Claude Érignac

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Érignac et Préfet Érignac.
Claude Érignac
Illustration.
Fonctions
Préfet de Corse
Préfet de la Corse-du-Sud

(2 ans, 1 mois et 5 jours)
Prédécesseur Jacques Coeffe
Successeur Bernard Bonnet
Préfet des Yvelines

(2 ans et 7 mois)
Prédécesseur Jacques Dewatre
Successeur Jean-François Seiller
Préfet de Meurthe-et-Moselle

(3 ans, 7 mois et 2 jours)
Prédécesseur Désiré Carli
Successeur Jacques Andrieu
Biographie
Nom de naissance Claude Jean Pierre Érignac[1]
Date de naissance
Lieu de naissance Mende (Lozère)
Date de décès (à 60 ans)
Lieu de décès Ajaccio (Corse-du-Sud)
Nature du décès Assassinat
Nationalité française
Père René Érignac
Mère Émilie Peyregne
Fratrie Robert Érignac
Conjoint Dominique Marchand
Enfants Marie-Christophine Érignac
Charles-Antoine Érignac
Diplômé de IEP de Paris
Profession Haut fonctionnaire
Religion Protestantisme

Claude Érignac, né le à Mende (Lozère) et mort assassiné le à Ajaccio (Corse-du-Sud), est un haut fonctionnaire français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Claude Érignac[2] est le fils de René Érignac (1909-2002), haut fonctionnaire et d'Émilie Peyregne (1914-1993).

Sa famille paternelle est originaire de Corrèze, du Puy-de-Dôme et du Cantal. Son frère, Robert Érignac (né en 1936), fut directeur commercial[1]. Claude Érignac épouse en 1971 à Avignon[3], Dominique Marchand (née en 1943)[4],[5], et, de cette union, sont nés deux enfants, Marie-Christophine (née en 1973), directrice du mécénat au musée du quai Branly – Jacques-Chirac et Charles-Antoine (né en 1977), avocat. Il est également l'oncle d'Anne-Charlotte Pontabry, actrice[6].

Études et diplômes[modifier | modifier le code]

Carrière et fonctions[modifier | modifier le code]

Assassinat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Assassinat de Claude Érignac.

Il est préfet de Corse depuis le 1er janvier 1996 lorsqu'il est assassiné le 6 février 1998 à 21 h 15 à Ajaccio par des indépendantistes corses. Depuis, ses cendres reposent dans une maison familiale située dans le village de Montbrun en Lozère[8], conformément à une tradition protestante cévenole[9].

Les auteurs de l'assassinat ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité ; un autre indépendantiste corse, Yvan Colonna, jugé postérieurement au reste du groupe, a été condamné en appel à la même peine le 27 mars 2009[10] mais nie sa participation à l'attentat. Yvan Colonna, qui a toujours nié être impliqué, a été jugé une troisième fois début mai 2011, après cassation de son procès en juin 2010. C’est pour n’avoir pas répondu aux conclusions de la défense concernant l’audition d’un expert en balistique que sa condamnation en appel avait été annulée.

Le 11 juillet 2012, le pourvoi en cassation d'Yvan Colonna est rejeté, rendant sa condamnation à perpétuité définitive. Le 11 janvier 2013, Yvan Colonna a toutefois saisi la Cour européenne des droits de l'homme, estimant qu'il n'a pas eu droit à un procès équitable[11]. Le 8 décembre 2016, la CEDH a jugé sa demande irrecevable[12].

Association Claude-Érignac[modifier | modifier le code]

L’association Claude-Érignac a été créée par son épouse, ses enfants et des proches après sa disparition tragique le 6 février 1998 à Ajaccio. Les statuts ont été déposés au Journal officiel le 5 février 2000.

L’objet de l’association est de perpétuer sa mémoire et de faire vivre les valeurs républicaines. Valeurs qui furent siennes, tout au long de ces décennies entièrement consacrées au service de l’État et de la société. Valeurs qui sont selon l'association : courage, fermeté quant au respect de la loi, tolérance et respect de l’autre, solidarité et humanisme.

Elle regroupe, autour du souvenir du préfet assassiné, des amis, des collaborateurs et des proches. Elle compte parmi ses membres des anciens ministres, des hauts fonctionnaires, des journalistes ou des sportifs de haut niveau. De nombreux anonymes, touchés par l’assassinat de Claude Érignac, et sensibles à l’action entreprise, ont également rejoint l’association depuis sa création.

L’association Claude-Érignac réunit aujourd’hui près de 450 membres, personnes physiques et morales. Sa présidence fut assurée par Jean Daubigny et l'est actuellement par Michel Cadot. Le président d'honneur est Antoine Rufenacht, ancien maire du Havre et ami de Claude Érignac.

Prix Claude-Érignac[modifier | modifier le code]

Le prix Claude-Érignac récompense une personne morale ou physique s'étant illustrée par une action dévouée au service de la collectivité ou de l'intérêt général. Il est doté d'une récompense de 8 000 .

Il est décerné par un jury indépendant composé à parts égales de membres de l’association et de l’Institut d’études politiques de Paris.

Place du 16e arrondissement de Paris inaugurée en 2004 en hommage au préfet Claude Érignac.

Honneurs[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Voir sur francearchives.fr
  2. « Généalogie de Claude Erignac », sur Geneanet (consulté le 28 septembre 2016)
  3. « Dominique Erignac, une femme d'honneur » (consulté le 15 septembre 2016)
  4. Fille d'André Marchand, industriel huilier à Dunkerque, et de Berthe Réquillart
  5. « Dominique Erignac veut être digne de son mari » (consulté le 15 septembre 2016)
  6. « Généalogie de Anne Charlotte Pontabry », sur Geneanet (consulté le 28 septembre 2016)
  7. Alumni Sciences Po, « l'Association des Sciences-Po - Annuaire des Sciences-Po », sur www.sciences-po.asso.fr (consulté le 8 février 2018)
  8. Bertrand Beyern, Guide des tombes d'hommes célèbres, Le Cherche Midi, , 385 p. (ISBN 2749121698 et 9782749121697, lire en ligne), page 102
  9. « Qui repose à Montbrun ? » (consulté le 23 juin 2017)
  10. Bastien Hugues, « Yvan Colonna condamné à la prison à perpétuité », Le Figaro, 17 mars 2009.
  11. Colonna saisit la Cour européenne des droits de l'Homme, sur L'Obs.
  12. http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/12/08/la-plainte-d-yvan-colonna-devant-la-cedh-jugee-irrecevable_5045606_1653578.html
  13. Décret du 20 février 1998 portant promotion (lire en ligne)
  14. Magali Serre, « Baptême de la rue Claude Erignac », 19/20, 14 juillet 1999, reproduit sur le site de l'INA.
  15. « Une allée Claude-Erignac inaugurée à Versailles », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  16. « Inauguration de l’Avenue du Préfet Claude ERIGNAC | Mairie de Mont-Saint-Martin », sur mairie-montsaintmartin.fr (consulté le 8 février 2018)
  17. « Saint-Lô. Une salle de la préfecture porte le nom de Claude Erignac », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  18. Ministère de l'Intérieur, « Cérémonie d’hommage au Préfet Claude Erignac / Cérémonies / Actualités / Accueil - Les services de l'État dans le département du Bas-Rhin », sur bas-rhin.gouv.fr (consulté le 8 février 2018)
  19. « Mémoire - Une salle Claude-Erignac à la préfecture de la Nièvre, en hommage au préfet assassiné », Le Journal du Centre,‎ (lire en ligne)
  20. Voir sur lunion.fr
  21. « Une salle de la préfecture de Vaucluse portera le nom de Claude Érignac », La Provence,‎ (lire en ligne)
  22. Ministère de l'Intérieur, « Hommage au préfet Claude Erignac / Actualités / Accueil - Les services de l'État dans le Val de Marne », sur www.val-de-marne.gouv.fr (consulté le 31 mars 2018)
  23. Ministère de l'Intérieur, « 6 février - Hommage au préfet Erignac / Actualités / Accueil - Les services de l'État en Nouvelle-Calédonie », sur www.nouvelle-caledonie.gouv.fr (consulté le 31 mars 2018)
  24. « Marseille : Cérémonie d’hommage au préfet Claude Érignac - DestiMed », sur destimed.fr (consulté le 8 février 2018)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Laville, Un crime politique en Corse, Le Cherche Midi, 1999.
  • Jean-Pierre Larminier, Claude Érignac et Yvan Colonna : Deux victimes pour une affaire d'État, Éditions Jeanne d'Arc, 2008.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]