James Stewart

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Stewart et Jimmy Stewart (pilote).

James Stewart

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Photo promotionnelle pour Appelez nord 777 (1948).

Nom de naissance James Maitland Stewart
Surnom Jimmy
Naissance 20 mai 1908
Comté d'Indiana, Pennsylvanie, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Décès 2 juillet 1997 (à 89 ans)
Los Angeles, États-Unis
Profession Acteur
Films notables Mr. Smith au Sénat
Rendez-vous
Indiscrétions
La vie est belle
Winchester '73
Le Port des passions
Romance inachevée
Fenêtre sur cour
Sueurs froides
L'Homme Qui Tua Liberty Valance
La Conquête de l'Ouest

James Stewart, de son vrai nom James Maitland Stewart, né le 20 mai 1908 à Indiana en Pennsylvanie, et mort le 2 juillet 1997 à Los Angeles, est un général de brigade aérienne et un acteur américain.

Acteur emblématique du cinéma américain, il fut l'une de ses plus grandes stars, plusieurs fois nommé aux Oscars. Il possède une carrière aussi riche qu'éclectique et a associé son nom à plusieurs chefs-d'œuvre tels que Mr. Smith au Sénat, Indiscrétions, La vie est belle, La Corde, Winchester '73, Fenêtre sur cour, L'homme qui en savait trop, Sueurs froides, L'homme qui tua Liberty Valance ou encore La Conquête de l'Ouest, et a tourné avec les plus grands noms : Alfred Hitchcock, Frank Capra, Anthony Mann, Henry Hathaway ou John Ford.

Comme beaucoup d'acteurs de son temps, il afficha des opinions politiques favorables aux républicains. Il connut une belle carrière militaire en s'engageant dans l'armée de l'air au début de la Seconde Guerre mondiale, où il fut honoré des plus hautes distinctions. Il se retira en tant que général de brigade.

Légende de Hollywood, il reçut en 1985 un Oscar d'honneur des mains de son ami Cary Grant pour l'ensemble de sa longue carrière. Acteur ayant le plus de films présents dans les 100 plus grands films américains de tous les temps, il est aussi classé troisième plus grand acteur américain de tous les temps par l'American Film Institute en 1999.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine et premiers pas[modifier | modifier le code]

James Maitland Stewart naquit à Indiana (Pennsylvanie), dans une famille d'ascendance écossaise. Il fit des études d'architecture à l'Université de Princeton où il avait comme camarade de classe Joshua Logan qui le convainquit de rejoindre l'University Players récemment créée dans le Massachusetts. Il y rencontra d'abord Henry Fonda puis Margaret Sullavan parmi d'autres acteurs. Stewart était déjà un vétéran des théâtres de Broadway quand Hollywood lui fit signe. Il gagna l'Oscar du meilleur acteur en 1940 pour son rôle dans The Philadelphia Story dans lequel il fut la covedette de Cary Grant et Katharine Hepburn.

Stewart parlait dans un style balbutiant et indécis qui était quelquefois dur à comprendre mais qui transpirait de sincérité pour son auditoire. Sa carrière était donc construite autour de sa façon de jouer un personnage simple avec de bonnes valeurs morales (bien qu'occasionnellement il pût jouer les méchants). Son style hésitant donnait à ses personnages un sentiment de naturel peu commun dans beaucoup des films de cette époque. Il tourne avec le réalisateur Frank Capra, notamment Vous ne l'emporterez pas avec vous (You Can't Take It With You, 1938) et Mr. Smith au Sénat (Mr. Smith Goes to Washington, 1939).

Son engagement dans l'Armée[modifier | modifier le code]

Colonel de l'USAAF en 1944.

Il s'engagea dans l'United States Army Air Forces un an avant l'attaque de Pearl Harbor. Son premier poste était à Moffett Field (Californie), un poste d'instructeur pour pilotes de bombardier. Au mois d'août 1943, il est affecté à sa demande expresse au 445e Groupe de Bombardement, à la base aérienne de Sioux City (Iowa), comme premier officier en opération du 703e escadron. En décembre 1943, les B-24 Liberator du 445e rejoignent la base anglaise de Tibenham, dans le Norfolk, et sont d'emblée envoyés en mission au-dessus de l'Allemagne. En mars 1944, James Stewart est affecté au 453e Bombardiers, une unité de B-24 reconstituée après avoir été décimée. Pour redonner courage à ses pilotes, Stewart prendra la tête de l'escadre au cours de plusieurs missions (20 missions officiellement enregistrées) au-dessus des territoires occupés. Il devient chef d'état-major du 2e Groupe de Bombardement de la 8th Air Force. Après la guerre, il poursuivit sa carrière dans l'Air Force Reserve, jusqu'à atteindre le grade de général de division en 1959. Sa dernière mission fut en 1966 un bombardement sur le Viêt Nam, auquel il participa comme observateur, avant de mettre un terme à sa carrière militaire. Parmi ses décorations, il y avait l'Air Medal, la Distinguished Flying Cross, la Croix de Guerre française avec palme et 7 étoiles pour autant de victoires en combat aérien.

Sa carrière de Star[modifier | modifier le code]

Sa première prestation après son retour de la guerre est son portrait de George Bailey dans le film de Capra La vie est belle (1946), qui lui vaudra une nomination aux Oscars.

Étant un des acteurs fétiches d'Alfred Hitchcock, il est à l'affiche dans quatre de ses films : La Corde (1948), Fenêtre sur cour (1954), L'homme qui en savait trop (1956) et Sueurs froides (1958).

Il apparaît aussi dans beaucoup de westerns classiques, mais aussi dans Harvey (1950), dans Autopsie d'un meurtre (1959) et le rôle-titre dans The Glenn Miller Story (1953).

De par son expérience dans l'aviation, ce fut ensuite pour lui un choix approprié de jouer Charles Lindbergh dans L'Odyssée de Charles Lindbergh (1957). Il apparut également dans d'autres films d'aviation tels que Le Voyage fantastique (1951) ou Le Vol du Phénix (1965). Dans un épisode de The World at War (1974), il était un des anciens aviateurs interviewés à propos de sa carrière pendant la Seconde Guerre mondiale.

Plus tard dans sa carrière, Stewart essaya un léger changement de son image ; bien qu'étant toujours le héros, il commença à jouer d'une façon plus risquée, avec un côté plus dur.

Fin de carrière[modifier | modifier le code]

Il fut récompensé par l'American Film Institute pour l'ensemble de sa carrière en 1980 (cette organisation l'a aussi classé troisième acteur de légende) et aussi par un Oscar d'honneur pour les 50 années de ses mémorables performances en 1985. Un musée consacré à sa vie (The Jimmy Stewart Museum) est situé dans sa ville natale d'Indiana. Il y a aussi une statue érigée sur la pelouse devant le Palais de Justice dans le Comté d'Indiana qui lui rendit hommage le 20 mai 1983 pour célébrer son 75e anniversaire.

James Stewart meurt le lendemain de la mort de son ami Robert Mitchum, le 2 juillet 1997. Il est enterré dans le Forest Lawn Memorial Park à Glendale (Californie).

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il se maria le 9 août 1949 à l'âge de 41 ans avec l'ancienne modèle Gloria Hatrick McLean et se dévoua à sa femme jusqu'à la mort de celle-ci, le 16 février 1994. Le 7 mai 1951, leurs filles jumelles, Judy Stewart et Kelly Stewart naquirent.
En outre, de son premier mariage (avec Edward Beale McLean), Gloria avait eu deux fils : Ronald et Michael. James Stewart les adopta et les éleva comme s'ils étaient ses propres enfants. L'un d'eux, Ronald Stewart, mourut le 8 juin 1969 au Viêt-Nam (porté disparu). Contrairement à la plupart des acteurs, il avait une vie privée très discrète et détestait toute médiatisation.

L'actrice Kristen Stewart n'a pas de lien de parenté prouvé avec James Stewart.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Katharine Hepburn et James Stewart dans Indiscrétions (1940)
L'Appât (1953)
Plan poitrine d'un homme grand qui tient les mains d'une femme plus petite contre sa poitrine, elle penche la tête d'un air triste sans le regarder
James Stewart et Kim Novak dans Sueurs froides (1958)
James Stewart en 1981

Voix françaises[modifier | modifier le code]

et aussi :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]