Claudette Colbert

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Claudette Colbert

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Nom de naissance Émilie Claudette Chauchoin
Naissance 13 septembre 1903
Saint-Mandé, France
Décès 30 juillet 1996 (à 92 ans)
Speightstown, Barbade
Profession Actrice
Films notables Cléopâtre
New York-Miami
Images de la vie
La Huitième Femme de Barbe-Bleue
Madame et ses flirts

Claudette Colbert est une actrice américaine d'origine française, née Émilie Claudette Chauchoin[1],[2],[3], le 13 septembre 1903 à Saint-Mandé (Val-de-Marne) et morte le 30 juillet 1996 à Speightstown à la Barbade.

Biographie[modifier | modifier le code]

Une Française à Hollywood[modifier | modifier le code]

Claudette Colbert a trois ans lorsque ses parents émigrent à New York aux États-Unis en 1906[4],[5]. Sa mère est née en Grande-Bretagne ainsi que son frère aîné[6]. Elle poursuit ses études dans les écoles de New York, notamment à la Washington Irving School (en) où elle étudie le stylisme et les beaux-arts en projetant une carrière de styliste. Claudette Colbert s'inscrit également à la ligue des étudiants d'art dramatique de son collège, et en même temps travaille dans un magasin de mode. Elle donne parallèlement des leçons de français[7].

Elle débute au théâtre en amateur par de la figuration. Puis elle fait ses débuts à Broadway[8] en 1924 dans la pièce The Wild Wescotts[9]. Elle jouera dans une dizaine de spectacles jusqu’en 1929, interprétant essentiellement des ingénues[10]. Ayant adopté le nom de scène de « Claudette Colbert » (elle se faisait appeler « Claudette » depuis le lycée), elle est remarquée par Frank Capra, avec qui elle tourne son premier rôle d’actrice dans Pour l'amour de Mike (For the Love of Mike) en 1927[11], qui est un désastre pour elle et le box office[12]. Déçue, elle ne retournera au cinéma qu’à l’avènement du parlant[11].

Puis la Paramount Pictures la remarque à son tour et lui fait signer un contrat de sept ans[10]. Dès lors Claudette Colbert va tourner énormément. En 1928, elle épouse un acteur de théâtre, Norman Foster, qui deviendra plus tard réalisateur. Après avoir été partenaires dans une pièce, Tin Pan Alley[9], ils tournent ensemble dans Young Man of Manhattan. Sa faculté d’être parfaitement bilingue la désigne pour tourner plusieurs films en deux versions simultanées, américaine et française[10]. L'anglais étant devenu sa langue quotidienne, son français est teinté d'un léger accent américain. Elle rencontre le premier français d’Hollywood, Maurice Chevalier dans La Grande Mare (The Big Pond) et le retrouve un an plus tard dans une comédie musicale réalisée par Ernst Lubitsch, Le Lieutenant souriant. Dans un autre musical, Chanteuse de cabaret, elle interprète elle-même plusieurs chansons[13].

La route du succès[modifier | modifier le code]

Son premier grand succès est tourné en 1932 avec Cecil B. DeMille, Le Signe de la croix, dans lequel elle est très remarquée pour sa beauté et sa sensuelle silhouette s'introduisant dans un bain de lait d’ânesse. Frank Capra lui propose New York-Miami (1934), qui est immédiatement un succès et qui lui permet d’obtenir l'Oscar de la meilleure actrice. Toujours avec DeMille, elle interprète la fatale et célèbre Cléopâtre (1934). Les succès sont au rendez-vous tout au long de sa carrière cinématographique et les récompenses se succèdent durant sa vie d’actrice, avec La Baronne de minuit (Midnight) (1939) de Mitchell Leisen et La Fièvre du pétrole (Boom Town) (1940) de Jack Conway avec Clark Gable, pour ne mentionner que des films projetés sur les écrans français.

Outre les films de Frank Capra, Ernst Lubitsch et Cecil B. DeMille, Claudette Colbert, qui a fort à faire avec ses rivales de la Paramount (Marlene Dietrich, Carole Lombard, Sylvia Sidney, Mae West, etc.), tourne aussi avec Gregory La Cava, Wesley Ruggles, Frank Lloyd et W. S. Van Dyke et a pour partenaires tous les séducteurs de l'époque, du studio et des studios rivaux : Melvyn Douglas, Herbert Marshall, son compatriote Charles Boyer (dans l'adaptation d'une pièce de Jacques Deval notamment), Ray Milland, Gary Cooper, Clark Gable, Robert Young ou James Stewart.

Les années 1940 et 50[modifier | modifier le code]

La star s'impose autant comme actrice de mélodrame que de comédie, avec Images de la vie de John Stahl[14], ou Depuis ton départ de John Cromwell (1944). Elle s'expose aussi au scandale dans Zaza de George Cukor en 1939. La même année, elle se rachète une conduite face à Henry Fonda dans Sur la piste des Mohawks de John Ford. Saluée comme interprète au même titre que Joan Crawford et Barbara Stanwyck, Claudette Colbert se paie le luxe d'éclipser Hedy Lamarr dans La Fièvre du pétrole de Jack Conway. Au sommet de sa gloire, Claudette Colbert joue plusieurs scénarios de Billy Wilder et se réaffirme reine de la comédie dans Madame et ses flirts de Preston Sturges (1942).

Claudette Colbert va encore tourner pour Henry King, Mervyn LeRoy et Delmer Daves. Ailleurs, elle rivalisera avec Paulette Goddard et Veronica Lake. Elle sera la partenaire de prestige d'Orson Welles et John Wayne. Surtout, elle tournera deux films avec Douglas Sirk, en 1948 et 1951, merveilleux chants du cygne en Amérique. Entre temps, elle était pressentie pour le rôle de Margo Channing dans Ève, le film à succès de Joseph L. Mankiewicz mais, en raison d'un mal de dos, fut remplacée par Bette Davis. Colbert tourne en Grande-Bretagne La Femme du planteur (1952), un sketch de l'italien Pagliero dans Destinées (1954, où elle rivalise avec Martine Carol et Michèle Morgan) et surtout incarne Madame de Montespan dans Si Versailles m'était conté de Sacha Guitry (1954). À cette époque, elle travaille déjà pour la télévision : elle y est dirigée par Richard Donner, Arthur Hiller, John Frankenheimer… Dans The Dark Dark Hours (1954), elle a pour partenaires Ronald Reagan et James Dean, ailleurs Franchot Tone dans l'adaptation d'une pièce de Ferenc Molnar, ou Fredric March et Helen Hayes dans The Royal Family d'après Edna Ferber, ou encore en 1956 dans le téléfilm Blithe Spirit, d'après la pièce de Noel Coward, au côté de Lauren Bacall et Coward.

Elle annonce sa retraite en 1962, date à partir de laquelle elle partage son temps entre son appartement à New York et une ancienne maison de plantation à Speightstown, à la Barbade, où elle invite de célèbres amis tels que Frank Sinatra et Ronald Reagan. En 1987, elle revient à la télévision dans le téléfilm The Two Mrs. Grenvilles avec Ann-Margret. Mariée deux fois, elle n'a eu aucun enfant. Elle a divorcé de Norman Foster en 1935, et a épousé la même année en secondes noces le chirurgien Joël Pressman, mort en 1968. Claudette Colbert fait partie des très rares artistes français honorés par une étoile au Hollywood Walk of Fame à Los Angeles.

Filmographie[modifier | modifier le code]

(Liste non exhaustive)

Récompenses[modifier | modifier le code]

Oscars[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Émilie Chauchoin, dite Claudette Colbert - Encyclopédie Larousse en ligne
  2. lesgensducinema.com
  3. Certaines sources indiquent, de manière erronée, son surnom de « Lily » comme étant son véritable prénom.
  4. (en) Lawrence J. Quirk, Claudette Colbert An Illustrated Biography, Crown Publishers.,‎ 1974, 212 p. (ISBN 978-0-5175-5678-8, OCLC 11344224), p. 5
  5. « Ellis Island National Monument: Destined For Fame », American Park Network (consulté le 2013-02-25)
  6. (en) Bernard F. Dick, Claudette Colbert: She Walked in Beauty, University Press of Mississippi,‎ 2008, 329 p. (ISBN 9781604730876, OCLC 317403502), chap. 1 (« Lily of Saint-Mandé »)
  7. Martine Allain, Roger Favre et Emili Teixidor, Encyclopédie Alpha du cinéma, vol. 11 : Les Grands acteurs, Lausanne Paris, Grammont Alpha éd. etc,‎ 1979, 280 p. (ISBN 978-2-8270-0491-1, OCLC 490908220)
  8. Jacques Lourcelles, Dictionnaire du cinéma, vol. 3 : Les films, Paris, R. Laffont, coll. « Bouquins »,‎ 1992, 1725 p. (ISBN 978-2-2210-9112-8 et 978-2-2210-5465-9, OCLC 489661851)
  9. a et b Internet Broadway Database
  10. a, b et c Dominique Lebrun et Chantal Mermet (avec la participation de), Paris-Hollywood : les Français dans le cinéma américain, Paris, Hazan,‎ 1987, 334 p. (ISBN 978-2-8502-5136-8, OCLC 18599196)
  11. a et b Bifi.fr
  12. Imdb
  13. Jean-Pierre Coursodon et Bertrand Tavernier, 50 ans de cinéma américain, Paris, Nathan, coll. « Omnibus »,‎ 10 octobre 1995 (1re éd. 1991), 1268 p. (ISBN 978-2-2580-4027-4, OCLC 34035146).
  14. Douglas Sirk en fera un remake avec Lana Turner

Liens externes[modifier | modifier le code]

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