Hôpital Necker-Enfants malades

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Hôpital Necker-Enfants malades
Image illustrative de l'article Hôpital Necker-Enfants malades
Hôpital Necker, entrée rue de Sèvres
Présentation
Coordonnées 48° 50′ 42″ N 2° 18′ 56″ E / 48.844998, 2.31553948° 50′ 42″ Nord 2° 18′ 56″ Est / 48.844998, 2.315539  
Pays Drapeau de la France France
Ville Paris
Site web www.hopital-necker.aphp.fr
Géolocalisation sur la carte : Paris

Le centre hospitalier Necker-Enfants malades est une des deux composantes du groupement hospitalier Necker-Enfants malades/Saint-Vincent-de-Paul et un des hôpitaux du groupement hospitalier Ouest (GHU Ouest) de l'Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP) situé dans le 15e arrondissement de Paris.

Ce centre hospitalier dépend de la Faculté de médecine Paris-Descartes.

L’hôpital des Enfants malades est un hôpital spécialisé en pédiatrie. Toute la palette des activités de médecine et de chirurgie de l’enfant est présente. L'hôpital Necker dispose de services spécialisés pour les adultes.

On y trouve un service d'urgences pédiatriques. Le SAMU de Paris y est hébergé, ainsi qu'un dépôt de SMUR.

Centre de référence pour certaines maladies rares et pour certaines pathologies particulièrement lourdes ou complexes, l’hôpital Necker-Enfants malades rayonne au-delà de Paris et de l’Île-de-France : plus de 20 % des patients hospitalisés viennent de province ou de l’étranger.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Hôpital Necker a été fondé en 1778 par Madame Necker, née Suzanne Curchod, mère de Madame de Staël et épouse de Jacques Necker, Directeur général des finances (ministre des Finances) de Louis XVI. Sous le nom d'« Hospice de charité des paroisses de Saint-Sulpice et du Gros Caillou », il prend place dans les bâtiments du couvent des Bénédictines Notre-Dame-de-Liesse[1]. Il prendra le nom d'hôpital Necker en 1802. Cet hôpital de 120 lits soigne les malades "avec toutes les attentions et la plus tendre humanité" en n'en couchant qu'un seul par lit (et non 5 ou 6).

Salle de cours en 1921

L'Hôpital des Enfants malades est une création du Conseil général des hospices, instauré en janvier 1801 pour gérer l'ensemble des structures sanitaires et sociales de Paris. Dans le but de réorganiser les secours hospitaliers, le Conseil propose une classification nouvelle fondée sur la distinction entre "hôpitaux communs" et "hôpitaux spéciaux". Il annonce en décembre 1801 la création d'un établissement « pour les enfants des deux sexes âgés de moins de quinze ans » (arrêté du 4 décembre 1801). L'hôpital des Enfants malades est officialisé par l'arrêté du 18 floréal an 10 (8 mai 1802) et ouvre au mois de juin 1802 sur l'emplacement de la Maison de l'Enfant Jésus, orphelinat-hôpital. Fort de 250 lits, il s'agit du premier hôpital pédiatrique au monde[réf. nécessaire]. Avec son jardin, il occupe cinq hectares entre les rues de Sèvres et de Vaugirard. Les enfants sont répartis selon leurs maladies et leur sexe, dans de grandes salles de 30 à 40 lits. Ils disposent de promenoirs distincts, plantés de tilleuls. L'hygiène est respectée. Les convalescents et les enfants affectés de petite vérole sont hospitalisés dans des bâtiments à part. Le personnel de l'hôpital comprend alors 2 médecins, 1 chirurgien, 1 pharmacien et 8 élèves, 6 surveillantes et 33 infirmières. Le regroupement des enfants favorise l'étude des maladies pédiatriques. Le nombre de lits dépasse 600 en 1850. Jean-Louis Baudelocque, Jacques-Joseph Grancher, Antonin Bernard Jean Marfan y pratiquent.

Les deux hôpitaux contigus sont réunis dans les années 1920, conservant leurs spécificités propres (adultes - enfants).

Découvertes, premières et innovations[modifier | modifier le code]

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  • En 1972, Claude Griscelli et son équipe réalisent la première greffe de moelle osseuse d'un déficit immunitaire héréditaire sévère en bulle (bébés bulles).
  • En 1999, Alain Fischer et Marina Cavazzana-Calvo y réalisent la première thérapie génique au monde[réf. souhaitée].
  • Avril 2000 : 1er succès mondial d’une thérapie génique dans le traitement du déficit immunitaire héréditaire. Guérison de plusieurs bébés bulle (professeurs Cavazzana-Calvo et Fischer).
  • Mai 2000 : un vaccin thérapeutique contre les formes graves d’infection par l’hépatite B mis au point par une équipe de l’hôpital est testé pour la 1ère fois en France (Pr Berthelot).
  • Septembre 2000 : 1re mondiale en cardiologie pédiatrique avec l’implantation sans geste chirurgical d’un stent équipé d’une prothèse valvulaire biologique (Pr Kachaner).
  • Novembre 2000 : 1re naissance après un diagnostic préimplantatoire (DPI) en collaboration avec l’hôpital Antoine-Béclère (Pr Dumez).
  • Janvier 2002 : mise au point de la première méthode de dépistage d’une maladie génétique à partir d’une une simple prise de sang chez la future mère. Puis mise au point d’une technique permettant de repérer les cellules tumorales circulant dans le sang (Pr Paterlini).
  • 2006 : mise en évidence de nouvelles mutations responsables du diabète néonatal et d’une nouvelle forme de diabète de type 2 chez l’adulte. Une découverte qui permet de traiter certains diabètes avec des comprimés. (Pr Polak).

Principales activités[modifier | modifier le code]

20 % des patients hospitalisés viennent de l'extérieur de l'Île-de-France et de l'étranger. L'activité de recours est forte : 12 % des hospitalisations contre une moyenne de 2 % pour les CHU français.

Pédiatrie[modifier | modifier le code]

L'hôpital représente 30 % de l'activité d'hospitalisation de pédiatrie de l'AP-HP.

Maladies génétiques[modifier | modifier le code]

Une orientation vers les maladies génétiques a été donnée aux Enfants-Malades dans les années 1950 par Maurice Lamy, Jean Frézal et Pierre Maroteaux qui ont su rassembler un grand nombre de cohortes de maladies génétiques bien caractérisées et répertoriées. En 2007, l'Institut des maladies génétiques Imagine a également été créé sur le site de l'Hôpital Necker-Enfants malades.

Maladies rares[modifier | modifier le code]

L'hôpital Necker-Enfants malades compte 32 centres de maladies rares labellisées dans le cadre du plan maladies rares.

Il coordonne 15 centres de références de maladies rares ("centre coordonnateur").

Il est également "centre associé" pour 14 autres maladies rares :

Chirurgie pédiatrique[modifier | modifier le code]

L'hôpital représente 44 % de l'activité d'hospitalisation de chirurgie pédiatrique de l'AP-HP. Il est le seul centre d'accueil des urgences neurochirurgicales et ORL pédiatriques de la région Île-de-France. Toutes les spécialités chirurgicales sont disponibles sur ce site. Une équipe multi-disciplinaire spécialisée a été mise en place depuis une vingtaine d'année pour prendre en charge les enfants polytraumatisés dans une structure de type "trauma center" régional.

Maladies du rein et du système urinaire[modifier | modifier le code]

L'hôpital Necker a joué un rôle clef dans l'histoire de l'urologie française.

  • Jean Civiale y inventa les principes de la lithotritie (endocorporelle) présentée devant l'Académie de Médecine en 1823.
  • Félix Guyon, considéré par beaucoup comme le père de l'urologie française, lui succéda à la tête du service (chaire d'urologie) en 1867.
  • En décembre 1952, l'équipe de Louis Michon, en collaboration avec Jean Hamburger (Néphrologue) y réalisa la première transplantation rénale européenne, et la première allo-transplantation rénale mondiale (quelques mois après la transplantation entre jumeaux réalisée par l'équipe de Murray à Boston, MA, USA).
  • Se sont ensuite succédé à la tête du service d'urologie de Necker Roger Couvelaire, Jacob Cuckier, Bertrand Dufour, Arnaud Méjean.

Hématologie et immunologie[modifier | modifier le code]

Responsable : Agnès Buzyn

Maladies infectieuses[modifier | modifier le code]

Organisation en pôles[modifier | modifier le code]

L'activité médicale de l'hôpital Necker-Enfants malades est organisée en 7 pôles :

Une forte activité de recherche[modifier | modifier le code]

Le campus Necker-Enfants malades compte 960 chercheurs et représente 5 % des unités INSERM en France. EN 2010-2011, 431 protocoles de recherche sont en cours.

Évolution[modifier | modifier le code]

1966[modifier | modifier le code]

Les bâtiments actuels ont été en partie reconstruits en 1966 par l'architecte André Wogenscky, disciple de Le Corbusier.

2008[modifier | modifier le code]

L'hôpital des Enfants-Malades change radicalement avec la démolition de plusieurs bâtiments qui sont remplacés par le bâtiment Laennec qui regroupera le pôle mère-enfant : maternité, néonatalogie, réanimations, urgences, activités chirurgicales, et ce sur 55 000 m2. À terme, ce bâtiment permettra de regrouper, à Necker, la pédiatrie de l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul et l'Institut de puériculture de Paris. Cependant le projet, qui nécessite la démolition de bâtiments des XVIIe et XVIIIe siècles (dont un hôtel particulier) rencontre l'opposition de riverains et de défenseurs du patrimoine.

Cette construction est partie intégrante d'un projet de rénovation de l'ensemble de l'hôpital avec la construction d'un bâtiment sur les maladies génétiques (recherche et traitement) ; le pôle adultes sera composé de 2 entités : uro-néphro-transplantation rénale d'une part et Hémato-immuno-infectiologie (comprenant la médecine adulte) d'autre part.

2009[modifier | modifier le code]

  • Le nouveau bâtiment Laënnec sort de terre à l'angle de la rue de Sèvres et du boulevard Montparnasse. La création de ces 450 nouveaux lits mère-enfants coutera 180 millions d'euros. Il est prévu pour être opérationnel en 2012[2].

2010[modifier | modifier le code]

2013[modifier | modifier le code]

  • Ouverture du bâtiment LAENNEC, Pôle Mère-Enfants.

Faits et chiffres[modifier | modifier le code]

  • 300 000 consultations chaque année
  • 61 000 admissions par an dont la moitié en hôpital de jour
  • 72 000 urgences/an
  • 1 000 médecins, chirurgiens et biologistes
  • 3 300 personnels paramédicaux, logistiques, administratifs et ouvriers
  • 17% des patients viennent de province ou de l'étranger

Accès[modifier | modifier le code]

L'hôpital possède trois entrées. L'entrée principale est située sur la rue de Sèvres au numéro 161 accessible par les lignes (M)(10)(13) à la station Duroc et (M)(6) à la station Sèvres - Lecourbe, ainsi que par plusieurs lignes de bus RATP 28 39 70 82 87 89 92. Une autre entrée se situe sur la rue de Vaugirard accessible par les lignes (M)(6)(12) à la station Pasteur et enfin la dernière située rue du Cherche-Midi accessible par la ligne (M)(12) à la station Falguière. L'entrée située au numéro 149 de la rue de Sèvres a été condamnée pour les travaux de création du bâtiment Laennec.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire des hôpitaux Necker et des Enfants malades". Résumé d'un article de Jacques Couvreur in Bull. Soc. hist. & arch. du XVème arrondt de Paris – n° 8".
  2. Coupe franche dans les hôpitaux, lejdd.fr, 23 janvier 2010

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Gazeau, Groupe hospitalier Necker-Enfants Malades, AAM, Bruxelles ; Ante Prima, Paris, 2006, 127 p. (ISBN 2-87143-170-1)
  • Raymond Gervais, Histoire de l'hôpital Necker, A. Davy, Paris, 1885, 142 p. (thèse de médecine)

Liens externes[modifier | modifier le code]