Henri Betti

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Henri Betti

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Portrait de Henri Betti en 1941.

Nom de naissance Ange Eugène Betti
Naissance 24 juillet 1917
Nice (Alpes-Maritimes)
Drapeau de la France France
Décès 7 juillet 2005 (à 87 ans)
Courbevoie (Hauts-de-Seine)
Drapeau de la France France
Activité principale Compositeur
Pianiste
Style Chanson française
Musique de film
Opérette
Revue
Lieux d'activité Paris
Nice
Las Vegas
New York
Années d'activité 1940-1988
Collaborations Paul Bonneau
Jean Boyer
Maurice Chevalier
Bruno Coquatrix
Jean Cosmos
André Hornez
Francis Lopez
Jean Manse
Jean Nohain
Édith Piaf
Jacques Plante
André Salvet
Pascal Sevran
Jean Valmy
Maurice Vandair
Henri Varna
Serge Veber
Raymond Vincy
Éditeurs Beuscher-Arpège
Salabert
Raoul Breton
Transatlantiques
Emul Soc
Justement Music
Méridian
Paris Monde
Royalty
Sidem
Tara Entertainment
Warner Chappell Music France
Formation Conservatoire national de musique et d'art dramatique de Paris
Maîtres Lazare-Lévy
Raymond Pech
Famille Freda Betti (sœur)
Alexy Bosetti (arrière-petit-neveu)
Distinctions honorifiques Chevalier de l'Ordre des Palmes académiques (1960)
Prix Maurice-Yvain (1980)
Médaille d'or de la SACEM (1994)

Œuvres principales

  • Notre Espoir (1941)
  • La Chanson du maçon (1941)
  • La Fête à Neu-Neu (1943)
  • Le Régiment des mandolines (1946)
  • C'est si bon (1947)
  • Mais qu'est-ce que j'ai ! (1947)
  • Le Chapeau à plumes (1948)
  • Maître Pierre (1949)

Henri Betti, de son vrai nom Ange Betti, est un compositeur et un pianiste français né le 24 juillet 1917 à Nice (Alpes-Maritimes) et mort le 7 juillet 2005 à Courbevoie (Hauts-de-Seine).

Compositeur et pianiste-accompagnateur de Maurice Chevalier pendant la Seconde Guerre mondiale, Henri Betti est surtout connu pour avoir composé en 1947 la musique de la chanson C’est si bon (paroles d’André Hornez) qui est devenu un standard de jazz international grâce à l’enregistrement de Louis Armstrong en 1950.

Biographie[modifier | modifier le code]

Henri Betti naît dans le Vieux-Nice en 1917 d’une famille modeste : son père est peintre en bâtiment, sa mère poissonnière. Il fait ses études musicales au Conservatoire de musique de Paris, où il est l’élève de Lazare-Lévy et de Raymond Pech et où il obtient un diplôme d'harmonie le 9 juillet 1937.

Henri Betti se destine alors à une carrière de pianiste classique. Mais en 1940, alors qu’il vient d’être démobilisé, il croise le compositeur corse Roger Lucchesi (1912-1983) sur la Promenade des Anglais qui lui dit qu’il a composé une chanson pour Maurice Chevalier et lui demande de l’accompagner au piano quand il la lui présentera dans sa propriété La Louque à La Bocca. Maurice Chevalier refusera la chanson mais il demandera à Henri Betti d’être son accompagnateur attitré. Soucieux de renouveler son répertoire, il lui demandera également de lui composer des chansons. Henri Betti écrit alors la musique d'une quarantaine de chansons en collaboration avec ce dernier jusqu’en 1945 dont Notre espoir et La Chanson du maçon en 1941 ou La Fête à Neu-Neu en 1943. Sur les quinze titres du tour de chant de Maurice Chevalier en 1945, Henri Betti en signe quatorze.

Il entre à la SACEM le 5 septembre 1941 en qualité de compositeur et il est nommé sociétaire définitif le 17 mai 1949.

Après la Seconde Guerre mondiale, il connaît de grands succès avec Le Régiment des mandolines en 1946 et Le Chapeau à plumes en 1948 pour Lily Fayol, Mais qu'est-ce que j'ai ! en 1947 pour Yves Montand, Maître Pierre en 1949 pour Georges Guétary et surtout C'est si bon en 1947 pour Jacques Hélian et son orchestre. Publiée par les éditions Paul Beuscher le 16 août 1947, elle est chantée pour la première fois devant un public par Suzy Delair (au Festival du jazz de Nice le 25 février 1948), puis enregistrée par les Sœurs Étienne et Yves Montand avant de devenir un standard de jazz international grâce à Louis Armstrong qui l'enregistre pour la première fois à New York en 1950 dans la version anglaise de Jerry Seelen (1912-1981).

De 1949 à 1982, sa production musicale est abondante : revues pour le Lido, le Moulin rouge, les Folies Bergère, le Concert Mayol ou l’hôtel-casino Tropicana de Las Vegas, ainsi que de nombreuses opérettes et spectacles musicaux.

Il a également composé pour le cinéma dans les années 1950, et la télévision dans les années 1960. Sa musique de film la plus connue est celle de Honoré de Marseille qui fera près de 4 millions d’entrées en France en 1957. Dans ce film, Fernandel interprète trois chansons composées par Henri Betti sur des paroles de Jean Manse. Henri Betti et Jean Manse avaient écrit une quatrième chanson pour le film, C’est Noël, que chante Fernandel dans une scène qui a été coupée au montage. La chanson fut chantée plus tard par Tino Rossi.

Au début des années 1950, il fait son tour de chant sur scène d’abord en tant que vedette américaine à l'ABC en 1951, l’année où Édith Piaf était tête d’affiche, ainsi qu’au Théâtre des Deux Ânes, dans des cabarets parisiens comme Le Bosphore et Chez Tonton et dans des spectacles d’été en pleine air à Nice, Cannes, Juan-les-Pins. Et ensuite en tant que vedette à part-entière à Bobino et au Gaumont-Palace.

En 1951, il participe avec Albert Willemetz à la fondation du Comité du cœur, fonds de secours pour les artistes nécessiteux sous l'égide de la SACEM ; il en sera deux ans vice-président.

Il est fait chevalier dans l'ordre des Palmes académiques en 1960. Membre du conseil d’administration de la SACD de 1961 à 1975, il est également membre du conseil d’administration de la SACEM de 1982 à 1992. Il reçoit le prix Maurice-Yvain en 1980[1] et la Médaille d’or de la SACEM le 10 juin 1994.

Il meurt en 2005, à l'âge de 87 ans, à Courbevoie et est inhumé au cimetière ancien de Neuilly-sur-Seine (division 11).

Il était le frère aîné de l’artiste lyrique Freda Betti et l’arrière-grand-oncle du footballeur Alexy Bosetti.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Henri Betti a épousé le 30 juillet 1949 à Bois-Colombes la danseuse Françoise Engels (née en 1929), rencontrée sur l'opérette Baratin. Les témoins de son mariage étaient Bruno Coquatrix et André Hornez. Le couple a eu trois enfants.

Carrière[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Opérettes[modifier | modifier le code]

Revues[modifier | modifier le code]

Spectacles musicaux[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Apparitions

Chansons[modifier | modifier le code]

  • 1941 : Notre espoir ; Le Régiment des jambes Louis XV ; La Polka des barbus ; Toi…Toi…Toi ; On veut tant s’aimer et Arc-en-ciel, paroles de Maurice Chevalier ; La Chanson du maçon, paroles de Maurice Chevalier et Maurice Vandair. Cette chanson a été reprise dans le film Une affaire de femmes en 1988.
  • 1942 : Ali-Ben-Baba ; Loulou et À Barcelone, paroles de Maurice Chevalier ; C'était un chanteur de charme, paroles de Maurice Chevalier et Lucien Dauven ; C’est comme ça, paroles de Maurice Chevalier et Raymond Vincy ; Pour toi Paris, paroles de Maurice Chevalier et Henri Varna.
  • 1943 : La Fête à Neu-Neu, paroles de Maurice Chevalier et Maurice Vandair.
  • 1945 : Mandarinade, paroles de Maurice Chevalier ; Chanson populaire, Bonsoir Messieurs Dames et Les Rondondons, paroles de Maurice Chevalier et Maurice Vandair ; Sérénade au nuage, paroles de Maurice Vandair ; La Leçon de piano, paroles de Maurice Vandair et Charlys.
  • 1946 : Le Régiment des mandolines ; Une aiguille dans un tas de foin et Le Bonheur du Monde, paroles de Maurice Vandair. Le Régiment des mandolines et Une aiguille dans un tas de foin ont été écrites pour Lily Fayol qui les chante dans l’opérette Mam’zelle Printemps.
  • 1947 : C'est si bon, paroles d'André Hornez ; Mais qu'est-ce que j'ai !, paroles d'Édith Piaf ; Le Manzanilla, paroles de Maurice Vandair.
  • 1948 : Rien dans les mains, rien dans les poches, paroles d'André Hornez ; Le Chapeau à plumes, paroles de Maurice Vandair.
  • 1949 : Maître Pierre, paroles de Jacques Plante ; Les Baobabs et Baratin, paroles d’André Hornez et de Jean Valmy. Les Baobabs et Baratin ont été écrites pour Roger Nicolas qui les chante dans l’opérette Baratin.
  • 1950 : Fais-moi peur, paroles d'Yves Favier et Pierre Sarcelle ; La Pagaïa et Je cherche un cœur, paroles de Jean Boyer et Serge Veber. Chansons écrites pour Henri Génès qui les chante dans l’opérette L’École des femmes nues.
  • 1951 : Toutes les femmes et Vive le camping, paroles d'André Hornez et René Rouzaud. Chansons écrites pour Georges Guétary qui les chante dans le film Une fille sur la route.
  • 1952 : Le Vrai Mambo (C’est vraiment beau), paroles d'André Hornez.
  • 1953 : Elle et lui, paroles d'André Hornez. Beau Pedro ; Soyez les bienvenus et La pluie et le beau temps, paroles de Jean Nohain. Chansons écrites pour Armand Mestral qui les chante dans le film Soyez les bienvenus.
  • 1954 : Deux amoureux sur un banc et Mon petit moustique, paroles d’André Hornez.
  • 1955 : Oui oui Paris, paroles d’André Hornez.
  • 1956 : C’est Noël ; Oh Honoré ; Quel plaisir ! Quel travail ! et Tout ça c’est Marseille, paroles de Jean Manse. Chansons écrites pour Fernandel qui les chante dans le film Honoré de Marseille. Cherchez la femme, paroles d’André Hornez. Chanson écrite pour Georges Guétary qui la chante dans le film Le Chemin du paradis. L’Auberge fleurie, paroles d’André Salvet et de Francis Lopez. Chanson écrite pour Rudy Hirigoyen qui la chante dans le film L’Auberge en folie.
  • 1957 : Maria Flora ; Sur ma charette sicilienne ; C’est pas d’ma faute ; Le tambour du régiment ; Mia Cara Carina ; Toute seule à Paris ; Bonjour à Paris ; La porte du soleil, paroles de Raymond Vincy. Chansons écrites pour Rudy Hirigoyen et Lilo qui les chante dans l’opérette Maria Flora.
  • 1959 : Paris mes amours et Avec, paroles d’André Hornez. Chansons écrites pour Joséphine Baker qui les chante dans la revue Paris mes amours.
  • 1960 : Top Tipi Top, paroles de Raymond Vincy.
  • 1961 : La Marche Grecque ; Mon Grand ; Paris Paname et Consuela, paroles de Jean Cosmos.
  • 1987 : C’est à Brasilia, paroles de Pascal Sevran.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Betti, C'est si bon ! Récit autobiographique, La Pensée universelle, Paris, 1993.
  • Henri Betti, Une vie en chansons, Paul Beuscher, Paris, 2006.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Prix Maurice-Yvain sur le site de la SACD.