Montpon-Ménestérol

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Montpon-Ménestérol
Montpon-Ménestérol
Le pont sur l'Isle de la route départementale 708.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Intercommunalité Communauté de communes Isle Double Landais
(siège)
Maire
Mandat
Rozenn Rouiller
2020-2026
Code postal 24700
Code commune 24294
Démographie
Gentilé Montponnais
Population
municipale
5 704 hab. (2019 en augmentation de 3,8 % par rapport à 2013)
Densité 123 hab./km2
Population
agglomération
11 856 hab. (2019)
Géographie
Coordonnées 45° 00′ 36″ nord, 0° 09′ 36″ est
Altitude Min. 22 m
Max. 130 m
Superficie 46,34 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Montpon-Ménestérol
(ville-centre)
Aire d'attraction Montpon-Ménestérol
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Montpon-Ménestérol
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
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Montpon-Ménestérol est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine. De 1790 à 2015, la commune a été le chef-lieu du canton de Montpon-Ménestérol, puis en 2015, son bureau centralisateur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

La commune, traversée par le 45e parallèle nord, est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ 5 000 km).

Résultat actuel de la fusion de trois anciennes communes, la commune de Montpon-Ménestérol s'étend sur 46,34 km2[1], sur les deux rives de l'Isle.

Toute une partie nord de la commune, limitrophe de Saint-Barthélemy-de-Bellegarde et d'Eygurande-et-Gardedeuil, se trouve en zone boisée, dans la forêt de la Double.

Montpon-Ménestérol est traversée dans le sens est-ouest par la ligne SNCF Lyon - Bordeaux, l'autoroute A89 avec l'échangeur no 12 implanté sur le territoire communal, et la route départementale 6089 (l'ancienne nationale 89). De plus, Montpon-Ménestérol est desservie par plusieurs autres routes départementales : RD 3, RD 9, RD 11, RD 708 (l'ancienne route nationale 708) et RD 730 (l'ancienne route nationale 730).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de Montpon-Ménestérol et des communes avoisinantes.

Montpon-Ménestérol est limitrophe de huit autres communes.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Situé sur la plaque nord du Bassin aquitain et bordé à son extrémité nord-est par une frange du Massif central, le département de la Dordogne présente une grande diversité géologique. Les terrains sont disposés en profondeur en strates régulières, témoins d'une sédimentation sur cette ancienne plate-forme marine. Le département peut ainsi être découpé sur le plan géologique en quatre gradins différenciés selon leur âge géologique. Montpon-Ménestérol est située dans le quatrième gradin à partir du nord-est, un plateau formé de dépôts siliceux-gréseux et de calcaires lacustres de l'ère tertiaire[2].

Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire et de roches sédimentaires datant du Cénozoïque. La formation la plus ancienne, notée e6-7, se compose d'argiles à Palaeotherium, des argiles carbonatées silteuses versicolores à niveaux sableux (Bartonien supérieur à Priabonien inférieur continental). La formation la plus récente, notée CFp, fait partie des formations superficielles de type colluvions indifférenciées de versant, de vallon et plateaux issues d'alluvions, molasses, altérites. Le descriptif de ces couches est détaillé dans les feuilles « no 781 - Montpon-Ménestérol » et « no 805 - Sainte-Foy-la-Grande » de la carte géologique au 1/50 000 de la France métropolitaine[3],[4] et leurs notices associées[5],[6].

Carte géologique de Montpon-Ménestérol.

Relief et paysages[modifier | modifier le code]

Le département de la Dordogne se présente comme un vaste plateau incliné du nord-est (491 m, à la forêt de Vieillecour dans le Nontronnais, à Saint-Pierre-de-Frugie) au sud-ouest (2 m à Lamothe-Montravel). L'altitude du territoire communal varie quant à elle entre 22 mètres et 130 mètres[7],[8].

Dans le cadre de la Convention européenne du paysage entrée en vigueur en France le , renforcée par la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, un atlas des paysages de la Dordogne a été élaboré sous maîtrise d’ouvrage de l’État et publié en [9]. Les paysages du département s'organisent en huit unités paysagères[Note 1],[10]. La commune est dans l'unité paysagère de la « Vallée de l'Isle », qui présente un profil contrasté : une vallée relativement encaissée, aux coteaux affirmés, dominant le fond de vallée de 60 à 80 m en amont de Mussidan, une vallée plus élargie en aval avec un fond de vallée plat, large de 1,5 à 2 km. À la fois agricole et urbanisée, elle est parcourue par de nombreuses voies de communication[11],[12].

La superficie cadastrale de la commune publiée par l'Insee, qui sert de référence dans toutes les statistiques, est de 46,34 km2[7],[13],[Note 2]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 46,66 km2[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne[16]. Elle est drainée par l'Isle, la Duche, la Petite Duche, le ruisseau de Babiol, le ruisseau de Boutouyre, le Cussonna, et par divers petits cours d'eau[Note 3], qui constituent un réseau hydrographique d'environ 70 km de longueur totale[17],[Carte 1].

L'Isle, d'une longueur totale de 255,29 km, prend sa source dans la Haute-Vienne dans la commune de Janailhac et se jette dans la Dordogne — dont elle est le principal affluent — en rive droite face à Arveyres, en limite de Fronsac et de Libourne[18],[19]. Elle traverse la commune d'est en ouest sur quatorze kilomètres, servant de limite naturelle sur près de neuf kilomètres, en deux tronçons, face à Saint-Martial-d'Artenset et Ménesplet.

Son affluent de rive droite le Babiol borde la commune au nord-est sur trois kilomètres et demi, face à Saint-Laurent-des-Hommes.

La Duche, d'une longueur totale de 24,59 km, prend sa source dans la commune d'Échourgnac et se jette dans l'Isle en rive droite en limite de Montpon-Ménestérol et du Pizou, face à Ménesplet[20],[21]. Elle arrose la commune du nord à l'ouest sur treize kilomètres, dont cinq bordent la commune en deux tronçons, face à Saint-Barthélemy-de-Bellegarde, Eygurande-et-Gardedeuil et Le Pizou.

La Petite Duche, d'une longueur totale de 16,48 km, prend sa source dans la commune de Servanches et se jette dans la Duche en rive droite, en limite de Montpon-Ménestérol et d'Eygurande-et-Gardedeuil[22],[23]. Elle sert de limite naturelle à la commune au nord-ouest sur plus de deux kilomètres et demi, face à Eygurande-et-Gardedeuil.

Deux affluents de rive gauche de l'Isle baignent la commune : le ruisseau de Boutouyre sur plus de 500 mètres à l'est et le Cussonna qui prend sa source dans le sud du territoire communal qu'il arrose sur cinq kilomètres.

Gestion et qualité des eaux[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est couvert par les schémas d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Dordogne Atlantique » et « Isle - Dronne ». Le SAGE « Dordogne Atlantique », dont le territoire correspond au sous‐bassin le plus aval du bassin versant de la Dordogne (aval de la confluence Dordogne - Vézère)., d'une superficie de 2 700 km2 est en cours d'élaboration. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR)[24]. Le SAGE « Isle - Dronne », dont le territoire regroupe les bassins versants de l'Isle et de la Dronne, d'une superficie de 7 500 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est également l'EPIDOR[25]. Il définissent chacun sur leur territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [26].

La quasi-totalité du territoire communal dépend du SAGE Isle - Dronne. Seule une infime bande de terrain à l'extrême sud, vers le Pey Chalud, est rattachée au SAGE Dordogne Atlantique.

La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[27]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[28].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[27]

  • Moyenne annuelle de température : 12,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 8,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 5] : 15,1 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 6] : 815 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[31] complétée par des études régionales[32] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Port Ste Foy », sur la commune de Port-Sainte-Foy-et-Ponchapt, mise en service en 1956[33] et qui se trouve à 19 km à vol d'oiseau[34],[Note 7], où la température moyenne annuelle est de 13,5 °C et la hauteur de précipitations de 802,2 mm pour la période 1981-2010[35]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Bergerac », sur la commune de Bergerac, mise en service en 1988 et à 31 km[36], la température moyenne annuelle évolue de 13,2 °C pour la période 1971-2000[37], à 13,1 °C pour 1981-2010[38], puis à 13,3 °C pour 1991-2020[39].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Montpon-Ménestérol est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 8],[40],[41],[42]. Elle appartient à l'unité urbaine de Montpon-Ménestérol, une agglomération inter-départementale regroupant 7 communes[43] et 11 856 habitants en 2019, dont elle est ville-centre[44],[45].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montpon-Ménestérol, dont elle est la commune-centre[Note 9]. Cette aire, qui regroupe 13 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[46],[47].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (44,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (53,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (37,5 %), zones agricoles hétérogènes (31,8 %), zones urbanisées (13,1 %), terres arables (8 %), prairies (4,4 %), eaux continentales[Note 10] (3,1 %), mines, décharges et chantiers (0,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,6 %)[48].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Prévention des risques[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Montpon-Ménestérol est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[49]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[50].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Isle, la Duche et la Petite Duche. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1986, 1993, 1998, 1999 et 2008[51],[49]. Le risque inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du plan de prévention des risques inondation (PPRI) de la « vallée de l'Isle - Montponnais » approuvé le , pour les crues de l'Isle. La crue de 1944 (663 m3/s à la station de Saint-Laurent-des-Hommes sert de crue de référence au PPRI[52],[53].

Montpon-Ménestérol est exposée au risque de feu de forêt. L’arrêté préfectoral du fixe les conditions de pratique des incinérations et de brûlage dans un objectif de réduire le risque de départs d’incendie. À ce titre, des périodes sont déterminées : interdiction totale du 15 février au 15 mai et du 15 juin au 15 octobre, utilisation réglementée du 16 mai au 14 juin et du 16 octobre au 14 février[54]. En septembre 2020, un plan inter-départemental de protection des forêts contre les incendies (PidPFCI) a été adopté pour la période 2019-2029[55],[56].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Montpon-Ménestérol.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[57]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[58]. 95,8 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (58,6 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national métropolitain)[Carte 4]. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 11],[59].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 1996, 2005, 2009, 2011 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999[49].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Montpon pourrait provenir de l'occitan « mont pau », tiré du latin « mons pavonis » signifiant le mont des paons[60]. Toutes les formes anciennes concordent, ainsi que la prononciation actuelle, l'origine du toponyme vient bien du paon[réf. nécessaire], oiseau totémique objet de culte chez les latins (il est associé à la déesse Junon). Il est attesté aussi comme surnom latin, Pavo, -onis.

En occitan, la commune porte le nom de Mont Paun e Menestairòu [mũm’paw] [menɛjtɛj’rɔw][61]. Ménestérol, en occitan Menestairòu vient du bas-latin monasteriolum (prieuré, petit monastère).

Histoire[modifier | modifier le code]

À partir de 1736, on trouve les noms de Ménesterol et Montpon, puis Ménesterol de Montpon. Ensuite, sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, on relève Montpont[62], Meneysteriol[63] et Montignac sur Vauclaire[64].

Lors de sa création, la commune principale porte le nom de Monpon, puis Monpont jusqu'en 1925[7]. Sur un mur latéral du bâtiment de la gare ferroviaire, on trouve encore aujourd'hui une plaque indiquant l'entrée en gare de « Monpont ».

Par ordonnance du , Montignac et la section de Ménestérol, distraite de Monpont, forment la commune de Ménestérol-Montignac[65],[Note 12]. Monpont devient Montpon-sur-l'Isle par décret du . Montpon-sur-l'Isle et Ménestérol-Montignac fusionnent enfin sous le nom de Montpon-Ménestérol, par arrêté préfectoral du .

Sous l'Occupation, Montpon était un lieu de passage de la ligne de démarcation[66] sur la ligne de chemin de fer Coutras-Périgueux, d'après le témoignage de l'avocat Maurice Garçon[67].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune de Montpon-Ménestérol (appelée Montpon à l'époque) est le chef-lieu du canton de Montpon qui dépend du district de Mussidan jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, le canton est rattaché à l'arrondissement de Périgueux. La commune changeant de nom, le canton en fait autant en 1925 (canton de Montpon-sur-l'Isle) puis en 1964 (canton de Montpon-Ménestérol)[7].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du , et supprimant la moitié des cantons du département, la commune reste attachée au même canton qui devient plus étendu lors des élections départementales de mars 2015[68]. La commune en est le bureau centralisateur.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 1995, Montpon-Ménestérol intègre dès sa création la communauté de communes Isle et Double. Celle-ci est dissoute au et remplacée au par la communauté de communes Isle Double Landais dont elle est le siège.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 5 000 et 9 999 habitants au recensement de 2017, vingt-neuf conseillers municipaux ont été élus en 2020[69],[70].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1800 1808 Jean Baptiste Lamarque   Notaire royal puis impérial
         
1947 mars 1983 Jean Lagoubie    
mars 1983 mars 1989 Jean Lovato RPR Député (1973-1974), conseiller général (1967-1979 et 1985-1992)
mars 1989 mars 2008 Pierre Fauret RPR puis UMP  
mars 2008[Note 13] juillet 2020 Jean-Paul Lotterie PS[71] Directeur d'hôpital
Conseiller général du canton de Montpon-Ménestérol (2004-2015)
Conseiller départemental du canton de Montpon-Ménestérol (2015-2021)
Président de la CC Isle Double Landais (depuis 2015)
juillet 2020[72] En cours Rozenn Rouiller DVG Radiologue
Conseillère départementale du canton de Montpon-Ménestérol (depuis 2021)

Juridictions[modifier | modifier le code]

Dans le domaine judiciaire, Montpon-Ménestérol relève[73] :

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2020, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune[74].

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1965, les communes de Montpon-sur-l'Isle et de Ménestérol-Montignac étaient indépendantes. Le , les deux communes fusionnent sous le nom de Montpon-Ménestérol[75].

Avant la fusion des communes de 1965[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de Montpon, puis Montpon-sur-l'Isle
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
1 3041 5001 4601 2951 3251 4291 530
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876
1 6641 5641 8031 9142 0602 0122 241
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
2 2312 3852 2542 2432 4862 3792 397
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 2742 4602 5152 6342 8372 8183 220
En 1962 : population sans doubles comptes.
(Source : Ldh/EHESS/Cassini[7].)

Après la fusion[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1968. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[76]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[77].

En 2019, la commune comptait 5 704 habitants[Note 14], en augmentation de 3,8 % par rapport à 2013 (Dordogne : −0,88 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015
5 8635 9395 7425 4815 3855 5855 6255 4655 466
2019 - - - - - - - -
5 704--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[78].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 24,1 %, soit en dessous de la moyenne départementale (27,1 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 43,8 % la même année, alors qu'il est de 36,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 2 600 hommes pour 3 002 femmes, soit un taux de 53,59 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,82 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[79]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,8 
90 ou +
3,7 
13,3 
75-89 ans
17,6 
25,8 
60-74 ans
24,9 
19,0 
45-59 ans
19,6 
13,8 
30-44 ans
11,9 
12,5 
15-29 ans
10,9 
13,8 
0-14 ans
11,4 
Pyramide des âges du département de la Dordogne en 2018 en pourcentage[80]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,1 
90 ou +
2,7 
10,3 
75-89 ans
13,3 
22,7 
60-74 ans
22,7 
21,3 
45-59 ans
20,9 
15,7 
30-44 ans
15 
13,8 
15-29 ans
11,8 
15,2 
0-14 ans
13,5 

L'agglomération et l'aire urbaine[modifier | modifier le code]

D'après le zonage 2010 de l'Insee, l'unité urbaine de Montpon-Ménestérol (l'agglomération) regroupe sept communes : quatre en Dordogne : Montpon-Ménestérol, Ménesplet, Moulin-Neuf, Le Pizou et trois en Gironde : Gours, Porchères et Saint-Antoine-sur-l'Isle[81].

Avec 11 595 habitants, c'est en 2017 la troisième agglomération de la Dordogne[82], après celles de Périgueux et Bergerac.

Elle s'étend d'est en ouest sur une quinzaine de kilomètres, le long de l'Isle.

L'aire urbaine comprend les mêmes communes[83].

Cultes[modifier | modifier le code]

Sur la commune a été édifiée une mosquée, inaugurée en 2022[84].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Au mois de mars, l'Amicale philatélique et cartophile organise une bourse multicollection (38e édition en 2022)[85].

Le Salon des Arts, créé dans les années 1960 par Jehan Eyere et Roger Chapelet et qui réunissait les artistes peintres de la région perdure de nos jours sous la forme d'« Ombres et Couleurs »[86].

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

L'emploi est analysé ci-dessous selon qu'il affecte les habitants de Montpon-Ménestérol ou qu'il est proposé sur le territoire de la commune.

L'emploi des habitants[modifier | modifier le code]

En 2018[87], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 1 927 personnes, soit 34,4 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (350) a légèrement diminué par rapport à 2013 (364) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 18,2 %.

L'emploi sur la commune[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune offre 2 476 emplois pour une population de 5 602 habitants[88]. Le secteur administratif (administration publique, enseignement, santé, action sociale) prédomine avec 44,0 % des emplois mais le secteur tertiaire est également très présent avec 34,5 %.

Répartition des emplois par domaines d'activité

  Agriculture, sylviculture ou pêche Industrie Construction Commerce, transports et services Administration publique, enseignement, santé, action sociale
Nombre d'emplois 75 362 95 855 1 090
Pourcentage 3,0 % 14,6 % 3,8 % 34,5 % 44,0 %
Source des données[88].

Établissements[modifier | modifier le code]

Fin 2018, la commune compte 182 établissements actifs employeurs[89], dont 125 au niveau des commerces, transports ou services, 29 relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, 11 dans la construction, 14 dans l'industrie, et 3 dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche[90].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Parmi les entreprises dont le siège social est en Dordogne, deux situées à Montpon-Ménestérol se classent parmi les cinquante premières quant au chiffre d'affaires hors taxes en 2015-2016[91] :

  • la Société Montpon distribution (hypermarché) : 29e avec 32 363 k€ ;
  • Kimo (fabrication d'instrumentation scientifique et technique) : 30e avec 31 921 k€.

En ce qui concerne le chiffre d'affaires à l'exportation, tous secteurs confondus, ces deux entreprises se classent parmi les cinquante premières de la Dordogne[92] :

  • Kimo 13e avec 9 115 k€ ;
  • Prunier Manufacture 21e avec 3 261 k€.

Parmi les entreprises dont le siège social est en Dordogne, six sociétés implantées à Montpon-Ménestérol se classent parmi les cinquante premières de leur secteur d'activité quant au chiffre d'affaires hors taxes en 2015-2016 :

  • dans l'industrie, Kimo se classe 10e[93] ;
  • dans le commerce, Société Montpon distribution se classe 14e[94] ;
  • dans le secteur agroalimentaire[95] :
    • Prunier Manufacture (aquaculture en eau douce) est 23e avec 5 036 k€ ;
    • La Saucisserie d'Aquitaine (préparation industrielle de produits à base de viande) est 24e avec 3 974 k€ ;
  • dans le BTP, Doyeux sablières montponnaises (travaux de terrassement spécialisés ou de grande masse) est 25e avec 4 122 k€[96] ;
  • dans les services, Kimo gestion finance (activités des sociétés holding) est 37e avec 3 588 k€[97].

Créée en 1991 et installée le long de l'Isle, la société Prunier Manufacture produit en 2022 quatorze tonnes de caviar, dont 80 % est exporté[98]. Elle emploie quarante salariés sur trois sites (Mont-de-Marsan dans les Landes, Riscle dans le Gers et Montpon-Ménestérol)[98].

Implantée en 1979, la société Kimo, fabricant d'appareils de mesure de niveau européen[99], rachetée par Sauermann en 2015, emploie 352 salariés à Montpon-Ménestérol[100].

Le groupe Terreal y dispose d'une usine de production de tuiles.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les orgues de l'Auditorium San Francisco : trois orgues historiques du XVIIIe siècle, un napolitain, et deux espagnols, propriétés de l'organiste international Francis Chapelet. Les orgues des églises de Montpon et de Ménestérol[103].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean Pignot, considéré comme le doyen des Français en 1906.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Montpon-Ménestérol Blason
Écartelé, au 1, d'azur semé de fleur de lys d'or, au 2, de gueules à la herse sarrazine d'agent, au 3, de gueules à trois lionceaux couronnés d'or, au 4, contre-écartelé au 1 et 4, d'or à trois pals de gueules, au 2 et 3, d'or à deux vaches de gueules passant l'une sous l'autre, sur le tout d'azur au paon rouant d'argent sur un mont de sinople.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • James Cabirol, Montpon-Ménestérol Tome 1, 2002
  • Jean-Claude Faure (illustrations d'Alain Bougouin), Des gens bien de chez nous, 2011

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Une unité paysagère est un pan de territoire qui présente des caractéristiques paysagères propres.
  2. La superficie publiée par l’Insee est la superficie évaluée en 1975 par le service du cadastre de la Direction Générale des Impôts, corrigée des modifications communales intervenues depuis 1975. Elle comprend toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non cadastrées, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus d'un kilomètre carré ainsi que des estuaires et ne correspond pas obligatoirement à la surface géographique[14],[15]
  3. Contrairement à ce qu'indique le Sandre, le Petit Rieu, affluent de rive gauche de l'Isle, n'arrose pas la commune de Montpon-Ménestérol située en rive droite à leur confluence.
  4. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[29].
  5. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  6. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[30].
  7. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  8. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  9. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  10. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  11. Dans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent :
    • au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ;
    • au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ;
    • au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.
  12. Si l'apport de Ménestérol à la nouvelle commune semble de l'ordre de 800 habitants au recensement de 1831, il n'y a pas de baisse concomitante de la population de la commune de Montpon, ce qui laisse à penser que Ménestérol n'était peut-être pas incluse dans Montpon avant 1824, voire était une commune indépendante.
  13. Le tribunal administratif de Bordeaux a annulé le 19 juin 2008 l'élection de mars 2008 de Jean-Paul Lotterie. Celui-ci a fait appel de cette décision auprès du Conseil d'État (journal Sud Ouest édition Périgueux, du 20 juin et du 3 juillet 2008) qui a annulé le 2 février 2009 la décision du tribunal administratif et ainsi validé l'élection de Jean-Paul Lotterie (journal Sud Ouest édition Périgueux, du 3 février 2009).
  14. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
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Références[modifier | modifier le code]

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  15. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Répertoire géographique des communes d'Île-de-France - définition de certains champs (dont la superficie) », sur data.iledefrance.fr (consulté le )
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