Rue

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rue (homonymie).
La 42e rue à New York.
Une rue piétonne à Dijon.
Une rue de terre battue à Cuba.
Une ruelle à Hama en Syrie.

La rue est un espace de circulation dans la ville qui dessert les logements et les lieux d'activité économique. Elle met en relation et structure les différents quartiers, s'inscrivant de ce fait dans un réseau de voies à l'échelle de la ville. Au niveau local, c'est aussi un espace public, lieu de rencontres et d'échange (notamment par les commerces) où s'exerce et se construit la sociabilité des individus et des groupes sociaux. Enfin, par le biais de la manifestation, la rue peut devenir un lieu de contestation. C'est donc potentiellement un espace politique, particulièrement dans les quartiers centraux.

La rue se distingue des autres voies urbaines (voirie) comme les allées, les cours ou les boulevards et avenues par sa relative faible largeur notamment, et par l'absence de contre-allées. Une rue particulièrement étroite peut être qualifiée de ruelle. Une rue ne possédant qu'un point d'entrée est une impasse ou un cul-de-sac. La (ou les) voie(s) permettant d'accéder à l'entrée d'une rue sont ses tenants; la (ou les) voie(s) situées à l'autre extrémité de la rue sont ses aboutissants.

Il peut y avoir une séparation des flux de circulation par type d'usagers :

Noms de rues[modifier | modifier le code]

Un nom de rue (et de voie en général) s'appelle un odonyme.

Les rues sont souvent nommées d'après des personnalités, des lieux ou des dates d'événements particuliers, de notoriété locale ou élargie.

Dans les villes récentes dont le plan est en quadrillage, les rues portent parfois simplement un numéro en guise de nom (ce principe est utilisé essentiellement en Amérique du Nord).

Dans les quartiers récents et périphériques, pour des raisons mnémoniques, on choisit souvent un thème commun pour toutes les rues du quartier (par exemple, noms de musiciens, noms d'oiseaux, de fleurs...).

Plan de numérotation des maisons et immeubles[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Numérotation des immeubles.

Selon les pays, les numéros sont attribués de manière systématique ou non. Quelques règles de numérotation fréquemment appliquées :

  • numéros pairs d'un côté de la rue et numéros impairs de l'autre ;
  • numéros croissants dans la direction opposée au centre-ville ;
  • numéros arbitraires se suivant un à un, avec utilisation éventuelle de numéros bis et ter pour départager des subdivisions d'une parcelle portant initialement un seul numéro ;
  • numéros représentant une distance (en mètres) depuis l'entrée de la rue.

En France, les numéros sont attribués par la commune ou son agglomération de façon non systématique, et indépendamment des services postaux, par côtés pairs et impairs, en numérotation métrique ou non.


Professionnels travaillant dans la rue en France[modifier | modifier le code]

Les éducateurs de rue ou Éducateurs spécialisés en Prévention Spécialisé[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Prévention spécialisée.

Les éducateurs de rue sont des personnes travaillant dans le cadre d'une mission de service public d'aide à la jeunesse.

En Prévention Spécialisé (PS), bien que travaillant généralement pour des associations, ils exercent leur travail dans le cadre « d'une mission de service public ». Concrètement, les éducateurs de prévention, généralement des éducateurs spécialisés, vont à la rencontre des jeunes dans leurs lieux de rencontre, principalement la rue ; c'est pourquoi ils sont régulièrement appelés « éducateurs de rue ».

De par le niveau de compétences requis aujourd'hui, les qualifications et l'expérience des membres des équipes de préventions sont de plus en plus élevés et ceci pour des salaires équivalents à d'autres secteurs. Les travailleurs sociaux de ce secteur sont donc en général des militants et des professionnels aguerris. Un parcours professionnel riche, des formations universitaires et un travail sur soi complètent aujourd'hui souvent un diplôme. Pour ce qui est de l'éducateur spécialisé (ou son équivalent), il doit posséder une technique (3 ans) en éducation spécialisée qui se donne dans les cégeps au Québec... Il existe un équivalent : la Technique d'intervention en délinquance, qui œuvre plus spécifiquement en délinquance ou en Centre d'hébergement pour jeunes.

Le samu social[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Samu social.

Le Samu social est une structure d'aide aux sans abri. Le premier fut le Samu social de Paris, créé en 1993 par Xavier Emmanuelli. Les Samu sociaux sont joignables en France par le numéro de téléphone « 115 ».

Xavier Emmanuelli a par la suite créé le Samu social international, une association loi 1901 (statuts déposés le 3 juillet 1998). Le siège du Samu social a été inauguré le 19 décembre 1996 sans le 12e arrondissement de Paris, 35, avenue Courteline, dans l'hospice Saint-Michel.

Le but du Samu social international est de « secourir selon la philosophie de la Déclaration universelle des droits de l'homme en réaffirmant les principes de liberté, d'égalité, de fraternité et de solidarité », et de « créer, promouvoir et soutenir des dispositifs analogues à ceux mis en œuvre par le Samu Social de Paris ».

Le terme « SAMU » signifie initialement « service d'aide médicale urgente » ; ce terme a été lexicalisé (l'acronyme est devenu un mot à part entière), synonyme d'« organisme s'occupant en urgence de la détresse ». Dans le cadre du Samu social, on lui a redonné un sens acronymique (rétroacronyme):

  • « service d'aide mobile d'urgence social » ;
  • « service ambulatoire d'urgences » dans le cas du Samu social international.

Les travailleuses de la rue ou prostitué(e)s[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Prostitution.

La prostitution de rue ou tapin est une prostitution qui consiste à racoler les clients en marchant sur la voie publique, en prétendant faire de l'auto-stop, ou assise (chaise personnelle, escaliers d'entrée d'immeuble, etc.), mais généralement dans une tenue aguichante. La forme la plus voyante est limitée par la police à certaines rues et certains horaires, dits du quartier chaud mais certaines prostituées à l'allure discrète opèrent dans les quartiers passants. Les premiers prix pour une « passe » se situent autour de 40 euros. En 2004, dans l'ouest de l'Europe, des filles proposaient généralement des services dans la voiture à 30 et 50 euros pour dix minutes. Dans certains pays cette prostitution a lieu le long des routes passantes et sur les aires d'autoroute. La prostitution de rue est considérée comme la forme la plus dangereuse d'activité[1].


Brigade anticriminalité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Brigade anticriminalité.

La Bac est issue des Brigades de surveillance de nuit (BSN), qui comme leur nom l'indique n'opéraient que de nuit - le changement de nom a donc coïncidé avec une extension du mandat.

La brigade anti-criminalité de nuit fut créée en 1971 par le commissaire Robert Broussard, avec l'objectif de lutter plus efficacement contre la délinquance. Opérant de 22h30 à 6h30 du matin, deux cents policiers en tenue étaient en poste à Paris et pouvaient être regroupés très rapidement pour faire face aux situations de trouble de l'ordre public.

Depuis avril 1996, des brigades anti-criminalité de jour luttent contre les délits sur la voie publique dans les zones les plus sensibles du pays. Les interventions des cent cinquante-six policiers en tenue qui y sont affectés s'inscrivent en complément de celles menées par les commissariats. En fonction des événements, chacune des brigades s'organise en patrouilles légères ou en unité constituée.


Il y a plusieurs types de Bac : les Bac départementales et les Bac locales (ces dernières travaillant en milieu urbain et le plus souvent dans la rue), chacune d'elles pouvant fonctionner avec un roulement de nuit et de jour. Le cycle et les horaires de travail sont adaptés aux évolutions de la délinquance, analysée quotidiennement à l'aide de la cartographie informatisée.

Types de rue[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Noms de rue en France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Claude Goasguen - Député de Paris, 14ème circonscription - 16ème Sud

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Rues de villes du monde

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les langages de la rue, Espaces et sociétés, n°90-91, 1997.
  • La rue, Informations sociales, n°60, 1997.
  • La rue, Pouvoirs, n°116, 2004 pdf.
  • Philippe Chaudoir, Discours et figures de l'espace public à travers les arts de rue : la ville en scène, L'Harmattan, Paris, 2000.
  • Françoise Coblence et Sylvie Couderc (dir.), L’esthétique de la rue. Actes du colloque d’Amiens, Paris, L’Harmattan, 1998.
  • Antoine Fleury, « La rue : un objet géographique ? », Tracés, revue de sciences humaines, n°6, 2004.
  • Jean-Loup Gourdon, La rue – Essai sur l’économie de la forme urbaine, Paris, L’Aube, 2001.
  • Alain Leménorel (dir.), La rue, lieu de sociabilité ?. Rencontres de la rue : actes du colloque de Rouen, 16-19 novembre 1994, Publications de l’université de Rouen, Rouen, 1997.

Liens externes[modifier | modifier le code]