Amplepuis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Amplepuis
Vue d'Amplepuis depuis le parvis de la gare.
Vue d'Amplepuis depuis le parvis de la gare.
Blason de Amplepuis
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
Canton Thizy-les-Bourgs
Intercommunalité Communauté de communes de l'Ouest Rhodanien
Maire
Mandat
René Pontet
2014-2020
Code postal 69550
Code commune 69006
Démographie
Gentilé Amplepuisiens
Population
municipale
5 090 hab. (2012)
Densité 132 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 58′ 24″ N 4° 19′ 52″ E / 45.9733333333, 4.3311111111145° 58′ 24″ Nord 4° 19′ 52″ Est / 45.9733333333, 4.33111111111
Altitude Min. 336 m – Max. 868 m
Superficie 38,44 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Rhône

Voir sur la carte administrative du Rhône
City locator 14.svg
Amplepuis

Géolocalisation sur la carte : Rhône

Voir sur la carte topographique du Rhône
City locator 14.svg
Amplepuis

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Amplepuis

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Amplepuis

Amplepuis est une commune française située dans le département du Rhône, en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

À 60 km de Lyon, 47 km de Villefranche-sur-Saône et 30 km de Roanne, Amplepuis s'accroche sur le versant océanique des monts du Beaujolais, au nord-est du département du Rhône. Ses 3 844 hectares de s'étagent de 410 à 810 m d'altitude.

Ses rivières descendent par la Loire vers l'océan Atlantique et son climat est souvent inversé par rapport au reste du département.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Victor-sur-Rhins (Loire) Saint-Jean-la-Bussière Ronno Rose des vents
Régny (Loire)
Lay (Loire)
N Valsonne
O    Amplepuis    E
S
Fourneaux (Loire) Machézal (Loire) Les Sauvages

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La présence d'une gare SNCF, dont la fréquentation actuelle est estimée à 550 voyageurs par jour, permet d'avoir des liaisons rapides et régulières avec Lyon, Tarare, L'Arbresle et Roanne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue générale au début du XXe siècle.

La première mention du village remonte au XIe siècle, quand l'église est donnée à l'abbaye de Savigny. Elle est incendiée par les Tard-Venus en 1364. Au XIVe siècle, Amplepuis est le siège d'une châtellenie appartenant aux seigneurs de Beaujeu. Pendant les guerres de religion, Amplepuis subit des dommages.

Son histoire est surtout liée à celle de l'industrie textile qui, déjà aux XVIe et XVIIe siècles, avait fait de la région une des premières contrées de France pour le tissage du chanvre puis du coton, avec un important marché aux tissus.

La ville est la patrie de Barthélemy Thimonnier (1793-1857), inventeur de la machine à coudre, qui y mourut.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration territoriale[modifier | modifier le code]

La commune est chef-lieu de canton, avant d'être rattachée au canton de Thizy-les-Bourgs en 2015.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours René Pontet[1]    
mars 2008 mars 2014 Didier Fournel    
2001 2008 Alain Auplat DVD  
1989 2001 Maurice Depaix PS  
1975 1989 Alain Auplat    
1971 1975 Robert Biolay    
1959 1971 Henri Vignon    
1956 1959 Etienne Ramadier    
1947 1956 Joseph Vignon    
1944 1947 Etienne Ramadier    
1936 1944 Léopold Raffin    
1908 1936 Claude-Marie Bourbon    
1905 1908 Henri Flessel    
1890 1905 Jean Villy    
1887 1890 Jean-Marie Darcy    
1881 1887 Auguste Froget    
1878 1881 Claude Jal    
1871 1878 Auguste Villy    
1870 1871 Jean Volle    
1865 1870 Auguste Villy    
1862 1865 Claude Laurent    
1852 1862 Hippolyte de Pomey    
1852 1852 Claude-Marie Raffin    
1847 1852 Jean de Pomey    
1830 1847 Jean-Marie Sargnon    
1813 1830 Jean de Pomey    
1800 1813 Jean-Louis Pezant    
1798 1800 Claude Mournant    
1792 1798 Claude-Marie Sargnon    
1792 1792 Jean-Marie Goutard    
1790 1792 François Cortay    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes de l'Ouest Rhodanien.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 5 090 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 470 3 446 3 782 4 458 4 873 4 881 4 907 4 945 4 963
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 952 5 311 6 640 6 444 6 915 7 118 7 274 7 113 6 960
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 097 7 000 6 644 5 693 5 669 5 816 5 472 5 290 5 432
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
5 389 5 344 5 340 5 055 4 839 4 948 5 055 5 085 5 090
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Des écoles maternelles et primaires, des collèges publics et privés assurent la scolarisation des enfants d'Amplepuis jusqu'à la fin de la classe de troisième. On trouve ainsi les écoles publiques maternelle La Marelle et élémentaire Le Petit Prince, ainsi que l'école primaire privée Saint-Charles. Les collèges Eugénie-de-Pomey, public, et Saint-Viateur, privé, complètent le tout. L'ensemble regroupe environ 1 300 élèves.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Chaque année, une manifestation organisé par le comité des fêtes permet à des passionnés de peinture, sculpture, patchwork, couture ou tricot par exemple, d'exposer pendant une journée lors de la fête de l'été.

Santé[modifier | modifier le code]

On trouve à Amplepuis un hôpital de 120 lits et une maison de retraite de 20 places.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune est dotée de différents équipements sportifs dont une piscine d'été. Il y a des clubs de football, pétanque, basket, rugby et tennis de table.

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un centre social, une maison des jeunes et de la culture (MJC), ainsi qu'une « maison du département », où sont regroupés les services relevant du conseil départemental du Rhône.

Médias[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Amplepuis a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[4] pour la cinquième année consécutive[5].

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Espaces verts/fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune d'Amplepuis a été récompensée par le « concours des villes et villages fleuris » avec une fleur[6].

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune comprend de nombreux sites naturels comme les paysages vallonnés et boisés du Val de Reins, les rives du Reins, du Ranconnet et de la Viderie. Elle compte 56 hectares de forêts, avec la forêt départementale du Thivard, les bois Saint-Jean, Fourrier, de la Fay et des Gouttes.

La commune est située à proximité du lac des Sapins.

Économie[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, la petite mécanique se développe et atteint plus de 10 % des emplois. L'industrie et l'artisanat proposent des activités diversifiées. Le bâtiment et les travaux publics ont une importance remarquée. La population agricole représente environ 6 % des actifs. La production est essentiellement laitière mais l'élevage d'ovins et de bovins est aussi très présent. Les services et les commerces représentent près de 30 % des actifs de la commune. Le rayonnement d'Amplepuis s'étend sur l'ensemble de sa zone périphérique tant sur le département du Rhône que sur celui de la Loire. Le marché hebdomadaire du mardi matin reste un lieu très fréquenté et révélateur du pôle d'attraction que constitue Amplepuis.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vestiges préhistoriques et antiques[modifier | modifier le code]

  • Tumulus. Enceinte du Terrail (période de la Tène).

Architecture civile[modifier | modifier le code]

  • Le musée Barthélemy Thimonnier : Labellisé Musée de France, il possède la première collection publique de machines à coudre en France, ainsi qu’une importante collection de cycles: du métier à coudre de Barthélemy Thimonnier de 1830 à l’ordinateur de couture des années 2000, du vélocipède à la roue pleine du vélo…. Le musée accueille également un lieu consacré aux activités du groupe de recherches archéologiques et historiques qui présente l’histoire d’Amplepuis de la préhistoire à l’époque moderne. Le musée organise également des expositions temporaires et de nombreuses animations (Nuit des Musées, Journées Européennes du Patrimoine, conférences...) en lien avec ses collections et le patrimoine local.
  • Le quartier Déchelette d'Amplepuis est situé à la sortie de la commune en direction de Roanne. Il est baptisé du nom du fondateur d'une usine de tissage mécanique en 1872. Les ouvriers et ouvrières de toute la région y convergeaient, attirés par une activité textile alors prolifique en emplois. Pour les fixer, Eugène Dechelette fit construire de longs bâtiments de logement, puis une chapelle et une école mixte (libre). Cet ensemble était regroupé autour de l'usine et de la maison de maître. Une coopérative y vit aussi le jour, et de ce fait, le quartier Déchelette ne manquait plus que d'une mairie et d'un cimetière pour en faire un village à part entière. En 1920 l'ensemble industriel faisait vivre 570 métiers. On tissa d'abord la cotonnade classique, puis la toile Vichy, puis le zéphir, la moirette, la toile de soie tramée, etc. L'usine fut d'abord mue par la force hydraulique, puis vint la vapeur et enfin l'électricité. Adeptes des théories sociales d'Albert de Mun, les Déchelette ont laissé l'empreinte d'un développement industriel bien éloigné de la Net Économie.
  • Le château de Rochefort, datant des XIVe et XVIIe siècles, est la résidence de la famille de La Brosse. Il comprend le pavillon d'entrée (inscrit aux monuments historiques), quatre tours quadrangulaires, un portail Louis XIII à mâchicoulis, des douves et une allée de frênes.
  • Le château de la Goutte présente une tour du XIIIe siècle dite de l'« An mil ».
  • Le château du Crêt, datant de la fin du XIXe siècle, est un pastiche Renaissance.
  • L'ancien château de Montchervet est aujourd'hui une ferme, mais a conservé ses tours.
  • La maison de Barthélemy Thimonnier sur la façade de laquelle est fixée une plaque commémorative.
  • Le moulin à huile de Rébé est situé sur le cours du Reins.
  • Le pont Mondet des XIIIe et XIVe siècles possède trois arches en plein cintre et est surmonté d'une croix de mission sur socle au centre.

Architecture sacrée[modifier | modifier le code]

La chapelle de Saint-Roch au début du XXe siècle.
  • L'église paroissiale Saint-Pothin datant de 1825 de style gréco-romain, est bâtie sur les vestiges de l'église du XIe siècle. Elle possède une chaire de 1845 en bois sculpté, des boiseries datées de 1825, ainsi que des orgues de Merklin.
  • L'ancienne chapelle de style classique, située place de l'Hôtel-de-Ville, abrite un musée.
  • La chapelle Saint-Fortunat, à auvent et clocher en bois, date de 1601.
  • La chapelle Notre-Dame-de-Grâces, située près du cimetière, abrite un ex-voto daté de 1871.
  • L'église au hameau de Saint-Claude-Huissel.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. « René Pontet est élu maire », sur leprogres.fr,‎ (consulté le 17 avril 2014)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  4. « Les Villes Internet 2014 », sur le site officiel de l’association « Ville Internet » (consulté le 20 juillet 2014).
  5. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 19/12/2009.
  6. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]