Véhicule blindé de combat d'infanterie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

VBCI (Véhicule Blindé de Combat d'Infanterie)
Image illustrative de l’article Véhicule blindé de combat d'infanterie
VBCI (Véhicule Blindé de Combat d'Infanterie) en 2005.
Caractéristiques de service
Type Véhicule de transport de troupes
Utilisateurs Drapeau de la France France
Conflits Guerre d'Afghanistan (2001-2014)
Guerre du Mali
Troisième guerre civile centrafricaine
Production
Concepteur Nexter Systems
Renault Trucks Défense
Année de conception 2000-2007
Constructeur Nexter Systems
Production 630 exemplaires
Variantes VCI (3,6 M€)

VPC (2,8 M€)[1]

Caractéristiques générales
Équipage 1 chef d'engin
1 conducteur
1 radio tireur
pouvant transporter 8 fantassins
Longueur 7,89 m[2]
Largeur 2,98 m[2]
Hauteur 3,22 m[2]
Masse au combat 28 tonnes (jusqu'à 32 tonnes avec surblindage) [2]
Blindage (épaisseur/inclinaison)
Blindage aluminium et acier

Norme STANAG 4569 de niveau 4, protection jusqu'au calibre 14,5 mm
Protection contre les canons de 30mm de type BMP-3, dans sa version OPEX[réf. souhaitée]

Armement
Armement principal Un canon-mitrailleur GIAT modèle M811 d'un calibre de 25 mm (400 coups par minute)[3]
Armement secondaire Une mitrailleuse coaxiale MAG 58 de 7,62 mm et quatre lanceurs de fumigènes Galix (FLB & AP)
Mobilité
Moteur Volvo D12 turbo diesel à 6 cylindres en ligne
Puissance 550 ch (404,5 kW)
Transmission ZF Ecomat 7HP 602
Suspension Mixte oléopneumatique / mécanique
Vitesse sur route 100 km/h sur route[2]
Puissance massique 19,6 ch/t
Réservoir 420 ℓ
Autonomie 750 km

Le Véhicule blindé de combat d'infanterie (VBCI) est un véhicule de combat d'infanterie français tout-terrain à huit roues, conçu et fabriqué en France par Nexter Systems et par Renault Trucks Défense, qui est responsable de toute la partie mobilité de l'engin.

Destiné à remplacer l'AMX-10 P, le VBCI dispose de performances nettement supérieures ; 11 soldats peuvent prendre place à bord du véhicule, qui est équipé de tous les moyens de communication modernes. La chaîne de montage du VBCI se trouve sur le site de Roanne de Nexter Systems. L'intégration des prototypes et leurs essais ont été réalisés sur les sites de Satory (situé sur le plateau du même nom à Versailles) et Roanne.

Historique[modifier | modifier le code]

Au début des années 1990, le gouvernement français lança le programme VBM (Véhicule blindé modulaire) pour remplacer les véhicules de transport de troupes de l'armée française. Peu après, l'Allemagne et le Royaume-Uni se joignirent au projet. Cependant, en 1999, le programme n'aboutit pas, et la France décida de continuer le sien.

Le , le gouvernement français commanda 700 véhicules et le programme se poursuivit. Ce chiffre passant à 630 exemplaires lors du projet de loi de programmation militaire 2014-2019[4].

En 2003-2004, le programme a atteint quelques étapes principales importantes : les tests de mobilité/agilité, le test de blindage et les tests des systèmes électroniques ont été tous réussis. De 2004 à 2005, les cinq premiers prototypes (4 VCI et 1 VPC) ont été testés dans des conditions en temps réel. Ces tests ont montré des incompatibilités cruciales dans l'intégration de la tourelle Tarask par rapport aux pratiques de l'armée de terre. Celle-ci a dû être profondément revue. Les deux années de retard dans le programme sont les conséquences de cette erreur de conception.

Nexter Systems a été chargé de la fabrication de la caisse en aluminium, de la tourelle de 25 mm Tarask, dérivée de la tourelle Dragar, tandis que Renault Trucks Défense s'occupait de la partie mobilité de l'engin. Le VBCI est conçu pour amener le fantassin au plus près du combat.

En 2014 est sorti un nouveau châssis, celui-ci reprend la forme générale de l'engin mais le poste pilote est reculé là où se situait le poste du chef d'engin. Ce nouvel engin, équipé d'une nouvelle motorisation, toujours d'origine Volvo, est appelé VBCI 2. Il participe à l'appel d'offres pour l'acquisition de plusieurs centaines de VCI pour le Qatar en étant équipé de la nouvelle tourelle T40.

Pour faire face à un déficit capacitaire en matière de véhicule sanitaire de combat, l’armée de Terre a proposé au service de santé des armées (SSA) d’équiper un Véhicule Blindé de combat de l’infanterie en version sanitaire. La section technique de l’armée de Terre, la STAT, a installé le premier « KIT SAN » pour un VBCI en à Gao. 6 VBCI bénéficient d'un KIT SAN[5].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Un VBCI en 2009.

Description[modifier | modifier le code]

L'habitacle de 13 m3 est prévu pour accueillir largement 11 soldats de grande taille équipés (conducteur + chef de bord / tireur + 9 fantassins avec tout l'équipement collectif du groupe de combat). La version APC sans tourelle, proposée pour le contrat FRES utility, permet d'accueillir 14 fantassins.

Mobilité[modifier | modifier le code]

Afin de minimiser les coûts de développement, Nexter a adapté des composants existants disponibles « sur étagère ». Le Volvo D12 est un moteur diesel quatre temps, à six cylindres en ligne suralimenté par turbocompresseur développant une puissance 550 ch au régime de 2 400 tr/min son couple maximal est de 2196 Nm à 1200 tr/min[6]. Le moteur est accouplé à une boîte de vitesses automatique ZF Ecomat 7HP 602 couplée à un convertisseur de couple, la boîte comporte sept vitesses en marche avant et deux en marche arrière. Le VBCI possède deux réservoirs, un à l'avant d'une contenance de 170 ℓ et un autre à l'arrière, sur le déport de caisse d'une capacité de 230 ℓ. La suspension du VBCI est mixte ; oléopneumatique et mécanique à grand débattement. Le VBCI est également conçu pour être aérotransportable par un Airbus A400M, avec une masse à vide de moins de 18 tonnes (la masse au combat est de 28 tonnes pour la version d'origine, portée à 32 tonnes après un rétrofit durant la seconde moitié des années 2010).

La roue contre la chenille[modifier | modifier le code]

Plus mobiles et confortables dans les déplacements à grandes distances que les engins chenillés, comme l'AMX-10P, les véhicules à roues sont moins coûteux à l'acquisition, consomment moins de carburant, et se révèlent plus faciles à entretenir et à dépanner. L'adoption d'une propulsion à huit roues motrices a considérablement accru leur mobilité en tout terrain[réf. souhaitée] et a augmenté leur polyvalence. Par ailleurs, ils peuvent recevoir les mêmes protections et armement qu'un engin chenillé. De plus, leur garde au sol élevée et la forme de la caisse les rendent plus résistants au souffle des mines.

Mais ils ont aussi leurs inconvénients dans les guérillas urbaines : ils ne peuvent pas tourner sur place en cas de barrage et ont une faculté moindre de franchissement d'obstacles. Néanmoins, le VBCI dispose d'un système de braquage d'urgence par freinage unilatéral qui permet la giration par « ripage ».

Protection[modifier | modifier le code]

La caisse est constituée d'une structure mécano-soudée en alliage d’aluminium de forte épaisseur, sur laquelle sont rapportées de plaques de blindage complémentaires en acier très haute dureté (THD). L'habitacle possède une protection pare-éclats interne. Le dessous de la caisse est aussi protégée contre les mines avec des caissons déformables absorbant l'énergie, les sièges suspendus réduisant les conséquences du choc résiduel. La protection contre les mines de la version 32 tonnes du VBCI a été corrigée, avec, en contrepartie, une augmentation de 400 kg de la masse à vide du VBCI. La protection anti-incendie est assurée par six[7] extincteurs (4 extincteurs habitacles et 2 extincteurs moteurs) à déclenchement automatique qui vont, à l'aide d'un gaz, chasser l'oxygène de l'habitacle durant six secondes. Le VBCI peut évoluer dans un environnement contaminé CBRN pendant une durée maximale de dix jours. Toutes les optiques (épiscopes et viseurs) sont traitées contre le laser.

Les pneumatiques sont des Michelin X-Force, qui sont capables de parcourir 100 km après avoir été percés de 5 balles (trois sur les flancs, deux sur la bande de roulement)[8].

Communication[modifier | modifier le code]

Le VBCI possède un système de communications SIT (Système d'information terminal) ainsi qu'un système d'identification du combat.

Armement[modifier | modifier le code]

La rampe d'accès à l'habitacle entourée des lanceurs Galix.

La tourelle Tarask de Nexter est prévue pour un seul homme.

L’armement de cette tourelle dans le VBCI est constitué :

  • d'une stabilisation de la conduite de tir 2 axes (+ azimutage automatique sur cible verrouillée) ;
  • d'un canon-mitrailleur de 25 mm d’une cadence de tir de 125 ou 400 coups par minute, disposant de 400 coupsprêts ;
  • d'une mitrailleuse coaxiale MAG de 7,62 mm disposant d'environ 2 000 coups ;
  • de dispositifs de protection rapprochée (DRECS) de type Galix.

Les moyens d’observation et de visée de la tourelle sont :

  • un viseur tireur (VTI) qui permet, d'une part, l’observation et la visée en voie directe optique, en vidéo jour et thermique avec possibilité de télémétrie et, d'autre part, la conduite de tir ;
  • un ensemble d’épiscopes permettant au tireur une observation directe à 360° ;
  • un moyen d’observation panoramique (MOP) thermique, stabilisé deux axes, piloté par le chef. Il peut être mis à disposition du tireur. Il sert à l'observation panoramique, à la désignation d'objectif par le chef pour le tireur, et possède divers modes de ralliement sur la visée tireur, sur le châssis, ou sur les divers épiscopes chef ou tireur.

En fonction des besoins opérationnels, la tourelle Tarask peut être équipée entre autres des éléments suivants :

  • leurre infrarouge (LIRE)
  • dispositif d’alerte laser (DAL)
  • dispositif d’identification au combat (DIC)

Versions et variantes[modifier | modifier le code]

Versions EMAT[modifier | modifier le code]

VBCI présenté aux Journées Nation Défense en 2005.
  • VCI (Véhicule de Combat d'Infanterie) : groupe de combat de huit hommes (+ 3 hommes d'équipage), tourelle Tarask équipée d'un canon-mitrailleur de calibre 25 mm et d'une mitrailleuse de calibre 7,62 mm.
  • VBCI 32 tonnes : Appelé également VBCI 32 T, cette version possède un système centralisé de gonflage de pneus, un train de roulement renforcé permettant de porter le poids total autorisé en charge (PTAC) à 32 tonnes contre 29,3 tonnes sur la première version, sa protection anti-mines a également été revue. La DGA a prononcé la qualification d'une version plus lourde du VBCI en octobre 2014, dont le poids total autorisé en charge (PTAC) passant de 29 à 32 tonnes, permettant de répondre aux menaces les plus dures des théâtres d’opération de l’armée de Terre avec l’amélioration de la protection du véhicule mais aussi de préserver l’évolutivité du véhicule et de permettre son adaptation aux besoins futurs. Sept VBCI en version 32 tonnes ont été livrés entre avril et juillet 2015[9], puis le rythme des livraison a été augmenté à 4 exemplaires par mois jusqu’en été 2017. Au total, 95 véhicules ont été ainsi transformés[10].
  • VPC (Véhicule Poste de Commandement) : deux stations SIR, sept utilisateurs (+ équipage), tourelleau télé-opéré armé d'une mitrailleuse lourde M2 de calibre 12,7 mm.

Version export[modifier | modifier le code]

  • VTT (Véhicule de Transport de Troupes) : version dépourvue de tourelle afin d'accueillir un plus grand nombre de fantassins (jusqu'à 14).
  • VBCI 2 : Appelé également VBCI Mk. 2, il s'agit est une version améliorée du VBCI, il a été présenté pour la première fois en 2015 au salon DSEI (DSEI (en)), un salon international de la Défense à Londres. Le VBCI 2 à la particularité d'avoir son poste de conduite reculé à la place du poste du chef d'engin, ce dernier prenant désormais place dans la tourelle biplace T40 armée d'un canon à tir rapide CT40 utilisant des munitions télescopées. L'espace libéré à l'avant-gauche étant désormais occupé par un réservoir de carburant, le réservoir de carburant situé à l'arrière-gauche de la cabine est quant à lui remplacé par un espace de rangement. Le glacis est refait et présente deux angles d'incidence, la protection contre les mines et EEI passe au niveau 4A/4B. Le PTAC passe à 32 tonnes, l'essieu arrière est directionnel. Il possède également un nouveau moteur Volvo D13 d'une puissance de 600 ch[11]. Un système de vision périphérique et un dispositif d'aide à la conduite sont disponibles en option. Cette version a été développée avec le retour d'expérience de la première version, utilisée au combat par l'armée française au Mali[12]. En , une lettre d'intention du Qatar pour l'achat de 490 exemplaires du VBCI[13].

Commandes[modifier | modifier le code]

Défilé du à Paris. Au premier plan, des VBCI du 16e bataillon de chasseurs.
  • Drapeau de la France France - Armée de terre : 630 VBCI livrés entre 2008 et 2015, dont 492 véhicules de combat (VBCI/VCI) et 138 véhicules de commandement (VBCI/VPC)[14]. 628 véhicules sont en service en 2018. En , la France est l'unique acheteur du VBCI.

Plusieurs tentatives d'exportations ont échoué, notamment en Espagne, au Liban, au Royaume-Uni, au Danemark, en Lituanie, aux Émirats arabes unis et en Bulgarie.

En , le VBCI est candidat pour fournir le Qatar. Par ailleurs d'autres pays ont manifesté de l’intérêt pour le VBCI, dont la Russie qui avait envoyé des officiers en France en 2012 pour essayer des VBCI de l'armée française dans le cadre du renouvellement de son parc de blindés légers[15]. La Direction générale de l'Armement française a notifié le à Nexter Systems une commande de 117 VBCI, qui fait suite à une première commande de 65 véhicules.

Après la livraison en 2008 des 41 premiers VBCI, les 96 autres livrés en 2009 permettront l’équipement d’un premier régiment d’infanterie de l'armée française[16]. En , 332 autres véhicules sont commandés par la DGA sur 492 (au lieu de 550 prévus à l'origine) véhicules de combat (VBCI/VCI) et 138 (au lieu de 150 prévus à l'origine) véhicules de commandement (VBCI/VPC) prévus, soit un total de 630 véhicules (contre 700 prévus au départ)[17]. Le coût du programme total a augmenté. Auparavant évalué à 2,2 milliards d'euros, le prix unitaire était estimé à 2,28 millions d'euros pour le VCI et 1,6 million d'euros pour le VPC. En , le coût total est dorénavant de 2,9 milliards d'euros, soit plus de 4 millions l'unité[18]. Il a été prévu de doter 8 régiments d'infanterie de l'armée de terre en VBCI : les 2 régiments de chacune des 2 brigades de décision, et un régiment de chacune des 4 brigades multi-rôles[19].

Le , le premier VBCI arrive au camp de Canjuers pour y être vérifié par les experts du 1er régiment de chasseurs d'Afrique de la 5e BSMAT. Le 1er RCA s'occupent de la formation des personnels recevant ce véhicule. Il commencé à être livré en au 35e régiment d’infanterie de Belfort.

VBCI à Metz en juillet 2018.

Le second régiment doté du VBCI est le 92e régiment d'infanterie de Clermont-Ferrand, qui aura reçu à l'été 2010 la totalité de ses 64 véhicules de dotation, le 200e exemplaire de cet engin étant livré mi-2010.

Ensuite, les régiments seront dotés au rythme d'un par année scolaire, le prochain devant être le 1er régiment de tirailleurs d'Épinal en 2011. Le 400e exemplaire est entré en service en [20] et le 500e en [21]. Le 630e et dernier est livré en [22]

Le VBCI est déployé depuis 2010 sur les théâtres d'opération extérieurs[23], notamment en Afghanistan et au Mali.

Ces différents Retex ont poussé la DGA à notifier un nouveau contrat à Nexter pour l'ajout de kits de surblindage contre les mines et les engins explosifs improvisés ainsi qu’un système de protection active destinés à mieux protéger les occupants[24]. Ces ajouts entraineront une hausse de la masse qui passera de 28 à 32 tonnes. Les transmissions et les trains de roulement seront adaptés en conséquence par Renault Trucks Defense. Ces opérations débuteront fin 2014 - début 2015 après que les derniers VBCI seront livrés.

Négociations en cours[modifier | modifier le code]

  • Drapeau du Qatar Qatar : en marge d'une visite officielle d'Emmanuel Macron à Doha le , le ministère de la Défense qatari a signé une lettre d'intention (LoI) avec Nexter portant sur une commande potentielle de 490 VBCI 2 au Qatar[25],[26].

Échec des négociations[modifier | modifier le code]

  • Drapeau du Canada Canada : Nexter s'était associé aux groupes Bombardier et Raytheon Canada pour la fourniture de 108 blindés (plus 30 options) dans le cadre du programme Close Combat Vehicle (CCV, Véhicules de Combat Rapproché). D’après un communiqué diffusé par Nexter, deux VBCI ont été évalués au centre d’essais d’Aberdeen dans le Maryland, pour le compte du Canada. En , l'armée canadienne annule le programme CCV en raison de restriction budgétaire[27].
  • Drapeau de l'Espagne Espagne : en , la société espagnole d'ingénierie GTD fait équipe avec Nexter pour modifier le VBCI français et propose un remplacement futur pour le BMR-600[28], en service dans l'armée espagnole depuis 1979. L'armée espagnole prévoit de supprimer progressivement les BMR 6x6 pour une nouvelle plate-forme 8x8. Son choix s'est finalement porté sur le VCR 8×8 Dragón basé sur le Mowag Piranha V, et produit par General Dynamics European Land Systems – Santa Bárbara Sistemas (GDELS-SBS).
  • Drapeau du Liban Liban : Une commande de 68 VBCI était envisagé, grâce à un soutien financier de trois milliards d'euros de l'Arabie saoudite. En 2014, le véhicule de Nexter est finalement recalé[29].
  • Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni : le VBCI a été sélectionné par le ministère de la défense britannique pour participer à des essais (Trials of Truth) dans le cadre du programme FRES (Future Rapid Effect System (en)) destiné à équiper les forces armées britanniques d'un nouveau véhicule blindé médian[30]. C'est ainsi que le dernier prototype P5 est allé en Grande-Bretagne pour les essais comparatifs dans le cadre du programme FRES où il arriva en finale des essais aux côtés du Boxer allemand. Ces véhicules n'ont cependant pas été retenus, en raison de la volonté des Britanniques de développer une nouvelle plateforme Mowag Piranha V.
  • Drapeau du Danemark Danemark : en 2013, Nexter affronte dans sa catégorie son rival américain General Dynamics European Land Systems (GDELS) avec le Mowag Piranha V et, à l'issue des premières sélections, fait face à trois autres véhicules chenillés (le CV-90 Armadillo de BAE Systems Hagglunds, l'ASCOD de GDELS et le G5 de FFG Flensburger) pour un contrat estimé entre 200 et 400 blindés. Le groupe allemand ARTEC avec son Boxer, ainsi que le groupe finlandais Patria avec son AMV, ont d'ores et déjà été disqualifiés. Finalement en 2015, le Danemark fait le choix du suisse Mowag Piranha V (GDELS) au lieu du VBCI[31].
  • Drapeau de la Lituanie Lituanie : en 2014, l'armée lituanienne lance un appel d'offres pour l'achat de 88 véhicules blindés, les principaux concurrents étaient le Boxer germano-néerlandais et le Mowag Piranha V suisse. Finalement le VBCI-2 n'a pas été retenu au profit des Boxers équipés d'une tourelle fournie par Elbit System, d'un canon de 30 mm et de missiles anti-chars Spike-LR conçus par l'entreprise israélienne Rafael[32].
  • Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis : à partir de 2012 Nexter est en compétition dans le cadre d'un marché de 700 blindés VBCI pour l'armée émirienne[33]. Finalement durant l'IDEX 2017 à Abu Dhabi, les Émirats arabes unis annoncent la commande 400 Rabdan 8×8 du turc Otokar équipé d'une tourelle de BMP-3 russe[34].
  • Drapeau de la Bulgarie Bulgarie : En , quatre entreprises sont invitées par la Bulgarie à soumissionner pour la livraison de 150 véhicules blindés. Les véhicules en compétition sont le Boxer germano-néerlandais, le AMV XP finlandais, le Piranha V suisse et le VBCI 2 de Nexter[35]. En , le ministère de la défense bulgare annonce avoir reçu deux offres valables, celles du AMV 8x8 XP de Patria et du Piranha V de GDELDS/MOWAG[36].

Engagements[modifier | modifier le code]

Soldats français et VBCI à Gao en mars ou avril 2013.

Le VBCI a été utilisé en guerre la première fois en mai/ en Afghanistan, pour la protection de convois, et l'appui des fantassins des forces françaises en Afghanistan.

Un total de 10 VBCI qui peuvent engager une cible avec leur canon de 25 mm à 2 700 m ont été mis en ligne jusqu’à leur retrait fin 2012. Durant l’été 2011, ceux-ci en Kapisa ont été visés par une quinzaine de roquettes RPG-7, une a rebondi sur le Q-net (blindage cage) sans exploser, les autres n’ont pas touché leurs cibles. Ils ont subi également deux attaques à l'engin explosif improvisé, une a explosé avant le passage du véhicule, et la seconde a « lacéré » deux pneus avant droit (le VBCI a 8 roues motrices) et soufflé le blindage cage du VBCI, celui-ci continuant de rouler jusqu’à sa base opérationnelle avancée avant de repartir en mission deux heures après[37].

En , des VBCI du 92e régiment d'infanterie de Clermont-Ferrand sont déployés par l'armée française au Mali dans le cadre de la résolution 2085 de l'ONU sur le conflit malien. Ainsi, 34 VBCI ont été déployés dans ce conflit[38]. Ils ont tiré, en , 1 250 obus de 25 mm[39].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Projet de loi de finances pour 2015 : Défense : équipement des forces », sur le site du Sénat français (consulté le 8 août 2015).
  2. a b c d et e https://www.defense.gouv.fr/terre/equipements/vehicules/vbci-vehicule-blinde-de-combat-de-l-infanterie
  3. http://www.nexter-group.fr/fr/produits/item/191-tarask%C2%AE-tourelle-modulaire-compacte-25-mm?tmpl=component&print=1
  4. Ministère de la Défense, « projet de loi de programmation militaire 2014-2019 - Dossier Thématique », (consulté le 11 aout 2013).
  5. « BARKHANE : Installation d’un nouveau kit sanitaire dans des véhicules blindés », defense.gouv.fr, 11 décembre 2018.
  6. (en) « Volvo Penta inboard diesel D12 MH », sur marine-engineering-looe.co.uk, (consulté le 3 octobre 2020)
  7. « VBCI - Véhicule blindé de combat de l'infanterie », sur defense.gouv.fr, (consulté le 3 octobre 2020)
  8. Laurent Lagneau, « Michelin invente un pneumatique capable de rouler en terrain miné », sur OPEX360, .
  9. Laurent Lagneau, « Les trois premiers VBCI en version 32 tonnes ont été livrés », sur opex360.com, (consulté le 2 octobre 2020)
  10. « Livraison des trois premiers VBCI, version 32 tonnes », Camille PEGOL, defense.gouv.fr, 16 avril 2015.
  11. (en) « VBCI-2 », sur army-guide.com (consulté le 3 octobre 2020)
  12. Le VBCI est-il adapté au Mali ?.
  13. Le Véhicule Blindé de Combat d'Infanterie est fait par Nexter (KNDS) et Arquss (Renault Truck Défence)..
  14. https://www.defense.gouv.fr/dga/votre_espace/presse/communiques/2009/la_defense_commande_332_vehicules_blindes
  15. « Les Russes s'intéressent au VBCI », sur le blog Secret défense de Marianne.net, .
  16. Projet de loi de finance 2009 du ministère de la Défense 27 septembre 2008 [lire en ligne].
  17. Bruno Daffix, « La Défense commande 332 véhicules blindés », sur defense.gouv.fr, Ministère de la Défense (consulté le 4 septembre 2009).
  18. « Défense : Commande de 117 blindés à Nexter », Le Journal du dimanche.fr, 25 octobre 2007.
  19. « L'avenir de l'infanterie : avec ou sans VBCI », sur blogs.libération.fr, .
  20. « Point de situation sur les nouveaux matériels de l’armée française à l’occasion d’Eurosatory 2012 », sur Question Défense, .
  21. « La DGA réceptionne le 500e VBCI », sur defense.gouv.fr, .
  22. « Dernier VBCI livré à Canjuers pour contrôle avant d’équiper les forces », sur defense-lyon.fr, .
  23. Jean Guisnel, « L'armée de terre a reçu le tiers de ses VBCI », sur Le Point.fr, .
  24. Laurent Lagneau, « Le VBCI va peser plus lourd », sur opex360.com, .
  25. « Rafale, blindés VBCI : le Qatar, nouveau paradis des vendeurs d’armes français », Challenges.fr,‎ (lire en ligne).
  26. Michel Cabirol, Le VBCI de Nexter est-il ensablé au Qatar ?, 22 novembre 2019, La Tribune.
  27. « Canada : L’armée annule l’achat de véhicules blindés, évalué à 2 milliards de dollar. Nexter était en compétition », sur theatrum-belli.org, .
  28. (es) « GTD y NEXTER Systems firman un acuerdo de colaboración para el desarrollo del Futuro Vehículo Blindado 8x8 », infodefensa.com.
  29. Alain Ruello, « Blindés : Nexter recalé au Liban », sur Les Échos.fr, .
  30. « FRES : le VBCI sélectionné pour les "Trials of Truth" », nexter-group.fr.
  31. [1]
  32. « Feu vert de l’OCCAR pour les Boxer lituaniens - TTU lettre d’information », sur www.ttu.fr (consulté le 20 décembre 2017).
  33. « Des blindés 100 % français pour l'armée émiratie ? », sur Challenges.fr, .
  34. UAE confirms order Rabdan new 8×8 armoured vehicles with Russian-produced combat turret, 25 février 2017, defence-blog.com.
  35. Nathan GainNexter dans le dernier carré en Bulgarie, 5 août 2019, forcesoperations.com.
  36. (en)General Dynamics and Patria submit valid offers for Bulgarian armored vehicles tender, 20 décembre 2019, armyrecognition.com.
  37. Debaecker, « Le VBCI en Afghanistan, un atout majeur pour le GTIA », Centre de doctrine d'emploi des forces, actualités, no 47,‎ , p. 4 (lire en ligne [PDF]).
  38. « Serval : De nouvelles unités de l’armée de Terre sont sur le point de partir au Mali », sur opex360.com, .
  39. Jean-Marc Tanguy, « Serval : des oublis sans doute », sur lemamouth.blogspot.fr, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]