Henri Betti

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Henri Betti

Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait de Henri Betti en 1941.

Nom de naissance Ange Eugène Betti
Naissance
Nice (Alpes-Maritimes)
Décès (à 87 ans)
Courbevoie (Hauts-de-Seine)
Activité principale Compositeur
Style Chanson française
Musique de film
Opérette
Revue
Activités annexes Chanteur
Pianiste
Lieux d'activité Paris
Nice
Las Vegas
New York
Années d'activité 1940-1988
Collaborations Paul Bonneau
Maurice Chevalier
Bruno Coquatrix
André Hornez
Édith Piaf
Jacques Plante
Maurice Vandair
Éditeurs Paul Beuscher
Raoul Breton
Francis Salabert
Formation Conservatoire national de musique et d'art dramatique de Paris
Maîtres Lazare-Lévy
Raymond Pech
Famille Freda Betti (sœur)
Alexy Bosetti (arrière-petit-neveu)
Distinctions honorifiques chevalier des Palmes académiques (1960)
Prix Maurice-Yvain (1980)
Médaille d'or de la SACEM (1994)

Œuvres principales

  • Notre Espoir (1941)
  • La Chanson du maçon (1941)
  • La Fête à Neu-Neu (1943)
  • Le Régiment des mandolines (1946)
  • C'est si bon (1947)
  • Mais qu'est-ce que j'ai ! (1947)
  • Rien dans les mains, rien dans les poches (1948)
  • Maître Pierre (1949)
  • Paris mes amours (1959)

Henri Betti, de son vrai nom Ange Betti, est un compositeur et un pianiste français né le à Nice (Alpes-Maritimes) et mort le à Courbevoie (Hauts-de-Seine).

Compositeur et pianiste-accompagnateur de Maurice Chevalier de 1940 à 1945, Henri Betti est surtout connu pour avoir composé en 1947 la musique de la chanson C’est si bon (paroles d’André Hornez) qui est devenu un standard de jazz international grâce à l’enregistrement de Louis Armstrong en 1950.

Biographie[modifier | modifier le code]

Henri Betti naît dans le Vieux-Nice en 1917 d’une famille modeste : son père est peintre en bâtiment, sa mère poissonnière. Sa famille paternelle est originaire de la région d’Émilie-Romagne en Italie : son grand-père est né à Parme et il a immigrer à Nice avec sa femme et ses enfants à la fin des années 1890.

En 1935, il entre au Conservatoire de musique de Paris qui est alors dirigé par Henri Rabaud où il fait ses études musicales dans la même classe que Paul Bonneau, Léo Chauliac, Henri Dutilleux, Louiguy, Pierre Spiers et Raymond Trouard. Il est l’élève de Lazare-Lévy pour la classe de piano et de Raymond Pech pour la classe d’harmonie. Il obtient un Prix d'harmonie en 1937.

Il se destine alors à une carrière de pianiste classique mais en 1940, alors qu’il vient d’être démobilisé de son service militaire du 72ème BAF à Briançon, il croise le compositeur corse Roger Lucchesi sur la Promenade des Anglais qui lui dit qu’il a composé une chanson pour Maurice Chevalier et lui demande de l’accompagner au piano quand il la lui présentera dans sa propriété La Louque à La Bocca. Maurice Chevalier refusera la chanson mais il demandera à Henri Betti d’être son accompagnateur attitré. Pendant ces tours de chant, il lui fera jouer la Première Ballade en sol mineur de Frédéric Chopin entre deux chansons. Soucieux de renouveler son répertoire, il lui demandera également de lui composer des chansons. Henri Betti écrit alors la musique d'une quarantaine de chansons en collaboration avec ce dernier jusqu’en 1945 dont Notre espoir et La Chanson du maçon en 1941 ou La Fête à Neu-Neu en 1943. Sur les quinze titres du tour de chant de Maurice Chevalier en 1945, Henri Betti en signe quatorze. En 1945, il dirige un orchestre pour accompagner Maurice Chevalier qui chante quatre chansons (C’est la fête au pays, Chanson populaire, Le p’tit père La Taupe et Mandarinade) dans deux 78 tours.

Il entre à la SACEM en 1941 en qualité de compositeur et il est nommé sociétaire définitif en 1949.

Après la Seconde Guerre mondiale, il connaît de grands succès avec Le Régiment des mandolines en 1946 et Le Chapeau à plumes en 1947 pour Lily Fayol, Mais qu'est-ce que j'ai ! en 1947 pour Yves Montand, Maître Pierre en 1949 pour Georges Guétary et surtout C'est si bon en 1947 pour Jacques Hélian et son orchestre. Publiée par les éditions Paul Beuscher, elle est ensuite enregistrée par les Sœurs Étienne et Yves Montand avant de devenir un standard de jazz international grâce à Louis Armstrong qui l'enregistre pour la première fois à New York en 1950 avec les paroles anglaises de Jerry Seelen.

De 1949 à 1984, sa production musicale est abondante : revues pour le Lido, le Moulin rouge, les Folies Bergère, l’Olympia ou l’hôtel-casino Tropicana de Las Vegas, ainsi que de nombreuses opérettes et spectacles musicaux.

Il a également composé pour le cinéma dans les années 1950, et la télévision dans les années 1960. Sa musique de film la plus connue est celle de Honoré de Marseille qui fera près de 4 millions d’entrées en France en 1957. Dans ce film, Fernandel interprète trois chansons composées par Henri Betti sur des paroles de Jean Manse. Henri Betti et Jean Manse avaient écrit une quatrième chanson pour le film, C’est Noël, que chante Fernandel dans une scène mais qui a été coupée au montage. La chanson fut chantée plus tard par Tino Rossi. En 1953, il joue le rôle du compositeur-accompagnateur de la compagnie de Jean Nohain dans Soyez les bienvenus de Pierre-Louis dont il compose également la musique du film.

Au début des années 1950, il fait son tour de chant sur scène d’abord en tant que vedette américaine à l'ABC en 1951, l’année où Édith Piaf était tête d’affiche, ainsi qu’au Théâtre des Deux Ânes, dans des cabarets parisiens comme Le Bosphore et Chez Tonton et dans des spectacles d’été en pleine air à Nice, Cannes, Juan-les-Pins. Et ensuite en tant que vedette à part-entière à Bobino et au Gaumont-Palace.

En 1951, il participe avec Albert Willemetz à la fondation du Comité du cœur, fonds de secours pour les artistes nécessiteux sous l'égide de la SACEM ; il en sera deux ans vice-président.

Il est fait chevalier dans l'ordre des Palmes académiques en 1960. Commissaire du conseil d’administration de la SACD de 1961 à 1975, il est également membre du conseil d’administration de la SACEM en 1982, 1983, de 1985 à 1987 et de 1989 à 1992. Il reçoit le prix Maurice-Yvain en 1980[1] et la Médaille d’or de la SACEM en 1994.

En 1993, il publie son autobiographie, C’est si bon !, aux éditions de La Pensée Universelle.

En 2003, il entre dans la maison de retraite Ger’Home à Courbevoie où il meurt deux ans plus tard de causes naturelles.

Ses obsèques ont lieu à l’église Saint-Pierre de Neuilly-sur-Seine, il est ensuite incinéré au crématorium du Mont Valérien à Nanterre et enterré au cimetière ancien de Neuilly-sur-Seine (division 11).

Vie privée[modifier | modifier le code]

Henri Betti a épousé le 30 juillet 1949 à Bois-Colombes la danseuse Françoise Engels, rencontrée sur l'opérette Baratin cette même année. Son témoin de mariage était son parolier André Hornez. Le couple a eu trois enfants.

Famille[modifier | modifier le code]

Henri Betti était le frère de l’artiste lyrique Freda Betti et l’arrière-grand-oncle du footballeur Alexy Bosetti.

Il n’a pas de lien de parenté avec l’actrice Laura Betti et la chanteuse Priscilla Betti.

Carrière[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Opérettes[modifier | modifier le code]

Revues[modifier | modifier le code]

A l’Olympia
  • 1959 : Paris mes amours
Au Lido
  • 1957 : C’est magnifique
  • 1958 : Prestige
  • 1960 : Avec plaisir
  • 1962 : Pour vous
  • 1964 : Suivez-moi
Au Moulin Rouge
Au Folies Bergères
  • 1949 : Féeries Folies
  • 1951 : Une vraie Folie
  • 1955 : Ah ! Quelle Folie
  • 1958 : Folies légères
  • 1961 : Folies chéries
  • 1964 : Folies en fêtes
  • 1968 : Et vive la Folie !
  • 1972 : J’aime à la Folie
  • 1977 : Folie, je t’adore
  • 1982 : Folies de Paris

Spectacles musicaux[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Apparitions

Chansons[modifier | modifier le code]

  • 1941 :
    • Notre espoir ; Le Régiment des jambes Louis XV ; À Barcelone ; Toi… toi… toi ; Bonne nuit chérie ; Je n’ai besoin que d’un cœur ; Amuse-toi ; On veut tant s’aimer et Arc-en-ciel, paroles de Maurice Chevalier ;
    • La Chanson du maçon, paroles de Maurice Chevalier et Maurice Vandair.
  • 1942 :
    • La Polka des barbus ; Ali-Ben-Baba ; Loulou ; C'était un chanteur de charme et Chipée pour un boxeur, paroles de Maurice Chevalier ;
    • C’est comme ça, paroles de Maurice Chevalier et Raymond Vincy ;
    • Pour toi Paris, paroles de Maurice Chevalier et Henri Varna.
  • 1943 :
    • La Fête à Neu-Neu, paroles de Maurice Chevalier et Maurice Vandair ;
    • Ma Nénette ; Merci mon amour et Môme de môme, paroles de Maurice Chevalier.
  • 1944 : La Leçon de piano et Incrédulité, paroles de Maurice Vandair.
  • 1945 :
    • Mandarinade et Le P’Tit Père La Taupe, paroles de Maurice Chevalier ;
    • Chanson populaire, Bonsoir messieurs dames et Les Rondondons, paroles de Maurice Chevalier et Maurice Vandair ;
    • Sérénade au nuage et Monotonie, paroles de Maurice Vandair.
  • 1946 : Le Régiment des mandolines ; La Valse du Bonheur ; Une aiguille dans un tas de foin et Le Bonheur du Monde, paroles de Maurice Vandair ;
    Le Régiment des mandolines et Une aiguille dans un tas de foin ont été écrites pour Lily Fayol qui les chante dans l’opérette Mam’zelle Printemps.
  • 1947 :
    • C'est si bon, paroles d'André Hornez ;
    • Mais qu'est-ce que j'ai !, paroles d'Édith Piaf ;
    • Le Charbon de la Ruhr ; Le Manzanilla et Le Chapeau à plumes, paroles de Maurice Vandair.
  • 1948 : Rien dans les mains, rien dans les poches, paroles d'André Hornez.
  • 1949 :
    • Maître Pierre, paroles de Jacques Plante ;
    • Les Baobabs et Baratin, paroles d’André Hornez et de Jean Valmy ;
      Chansons écrites pour Roger Nicolas qui les chante dans l’opérette Baratin.
  • 1950 :
  • 1951 :
  • 1952 :
    • Le vrai mambo, c’est vraiment beau, paroles d'André Hornez.
    • En nourrice, paroles de Maurice Vandair et Bourvil.
  • 1953 :
    • Elle et lui et Et puis…, paroles d'André Hornez.
    • Le Beau Pedro ; La Fontaine de Saint-Éloi ; L’Amour, l’Amour et La Pluie et le Beau Temps, paroles de Jean Nohain.
      Chansons écrites pour le film Soyez les bienvenus.
    • Mobilette ; À condition ; Moi j’aime les hommes ; Il faut toujours ; Coucher dessus, coucher dessous ; Les pyjamas ; Quoi qu’il en soit et Faisons semblant d’être amoureux, paroles d’André Hornez.
      Chansons écrites pour l’opérette Mobilette.
  • 1954 : Deux amoureux sur un banc et Mon petit moustique, paroles d’André Hornez ; Chapeau de paille, paroles d’Albert Willemetz et Jean Le Seyeux.
  • 1955 : Oui, oui, Paris et Y a pas d’quoi, paroles d’André Hornez.
  • 1956 :
  • 1957 : Maria Flora ; Sur ma charette sicilienne ; C’est pas d’ma faute ; Le Tambour du régiment ; Mia Cara Carina ; Toute seule à Paris ; Bonjour à Paris et La Porte du soleil, paroles de Raymond Vincy.
    Chansons écrites pour Rudy Hirigoyen et Lilo qui les chantent dans l’opérette Maria Flora.
  • 1958 : Allez ! Roulez !, paroles d’André Hornez.
  • 1959 :
    • Paris mes amours et Avec, paroles d’André Hornez.
      Chansons écrites pour Joséphine Baker qui les chante dans la revue Paris mes amours.
    • Bravo mon général ; Corsica mea et Rappelle-toi, paroles de Jean Valmy.
  • 1960 : Top Tipi Top, paroles de Raymond Vincy.
  • 1961 :
    • La Marche grecque ; Mon Grand ; Paris Paname et Consuela, paroles de Jean Cosmos.
      Chansons écrites pour Philippe Noiret et Jean-Pierre Darras qui les chante dans Les Béhohènes.
    • La Plus Belle Fille et Prends garde à toi, paroles d’André Hornez.
  • 1965 : Comme par hasard, paroles de Jacques Dambrois.
  • 1969 :
    • Si j’étais marin et Il fait beau, paroles de Jacques Mareuil.
      Chansons écrites pour Tino Rossi qui les chante dans l’opérette Le Marchand de soleil.
  • 1987 : C’est à Brasilia, paroles de Pascal Sevran.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Betti, C'est si bon ! Récit autobiographique, La Pensée universelle, Paris, 1993.
  • Henri Betti : Une vie en chansons, Paul Beuscher, Paris, 2006.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Prix Maurice-Yvain sur le site de la SACD.