Fréhel (chanteuse)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Fréhel.

Fréhel

Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait de Fréhel qui se nommait alors Pervenche en 1908.

Nom de naissance Marguerite Boulc'h
Alias
Pervenche, puis Fréhel
Naissance
Paris, France
Décès (à 59 ans)
Paris, France
Nationalité France Française
Profession Chanteuse
Actrice

Fréhel, de son vrai nom Marguerite Boulc'h, née à Paris, au numéro 2 du boulevard Bessières, le , et morte dans cette même ville le , était une chanteuse qui a marqué la période de l'entre-deux-guerres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marguerite est la fille d'un couple de bretons originaire de Primel-Trégastel[1], hameau de la commune de Plougasnou (Finistère). Son père est un ancien cheminot devenu invalide, ayant perdu un bras, happé par une locomotive, tandis que sa mère, concierge, se livrait accessoirement à la prostitution. La jeune Marguerite grandit dans les quartiers les plus populaires de Paris. À quinze ans, elle est vendeuse de cosmétiques de porte à porte. Son travail lui permet de rencontrer la Belle Otero, artiste alors adulée, qui admire son audace et ses formes ainsi que sa voix particulière, lui propose de chanter sous le nom de « Pervenche ».

Son répertoire « réaliste » commence à la faire connaître entre 1908 et 1910.

Elle épouse, à Paris (IIe) le , Robert Hollard (alias Roberty), un jeune comédien amateur de music-hall qu'elle avait rencontré à la taverne de l'Olympia. Le couple donne naissance à un enfant qui meurt en bas-âge et la jeune mère est rapidement abandonnée par son séduisant compagnon qui lui préfère Damia. Leur divorce est prononcé le . Elle noue ensuite une relation de courte durée avec Maurice Chevalier qui décide de la quitter pour Mistinguett.

Bien qu'auréolée de succès, Fréhel (ainsi surnommée désormais en référence au cap breton du même nom) fuit une vie sentimentale désastreuse et finit par plonger dans l'alcool et la drogue. Elle quitte la France pour l'Europe de l'Est et la Turquie, d'où l'ambassade de France la rapatrie dans un état lamentable en 1923.

En 1925, l'« inoubliable inoubliée » remonte sur les planches de l'Olympia pour le plus grand plaisir d'un public qui ne se lasse pas de ses couplets réalistes. Son physique méconnaissable - elle s'est considérablement empâtée - lui ouvre paradoxalement les portes du cinéma. Elle tourne notamment dans Cœur de lilas en 1931, Le Roman d'un tricheur en 1936, Pépé le Moko en 1936, où elle interprète l'inoubliable Où est-il donc ?, La maison du Maltais en 1938.

Le , elle épouse à Paris Georges Boettgen.

En 1950, Robert Giraud et Pierre Mérindol inviteront Fréhel à se produire devant le public parisien dans une ancienne salle de bal, les Escarpes, située près de la place de la Contrescarpe. Ce seront les dernières apparitions publiques de la chanteuse.

Elle ne se relèvera jamais de ses drames passés. C'est dans une chambre sordide d'un hôtel de passe, au 45 de la rue Pigalle, qu'elle meurt seule le . Une foule importante assistera à son enterrement. Elle est inhumée au cimetière de Pantin.

Depuis, nombre de chanteurs se réclament de son influence : Charles Trenet, Mano Solo, Jacques Higelin, Serge Gainsbourg ou Renaud.

Si tu n'étais pas là

Discographie[modifier | modifier le code]

La discographie de Fréhel s'étend de 1908 à 1939, elle grava son 1er disque chez Odéon en juin 1908 sous le nom de Pervenche-Fréhel, disque qu'il ne faut guère plus espérer trouver. Fait rarissime, elle ne retrouva le chemin des studios qu'en 1926, soit 18 ans après son 1er phonogramme, elle grave dès lors chez Idéal, Inovat, Ibled, Odéon saphir, Parlophone, puis chez Polydor et Columbia dans les années 1930, les disques des années 1920 sont relativement rares. Son dernier disque fut La java bleue, réédité chez Columbia Records en 1951, année de la disparition de Fréhel. Son activité cinématographique s'étale de 1931 à 1949. On l'entend une dernière fois en 1950 sur Radio-Lausanne, un disque Pyral de cette ultime intervention a miraculeusement été conservé.

Chansons[modifier | modifier le code]

  • J'ai l'cafard (1927)
  • La Valse des coups de pieds au… boum (1927)
  • La Réserve
  • L'Obsédé (1930)
  • Pauvre grand (1930)
  • Sous la blafarde (1930)
  • Comme un moineau (1930)
  • Comme une fleur (1931)
  • La Coco (1931)
  • Quand on a trop de cœur (1931)
  • La Chanson du vieux marin (1931)
  • À la dérive (1931)
  • Musette (1932)
  • Le Grand Léon (1933)
  • C'est un mâle (1933)
  • Si tu n'étais pas là (1934)
  • La Peur (1935)
  • Il encaisse tout (1935)
  • Il est trop tard (1935)
  • Où sont tous mes amants ? (1935)
  • Rien ne vaut l'accordéon (1935)
  • La Valse à tout le monde (1936)
  • Le Fils de la femme poisson (1936)
  • Les filles qui la nuit… (1936)
  • Maison louche (1936)
  • Tel qu'il est (1936)
  • Et v'la pourquoi (1936)
  • Où est-il donc ? (1936)
  • Sous la flotte (1936)
  • Tout change dans la vie (1936)
  • C'est un petit bal musette (1936)
  • Pleure (1937)
  • Derrière la clique (1938)
  • L'Amour des hommes (1938)
  • La Chanson des fortifs (1938)
  • La Môme Catch-catch (1938)
  • Ohé ! les copains ! (1939)
  • La Der des der (1939)
  • La Java bleue (1939)
  • Sans lendemain (1939)

Reprises et hommages[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Roman bibliographique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]