Association des écrivains combattants

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L'Association des écrivains combattants est une association fondée par José Germain après la Première Guerre mondiale et visant à défendre les intérêts des écrivains survivants et la mémoire de ceux tombés au champ d'honneur.

Le souvenir des écrivains morts pendant les deux guerres[modifier | modifier le code]

L’association a été fondée le 27 juin 1919, poursuivant l'édition hors commerce du Bulletin des écrivains, publication mensuelle dès la fin de l'année 1914 des récits, journaux, nouvelles ou romans écrits par les écrivains mobilisés[1]. Le 15 octobre 1927, Gaston Doumergue, président de la République française, inaugurait au Panthéon à Paris des tables de marbre portant le nom de 560 écrivains morts pendant la Première Guerre mondiale. Le 2 juillet 1949, 197 noms d’écrivains morts pendant la Seconde Guerre mondiale y furent ajoutés[2]. Le nombre d’inscrits sur ces tables est légèrement différent selon la Liste des personnes citées au Panthéon de Paris.

Parmi ses présidents figurent : Henry Malherbe, Claude Farrère, Roland Dorgelès, Maurice Genevoix, Jacques Chabannes, Erwan Bergot et parmi ses lauréats : Louis Weiss, le Père Bruckberger, le Professeur Jean Bernard, Paul Guth, Maurice Schumann, Pierre Messmer… En 1997, l’association a décidé d’élargir son cercle d’adhérents en s’ouvrant à des écrivains n’ayant pas été combattants. Elle est présidée actuellement par Jean Orizet qui a succédé à Michel Tauriac.

L’activité littéraire[modifier | modifier le code]

En 1924, une anthologie de cinq volumes des écrivains morts à la guerre est publiée. L’association publie deux à trois fois par an un bulletin, Écrivains combattants, gazette de l’association. Il rend notamment compte des publications de ses membres. Elle gère une bibliothèque installée depuis mars 2009 à Rueil-Malmaison, dans une pièce du Centre Culturel municipal.

L’association est également chargée de l’attribution de plusieurs prix littéraires, portant notamment le nom de plusieurs de ses anciens présidents (Henry Malherbe, Claude Farrère, Roland Dorgelès, ou Jacques Chabannes). Les prix littéraires sont remis à l’occasion de l'assemblée générale de l’association.

Les prix littéraires de l'Association des écrivains combattants sont les suivants[2] :

Le prix Pierre-Delbès[modifier | modifier le code]

Ce prix littéraire créé en 1986 à l’initiative de l’Association des écrivains combattants est remis chaque année à l’occasion de l’assemblée générale de l’association. Il est décerné « à un ouvrage sur la nature[3]. »

Liste des lauréats[modifier | modifier le code]

La forêt des écrivains combattants[modifier | modifier le code]

Stèle d'entrée de la forêt des écrivains combattants.

En 1930, des inondations ravagent une grande partie du sud-ouest de la France, notamment le département de l’Hérault. Le déboisement est mis en cause et la replantation est souhaitée par les pouvoirs publics. L’Association des Ėcrivains Combattants, alors présidée par Claude Farrère décide, en 1931, de participer à ce mouvement en créant la forêt des écrivains combattants, plantée de pins et de cèdres sur 135 hectares. Elle s’est associée au Touring club de France (TCF)[4].

La forêt a été plantée dans le massif montagneux du Caroux-Espinouse, sur le territoire des communes de Combes et Rosis (Hérault). Elle se situe à l’intérieur du périmètre du Parc naturel régional du Haut-Languedoc[5].

Certaines allées de la forêt sont baptisées de noms d’auteurs inconnus. Roland Dorgelès, écrivait qu’il avait semblé « juste d’honorer les jeunes, les méconnus, les débutants, qui ne laissaient, pour survivre, que quelques pages dispersées : ceux dont j’ai dit un jour qu’ils ont versé peu d’encre, mais tout leur sang[5] ». Les noms d’écrivains morts pendant la Deuxième Guerre mondiale sont ajoutés en 1952. Deux femmes figurent parmi les 65 écrivains qui ont donné leur nom à des allées de la forêt, Marietta Martin et Irène Némirovsky[6].

Le 13 juillet 1952, Pierre Chanlaine, président l’Association des écrivains combattants, remet la propriété de la forêt à l’État. Elle devient une forêt domaniale et est aménagée comme site de promenade[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nicolas Beaupré, « Du Bulletin des écrivains de 1914 à l’association des écrivains combattants : des combats de la mémoire, 1914-1927) ». In La Politique et la Guerre. Pour comprendre le xxe siècle européen, Paris, Agnès Viénot, 2002, p. 301-315
  2. a et b Site officiel de l’Association des Ėcrivains Combattants
  3. Site officiel de l’Association des écrivains combattants
  4. Georges Beaume : La forêt des écrivains combattants, in L’Opinion, Paris, 1930
  5. a, b et c Jacques-Louis Delalande : La forêt des écrivains morts à la guerre, in Écrivains combattants, décembre 2005, n° 108
  6. Gérard David : La forêt des écrivains combattants, in La Cohorte, novembre 2006, n° 186

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]