Neulise

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Neulise
Neulise
Vue générale prise de la route vers Saint-Jodard.
Blason de Neulise
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Roanne
Canton Le Coteau
Intercommunalité Communauté de communes du Pays entre Loire et Rhône
Maire
Mandat
Hubert Roffat
2014-2020
Code postal 42590
Code commune 42156
Démographie
Gentilé Neulisiens, neulisiennes
Population
municipale
1 324 hab. (2015 en augmentation de 4,33 % par rapport à 2010)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 54′ 11″ nord, 4° 10′ 51″ est
Altitude Min. 376 m
Max. 606 m
Superficie 22,99 km2
Localisation

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Liens
Site web neulise.fr
Monument aux morts.

Neulise est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune a donné son nom au Seuil de Neulise, dernier obstacle minéral sur le cours de la Loire, qui a creusé ses gorges dans ce horst surélevé entre les bassins d'effondrement du Forez au sud et du Roannais au nord, composé essentiellement de roches volcano-sédimentaires de la fin du Primaire.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Vendranges Neaux Saint-Symphorien-de-Lay Rose des vents
Saint-Priest-la-Roche
Saint-Jodard
N Croizet-sur-Gand
O    Neulise    E
S
Pinay Saint-Marcel-de-Félines Saint-Just-la-Pendue

Histoire[modifier | modifier le code]

Neulise se situe historiquement dans la province du Forez. On trouve la mention de son église au XIe siècle sous le nom de Novalisae qui évoque le défrichement de nouvelles terres. Sa création remonterait aux Gaulois. Certains évoquent un fort romain sur l'emplacement du hameau actuel de Coulouvres. Des vestiges préhistoriques y ont également été trouvés.

À la fin de l'Ancien Régime, le territoire du village était pour partie en Beaujolais (la partie haute du village actuel) et pour partie en Forez (la partie basse du village, autour de l'église).

Au XVIIIe siècle, l'hospice de Neulise était connu pour le traitement de la rage. On y venait pour toucher une relique aux vertus curatives, une dent attribuée à Saint Hubert. Elle aurait été apportée par un soldat blessé à la bataille de Fontenoy en 1745 et est maintenant conservée dans le trésor de l'église.

Ce sont les communications qui provoquent l'essor de Neulise au XIXe siècle surtout avec la route nationale 82 qui relie Roanne à Saint-Étienne. L'activité textile y était importante avec le tissage artisanal de la mousseline et du plumetis. En 1860 il y aurait eu 800 métiers à bras en fonctionnement.

Neulise est aussi un haut lieu de l'épopée des chemins de fer en France. La commune était traversée par l'extension de la première ligne de chemin de fer de France mise en service en 1833 reliant Andrézieux à Roanne. À Neulise se trouvait une machine à vapeur fixe qui hâlait les trains en provenance de Balbigny par l'intermédiaire d'un treuil. Une première machine explosa en 1834. Elle fut remplacée en 1844 par une machine plus puissante. Entre-temps, on dut se servir de chevaux et de bœufs. La ligne a cessé son activité en 1857[1],[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Neulise (Loire).svg

Les armoiries de Neulise se blasonnent ainsi :

De gueules aux trois étoiles d’or.
Adopté en octobre 1995.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Denis Simonin    
mars 2008 mars 2011 Jean Paul Ducreux    
mars 2011 en cours Hubert Roffat[3] SE Président de la Communauté de Communes

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2015, la commune comptait 1 324 habitants[Note 1], en augmentation de 4,33 % par rapport à 2010 (Loire : +1,4 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3251 3631 3671 4771 9272 0932 1212 3052 338
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 4782 4342 5832 6372 5122 4272 1832 2192 063
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 0512 0342 0161 6381 6401 5451 5121 2711 279
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 2621 2411 1541 2021 1531 1461 2491 2631 282
2015 - - - - - - - -
1 324--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

De style néo-byzantin, elle a été construite de 1862 à 1865 par Pierre Bossan en remplacement d'une première église dont la plus ancienne mention connue remonte au XIe siècle. Il s'en inspira pour les plans qu'il réalisa ensuite pour la basilique de Fourvière à Lyon.

De l'église ancienne, seule subsiste la façade principale de l'église actuelle.

À l'intérieur, les stalles sont particulièrement originales par les figures qui ornent les accoudoirs : des animaux à têtes humaines. D'après la tradition locale, il s'agirait de portraits d'hommes politiques du moment, parmi lesquels on semble reconnaître le chancelier Bismarck.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Grande encyclopédie des communes du Forez et de la Loire - Éditions Horvath
  2. Du côté de Neulise - G Fouillant & JD Jeannet
  3. « NEULISE », sur le site de l'association des maires de France (consulté le 31 mai 2015).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.


Lien externe[modifier | modifier le code]

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