Jane Marken

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Jane Marken

Nom de naissance Jeanne Berthe Adolphine Crabbe
Naissance
Paris (France)
Nationalité Drapeau : France Française
Décès (à 81 ans)
Paris (France)
Films notables Partie de campagne
Hôtel du Nord
Les Enfants du paradis
Manèges
Et Dieu… créa la femme

Jane Marken, pseudonyme de Jeanne Berthe Adolphine Crabbe, née le à Paris (10e) et morte le à Paris (4e), est une actrice française.

Sa vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Elle entre au Conservatoire national d'art dramatique, dont elle sort en 1915 avec un premier prix de comédie.

Elle est aussitôt engagée comme pensionnaire du théâtre national de l'Odéon. Fine et gracieuse, elle joue les rôles de jeunes premières, en particulier Suzanne du Mariage de Figaro de Beaumarchais. Après la parenthèse imposée par Jules Berry, son mari à l'époque, c'est avec des rondeurs en plus et son retour au théâtre qu'elle aborde les personnages qui font son succès aussi bien à la scène qu'à l'écran.

Elle fait ses débuts au cinéma sous la houlette d'Abel Gance en 1915, puis continue avec Jean Renoir, Julien Duvivier, Sacha Guitry, Jacques Becker et Marcel Carné. Dans Hôtel du Nord de Marcel Carné (1938), elle incarne Louise Lecouvreur, l'hôtelière. Elle exerce le même métier dans Les Enfants du paradis du même réalisateur (1945), dans le personnage de Madame Hermine. Elle a souvent joué des coquettes sur le retour et, à l'opposé, des mégères insupportables.

Elle trouve ses meilleurs rôles dans Partie de campagne de Jean Renoir (1936) et dans Manèges d'Yves Allégret (1949), où elle compose un personnage hors-norme : celui de la mère harpie de Simone Signoret.

Elle fait son ultime apparition dans le film L'Humeur vagabonde d'Édouard Luntz (1972).

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle fut la première femme de l'acteur Jules Berry[1] rencontré en 1920 lors d'un spectacle mais elle doit interrompre son métier en raison du caractère possessif et instable de son conjoint, qu'elle quitte plus tard sur un simple télégramme qui restera célèbre et relance aussitôt sa carrière.

Elle épouse, le 25 avril 1934 à Paris 17e, André Marie Désiré Berthellemy (seul mariage noté en marge de son acte de naissance).

Elle a également été la compagne du metteur en scène Yves Allégret qui lui a souvent confié un rôle dans ses nombreux films.

Après une période d'activité plutôt entrecoupée, elle finit par se retirer définitivement de la vie publique et professionnelle, à l'issue de son dernier rôle cinématographique brièvement joué en 1972. N'ayant pas fondé de vie familiale ni entretenu quelque relation amicale, l'ex-comédienne mène désormais une vie dans la plus profonde solitude[2].

Jane Marken meurt le à l'hôpital de l'Hôtel-Dieu de Paris des suites d'une crise cardiaque et sa disparition passe inaperçue malgré une carrière remarquable.

Sa dépouille a été selon ses vœux incinérée au cimetière du Père-Lachaise, l'urne contenant ses cendres a été placée au Columbarium (case no 17784...) avant d'être relevée d'office quelques années plus tard, faute de renouvellement de concession[2].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Chirat; Olivier Barrot, Les excentriques du cinéma français : 1929-1958, Paris : Henri Veyrier, 1983. (ISBN 9782851993045)
  • Yvan Foucart: Dictionnaire des comédiens français disparus, Mormoiron : Éditions cinéma, 2008, 1185 p. (ISBN 978-2-9531-1390-7)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Son acte de naissance no 10/242/1895 (site des Archives de l'état civil de Paris en ligne) mentionne un seul mariage : en 1934 avec André Berthellemy.
  2. a et b http://cinevedette4.unblog.fr/616-jane-marken/
  3. Réplique : « Ah ben vous alors !… »

Liens externes[modifier | modifier le code]