Henri Betti

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Henri Betti

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Portrait de Henri Betti en 1941.

Nom de naissance Ange Eugène Betti
Naissance
Nice, Drapeau de la France France
Décès (à 87 ans)
Courbevoie, Drapeau de la France France
Activité principale Compositeur
Pianiste
Style Chanson française
Musique de film
Opérette
Revue
Lieux d'activité Paris
Las Vegas
Années d'activité 1940-1980
Collaborations Maurice Chevalier
André Hornez
Jacques Plante
Maurice Vandair
Éditeurs Paul Beuscher
Salabert
Méridian
Warner Chappell Music France
Formation Conservatoire national de musique et d'art dramatique de Paris
Maîtres Lazare-Lévy
Raymond Pech
Famille Freda Betti (sœur)

Œuvres principales

  • La Chanson du maçon ; Notre espoir (1941)
  • La Fête à Neu-Neu (1943)
  • Le Régiment des mandolines (1946)
  • C'est si bon (1947)
  • Maître Pierre (1949)

Henri Betti, de son vrai nom Ange Betti, est un compositeur et un pianiste français né le à Nice (Alpes-Maritimes) et mort le à Courbevoie (Hauts-de-Seine).

Biographie[modifier | modifier le code]

Henri Betti naît en 1917 dans une famille modeste : son père est peintre en bâtiment et sa mère est poissonnière. Il fait ses études musicales au Conservatoire de musique de Paris, où il est l’élève de Lazare-Lévy et de Raymond Pech et où il obtient un diplôme d'harmonie le 9 juillet 1937.

Henri Betti se destine alors à une carrière de pianiste classique. Mais en 1940, alors qu’il vient d’être démobiliser, il croise le compositeur corse Roger Lucchesi sur la Promenade des Anglais qui lui dit qu’il a composé une chanson pour Maurice Chevalier et lui demande de l’accompagner au piano quand il la lui présentera dans sa propriété La Louque à La Bocca. Maurice Chevalier refusera la chanson mais il demandera à Henri Betti d’être son accompagnateur attitré. Soucieux de renouveler son répertoire, il lui demandera également de lui composer des chansons. Henri Betti écrit alors la musique d'une quarantaine de chansons en collaboration avec ce dernier jusqu’en 1945 dont Notre espoir (1941), La Chanson du maçon (1941) ou La Fête à Neu-Neu (1943). Sur les quinze titres du tour de chant de Maurice Chevalier en 1945, Henri Betti en signe quatorze. La Chanson du maçon a été reprise dans le film Une affaire de femmes de Claude Chabrol en 1988.

Il entre à la SACEM le 5 septembre 1941 en qualité de compositeur et il est nommé sociétaire définitif le 17 mai 1949.

Après la Seconde Guerre mondiale, il connaît de grands succès avec Le Régiment des mandolines (1946), Maître Pierre (1949) et surtout C'est si bon sur des paroles d'André Hornez. Publiée par les éditions Paul Beuscher le 16 août 1947, elle est chantée pour la première fois par Suzy Delair (au Festival du jazz de Nice le 25 février 1948), puis enregistrée par Angèle Durand, Yves Montand et les sœurs Étienne, avant de devenir un standard de jazz international grâce à Louis Armstrong qui l'enregistre pour la première fois le 26 juin 1950 dans la version anglaise de Jerry Seelen (1912-1981).

Henri Betti se produit sur scène à l'ABC, mais continue surtout de composer pour des interprètes majeurs comme Édith Piaf ou Yves Montand. Il collabore avec les paroliers Jean Boyer, Pierre Cour, André Hornez, Jean Manse, Jacques Plante, Jean Valmy, Maurice Vandair, Serge Veber et Raymond Vincy. De 1956 à 1981, sa production musicale est abondante : revues pour le Lido, le Moulin rouge ou les Folies Bergère, nombreuses opérettes et spectacles musicaux. Entre temps, il a également composé pour le cinéma dans les années 1950, et la télévision dans les années 1960.

En 1951, il est, avec Albert Willemetz, un membre fondateur du « Comité du cœur », fonds de secours pour les artistes nécessiteux sous l'égide de la SACEM ; il en sera deux ans vice-président.

Il est fait chevalier dans l'ordre des Palmes académiques en 1960. Membre du conseil d’administration de la SACD de 1961 à 1975, il est également membre du conseil d’administration de la SACEM de 1982 à 1992. Il reçoit le prix Maurice-Yvain en 1980[1].

Il meurt en 2005, à l'âge de 87 ans, à Courbevoie et est inhumé au cimetière ancien de Neuilly-sur-Seine (11e division).

Vie privée[modifier | modifier le code]

Henri Betti a épousé le 30 juillet 1949 à Bois-Colombes la danseuse Françoise Engels (née en 1929), rencontrée en 1948 sur l'opérette Baratin. Les témoins de son mariage étaient Bruno Coquatrix et André Hornez. Le couple a eu trois enfants : Monique (1950), François (1953) et Michel (1965).

Il était le frère aîné de la cantatrice Freda Betti et l’arrière-grand-oncle du footballeur Alexy Bosetti.

Carrière[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Opérettes[modifier | modifier le code]

Revues[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Apparitions

Chansons[modifier | modifier le code]

  • 1941 : Notre espoir, paroles de Maurice Chevalier ; La Chanson du maçon, paroles de Maurice Chevalier
  • 1943 : La Fête à Neu-Neu, paroles de Maurice Chevalier
  • 1945 : Chanson populaire, paroles de Maurice Chevalier et Maurice Vandair ; Sérénade au nuage, paroles de Maurice Vandair
  • 1946 : Le Régiment des mandolines, paroles de Maurice Vandair
  • 1947 : C'est si bon, paroles d'André Hornez ; Mais qu'est-ce que j'ai, paroles d'Édith Piaf
  • 1948 : Rien dans les mains, rien dans les poches, paroles d'André Hornez ; Le Chapeau à plumes, paroles de Maurice Vandair ; Les Baobabs, paroles d'André Hornez
  • 1949 : Maître Pierre, paroles de Jacques Plante
  • 1951 : Toutes les femmes, paroles d'André Hornez)
  • 1952 : Le Vrai Mambo (C’est vraiment beau), paroles d'André Hornez
  • 1953 : Elle et lui, paroles d'André Hornez
  • 1954 : Deux amoureux sur un banc, paroles d'André Hornez
  • 1955 : Paris oui oui, paroles d’André Hornez

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Betti, C'est si bon ! Récit autobiographique, La Pensée universelle, Paris, 1993.
  • Henri Betti, Une vie en chansons, Paul Beuscher, Paris, 2006.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Prix Maurice-Yvain sur le site de la SACD.