Boulevard de Clichy
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Boulevard de Clichy
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| Situation | |||
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| Arrondissement | 9e arrondissement et 18e | ||
| Quartier(s) | Saint-Georges, Grandes-Carrières et Clignancourt | ||
| Début | Place de Clichy | ||
| Fin | Rue des Martyrs | ||
| Morphologie | |||
| Longueur | 935 m | ||
| Largeur | 42 m | ||
| Historique | |||
| Dénomination | arrêté du 30 décembre 1864 | ||
| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 2113 | ||
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Géolocalisation sur la carte : Paris |
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Le boulevard de Clichy est une voie entre les arrondissements 9 et 18 de Paris.
Sommaire |
Historique et description [modifier]
Ce boulevard, dont le nom provient de la place du même nom voisine, résulte de la fusion en 1864, des boulevards et chemins de ronde qui suivaient extérieurement et intérieurement le mur des Fermiers-Généraux. Le premier s'appelait boulevard des Martyrs, le deuxième boulevard Pigalle, et le troisième boulevard de Clichy.
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Peint par Paul Signac (1886).
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Peint par van Gogh (1887).
Lieux de mémoire [modifier]
- Au no 6, le peintre Degas a vécu et est mort au 5e étage de cette maison, en 1917 à 83 ans.
- Au no 8, Boris Vian a vécu dans une chambre de bonne du 6e étage de cet immeuble en 1951 avec sa compagne de l'époque la danseuse Ursula Kübler.
- Le no 11, fut habité par Delcassé, longtemps ministre des Affaires étrangères et qui eut comme locataire de nombreux artistes dont Picasso en 1909.
- no 12, pied-à-terre en 1910, du peintre Francis Tattegrain.
- Au no 18 boulevard Pigalle, James Abbott McNeill Whistler a peint le portrait de Joanna Hiffernan, la Fille Blanche, en hiver de 1861-62.
- Au no 36, actuellement théâtre de Dix-Heures. Daumier habita ici de 1869 à 1873.
- Au no 34, Maxime Lisbonne fonda vers 1880 Les Frites révolutionnaires, service de livraisons à domicile. Il créa ensuite au même endroit la Taverne du Bagne.
- Au no 42, emplacement du Café du Tambourin où Van Gogh exposa ses toiles en 1887, sans aucun succès.
- Au no 54 : emplacement des anciens cabarets Le Ciel et l’Enfer.
- Au no 64 : cabaret Les Trois Baudets.
- Au no 65 : le peintre Jean-Léon Gérôme eut ici son atelier et y mourut en 1904.
- Au no 68 : ancien emplacement du célèbre cabaret Le Chat noir
- Au no 72 : se trouve le Musée de l'érotisme
- Au no 77 : emplacement du lycée Jules-Ferry.
- Au no 82 : à partir de 1889, emplacement du Bal du Moulin-Rouge, fondé par Joseph Oller.
- Au no 100: théâtre des Deux-Ânes, ancien cabaret des Truands.
- Au no 104: en 1888, le peintre Fernand Cormon, y ouvre son Atelier Cormon. Lieu qui prit le nom d' Académie de La Palette, où enseigna Eugène Carrière (1849-1906)
- Au no 130: Logis de Picasso en 1909
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Le boulevard au niveau de la place Pigalle
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N°9 : passage Alfred-Stevens
Le terre-plein central du boulevard est une voie piétonne : la promenade Georges Ulmer.
Monument à Fourier [modifier]
Une statue de Charles Fourier a été inauguré en juin 1899 grâce au mouvement coopératif de Jean-Adolphe Alhaiza. Il est représenté assis ; « son attitude et sa physionomie donnent l’impression d’une grande puissance méditative ». Chacun des côtés du socle comporte une inscription : « Capital - Travail - Talent. A Charles Fourier, révélateur des lois de l’harmonie universelle réalisée par l’association intégrale - 1772-1837 » sur la face principale ; « Ce monument a été érigé par l’École sociétaire phalanstérienne, avec le concours des associations coopératives de production et de consommation. 4 juin 1899 » sur la partie postérieure ; « Théorie des quatre mouvements - Traité de l’association - Le nouveau monde industriel - La fausse industrie » sur une face latérale, et « Les attractions sont proportionnelles aux destinées - La série distribue les harmonies » sur l’autre.
Salué pendant la Première Guerre mondiale par quelques socialistes qui déclarent vouloir « réveiller les traditions de la Révolution française et du socialisme français contre le marxisme allemand », le monument est victime de l’Occupation : afin d’en récupérer le métal, une loi du Régime de Vichy de 1941 entraîne la destruction de nombreuses statues, dont celle de Fourier. Le socle est toujours visible aujourd’hui sur le terre-plein, au niveau du lycée-collège Jules-Ferry. Début 2011, une nouvelle sculpture a été posée sur ce socle évoquant La Quatrième Pomme en hommage à Charles Fourier sur laquelle sont gravés les contours des continents, le socle étant entouré de quatre côtés en verre coloré.
Ce site est desservi par les stations de métro Place de Clichy, Blanche et Pigalle.
Sources et références [modifier]
- Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Paris, éditions de Minuit, 1963 et son Supplément (1973)
- Guide de Paris mystérieux. Les Guides Noirs.1966
- Paris Guide 1807 - Librairie Internationale