprendre.meteofrance.com/pedagogique/pour_tous/glossaire/g/g_detail?page_id=2832&document_id=971&portlet_id=74317, consulté le 5 avril 2013
  3. Observatoire National sur les Effets du Réchauffement Climatique - http://onerc.developpement-durable.gouv.fr/fr/indicateur/summary/1579, consulté le 5 avril 2013
  4. Météo Expres - http://www.meteoexpres.com/gel-annuel.html, consulté le 6 avril 2013
  5. Janowicz JR (2011) Streamflow responses and trends between permafrost and glacierized regimes in northwestern Canada. IAHS-AISH publication, 9-14 (résumé).
  6. Québec, Ministère des ressources naturelles et de la faune du Québec, http://consultation-adf.mrnf.gouv.qc.ca/pdf/consequences_modalites_radf.pdf Conséquences des modalités proposées pour le futur règlement sur l’aménagement durable des forêts, Direction de l’environnement et de la protection des forêts], 2010, à la p. 84, en ligne : consultation-adf.mrnf.gouv.qc.ca (consulté le 6 mars 2011) [MRNF, Conséquences RADF].
  7. Règlement sur les normes d’intervention dans les forêts du domaine public, R.R.Q. 1981, c. F-4.1, r. 7, art. 1 [RNI].
  8. Beaulac, I., Doré, G., Grondin, G., & Guimond, A. (2006). Impacts de la fonte du pergélisol et adaptations des infrastructures de transport routier et aérien au Nunavik (Doctoral dissertation, Université Laval).
  9. Chataigner Y (2008) Modélisation du transfert thermique dans un remblai sur pergélisol et élaborations de stratégies pour faire face aux changements climatiques (Doctoral dissertation, Université Laval).
  10. Allard M, Calmels F, Fortier D, Laurent C, L’Hérault E & Vinet F (2007) [Cartographie des conditions de pergélisol dans les communautés du Nunavik en vue de l’adaptation au réchauffement climatique]. Rapport au Fonds d’action pour le changement climatique et à Ouranos.
  11. Rollux, A., & Brandenberg, P. (2007). La fonte du pergélisol dans le contexte du réchauffement climatique: impacts dans les Alpes Suisses (No. SHS-STUDENT-2008-164).