Presses de la Cité

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Repères historiques
Création 1943
Fondateur(s) Sven Nielsen
Fiche d’identité
Statut Éditeur élément d'un groupe d'édition
Siège social Paris
Drapeau de la France France
Collection(s) Futurama
Futurama Superlights
Langue(s) de
publication
Français
Diffuseur(s) Interforum
Société mère Place des éditeurs
Site officiel www.pressesdelacite.com

Les Presses de la Cité sont une maison d'édition française créée en 1943[1] par Sven Nielsen. Fils et petit-fils de libraires, venu à Paris en 1924, Sven Nielsen s'était spécialisé dans l'exportation de livres français à l'étranger avant de se lancer dans l'édition.

Historique[modifier | modifier le code]

Tout d'abord spécialisées dans la traduction de romans américains, les Presses de la Cité s'ouvrent à la littérature francophone en 1946 en publiant Je me souviens... de Georges Simenon (qui constitue la première partie de Pedigree). Au rythme de trois ou quatre titres par an, les Presses de la Cité publieront 140 romans et recueils de nouvelles de Simenon. Suivant l'exemple de Simenon, d'autres auteurs de langue française publient leurs œuvres chez les Presses de la Cité : Henri Queffélec, Cécil Saint-Laurent, Maurice Genevoix, René Barjavel, Konsalik.

À partir de 1958, la société se lance dans une vague d'acquisitions :

  • 1958 : Rachat d'Amiot-Dumont, créé en décembre 1946 sous le nom Le Livre contemporain, spécialisé dans les livres grand public et les récits de voyage.
  • 1959 : Rachat de la Librairie académique Perrin, créée en 1884.
  • 1961 : Rachat des éditions G.P., créées en 1945 sous le nom de Générale de publicité, spécialisées dans la littérature jeunesse et rebaptisées plus tard G.P. Rouge et Or.
  • 1961 : Rachat de Solar, spécialisé notamment dans les albums pour enfants et les livres d'humoristes.

En 1962, les Presses de la Cité inaugurent la collection de livres de poche Presses-Pocket. L'année suivante, elle fusionne avec les éditions Fleuve noir.

En avril 1965, Sven Nielsen prend la majorité de l'Union générale d'édition (UGE) créée en 1962 et qui comprenait les éditions Plon, 10/18, les Éditions du Rocher, Julliard, Jean-Jacques Pauvert, le distributeur Sequana. L'un des éditeurs, Christian Bourgois, fonde sa propre maison au sein de ce nouveau groupe des Presses de la Cité et en 1968, est nommé directeur de 10/18. Avec ces acquisitions, le groupe de Sven Nielsen devient le deuxième éditeur français derrière Hachette. Il s'est diversifié dans la littérature, les sciences humaines et la jeunesse[2].

En avril 1969, Nielsen s'associe avec le groupe Bertelsmann pour lancer, sur le modèle allemand, un club de livres, baptisé France Loisirs, qui connaîtra un succès rapide.

En janvier 1971, il réorganise la distribution du groupe en créant Les Presses de la Cité Diffusion (distributeur des Presses de la Cité, G.P. Rouge et Or et Presses-Pocket) et la Nouvelle Société Sequana (distributeur de Plon, Perrin, Julliard, Solar, 10/18, Bourgois et Le Rocher).

En 1973, les sociétés les Presses de la Cité, Diffusion et Sequana sont fusionnées sous le nom de Messageries du livre[3].

Le 30 décembre 1976, Sven Nielsen meurt à l'âge de 75 ans. Son fils Claude lui succède et doit céder des parts à la Générale Occidentale, une société d'investissement, qui permet le rachat de Garnier et Bordas-Dunod. Dirigée en 1986 par Jimmy Goldsmith, celui-ci revend les Presses de la Cité à la Compagnie générale d'électricité d'Ambroise Roux. Les Presses font désormais partie d'un ensemble dénommé Groupe de la Cité, lui-même inclus dans la holding CEP-Communication présidée par Christian Brégou et qui comprend Havas : avec 7 milliards (de francs) de chiffre d'affaires réalisés dans le livre, il est, en 1996, le premier éditeur français.

Par la suite, les Presses de la Cité furent rattachées en 2000 à Vivendi Universal Publishing (VUP). Mais, après la cession de VUP par Vivendi Universal en 2002 au Groupe Hachette puis à Wendel Investissement (2003), les Presses de la Cité intègre une nouvelle structure baptisée Editis. En 2008, Wendel revend Editis à l'Espagnol Grupo Planeta.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'après Jean-Yves Mollier in Dictionnaire encyclopédique du Livre, T.3, p. 279 et Philippe Schuwer, op. cit., p. 369.
  2. in Le Nouvel Observateur, 6 mai 1965.
  3. Les Presses de la Cité en quelque dates sur leur site.