Joseph Berchoux

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Joseph Berchoux
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Joseph Berchoux.
Nom de naissance Joseph de Berchoux
Naissance
Saint-Symphorien-de-Lay (Loire)
Décès (à 78 ans)
Marcigny (Saône-et-Loire)
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Joseph de Berchoux, né le [1] en la maison de la Forest à Saint-Symphorien-de-Lay (Loire) et décédé le à Marcigny (Saône-et-Loire), est un poète et humoriste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Joseph Berchoux est né dans une famille de petite noblesse[2], son père est juge-prévôt au nom du duc d'Orléans, seigneur du Beaujolais. Après des études à Lyon au collège des pères de l'Oratoire de Lyon il se rend à Paris. Il cède son droit d’aînesse à son frère Claude-Marie. La période révolutionnaire l'incite  à devenir Juge de paix . En 1792[3] il s'enrôle pour échapper à la proscription. Il quitte le service après la Révolution pour se livrer aux lettres. Il débute par une Épître qui est une boutade contre les anciens et commence par ce vers célèbre : « Qui nous délivrera des Grecs et des Romains ? ».

Musée la Tour du Moulin Marcigny,buuste de Joseph Berchouux modelé par la marquise d'Arcy, amie de Berchoux.

Il est un littérateur et un poète distingué. Il collabore au journal la Gazette de France et à La Quotidienne, journal royaliste[2]. Également historien et sociologue, il invente le mot « gastronomie » en publiant en 1801 La Gastronomie , poème badin, qui obtient un grand succès et le fait connaitre. Dans son dictionnaire, Émile Littré, au mot « gastronomie », écrit, à propos de cette œuvre : « Berchoux a donné en 1801 un poème de la Gastronomie, qui lui a fait une réputation méritée. »

Citations[4] ː

Rien ne doit déranger l'honnête homme qui dîne.
Sachez rire de tout et n'offenser personne.
Un poème jamais ne valut un dîner.

Cet ouvrage est traduit et adapté en italien par l'auteur humoristique Jacopo Landoni (it) de Ravenne, qui en fit un poème en octaves :

  • La gastronomia cioè ammaestramento ai bravi mangiatori. Canti quattro in ottave rime italiane. Traduzione di Jacopo Landoni ravennate dal francese Joseph Bercoux (sic), Ravenne, Roveri, 1838.

Il est élu à l'Académie de Mâcon en 1806.

Joseph Berchoux se retire à Marcigny, en Saône-et-Loire. Il est très lié à la marquise Archer d'Arcy et fréquente son château où il rencontre les notables de la région, dont le général Perrin de Précy, le marquis de Vichy.... Il devient maire de Baugy, commune voisine de celle de Marcigny, il le reste jusqu'en 1830. Il demeure alors à Marcigny où il meurt en 1838.

Publications[modifier | modifier le code]

  • La Danse, ou les Dieux de l'Opéra, 1806 et 1808 ;
  • Voltaire, ou le Triomphe de la philosophie moderne, 1814 ;
  • La Liberté, poème en quatre chants, par un petit neveu de Scarron, 1833.

Décoration[modifier | modifier le code]

Décoration officielle[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Kilien Stengel, Les Poètes de la bonne chère, anthologie de poésie gastronomique, collection Petite Vermillon, éditions de la Table ronde, 2008, (ISBN 2710330733).
  • René Jeannin-Naltet, Joseph Berchoux inventa la gastronomie ; (Tastevin en Main n° 109 - 1999) revue de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin- 21700 Nuits Saint Georges)

Source[modifier | modifier le code]

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Référence[modifier | modifier le code]

  1. Acte de baptême : « Le 4 novembre 1760, Joseph de Berchoux, fils de M. François de Berchoux, avocat en Parlement, demeurant à Saint Symphorien de Lay, et de demoiselle Philiberte de Chavanne, son épouse, né d'hier, a été baptisé dans l'église de la paroisse par moy, curé d'icelle soussigné. Son parrain a été M. Joseph de Berchoux, avocat en parlement, juge châtelain de Lay, grand père paternel de l'enfant, représenté par M. Jean de Berchoux, son frère, notaire royal; la marraine a été dame Claudine Couty, épouse de M. Claude de Chavanne, procureur fiscal de ladite chatellenie, grand-mère maternelle de l'enfant, qui ont signé avec les sous signés et le père présent. »
  2. a et b Philippe Guinard, « Figures de Marcigny, Joseph de Berchoux 1760-1838 », Mémoire Brionnsaise,‎ 2e trimestre 1999, p. 27-33
  3. Il abandonne alors la particule "de" Berchoux. Cf. Guinard p. 28
  4. Guillot de Saix Joseph Berchoux, poète de la fourchette, in Le journal 7 janvier 1939 lire sur BNF/Gallica ark:/12148/bpt6k7634934t 

Liens externes[modifier | modifier le code]