Jean Blanzat

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Jean Blanzat, né en 1906 et décédé en 1977, est un romancier français, membre de la Résistance.

Biographie [modifier]

Après des débuts littéraires remarqués dans la revue Europe en 1929 dans laquelle il publie son premier récit en 1930, Enfance, Jean Blanzat publie son premier roman, À moi-même ennemi aux éditions Grasset.

Résistant au sein du Groupe du musée de l'Homme, Jean Blanzat est l’un des premiers membres du Comité national des écrivains, aux côtés de Jean Paulhan. Durant l'Occupation, il poursuit son activité romanesque et reçoit en juin 1942 le Grand prix du roman de l'Académie française pour L'Orage du matin grâce au soutien actif et engagé de Georges Duhamel, nouvellement élu secrétaire perpétuel, et de son ami François Mauriac qui par ce choix font acte de défi au pouvoir en place[1],[2].

À la Libération, Jean Blanzat devient directeur littéraire des Éditions Grasset (1945-1953). Il est ensuite membre du comité de lecture chez Gallimard et rédige par ailleurs une chronique littéraire au Figaro (1946-1960). Il obtient encore le Prix Fémina pour son roman Le Faussaire (1964).

Œuvre [modifier]

  • Enfance, 1930
  • À moi-même ennemi, éditions Grasset,
  • L'Orage du matin, 1942
  • La Gartempe, 1957 éditions Gallimard,
  • Le Faussaire, 1964
  • L'Iguane, 1966

Notes et références [modifier]

  1. Jean-Luc Barré, François Mauriac, biographie intime, t. 2 - 1940-1970, éditions Fayard, 2010 (ISBN 978-2-213-65577-2), p.50.
  2. Correspondance François Mauriac - Georges Duhamel (1919-1966), J.J. Hueber, éditions Klincksieck, 1997, (ISBN 2-252-03131-X), p. 147-149.