Steve Martin

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Steve Martin

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Steve Martin au 120e anniversaire du Carnegie Hall, en avril 2011.

Nom de naissance Stephen Glenn Martin
Surnom Pig Eye Jackson
Naissance 14 août 1945 (69 ans)
Waco, Texas, États-Unis
Nationalité Drapeau : États-Unis Américaine
Profession Acteur, humoriste, musicien, scénariste
Films notables Les Cadavres ne portent pas de costard
Un ticket pour deux
Portrait craché d'une famille modèle
Pas si simple
Site internet www.stevemartin.com

Steve Martin, de son vrai nom Stephen Glenn Martin est un acteur, humoriste, musicien et scénariste américain né le 14 août 1945 à Waco, Texas (États-Unis).

Révélé grâce au Saturday Night Live, Martin est devenu un humoriste réputé, avant de commencer une carrière au cinéma avec succès dans le registre comique avec Un vrai schnock, Les cadavres ne portent pas de costard, Treize à la douzaine, La Panthère rose et Pas si simple, mais sait démontrer qu'il peut jouer avec sobriété ou changer de registre notamment avec Un ticket pour deux, Tout l'or du ciel, Portrait craché d'une famille modèle et La Prisonnière espagnole. Ne se contentant pas d'être d'acteur, il est également reconnu comme scénariste, ainsi que comme musicien et écrivain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Stephen Glenn Martin, fils de Mary Lee et de Glenn Vernon Martin, agent immobilier et aspirant acteur, est né à Waco[1], puis a été élevé à Inglewood, en Californie et plus tard à Garden Grove, toujours en Californie dans une famille de confession baptiste[n 1].

À Garden Grove, vivant près du parc d'attractions Disneyland, il travaillera dans ce même parc d'attractions à l'âge de 11 ans, qui lui permettra de se produire devant de petits groupes de visiteurs en faisant des tours de magie ou en escortant des touristes[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Stand-up[modifier | modifier le code]

Steve Martin en 1977.

Étudiant en philosophie et se destinant à enseigner cette discipline, il change brusquement d'orientation pour écrire des textes comiques, puis jouer lui-même des rôles dans ce registre, sans jamais se départir d'un style qui lui est propre, un peu décalé. Après avoir été réorienté à l'Université de Californie à Los Angeles spécialité théâtre, il débute sa carrière dans des clubs locaux la nuit et arrête ses études à vingt-et-un ans.

En 1967, son ancienne petite amie, danseuse sur le The Smothers Brothers Comedy Hour (en), l'aide à décrocher un emploi dans le show comme scénariste en présentant son travail au scénariste en chef Mason Williams[n 2], qui paiera Martin de sa propre poche. Ce premier emploi va lui permettre avec les autres scénaristes de décrocher un Emmy Award en 1969[3], à seulement 23 ans. Il écrit également pour John Denver, The Glen Campbell Goodtime Hour et The Sonny & Cher Comedy Hour et fait sa première apparition à la télévision dans l'émission The Steve Allen Show (en), en 1969.

Tout en continuant d'écrire, il fait plusieurs apparitions dans des shows télévisées (The Tonight Show Starring Johnny Carson[4], The Gong Show, On Location), mais aussi dans le Saturday Night Live, émission humoristique de NBC, où à chaque apparition, l'audience du show grimpait d'un million de spectateurs et lui permettre d'être révélé au grand public. Martin a popularisé le air quotes, geste avec quatre doigts des mains pour former des guillemets[5].

Ses apparitions à la télévision dans les années 1970 a conduit à enregistrer des albums humoristiques, dont A Wild and Crazy Guy (1978), qui rencontre un énorme succès, se classant deuxième du Billboard 200[6]. Le titre King Tut, extrait de l'album, connaît également un succès en single. Le succès de l'album s'accentue avec un Grammy Award dans la catégorie meilleur album de comédie l'année suivante.

Sur ses albums, Martin utilise l'autoréférence et parfois l'autodérision, son style est décalé et ironique, mais arrêta le stand-up en 1981 pour se concentrer sur sa carrière cinématographique[3].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Martin lors de la promotion en Suède du film Les Cadavres ne portent pas de costard, en septembre 1982.

Ayant acquis une énorme popularité grâce au stand-up, qu'il considère comme un « hasard » pour Martin, lui qui voulait faire du cinéma[7].

La carrière cinématographique de Steve Martin débute en 1977 en écrivant et en interprétant le rôle de Steven dans le court-métrage The Absent-Minded Waiter, qui sera nommé à l'Oscar du meilleur court-métrage de fiction l'année suivante[8], suivi du film musical Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band, inspiré de l'album du même nom des Beatles, film qui retirera longtemps de sa filmographie officielle à cause de l'échec du film[9].

Ce sera sa rencontre avec l'acteur et réalisateur Carl Reiner qui sera déterminante dans sa carrière. En 1979, Martin coécrit et interprète le rôle principal de la comédie Un vrai schnock, réalisé par Reiner, qui lui permet de rencontrer son premier succès public sur grand écran[10].

Deux ans plus tard, il tentera un contre-emploi avec un rôle sérieux dans le drame Tout l'or du ciel qu'il avait hâte de tourner pour éviter d'être catalogué. Pour ce film, il apprendra des cours de théâtre, ainsi que des claquettes pendant plusieurs mois. Malgré l'échec commercial du film, Martin obtiendra une nomination au Golden Globes[11].

Mais c'est avec toujours Reiner qu'il obtiendra son premier grand rôle : celui d'un détective privé ringard dans Les Cadavres ne portent pas de costard, dont il coécrit également le scénario : il s'agit d'un pastiche de vieux films noirs où sont intercalés des extraits de ces classiques qui s'intègrent parfaitement dans la narration d'une intrigue décalée et comique. Une scène célèbre est restée où il sermonne Humphrey Bogart (Philip Marlowe) qui a oublié sa cravate. Il retrouvera Reiner pour les films L'Homme aux deux cerveaux et Solo pour deux, qui lui vaudra sa seconde nomination aux Golden Globes[11] pour son rôle qui est le plus acclamé par la critique de sa carrière[12],[13].

Il continue dans le registre comique avec La Petite Boutique des horreurs, parodie musicale reprenant les poncifs des films d'épouvante et dont il est également scénariste.

En 1987, il incarne le rôle d'un publicitaire nerveux et pressé dans la comédie Un ticket pour deux, dans lequel il partage la vedette avec son ami John Candy. Ce film devenu culte, permettant de lui confier un rôle marquant, est le préféré de sa carrière[14] et prête ses traits à un pompier amoureux d'une jeune femme dans Roxanne, librement inspiré de Cyrano de Bergerac.

Après avoir partagé la vedette avec Michael Caine dans Le Plus Escroc des deux, il tente un autre virage sérieux dans sa carrière en incarnant un père de famille dans la comédie dramatique Portrait craché d'une famille modèle, qui lui permettra d'obtenir son premier grand succès commercial avec plus de 100 millions de dollars de recettes rien qu'aux États-Unis[10].

Alors que les années 1980 se sont déroulés avec succès, les années 1990 marque un léger déclin de la part du public, tout en obtenant pour la plupart des critiques favorables.

En effet, s'il obtient des succès avec la comédie Le Père de la mariée, remake du film de 1950 et sa suite, le drame Grand Canyon et la comédie dramatique L.A. Story, il connaît toutefois ses premiers échecs commerciaux dans la même période avec Le Cadeau du ciel, Joyeux Noël (remake du Le père Noël est une ordure), Sergent Bilko et Escapade à New York et le demi-échec de Bowfinger, roi d'Hollywood, dont il est le scénariste[10].

De plus, il s'éloignera petit à petit des plateaux de cinéma à la suite du décès de John Candy, survenu en 1994, tombant même dans une dépression pendant quelques mois à la suite de ce drame[15],[14]

Il débute des articles dans le New Yorker où il va rencontrer sa femme actuelle et comprend que les magazines ne s'intéressent pas aux couples dont seul l'un des deux membres est une célébrité[15] et écrit des pièces de théâtres et roman.

C'est pourtant dans un autre registre que Steve Martin donnera sa pleine mesure d'acteur : dans le rôle du milliardaire Dell du film La Prisonnière espagnole, de David Mamet en 1998.

Par la suite, il fait son retour en revenant dans le registre comique, il prendra la relève de Peter Sellers en interprétant l'Inspecteur Clouseau dans le remake de La Panthère rose, en 2006 après les succès de Bronx à Bel-Air et Treize à la douzaine (respectivement 132 et 138 millions de dollars au box office américain). La Panthère Rose rapporte 158 millions de dollars de recettes mondiales, contrairement au deuxième volet, où il endosse à nouveau le costume de l'inspecteur Clouseau, qui a connu un échec retentissant, aux États-Unis comme en France. Mais cet échec ne l'empêchera pas de triompher de nouveau avec Pas si simple, où il partage la vedette avec Meryl Streep et Alec Baldwin, qui rencontre un succès public, notamment dans le monde, devenant son plus grand succès mondial.

Il a également prêté sa voix à un personnage de la série d'animation Les Simpson et a fait partie des guest-stars de la troisième saison de la série 30 Rock, au côté de Tina Fey (également créatrice, avec lequel elle avait déjà joué avec Martin dans Baby Mama) et Alec Baldwin.

L'auteur[modifier | modifier le code]

Il importe de noter que Steve Martin est également écrivain. En 1993, il publie Picasso at the Lapin Agile, une pièce de théâtre qui relate une rencontre imaginaire entre le peintre et Albert Einstein. Trois de ses livres ont déjà été traduits et publiés en France: Mirabelle (Presses de la cité - 2002), Effets indésirables (Buchet/Chastel - 2002) et Un homme de ma trempe (Buchet/Chastel - 2004). Ces trois livres ont obtenu un énorme succès aux États-Unis (500 000 exemplaires vendus de Mirabelle, Shopgirl dans son titre original). Steve Martin a fait paraître son autobiographie, Born standing up, en novembre 2007.

Le musicien[modifier | modifier le code]

Après trois albums humoristiques, Steve Martin enregistra deux albums folk, The Crow: New Songs for the 5-String Banjo et Rare Bird Alert, dans lequel il joue du banjo. Bien que ses albums soient mal classés au Billboard 200, il s'est classé numéro un au Billboard US Bluegrass, classement consacré à la musique country[16].

En 2014, il a reçu le Grammy Award de la Best American Roots Song pour son duo Love Has Come For You avec Edie Brickell.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Album Année Ppositions Certifications
USA
[6]
US Bluegrass
[6],[16]
Let's Get Small 1977 10

Drapeau : États-Unis: Platine[18]

A Wild and Crazy Guy 1978 2

Drapeau : États-Unis: 2× Platine[18]

Comedy Is Not Pretty! 1979 25 Drapeau : États-Unis: Or[18]
The Steve Martin Brothers 1981 135
Little Shop of Horrors soundtrack 1986
The Crow: New Songs for the 5-String Banjo 2009 93[19] 1
Rare Bird Alert[20] 2011 43 1
"—" signifie que l'album n'est pas classé dans les charts ou n'est pas sorti dans le pays indiqué.

Singles[modifier | modifier le code]

Single Année Position
USA
[21]
Grandmother's Song 1977 72
King Tut 1978 17
Cruel Shoes 1979 91

Distinctions[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

Steve Martin est doublé en français par les acteurs suivants :

En France[modifier | modifier le code]

et aussi :

Au Québec[modifier | modifier le code]

Note : La liste indique les titres québécois.
et aussi :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Martin (2007) pp.20-39
  2. Martin, (2007) p. 76
  3. Film sorti en salles en France.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Morris (1999) p 2.
  2. (fr) « Steve Martin », sur Première.fr,‎ 6 juin 2011
  3. a et b (en) « Steve Martin, a Mild and Crazy Guy », sur Time.com (consulté le 6 juin 2011).
  4. (en) Martin, Steve, « Being Funny », Smithsonian Magazine,‎ 2008 (consulté le 2008-02-22)
  5. (en) David Frum, How We Got Here: The '70s, New York, New York, Basic Books,‎ 2000, 1e éd. (ISBN 978-0-465-04195-4, LCCN 00271770), p. 36–37
  6. a, b et c (en) « Steve Martin - Billboard Albums », Allmusic, Rovi Corporation (consulté le 15 janvier 2011)
  7. Fong-Torres, Ben (1982) "Steve Martin Sings: The Rolling Stone Interview". Rolling Stone February 18, 1982. Issue 363
  8. (en) « The Absent-Minded Waiter : Awards », sur IMDb (consulté le 8 juin 2011).
  9. (fr) « SGT PEPPER'S LONELY HEARTS CLUB BAND », sur Nanarland (consulté le 6 juin 2011)
  10. a, b et c (en) « Steve Martin' », sur box-office Mojo (consulté le 12 août 2014)
  11. a et b (en) « Distinctions de Steve Martin », sur IMDb (consulté le 8 juin 2011).
  12. All of Me at Rotten Tomatoes
  13. « All of Me. New York Times film review. September 21, 1984 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-30. Accessed 2010-08-12
  14. a et b (en) « Steve Martin - section Biography », sur IMDb,‎ 8 juin 2011.
  15. a et b (fr) « Steve Martin : Portrait craché d'un comédien modèle », sur Excessif (consulté le 8 juin 2011).
  16. a et b "Steve Martin Album & Song Chart History". Billboard.com. Prometheus Media Group. Retrieved January 15, 2011.
  17. (en) « Steve Martin », sur SNL Archives (consulté le 6 juin 2011).
  18. a, b et c "RIAA - Gold & Platinum". Recording Industry Association of America. Retrieved January 15, 2011.
  19. (en) « Bluegrass Albums | Billboard.com », Billboard,‎ 13 June 2009 (consulté le 24 March 2011)
  20. http://www.rounder.com/2011/03/new-releases/rare-bird-alert
  21. (en) « Steve Martin - Billboard Albums », Allmusic, Rovi Corporation (consulté le 15 janvier 2011)
  22. « Interview de Patrick Préjean », sur Objectif Cinéma (consulté le 6 juin 2011).
  23. a, b et c « Comédiens ayant doublé Steve Martin en France » sur RS Doublage
  24. a, b, c et d « Comédiens ayant doublé Steve Martin au Québec » sur Doublage.qc.ca, consulté le 6 juin 2011

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Liens externes[modifier | modifier le code]