Roger Langeron

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Roger Langeron
Roger Langeron 1934.jpg
Fonction
Préfet de police de Paris (d)
Biographie
Naissance
Décès
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Nom de naissance
Roger Marie Félix LangeronVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Autres informations
Membre de
Distinction

Roger Marie Félix Langeron, né à Brest le et mort à Garches le , est un haut fonctionnaire et historien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'historien, il mène d'abord une carrière politique. Il est préfet des Côtes-d'Armor de 1922 à 1924, préfet de la Marne de 1924 à 1929 et préfet du Nord de 1929 à 1934. Il est nommé préfet de police de Paris en mars 1934[1].

Lors de la bataille de France (1940), il fait évacuer les archives du service des Étrangers et des Renseignements généraux par péniches à vapeur. L'une d'elle se retrouve bloquée, lors des derniers jours de la retraite française devant l'avance allemande, à Roanne ; l'autre est sabordée dans le Loing[2].

Pour avoir protesté contre la déportation de sept commissaires de police par les Allemands, en violation des accords d'armistice, il reçoit la visite de trois officiers supérieurs allemands le dimanche 24 juin qui lui annoncent qu'il est remplacé par Jean Chiappe, président du conseil municipal de Paris et proAllemand (il est possible que ce dernier ait joué un rôle dans l'affaire aussi, depuis qu'il avait lui-même été destitué de ses fonctions de préfet de police en amont de la crise du 6 février 1934). Il garde la jouissance de ses appartements et est rétabli dans ses fonctions dès le 16 juillet. (voir Paris, juin 1940, Flammarion, Roger Langeron) [1] sur intervention de l'ambassadeur Léon Noël, alors membre de la délégation française à la convention d'armistice. Il est finalement destitué par le gouvernement de Vichy le 26 février 1941, avec d'autres préfets qualifiés de républicains. Il est traité de collaborateur par les uns, notamment à cause de la création par lui d'un groupe de policiers chargé de traquer les gaullistes et de ses actes de répression contre les premiers résistants de la Préfecture de Police, appartenant au groupe du « Coq Gaulois », livrés par lui aux Allemands en janvier 1941, et contre le Parti communiste. Il est qualifié de résistant « républicain » par les autres, son rôle pendant les premiers mois de l'Occupation faisant encore l'objet de controverses[3]. Selon Henri Amouroux[4], il a involontairement sauvé la réputation du parti communiste et son futur revirement de juin 1941, en arrêtant ses dirigeants qui tentaient de reprendre leurs activités décrétées illégales en 1939 à cause du pacte germano-soviétique (les communistes, alliés aux Allemands à l'est, voulaient profiter de l'occupation allemande pour sortir de la clandestinité et faire reparaître l'Humanité, notamment).

Devenu par la suite historien de la Restauration, il est élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques en 1960.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Politique d'abord : Souvenirs et anticipations (1943)
  • Paris, juin 40. Journal du préfet de police à Paris du 10 juin 1940 au 20 janvier 1941 (1946)
  • Un conseiller secret de Louis XVIII : Royer-Collard (1956)
  • Autour de trois rois, 1814-1848 (1957)
  • Madame Royale, la fille de Marie-Antoinette (1958)
  • Decazes, ministre du roi (1960)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Henri Amouroux, Paris sous l'Occupation
  2. Gérard Delahaye, « Les archives de la Préfecture de Police », Arts et métiers du livre, no 307, mars-avril 2015, ISSN 0758-413X, p. 38.
  3. André Mahé, « La Police parisienne sous l'occupation allemande » in Le Veilleur, no 83 et 84 de juillet et septembre 1995 : texte en ligne. Voir aussi : Annie Lacroix-Riz, « Le PCF entre assaut et mea culpa : juin 1940 et la résistance communiste » : texte en ligne
  4. Paris sous l'Occupation

Liens externes[modifier | modifier le code]