Ambroise-Marie Carré

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Ambroise-Marie Carré
Biographie
Naissance
Fleury-les-Aubrais
Décès (à 95 ans)
Ancourt
Autres fonctions
Fonction laïque
Membre de l'Académie française

Ambroise-Marie Robert Carré[1] , né le à Fleury-les-Aubrais (France) et décédé le à Ancourt (France), est un prêtre dominicain francais, prédicateur et écrivain spirituel de renom. Il était membre de l'Académie française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ambroise-Marie Carré a fait ses études secondaires à l'Institution Notre-Dame de Sainte-Croix de Neuilly. Il est attiré par la Chine et les Missions étrangères, avant d'entrer dans l'Ordre des Prêcheurs en 1926, enthousiasmé par la lecture de Lacordaire et de recevoir l'ordination sacerdotale en 1933. Il appartient à la Communauté religieuse de La Tour-Maubourg des Dominicains de la Province de Paris. De 1936 à 1939, il est rédacteur en chef de la Revue des Jeunes.

Pendant la Seconde Guerre mondiale il est résistant et contribue à sauver de très nombreuses personnes persécutées sous le gouvernement de Vichy. Il fait partie alors du « club des 22 », le club des résistants composé de 22 personnes dont Pierre Messmer et Roland Dumas. Sa conduite exemplaire lui vaut la Légion d'honneur et la Croix de guerre à la Libération.

De 1947 à 1959, il est aumônier de l’Union catholique du théâtre et de la musique' chargée de la paroisse du spectacle, future Aumônerie des artistes (où il côtoie Maurice Chevalier, Madeleine Renaud, Jean-Louis Barrault, Louis de Funès qui était un homme de grande foi puis Jean Cocteau, Ionesco, Julien Green, Charles de Gaulle et bien d'autres personnes). Il organise des pèlerinages à Rome avec eux et des Petits frères des pauvres. De 1959 à 1966, il donne les Conférences de Carême à Notre-Dame de Paris[2].

En 1964, il est appelé par le pape Paul VI à donner les exercices spirituels au Vatican. À partir de 1966, il prêche souvent sur France Culture. Il prêche à Rouen pour la commémoration de la mort de Jeanne d'Arc et donne aussi des conférences, par exemple au Casino de Deauville[3].

Grand prédicateur et auteur de nombreux ouvrages sur la foi catholique, il est élu membre de l'Académie française, le 26 juin 1975, au fauteuil 37, celui du cardinal Jean Daniélou.

Il avait sur son bureau un gros panneau, de dix centimètres, avec écrit en gros caractères sa devise : « Souviens-toi d’aimer ». Il repose au Cimetière du Montparnasse, 9e division[4].

Œuvres et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Compagnons d’éternité. Le sacrement de mariage, Cerf, 1938.
  • L’Imitation de la Vierge Marie. Textes choisis et présentés par Philippe Verdin, o.p., Paris Cerf, 2007, 176 pp., (coll. Épiphanie), (ISBN 2-204-08527-4)
  • Souviens-toi d'aimer. Hommage au Père Carré (1908-2004), textes qui furent prononcés à la cathédrale de Paris le 22 janvier 2004 pour ses obsèques, mars 2004, éditions Le Cerf, (ISBN 2-204-07528-0)
  • Œuvres du Père Carré et sur le Site de la Librairie du Cerf

Reconnaissance publique[modifier | modifier le code]

  • Depuis le 1er octobre 2007, il existe une association des amis du Père Carré, ayant pour but de contribuer au rayonnement de l’œuvre du Père Carré ; après avoir été présidée par le frère dominicain Nicolas-Jean Sèd, elle est actuellement animée par le frère dominicain Benoît Vandeputte.
  • À la demande de l'Association, et sur proposition de Bertrand Delanoë, maire de Paris, une résolution a été adoptée à l’unanimité lors de la séance du Conseil de Paris des 16 et 17 mai 2011 afin de baptiser "place du Révérend Père Carré" la place située à l’intersection de la rue du Faubourg Saint-Honoré et de la rue Berryer. Cette place est située dans le 8e arrondissement de Paris, face à l’entrée du couvent dominicain de l’Annonciation, 222 rue du Faubourg Saint-Honoré.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les prénoms sont donnés dans cet ordre dans le Who's Who in France, édition 1990-1991. Le site de l'Académie française donne pour prénoms « Robert-Ambroise-Marie ». Tous ses ouvrages sont parus sous le nom « Ambroise-Marie Carré » ou « A. M. Carré ». Dans son discours de réception, René Girard qui lui succède à l'Académie française ne l'appelle pas autrement qu'Ambroise-Marie Carré.
  2. « Photographie Le Révérend Père Ambroise Marie Carré (1908-2004), prêchant à Notre-Dame de Paris. LIP-6853-001 », sur Paris en images,‎ (consulté le 12 Novembre 2009)
  3. « Frère Ambroise-Marie Carré, par son neveu, le frère Paul-Dominique Marcovits », sur site des Dominicains,‎ (consulté le 12 Novembre 2009)
  4. « CARRÉ Ambroise-Marie (1908-2004) », sur site personnel de Philippe Landru,‎ (consulté le 12 Novembre 2009)


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