Théo van Rysselberghe

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Théo van Rysselberghe

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Autoportrait, 1916.

Naissance 23 novembre 1862
Gant, Belgique
Décès 13 décembre 1926 (à 64 ans)
Saint-Clair au Lavandou, Var
France
Nationalité belge
Profession
Activité principale

Compléments

Représentants du divisionnisme en Belgique
Il a fait partie du deuxième courant, pointilliste, de l'école de Laethem Saint Martin[réf. nécessaire].

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Théo van Rysselberghe[1], né à Gand le 23 novembre 1862 et mort à Saint-Clair au Lavandou (Var) le 13 décembre 1926, est un peintre belge proche du mouvement libertaire[2], connu pour avoir été l'un des principaux représentants du divisionnisme en Belgique. Il a fait partie du deuxième courant, pointilliste, de l'école de Laethem Saint Martin[réf. nécessaire].

Biographie[modifier | modifier le code]

Théo van Rysselberghe, de la famille van Rysselberghe, est le frère de Charles Van Rysselberghe et Octave van Rysselberghe, tous les deux architectes. Il épouse Maria Monom en 1889. Ils ont une fille, Élisabeth, en 1890.

Après ses études à l'Académie des beaux-arts de Gand et à l'Académie de Bruxelles sous la direction de Jean-François Portaels, Théo van Rysselberghe participe à une exposition au Salon de Bruxelles pour la première fois en 1881. Vers 1886-1887, il découvre l'œuvre de Georges Seurat en compagnie d'Émile Verhaeren. Ami d'Octave Maus, il est un des membres fondateurs en 1883 du groupe bruxellois d'avant-garde Les Vingt. À la fin du XIXe siècle, le pointillisme de ses peintures fait place à une composition à larges touches allongées. Comme Georges Seurat et Paul Signac, il réalisa de nombreux paysages marins. Il a aussi réalisé des gravures qui sont moins connues.

Voyages au Maroc[modifier | modifier le code]

L'année suivante, il voyage (en suivant les traces de Jean-François Portaels) en Espagne et au Maroc avec son ami Frantz Charlet et le peintre asturien Dario de Regoyos. Il admirait tout particulièrement les « vieux maîtres » au Musée du Prado. À Séville, ils rencontrent Constantin Meunier, qui peignait une copie de la Descente de la Croix de Pedro de Campaña. De ce voyage en Espagne, il ramène les portraits suivants : Femme espagnole (1881) et La Sévillane (1882). Il reste quatre mois à Tanger, pour y pratiquer le dessin et la peinture des scènes pittoresques de la rue, de la kasbah et des souks : Cordonnier de la rue arabe (1882), Garçon arabe (1882), Repos de garde (1883).

Il y retournera à deux reprises, en 1883-1884 puis en 1887-1888.

Retour en Belgique[modifier | modifier le code]

De retour en Belgique, il montre environ 30 œuvres de son voyage au Cercle Artistique Littéraire et à Gand. Elles rencontrent un succès instantané, en particulier Les fumeurs kef, Le vendeur d'oranges et un Paysage marin du détroit (soleil couchant), Tanger (1882). En avril 1883, il expose ces scènes de la vie quotidienne Méditerranée au salon de L'Essor à Bruxelles devant un public enthousiaste. C'est aussi à cette époque qu'il se lie d'amitié de l'écrivain et poète Émile Verhaeren, qu'il allait plus tard présenter à plusieurs reprises. En septembre 1883, van Rysselberghe se rend à Haarlem afin d'étudier la lumière dans les œuvres de Frans Hals. Le rendu précis de la lumière continuera à occuper son esprit. Là, il a également rencontré le peintre américain William Merritt Chase. Il peint alors ses premières œuvres pointillistes sur le modèle de Georges Seurat

Son amitié avec Paul Signac porta aussi sur les idées libertaires et anarchistes. Il participe entr'autres à l'aventure du journal anarchiste Les Temps nouveaux pour lequel il réalisa l'une ou l'autre œuvre.

Provence[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1890, il s'établit en Provence près du Lavandou et retourne vers une certaine forme de classicisme

Sa fille Élisabeth, après avoir eu une fille, Catherine, avec André Gide, épouse en 1931 le romancier dunkerquois Pierre Herbart.

Ses principaux thèmes[modifier | modifier le code]

Il peint de nombreux portraits qu'il consacre essentiellement à ses proches, dont celui d’Alice Sèthe[3]. Ce dernier met en valeur le décor, peint avec précision, ce qui contraste avec la volonté synthétique des pointillistes français[4]. Ses personnages n'ont pas l'« hiératisme » de ceux de Seurat comme le souligne Émile Verhaeren[5].

Outre le post-impressionnisme, Le peintre sera également influencé par le japonisme, admirateur, en particulier d'Hiroshige. Ses paysages maritimes se simplifient, contrastant avec le luxe de détails de ses portraits[6].

Il a peint un certain nombre de groupes de nus féminins dont il fait son thème de prédilection à partir de 1910 : L'heure embrasée (1897), baigneuse autour d'un rocher (1910), Baigneuses à Cavalière (1910). Il peint également quelques nus isolés (Nageuse au repos : 1922, L'Ablution ou Vénus accroupie : 1922). L'érotisme ne semble cependant peu présent, du moins pour l'écrivain André Gide qui parle à ce propos de « nus hygiéniques »[7]. Cette période voit la transition entre l'influence post-impressionnisme et une tendance vers le classicisme.

Théo van Rysselberghe a également illustré des livres, comme le recueil de textes d'Émile Verhaeren, l'Almanach en 1895, dessinant lettrines, arabesques et illustrations. il décore ainsi certains catalogues d'exposition du groupe des XX

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Notices[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le nom officiel de cette famille pour l'état-civil est Vanrysselberghe (Jean-François Houtart, Anciennes familles de Belgique, p.  480.) Le peintre usait de l'orthographe Van Rysselberghe. Remarquons aussi que la coutume en Belgique au XIXe siècle était d'écrire les Van avec majuscule au contraire de la Hollande où il était plus perçu comme une particule. En Belgique l'usage du petit van date du XXe siècle avec la fausse idée que cela est plus distingué. C'est aussi à partir du XXe siècle qu'on donne dans les publications un petit van à van Rysselberghe. Force est de constater que les publications faites de leur vivant usaient d'un grand Van et que le peintre signait ainsi également (voir passim la revue L'art moderne). Pour l'orthographe du nom dont usait le peintre lire : Théo Van Rysselberghe Catalogue raisonné, Ronald Feltkamp, éd. Racine) l'on voit que Théo Van Rysselberghe usait tantôt de monogrammes avec grand Van tantôt de signatures avec grand Van et une ou deux signatures avec petit van : Signature Théo Van Rysselberghe. Dans sa préface Catherine Gide écrit toujours le nom de son grand-père avec grand Van.
  2. L'Éphéméride anarchiste, notice biographique.
  3. Portrait d'Alice Sèthe, sur le site du musée départemental Maurice Denis
  4. Tamburini N, Van Rysselberghe ou la promesse du bonheur, L'Objet d'Art, Hors-série n° 62, juin 2012, p.  16-25
  5. Cité par Tamburini N, Saisir les nuances de la pensée, L'Objet d'Art, Hors-série n° 62, juin 2012, p.  30-37
  6. Tamburini N, Van Rysselberghe paysagiste : hymnes à la lumière, L'Objet d'Art, Hors-série n° 62, juin 2012, p.  42-50
  7. Tamburini N, Van Rysselberghe peintre de nus : un « prétexte à lignes et gammes joyeuses », L'Objet d'Art, Hors-série n° 62, juin 2012, p.  42-50