Ambierle

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Ambierle
Image illustrative de l'article Ambierle
Blason de Ambierle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Roanne
Canton Renaison
Intercommunalité Roannais Agglomération
Maire
Mandat
Raymonde Brette-Mauge
2014-2020
Code postal 42820
Code commune 42003
Démographie
Gentilé Ambierlois
Population
municipale
1 866 hab. (2014)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 06′ 19″ nord, 3° 53′ 47″ est
Altitude Min. 297 m – Max. 843 m
Superficie 30,76 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ambierle.fr

Ambierle est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Changy Saint-Forgeux-Lespinasse Rose des vents
Saint-Bonnet-des-Quarts N Saint-Germain-Lespinasse
O    Ambierle    E
S
Saint-Rirand Saint-Haon-le-Vieux

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ambierle se nommait Amberta mais aussi Ambirliacus (Amberta : attesté en 949 ; proviendrait de ambe « cours d’eau » et rita « gué »).

Histoire[modifier | modifier le code]

De l'époque gallo-romaine à la Révolution[modifier | modifier le code]

Ambierle semble avoir été la capitale de la tribu des Ambluaretis à l'époque romaine. Des fouilles réalisées par Alice et Louis Taverne en 1935 ont mis en mis en évidence les substructions d'une "villa". Par ailleurs de nombreux objets gallo-romains ont été découverts lors de la culture des vignes.

Fondée au Haut Moyen Âge par des Bénédictins (moines noirs) entre le VIIe siècle et IXe siècle, l'abbaye d'Ambierle est dédiée à Saint-Martin. Le premier document qui atteste de la prieurale (Ecclésia de Amberta inhonre Sancti Martini consecrata) date de 902 par Louis IV (fils de Burgon de Bozon). Saint-Odon, évêque de Cluny se fait remettre en 938 l'abbaye alors qu'elle se trouve dans les mains de deux laïcs. Abaissée au rang de prieuré en 1101 par Saint-Hugues (sixième abbé de Cluny) comme l'abbaye de Charlieu l'avait été.

En 1119, le roi de France Louis VI place sous sa protections "les maisons de Cluny", décision confirmée par une ordonnance de 1169 de Louis VII.

Même placé sous l'autorité de Cluny les prieurs n'en exercent pas moins un certain nombre de prérogatives, dont la signature d'une charte avec les habitants, en 1383, charte passée par le prieur Étienne Tachon.

À la fin de la guerre de Cent Ans, vers 1441, un incendie détruit en grande partie le prieuré et l'église (sauf les deux chapelles latérales). Antoine de Balzac d'Entragues entreprend la reconstruction et c'est à lui que l'on doit la partie gothique des bâtiments. Les armes du prieur figurent sur les voutes, vitraux et sur le mobilier. Antoine de Balzac d'Entragues, sera nommé évêque de Die et de Valence en 1474, il sera le prieur d'Ambierle entre 1435 et 1491. Ainsi en 1490 le roi Charles VIII sera reçu à Ambierle pour une rencontre avec Pierre II, duc de Bourbon.

Vers 1494, Antoine de Chabannes succède à Antoine de Balzac d'Entragues, en 1514 il devient évêque du Puy et de ce fait il ne réside presque pas à Ambierle. L'établissement est ainsi dirigé, à partir du XVIe siècle, par des prieurs commendataires de moins en moins résidents, et des sous-prieurs ou prieurs claustraux. En 1538 c'est Charles de Boucé qui est nommé prieur. Parmi les prieurs commanditaires du XVIIe siècle figure : Jacques Nicholas Colbert (second fils de Jean-Baptiste Colbert, contrôleur général des finances) et Paul Tallerant (cousin de Charles-Maurice de Talleyrand, poète).

Au XVIIe siècle l'église paroissiale Saint-Nizier est en ruine, les offices se déroulent donc dans l'église prieurale, mais la communauté a des différends avec les religieux et lance la reconstruction d'une nouvelle église paroissiale Saint Nizier. Le clocher (tour carrée massive) sera quant à lui élevé au siècle suivant. Quatre cloches furent bénies en 1891, la cinquième est plus ancienne. Les cloches précédentes ont été refondues pendant la Révolution. Les cinq cloches sont harmonisées et permettent l'utilisation d'un carillon à traction manuel. Cependant le clocher Saint Nizier sonne toujours l'angélus et les offices religieux.

En 1746, le couvent est détruit par un incendie, mais l'église Saint-Martin échappe au sinistre. En 1753 la décision de reconstruire est prise, mais les nouveaux bâtiments ne seront achevé qu'en 1757.

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

À la fondation des cantons (1790) Ambierle est nommé chef lieu du canton regroupant les communes de : Noailly ; Saint-Bonnet-des-Quarts ; Saint-Forgeux-Lespinasse et Saint-Germain-Lespinasse dans le département de Lyonnais-Forez-Beaujolais, bientôt appelé Rhône-et-Loire. Les arrêtés des 15 et 27 brumaire an X (1801) modifièrent les districts et les cantons ne devinrent que des divisions policières et judiciaires des justices de paix. À ce moment le canton d’Ambierle fut supprimé et réuni, en grande partie, à celui de Saint-Haon-le-Châtel.

À la liquidation des biens du prieuré ; la commune conserve l'église et la maison prieurale en se heurtant à l'hostilité du dernier prieur commendataire Jean-Baptiste François de la Rochefoucauld de Magnac (prieur à partir de 1753). Cette résistance aux changements de la Révolution lui vaudra d'être arrêté le 21 Juillet 1793 et déporté en Guyane. Quand au dernier prieur claustral (Jean-Gabriel d'Almaric) il sera emprisonné à Roanne.

Le prieuré d'Ambierle aura ainsi dépendu de l'abbaye de Cluny durant plus de 850 ans.

Depuis 1909 la commune était desservie par le "tacot", chemin de fer à voie étroite, avec locomotives à vapeur (ligne Pouilly - Ambierle). Le 15 mai 1933, l’autobus d’Ambierle remplaça le "tacot" de Renaison pour le transport des voyageurs. Le train continua pour le transport des marchandises jusqu'en novembre 1938, où il disparut définitivement.

Depuis le 1er janvier 2013, la communauté de communes de la Côte roannaise dont faisait partie la commune s'est intégrée à la communauté d'agglomération Grand Roanne Agglomération.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti : au 1er de gueules à quatre merlettes d’argent, celle du chef à dextre disparaissant sous un franc-canton d’hermine ; au 2e d’azur à trois flanchis d’argent, accompagné d’un écusson de gueules à la croix d’argent en cœur et au chef d’or chargé de trois flanchis de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Il n'y avait qu'une liste aux élections municipales de 2014, représentée par Mme Raymonde Brette (née Mauge) (DVD). Le taux de participation était de 57,76 %[1].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1793 1797 Claude Bouttet   Maire
1797 1798 Philibert Bouquet de Lagenèvre   Maire
1798 1799 Claude Perichon   Maire provisoire
1800 1815 Hilaire Gabriel Bouquet   Maire
1815 1830 Jean Claude Bouquet des Chaux   Maire
1830 1840 Hilaire Bouquet d'Espagny de La Genèvre   Maire, conseiller général
1840 1842 Victor Bouquet des Chaux   Maire
1843 1865 Louis Berthelier   Maire
1865 1870 Claude Joseph Allier   Maire
1870 1891 Antoine Berthelier   Maire
1891 1896 Philippe Petit   Maire
1893   Jean-Claude Servajean   Maire
1977 1983 Georges Brat   Maire
1995 2001 Jean-Marc Bailly   Maire
2001 2008 Michel Magot-Dussot   Maire
2008 2014 Philippe Duverger   Maire
2014 en cours Raymonde Brette (née Mauge) DVD Maire

Vie politique et élections[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 866 habitants, en augmentation de 2,75 % par rapport à 2009 (Loire : 1,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 100 2 255 1 980 1 697 1 781 1 734 2 032 2 032 1 982
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 992 1 995 1 997 1 992 2 267 2 340 2 483 2 563 2 577
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 370 2 278 2 059 1 764 1 729 1 656 1 649 1 556 1 523
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 486 1 455 1 422 1 592 1 763 1 728 1 813 1 805 1 866
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'ancien prieuré et son église.

Ambierle fait partie des sites clunisiens et adhère à la Fédération des Sites Clunisiens.

  • Le prieuré d'Ambierle, originellement une abbaye bénédictine, a été reconstruit au XVe siècle par le prieur Antoine de Balzac d'Entragues. Il présente une toiture de tuiles polychromes vernissées de style bourguignon. Inscrit monument historique le 12 mai 1975[6]. Pour sa part, l'église abbatiale, aujourd'hui paroissiale, Saint-Martin d'Ambierle, fut classée monument historique dès 1840[6]. Elle renferme de magnifiques stalles en bois sculpté, des vitraux du XVe siècle et surtout un exceptionnel retable de la passion également du XVe siècle, lui aussi classé[7],[8]. Le retable a été offert au prieuré par Michel de Chaugy, d'une famille originaire du Forez, officier de la cour de Bourgogne, après sa mort en 1479. Un fragment de texte aujourd'hui disparu mais relevé en 1665 donnait la date de la dédicace du retable : 1466. Il a donc été réalisé avant cette date, probablement entre 1460 et 1463, d'après la coupe de cheveux imposée par le duc de Bourgogne Philippe le Bon à ses officiers à la suite d'une maladie, en 1460. L'auteur des peintures est anonyme par manque de documents (les œuvres de cette époque n'étaient pratiquement jamais signées). Leur style est très proche de celles du retable du Jugement dernier de Beaune, dues à Rogier van der Weyden, mais on n'a pas de preuve décisive qu'il en soit lui-même l'auteur, en dehors de la proximité de Michel de Chaugy avec Rogier van der Weyden entre 1460 et 1463. Les parties sculptées sont également dues à un atelier flamand. Les personnages peints sont Michel de Chaugy, et son père, Jean de Chaugy, son épouse, Laurette de Jaucourt, et sa mère, Guillemette de Montagu.

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Le village possède aussi un musée de la vie quotidienne rurale de 1840 à 1940 : le musée Alice-Taverne.
Le musée Alice-Taverne est un "Musée de France" au sens du code du patrimoine. Les collections ethnographiques réunies par Alice Taverne dès les années 1930 sont remarquables et ont été installées dans une maison de maître du XVIIIe siècle qui donne une atmosphère particulière à ce musée. Les reconstitutions d'intérieurs voulues par la créatrice ont été conservées et demeurent aujourd'hui des témoins de l'histoire de la muséographie. Les collections relevant majoritairement des arts décoratifs (mobilier, céramiques, costume), de l'art populaire, des sciences et techniques (géologie, outillages, machineries) sont complétées par un fonds d'archives issu d'enquêtes ethnographiques menées sur près d'un siècle et par un fonds d'art graphique (Jean Canard, Georges Daru, Guy Darodes). De plus, chaque année, une ou plusieurs expositions temporaires sont présentées au deuxième étage du musée.
  • La commune abrite à l'embranchement de la route des Villards, un ancien tunnel, dans lequel circulait le "tacot", au début du XIXe siècle, entre Roanne et la Côte Roannaise, des Chemins de fer départementaux de la Loire. Ce tunnel de pierres, long de près de 180 mètres autrefois champignonnière, est aujourd'hui reconverti en salle de repos et de conservation pour la production des maîtres fromagers régionaux, la famille Mons.

Évènements[modifier | modifier le code]

  • Marchés d'été : producteurs locaux de vin, fromage, charcuterie, miel et nombreux artisans d'art (tous les vendredis de juillet et d'août).
  • Marchés du Livre : le 2e dimanche des mois de janvier, juin, septembre et octobre. Depuis 2006, premier village du livre de Rhône-Alpes, sixième en France[9]. Des bouquinistes, éditeurs et relieurs ont leur boutique dans le village. Un circuit de visite est proposé.
  • Course cycliste féminine (nationale) : début juillet. Course cycliste des élus : début juillet).
  • Brocantes : 14 juillet, 15 août.
  • Fête d'été : dernière semaine d'août. Festival d'orgue.
  • Gentleman d'Ambierle en octobre.
  • Nombreux concerts classiques et modernes tout au long de l'année.
  • Nombreuses expositions dans le hall de la mairie tout au long de l'année.
  • Six représentations par la troupe théâtrale d'Ambierle.
  • Festival de Karac terre. 1er wend-end de juillet. Théâtre de rue et musique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]