Alex du Kamer

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Alex du Kamer
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Biographie
Naissance
Nationalité
Activité

Alex du Kamer (né en 1983) est un chanteur français dont la musique et la carrière sont orientés vers le hip-hop camerounais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alex du Kamer est originaire de la région lyonnaise[1],[2].

Son nom d’artiste est initialement « Alex »[3],[4], qui devient Alex du Kamer en référence à Liu du Kamer, un artiste chinois également tombé amoureux de la musique camerounaise quelques années plus tôt. Alex du Kamer revendique son amour pour le Cameroun, et se dit même « Camerounais d’origine française »[3],[2].

En 2007, il se rend au Cameroun pour la première fois, à l’occasion d’un voyage familial[1]. Il a un véritable coup de foudre pour ce pays, et notamment pour le camfranglais, argot local qui mélange français, anglais et dialectes[4],[3]. Par la suite, il continue à vivre à Paris et à visiter régulièrement le Cameroun[4],[2].

En 2014, il dévoile le 20 mai – jour de la Fête nationale – son premier single « Le pays est sucré »[4]. Le vidéoclip rencontre un succès immédiat, avec près de 100 000 vues en quelques jours sur YouTube[2]. Alex du Kamer entame alors sa carrière d’artiste camerounais tout en travaillant toujours à Paris comme consultant[4],[2].

En 2017, il s’installe à Douala[2],[1].

L’artiste a comme objectif de sortir un album pour 2018[2].

Style musical et écriture[modifier | modifier le code]

Alex du Kamer réalise des chansons de hip-hop mêlé à des rythmes africains : sur « Nyangalement », la musique est un makossa, rythme traditionnel du peuple Douala, revu à la sauce musique urbaine[2],[1], tandis que « Kongossa », par exemple, se positionne comme un vrai morceau d’afrotrap[2].

La première originalité de l’écriture d’Alex du Kamer, compte tenu de ses origines, est l’emploi du camfranglais[2],[4]. Il l’a découvert lors de son premier séjour au Cameroun en 2007, et a noté dans un cahier les différentes expressions entendues pour mieux s’en imprégner[3].

Au-delà de la langue, l’identité artistique d’Alex du Kamer passe également par la manière dont il dépeint certains traits de la société camerounaise. « Le pays est sucré » révèle certaines réalités du pays – la bière, les petits métiers difficiles, les relations conjugales compliquées… « Nyangalement » dépeint l’élégance et la fanfaronnade qui caractérise certains Camerounais dans tous les actes de la vie quotidienne, y compris lors d’événements tristes[4],[3],[2],[1]. « Petite sœur » s’attaque à un vrai phénomène de société, ces jeunes filles matérialistes qui veulent tout, tout de suite. Et « Kongossa » tourne autour d’une pratique très distrayante partagée par toutes les couches de la population : les ragots, amplifiés par les réseaux sociaux[2],[1] !

Discographie[modifier | modifier le code]

Alex du Kamer est l'auteur de 4 singles :

  • Le pays est sucré, 2014
  • Nyangalement, 2016[1]
  • Petite Sœur, 2017, en duo avec Sadrak
  • Kongossa, 2017

L’artiste prévoit de sortir un album en 2018[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g VOA Africa, « Alex, rappeur blanc du Cameroun », VOA,‎ (lire en ligne)
  2. a b c d e f g h i j k l et m « Alex du Kamer : un rappeur babtou au Cameroun | nova », sur Nova
  3. a b c d et e « Cameroon-Tribune : Alex, Le plus K-mer des Français », sur www.cameroon-tribune.cm
  4. a b c d e f et g « Cameroun : Alex, un Français au pays du rap camfranglais – JeuneAfrique.com », JeuneAfrique.com,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mai 2018)