Saint-Alban-les-Eaux
| Saint-Alban-les-Eaux | |||||
Place du village de Saint Alban | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Loire | ||||
| Arrondissement | Roanne | ||||
| Intercommunalité | Roannais Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Pierre-Jacques Devedeux 2020-2026 |
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| Code postal | 42370 | ||||
| Code commune | 42198 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Albanais | ||||
| Population municipale |
912 hab. (2023 |
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| Densité | 118 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 00′ 35″ nord, 3° 56′ 11″ est | ||||
| Altitude | Min. 360 m Max. 791 m |
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| Superficie | 7,75 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Roanne (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Roanne (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Renaison | ||||
| Législatives | Cinquième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Loire
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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| Liens | |||||
| Site web | saintalbanleseaux.fr | ||||
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Saint-Alban-les-Eaux est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Géographie
[modifier | modifier le code]Saint-Alban-les-Eaux est une commune se trouvant dans la Côte Roannaise, dans le département de la Loire. Elle est située à une douzaine de kilomètres de la ville de Roanne, soit à 85 km de la préfecture de la Loire, Saint-Étienne.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]| Saint-André-d'Apchon | ||||
| Arcon | N | Ouches Lentigny | ||
| O Saint-Alban-les-Eaux E | ||||
| S | ||||
| Villemontais |
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à 1 200 mm, bien répartie dans l’année[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 890 mm, avec 10,4 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Léger-sur-Roanne à 6 km à vol d'oiseau[7], est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 668,1 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,6 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Saint-Alban-les-Eaux est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle appartient à l'unité urbaine de Roanne[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant 15 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[11],[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Roanne, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[12]. Cette aire, qui regroupe 88 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[13],[14].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (43,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (49,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (42,1 %), zones agricoles hétérogènes (31 %), zones urbanisées (14,5 %), prairies (12,4 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire
[modifier | modifier le code]La commune tient son nom de Saint Alban, premier martyr chrétien de Grande-Bretagne, mort vers 304 sous les persécutions de Dioclétien. Selon la tradition, il aurait pris la place d’un prêtre poursuivi, refusé de renier sa foi et été décapité. Il est généralement représenté en soldat romain tenant une épée et une croix, ou parfois avec la tête dans les mains, symbole de son martyre.
Création de la commune
[modifier | modifier le code]Avant de devenir une commune indépendante, le lieu-dit relevait de Villemontais. La chapelle dédiée à Saint Alban était rattachée à la paroisse de Saint-André-d’Apchon. Ce n’est qu’en 1866, par décret impérial, que la commune de Saint-Alban-les-Eaux fut officiellement créée, par prélèvement de territoires sur Saint-André-d’Apchon (pour les deux tiers) et Villemontais (pour un tiers), soit 775 hectares au total.
Avant cette date, un hameau prospère s’était constitué autour de quatre sources d’eau minérale, connues depuis l’Antiquité pour leurs propriétés médicinales. Des vestiges romains, dont des monnaies et des traces d’anciens captages, témoignent d’une exploitation ancienne. L’activité thermale prit un nouvel essor au XIXe siècle : les sources furent officiellement reconnues en 1878, et un établissement de bains fut construit avec atrium, cabines et fontaines. L’église, érigée en 1850, renforça l’identité du village.
Cette prospérité incita les habitants à réclamer leur autonomie, mais la création de la commune suscita de vives polémiques, notamment avec Saint-André-d’Apchon, contraint de céder la partie la plus riche de son territoire.
Essor local
[modifier | modifier le code]L’exploitation de l’eau minérale se poursuivit au XXe siècle avec la construction d’une usine d’embouteillage, modernisée en 2002 et aujourd’hui reconvertie en espace culturel accueillant artistes, expositions et concerts. En parallèle, la commune développa son vignoble et ses commerces notamment en 1881, lorsqu’un habitant de Saint-Alban-les-Eaux, Louis Bouttet, acquiert une parcelle de vigne pour y faire construire sa maison. En 1902, il y ouvre le premier café du secteur, baptisé Le Café de la Bascule. Son fils Joseph Gilbert Bouttet, garde champêtre et sacristain, fonde avec son épouse Gabrielle Chapuy par la suite le Café Bouttet. L’établissement est renommé La 5e Source en 1998, puis Le Bistrot des Princes en 2015.
Première Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]Durant la Première Guerre mondiale plusieurs jeunes hommes de la commune sont mobilisés et perdent la vie sur le front lors de la Première Guerre mondiale, certains reviennent mais gravement blessés. La mémoire de ces combattants est honorée à travers deux lieux commémoratifs : un monument aux morts situé sur la place du village, et une stèle à l’intérieur de l’église, rappelant le sacrifice des habitants mobilisés entre 1914 et 1918.
Après
[modifier | modifier le code]Depuis le , Saint-Alban-les-Eaux appartient à la communauté d’agglomération Roannais Agglomération, aux côtés de 39 autres communes. Elle conserve son attrait grâce à son patrimoine thermal, son cadre naturel préservé, et son dynamisme associatif et économique.
Indépendante jusque-là, la commune de Saint-Alban-les-Eaux a intégré la communauté d'agglomération de Roannais Agglomération depuis le ; cette communauté regroupe 40 communes.
Blasonnement
[modifier | modifier le code]| Blasonnement :
Parti : au 1er de gueules au dauphin d’or, au 2e de sinople à la fontaine jaillissante de deux jets d’argent ; le tout sommé d’un chef cousu d’azur chargé de la Croix de l’Ordre de Saint-Louis.
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Politique et administration
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1866. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[18].
En 2023, la commune comptait 912 habitants[Note 5], en évolution de −5,88 % par rapport à 2017 (Loire : +1,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
[modifier | modifier le code]C'est à Saint-Alban-les-Eaux que se trouve l'usine d'embouteillage et la source de l'eau minérale gazeuse naturelle de Saint-Alban (commercialisée en dehors de la région sous le nom de ses quatre sources : source "Cesar", source "Julia", source "Faustine" et source "Antonin").
L'usine produit également les boissons Pepsi, Tropico et Lipton Ice Tea destinées au marché français[21].
La société a été rachetée en 2007 par le groupe néerlandais Refresco[22], spécialisé dans la fabrication et le conditionnement de boissons plates et non alcoolisées destinées à la grande distribution (marques de distributeurs et grandes marques nationales).
La commune possède également deux restaurants gastronomiques renommés : Le Petit Prince et Le Bistrot des Princes.
Elle abrite aussi plusieurs domaines viticoles produisant des vins d'appellation côte roannaise (en rouge) ou IGP urfé (en blanc).
Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Église du Sacré-Cœur-de-Jésus de Saint-Alban-les-Eaux.
- Monument aux Morts de Saint-Alban-les-Eaux.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Le Maréchal Ney (1769 - 1815), peu avant son exécution en 1815, est venu se faire oublier à Saint-Alban.
- Gabriel Bibron (1805 - 1848), biologiste et zoologiste, mourut de tuberculose à Saint-Alban
- Jean Puy (1876 - 1960), peintre, un des créateurs du mouvement fauviste, a séjourné épisodiquement dans le village, en face de l'église[23].
- Jean Rouppert (1887 - 1979), dessinateur, peintre et sculpteur, d'origine lorraine, a installé son atelier en 1932 au lieu-dit le Désert ; une amitié forte l'a lié à un autre sculpteur de Saint-Alban : Edmond Cointet.
- Alexandre Drevet (1920 - 1991), résistant, fondateur du Camp Wodli, maquis FTPF, fut en convalescence à l'Hôtel des Princes de Saint-Alban en 1945.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes et cartes
[modifier | modifier le code]- Notes
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
- ↑ Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Roanne, il y a une ville-centre et quatorze communes de banlieue.
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- Cartes
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Saint-Alban-les-Eaux et Saint-Léger-sur-Roanne », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Roanne-Riorges_aéro », sur la commune de Saint-Léger-sur-Roanne - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Roanne-Riorges_aéro », sur la commune de Saint-Léger-sur-Roanne - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur insee,fr, (consulté le ).
- ↑ « Unité urbaine 2020 de Roanne », sur insee.fr (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune de Saint-Alban-les-Eaux ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Roanne », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Saint-Alban-les-Eaux sur le site de l'association des maires de France, consulté le 28 juin 2015.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Les eaux minérales de St Alban pétillent à nouveau
- ↑ Avec Refresco, les sodas abandonnent les conservateurs
- ↑ saintalbanleseaux.fr Le passé thermal.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
