Deborah Kerr

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Deborah Kerr

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Deborah Kerr dans Quo vadis (1951)

Nom de naissance Deborah Jane Kerr-Trimmer
Surnom The English Rose
Naissance
Drapeau : Écosse Helensburgh, Écosse
Nationalité Drapeau du Royaume-Uni Britannique
Décès (à 86 ans)
Botesdale (en), Royaume-Uni
Films notables Les Mines du roi Salomon
Quo vadis
Tant qu’il y aura des hommes
Le Roi et moi
Elle et Lui

Deborah Kerr (née Deborah Jane Kerr-Trimer, le à Helensburgh, Écosse, Royaume-Uni et morte le à Botesdale, Suffolk, Royaume-Uni), est une danseuse et actrice écossaise qui, après des débuts prometteurs au Royaume-Uni pendant la guerre, devint dans les années 1950 l'une des plus grandes stars d'Hollywood.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle se marie en 1945 avec Anthony Bartley, un militaire avec qui elle a deux filles. Le couple divorce en 1959. Un an plus tard elle épouse le scénariste Peter Viertel.

Révélée par le réalisateur Michael Powell dans ses films Colonel Blimp et Le Narcisse noir, elle est repérée par les studios hollywoodiens qui lui font traverser l'Atlantique. Considérée comme l'une des plus grandes actrices hollywoodiennes des années 1950 et nommée six fois à l'Oscar de la meilleure actrice, Deborah Kerr était l'un des plus beaux exemples d'artistes européens faisant carrière aux États-Unis. D'abord danseuse, elle débute sur grand écran dans les années 1940, mais c'est en traversant l'Atlantique qu'elle connaît la reconnaissance internationale.

Également femme de théâtre, elle est nommée Commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique (CBE) par la reine Elizabeth II en 1998.

Souffrant depuis plusieurs années de la maladie de Parkinson, elle meurt le dans le Suffolk, dans l'est de l'Angleterre.

Carrière américaine[modifier | modifier le code]

Deborah Kerr colour Allan Warren.jpg

Engagée par la MGM, le principal studio de cinéma américain, en 1947, le talent de Deborah Kerr lui permet de s'affirmer aussitôt face aux plus prestigieux acteurs de la firme : Clark Gable dans Marchands d'illusions de Jack Conway ou Spencer Tracy dans Edouard mon fils de George Cukor. Mais c'est le film d'aventures historiques qui l'impose surtout auprès du grand public : dès 1950 dans Les Mines du roi Salomon d'après Henry Rider Haggard au côté de son compatriote (et ex amant) Stewart Granger, où elle impose sa distinction autant que son énergie, en 1951, en héroïne pure et martyrisée, dans le péplum Quo Vadis ? réalisé par Mervyn LeRoy (qui lance la mode du genre pendant plus de dix années) avec Robert Taylor, en 1952 dans Le Prisonnier de Zenda adapté d'Anthony Hope (où elle retrouve Granger). Ces trois films ont beaucoup fait pour son image de star et elle reviendra au genre sporadiquement (Tonnerre sur le temple avec Alan Ladd).

En 1953 l'actrice s'illustre au milieu d'une distribution presque exclusivement britannique (avec notamment une autre rousse, Greer Garson, importée quelques années plus tôt par Louis B. Mayer et qui tient des emplois proches de ceux dévolus à Deborah) dans l'adaptation de la pièce de Shakespeare Jules César par Joseph L. Mankiewicz, et dans le drame de guerre Tant qu'il y aura des hommes mis en scène par Fred Zinnemann, dans lequel elle vit une histoire d'amour passionnée avec Burt Lancaster - la scène de la plage figure dans toutes les anthologies de l'érotisme au cinéma… Dès lors, Kerr s'impose comme une des principales stars de la MGM. Elle collectionne les cinéastes de premier plan (Edward Dmytryk, Henry King, John Frankenheimer) qui lui donnent pour partenaires aussi bien l'incandescent Robert Walker qu'un Gary Cooper vieillissant, William Holden, Gregory Peck, ou encore le binôme Frank Sinatra et Dean Martin. Sans figurer parmi les grandes beautés de l'écran, Deborah Kerr tient constamment le premier rôle féminin au côté des plus séduisants comédiens, excepté dans La Reine vierge dont le rôle titre est tenu par Jean Simmons.

L'actrice s'essaie avec succès à la fantaisie dans une nouvelle adaptation du musical Le Roi et moi (1956) avec Yul Brynner en roi du Siam. Cependant les critiques reprochent à Mayer de la maintenir dans des compositions plutôt sages et corsetées, selon le système du nabab (sainte ou putain), ce qui n'exclue pas une audace limitée : la même année, elle séduit un adolescent dans Thé et sympathie de Vincente Minnelli d'après la pièce de Robert Anderson. L'année suivante, elle incarne une religieuse tentée par l'amour et la chair (en la personne de Robert Mitchum) dans Dieu seul le sait de John Huston, et forme avec Cary Grant le couple vedette de Elle et Lui, sommet du drame romantique réalisé par Leo McCarey. La décennie s'achève avec sa participation à deux adaptations littéraires : Bonjour tristesse d'Otto Preminger et Tables séparées, les deux avec David Niven, d'après Françoise Sagan et Terence Rattigan, où la concurrence féminine se fait plus pressante (Rita Hayworth sur le déclin et la nouvelle venue Jean Seberg). Mais aucune des deux ne transporte le public.

La décennie suivante amorce le retrait de Deborah Kerr. Elle retrouve Zinnemann pour Horizons sans frontières et Ailleurs l'herbe est plus verte de Stanley Donen constitue une sorte de jubilé au regard de sa distribution nostalgique : Cary Grant, Robert Mitchum, Jean Simmons… À l'opposé, Les Innocents de Jack Clayton, inspiré d'un célèbre roman de Henry James, lui vaut un regain de succès. En 1964, la star figure en bonne place dans La Nuit de l'iguane de Huston, encore une adaptation (de Tennessee Williams cette fois) mais son travail subtil est éclipsé par les compositions en force de Richard Burton et Ava Gardner et par la présence de la nymphette Sue Lyon. En 1967, Kerr se prête à la parodie dans le James Bond humoristique Casino Royale, avec David Niven en espion retraité, ainsi que Peter Sellers, Orson Welles et la bombe Ursula Andress. Deux ans plus tard, L'Arrangement d'Elia Kazan (d'après son propre roman) lui donne pour rivale auprès de Kirk Douglas la jeune Faye Dunaway, et lui offre l'occasion de jeter ses derniers feux cinématographiques.

Dans les années 1980, Deborah Kerr apparaît fugitivement à la télévision, notamment dans la mini-série sentimentale L'Espace d'une vie, et ne revient au cinéma qu'en 1985 pour l'obscur The Assam Garden.

Filmographie non exhaustive[modifier | modifier le code]

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