Shirley Temple

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Shirley Temple

alt=Description de l'image Shirley Temple Colored Headshot.jpg.
Nom de naissance Shirley Jane Temple
Naissance 23 avril 1928
Santa Monica, Californie
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Décès 10 février 2014 (à 85 ans)
Woodside, Californie
Profession Actrice
Chanteuse
Danseuse
Diplomate
Films notables C'est pour toujours
La Mascotte du régiment
Le Massacre de Fort Apache
Site internet www.shirleytemple.com

Shirley Temple (née le 23 avril 1928 à Santa Monica, Californie, et morte le 10 février 2014 à Woodside, Californie[1],[2]) est une actrice et diplomate américaine.

Elle tient une place à part dans l'histoire du cinéma : elle est en effet la première enfant star à avoir connu une renommée internationale, due en grande partie à sa longue filmographie. Elle est une véritable icône aux États-Unis dans les années 1930 et 1940. Après sa carrière d'actrice, elle devient diplomate ; elle est notamment ambassadrice des États-Unis au Ghana puis en Tchécoslovaquie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière cinématographique[modifier | modifier le code]

Shirley Temple et Eddie Cantor coupant le gâteau d'anniversaire du président des États-Unis Franklin Delano Roosevelt en 1937.

Elle est remarquée pour son talent dès l'âge de cinq ans pour sa mémorisation parfaite des pas de danse.

Shirley Temple est inscrite par sa mère en septembre 1931 à la Meglin's Dance School et fait partie de la troupe des Meglin Kiddies. Elle commence sa carrière à l'âge de trois ans[réf. nécessaire], en paraissant dans deux séries de productions à petit budget. Elle est la vedette des Baby Burlesks, une série de huit films burlesques parus en 1932 et 1933. Elle signe avec la Fox à la fin de 1933 après sa prestation dans Stand Up and Cheer! (en) avec James Dunn. Son contrat est prolongé plusieurs fois de 1933 à 1935, puis elle est prêtée à la Paramount Pictures en 1934 pour jouer dans une série de films très réussis. Pendant quatre ans, les États-Unis se passionnent pour ses films et des objets de merchandising à son effigie se vendent par milliers pendant ces années mythiques.

En 1935, elle est la première récipiendaire de l'Oscar pour jeunes acteurs, et figure, grâce à cette récompense, dans le livre Guinness des records.

Le succès de Shirley Temple auprès des jeunes filles en France dans les années 1930 est tel que l'hebdomadaire Fillette publie sa vie en bande dessinée avant de lancer un fan-club en 1935. Les conditions pour y être admis sont d'aimer Shirley Temple, avoir le sourire, avoir plus de six ans, aimer le cinéma, et d'être sage... En novembre, Fillette devient même Fillette, le journal de Shirley. On invente même en son honneur, dans les années 1930, un cocktail Shirley Temple au Royal Hawaiian Hotel à Waikiki (Hawaï).

Le rôle de Dorothy dans Le Magicien d'Oz, joué par Judy Garland en 1939, lui est originellement destiné. La même année, Salvador Dalí lui consacre une peinture : Shirley Temple, le plus jeune monstre sacré du cinéma de son temps.

Durant les années 1930 elle aura joué dans plus de quarante films .

Soutenue par sa famille, elle met sagement fin à sa carrière vers l'âge de vingt ans, sentant que son avenir est ailleurs qu'à Hollywood.

L'après Hollywood[modifier | modifier le code]

En 1967, elle apparaît trois fois sur la pochette de l'album Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band des Beatles. Au premier rang : une première fois discrètement juste derrière l'épaule gauche de la statue de cire de John Lennon (photo dans son rôle de Heidi) ; une seconde fois à droite de George Harrison (photo dans son rôle dans Bright Eyes) ; et enfin, complètement à droite, sous forme de poupée.

Après sa carrière au cinéma, elle s'implique en politique, au Parti républicain. Elle est nommée, en 1969, déléguée des États-Unis aux Nations unies par le président des États-Unis Richard Nixon.

En 1973, après avoir guéri d'un cancer du sein, elle devient la première femme à parler ouvertement du sujet dans les médias.

En 1974 et 1975, elle est membre du comité de direction de la Walt Disney Company[3].

Elle est ambassadrice au Ghana (1974-1976), puis en Tchécoslovaquie (1989-1992). Ayant vécu la révolution de velours, elle décrit cela comme « le meilleur travail qu'[elle] ait jamais eu ». En 1976, elle devient la première femme à être chef de protocole du département d'État des États-Unis.

Son autobiographie, intitulée Child Star: An Autobiography, est publiée en 1988.

En 2001, un téléfilm sur la vie de Shirley Temple est réalisé par Nadia Tass et Melissa Joan Hart : Shirley Temple, la naissance d'une star.

Jusqu'à sa mort, elle habite à Woodside, au sud de San Francisco, en Californie.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Mariée à l'acteur John Agar en 1945 à l'âge de 17 ans, elle donne naissance à une fille Linda Susan Agar (qui prend par la suite le nom de Black) en 1948. Après son divorce en 1950, elle épouse l'homme d'affaires Charlie Black. À leur rencontre, M. Black avoue qu'il n'avait jamais vu ses films. Ils auront deux enfants : Lori et Charlie. Elle reste avec lui jusqu'à ce qu'il meure d'un syndrome myélodysplasique le 4 août 2005.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Eleanor Roosevelt en compagnie de Shirley Temple, en juillet 1938.
Ambassadrice des États-Unis en Tchécoslovaquie, en 1990.

Télévision[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Elle a été nommée au conseil d'administration de plusieurs grandes organisations :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Autobiographie

  • (en) Child Star : An Autobiography, Mcgraw-Hill editions, 546 pages, 1988 (ISBN 978-0070055322)

Biographies

  • (en) Lester David et Irene David, The Shirley Temple Story, Putnam Pub Group, 224 pages, 1983 (ISBN 978-0399127984)
  • (en) Anne Edwards, Shirley Temple: American Princess, William Morrow & Co, 444 pages, 1988 (ISBN 978-0688060510)
  • (en) Rita Dubas, Shirley Temple: A Pictorial History of the World's Greatest Child Star, Applause Theatre & Cinema Books, 256 pages, 2006 (ISBN 978-1557836724)
  • (en) John F. Kasson, The Little Girl Who Fought the Great Depression: Shirley Temple and 1930s America, W. W. Norton & Company, 320 pages, 2014 (ISBN 978-0393240795)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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