Claude Érignac

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Érignac et Préfet Érignac.
Claude Érignac
Fonctions
Préfet de Corse
Préfet de la Corse-du-Sud

(2 ans 1 mois et 5 jours)
Prédécesseur Jacques Coeffe
Successeur Bernard Bonnet
Préfet des Yvelines

(2 ans et 7 mois)
Prédécesseur Jacques Dewatre
Successeur Jean-François Seiller
Préfet de Meurthe-et-Moselle

(3 ans 7 mois et 2 jours)
Prédécesseur Désiré Carli
Successeur Jacques Andrieu
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Mende (Lozère)
Date de décès (à 60 ans)
Lieu de décès Ajaccio (Corse-du-Sud)
Nature du décès Assassinat
Nationalité Française
Père René Érignac
Mère Émilie Peyregne
Fratrie Robert Érignac
Conjoint Dominique Érignac
(née Marchand)
Enfants Marie-Christophine Érignac
Charles-Antoine Érignac
Diplômé de Institut d'études politiques de Paris
Profession Haut fonctionnaire
Religion Protestantisme

Claude Érignac, né le à Mende (Lozère)[1] et mort assassiné le à Ajaccio (Corse-du-Sud), est un haut fonctionnaire français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

La famille paternelle de Claude Érignac est originaire des communes de Corrèze, du Puy-de-Dôme et du Cantal suivantes : Saint-Chamant, Brousse, Coltines, Les Ternes, Bournoncles et Saint-Marc.

Son père est René Érignac (1909-2002), sous-préfet de Verdun (Meuse) du 1er mai 1951 au 16 février 1954, préfet de la Guyane du 1er décembre 1960 au 1er décembre 1963, préfet de la Creuse de 1963 à 1967 et préfet de la Haute-Saône du 16 août 1967 au 16 juillet 1970[2]. Sa mère est d'Émilie Peyregne[2].

Son frère, Robert Érignac, est diplômé de l'ESCP et de HEC, il a travaillé notamment pour la Chambre de commerce et d'industrie de Versailles[3] et a été président de l’association Routes François Ier[4].

Il épouse en 1971 à Avignon[5], Dominique Marchand (née en 1943[6]), chevalier de la Légion d'honneur[7], fille de André Marchand et Berthe Requillart.

De cette union sont nés deux enfants :

Il est aussi l'oncle d'Anne-Charlotte Pontabry (née en 1973), actrice française[8].

Études et diplômes[modifier | modifier le code]

Carrière et fonctions[modifier | modifier le code]

Assassinat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Assassinat de Claude Érignac.

Il est préfet de Corse depuis le 1er janvier 1996 lorsqu'il est assassiné le 6 février 1998 à 21 h 15 à Ajaccio par des indépendantistes corses.

Les auteurs de l'assassinat ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité ; un autre indépendantiste corse, Yvan Colonna, jugé postérieurement au reste du groupe, a été condamné en appel à la même peine le 27 mars 2009[9] mais nie sa participation à l'attentat. Yvan Colonna, qui a toujours nié être impliqué, a été jugé une troisième fois début mai 2011, après cassation de son procès en juin 2010. C’est pour n’avoir pas répondu aux conclusions de la défense concernant l’audition d’un expert en balistique que sa condamnation en appel avait été annulée.

Le 11 juillet 2012, le pourvoi en cassation d'Yvan Colonna est rejeté, rendant sa condamnation à perpétuité définitive. Le 11 janvier 2013, Yvan Colonna a toutefois saisi la Cour européenne des droits de l'homme, estimant qu'il n'a pas eu droit à un procès équitable[10].

Association Claude-Érignac[modifier | modifier le code]

L’association Claude-Érignac a été créée par son épouse, ses enfants et des proches après sa disparition tragique le 6 février 1998 à Ajaccio. Les statuts ont été déposés au Journal officiel le 5 février 2000.

L’objet de l’association est de perpétuer sa mémoire et de faire vivre les valeurs républicaines. Valeurs qui furent siennes, tout au long de ces décennies entièrement consacrées au service de l’État et de la société. Valeurs qui sont selon l'association : courage, fermeté quant au respect de la loi, tolérance et respect de l’autre, solidarité et humanisme.

Elle regroupe, autour du souvenir du préfet assassiné, des amis, des collaborateurs et des proches. Elle compte parmi ses membres des anciens ministres, des hauts fonctionnaires, des journalistes ou des sportifs de haut niveau. De nombreux anonymes, touchés par l’assassinat de Claude Érignac, et sensibles à l’action entreprise, ont également rejoint l’association depuis sa création.

L’association Claude-Érignac réunit aujourd’hui près de 450 membres, personnes physiques et morales. Sa présidence est assurée par Jean Daubigny. Le président d'honneur est Antoine Rufenacht, ancien maire du Havre et ami de Claude Érignac.

Prix Claude-Érignac[modifier | modifier le code]

Le prix Claude-Érignac récompense une personne morale ou physique s'étant illustrée par une action dévouée au service de la collectivité ou de l'intérêt général. Il est doté d'une récompense de 8 000 €.

Il est décerné par un jury indépendant composé à parts égales de membres de l’association et de l’Institut d’études politiques de Paris.

Place du 16e arrondissement de Paris inaugurée en 2004 en hommage au préfet Claude Érignac.

Hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Parcours », Association Claude Érignac.
  2. a et b « Généalogie de Claude Erignac », sur Geneanet (consulté le 28 septembre 2016)
  3. « CV en Français », sur roberterignac.free.fr (consulté le 15 septembre 2016)
  4. Qui fait la promotion des monuments qui ont des liens avec François Ier en France, elle est située dans le 14e arrondissement de Paris.
  5. « Dominique Erignac, une femme d'honneur » (consulté le 15 septembre 2016)
  6. « Dominique Erignac veut être digne de son mari » (consulté le 15 septembre 2016)
  7. Décret du 11 juillet 2008 portant promotion et nomination (lire en ligne)
  8. « Généalogie de Anne Charlotte Pontabry », sur Geneanet (consulté le 28 septembre 2016)
  9. Bastien Hugues, « Yvan Colonna condamné à la prison à perpétuité », Le Figaro, 17 mars 2009.
  10. Colonna saisit la Cour européenne des droits de l'Homme, sur L'Obs.
  11. Magali Serre, « Baptême de la rue Claude Erignac », 19/20, 14 juillet 1999, reproduit sur le site de l'INA.
  12. « Une allée Claude-Erignac inaugurée à Versailles », Le Parisien,‎ (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Laville, Un crime politique en Corse, Le Cherche Midi, 1999.
  • Jean-Pierre Larminier, Claude Érignac et Yvan Colonna : Deux victimes pour une affaire d'Etat, éditions Jeanne d'Arc, 2008.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]