Coutouvre

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Coutouvre
Coutouvre
Église de Coutouvre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Roanne
Intercommunalité Roannais Agglomération
Maire
Mandat
Laurence Boyer
2020-2026
Code postal 42460
Code commune 42074
Démographie
Gentilé Coutouvrais, Coutouvraises [1]
Population
municipale
1 082 hab. (2019 en diminution de 2,17 % par rapport à 2013)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 04′ 24″ nord, 4° 12′ 45″ est
Altitude Min. 303 m
Max. 538 m
Superficie 21,87 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Roanne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Charlieu
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.coutouvre.fr

Coutouvre est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Coutouvre se trouve à 15 km du centre de Roanne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Nandax Boyer Jarnosse Rose des vents
Vougy N La Gresle
O    Coutouvre    E
S
Perreux Montagny

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Coutouvre est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Roanne, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 88 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (92,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (58,7 %), zones agricoles hétérogènes (31,4 %), forêts (5,5 %), zones urbanisées (2,6 %), terres arables (1,8 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

L’origine de Coutouvre remonterait à l’existence d’un village gallo-romain appelé « Costolbrum », déformé en « Costobrum » ce qui signifie « le coteau ouvert ».

Vers 970, sous le règne de Lothaire, est mentionné « Villa Cotobrio », devenu vers 1410 « Cothobrio ». Le village et ses environs furent ravagés pendant la guerre de Cent Ans par les grandes compagnies.

Le village de Coutouvre s’appela d’abord « Combouare », nom que l’on retrouve sur les cartes anciennes (et qui, par déformation, a donné « Combière », quartier que l’on retrouve à la sortie d’agglomération, le long de la route départementale 31 conduisant à Thizy), puis « Cotvre », devenu « Coultoure ». Ces noms ont été utilisés au cadastre.

Au XVIe siècle, il fut le fief de la Varenne (nom conservé par le château), pour ensuite passer à la famille d’Arcy en 1601, puis au XVIIIe siècle, aux Damas d’Audour.

Avant la Révolution, il dépendait de l'archiprêtré de Beaujeu, diocèse de Mâcon, donc en Beaujolais. Et c’est le prieur de l’abbaye de Saint-Vincent-de-Mâcon qui nomme le curé depuis le IXe siècle.

Le 29 juillet 1440, le roi Charles VII traverse la paroisse. Ce jour de la Saint-Denis deviendra fête paroissiale. Le premier registre paroissial est ouvert en 1668.

La tour de Morland est un ancien relais de chasse des ducs de Bourgogne au XVIe siècle, alors que le pays était encore couvert de forêts. À la Révolution la commune comptait 950 habitants.

Coutouvre fut et reste une commune rurale. L’agriculture était autrefois plus diversifiée. On y cultivait davantage de céréales, mais la viticulture était également présente.

Dans le milieu du XIXe siècle, la population était deux fois plus importante. Imaginons l’animation qui pouvait y régner avec pas moins de 17 épiciers, boulangers et de nombreux commerces sans compter les cafés (11 en 1901).

Outre l’agriculture, la région tout entière a été fortement marquée par le tissage. D’abord à domicile, puis à la fin du XVIIIe siècle il s’industrialisa avec la venue de la machine à vapeur.

Coutouvre connut la création de deux usines en 1847 et 1854. L’entreprise Lacroix fait encore aujourd’hui du moulinage de fibres synthétiques.

La fonderie de cloches Burnichon Père & Fils, établie à Coutouvre dans la seconde moitié du XIXe siècle, fondit de nombreuses cloches de qualité qui allèrent peupler nombre de clochers dans toute la région.

L’électricité arriva au bourg vers 1928, en campagne en 1938. L’eau courante et le tout-à-l’égout furent installés dans l’agglomération en 1961. Puis ce dernier fut étendu et complété par un bassin de décantation en 1980. Les rues et les chemins furent goudronnés en 1962. Le gaz naturel dessert l’agglomération depuis fin 2002.

Il n’existe pas en France de village du même nom.

Depuis le , la communauté de communes du Pays de Perreux dont faisait partie la commune s'est intégrée à la communauté d'agglomération Roannais Agglomération.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le maire sortant ne s'est pas représenté aux élections municipales de 2014 ; Laurence Boyer est élue, seule représentante ; elle seule représente la commune au conseil communautaire ; le taux de participation est de 59 %[9].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1835   Fenouillet    
    Jean Marie Prat    
1961 Juin 1995 Louis Mercier CD-UDF Agriculteur, Sénateur (1983-2001)
Juin 1995 mars 2014 Michel Noailly    
mars 2014 En cours Laurence Boyer SE Retraitée de la fonction publique

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11].

En 2019, la commune comptait 1 082 habitants[Note 3], en diminution de 2,17 % par rapport à 2013 (Loire : +1,18 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2008861 1181 4231 7021 7521 6901 8111 724
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8091 8811 9681 9442 0281 9571 8521 7011 785
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7241 5891 4401 3081 2151 1201 0189401 005
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
9098921 0111 0841 0521 0241 1081 1071 105
2014 2019 - - - - - - -
1 1071 082-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Mairie de Coutouvre.
  • La mairie
  • L'église
  • La Madone Notre-Dame-de-Prompt-Secours
  • L'école Publique
  • L'école privée Notre-Dame-de-Prompt-Secours
  • La grotte
  • La salle Paul-Lagresle
  • Textile Henri Lacroix
  • Zone artisanale communale

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/loire-42
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Résultats des élections municipales de 2014
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  14. (en) John Hosie, « Chavoin, Jeanne-Marie (Mother Saint Joseph) », dans Gerald H. Anderson, Biographical Dictionary of Christian Missions, Wm. B. Eerdmans Publishing, (ISBN 978-0-8028-4680-8, lire en ligne), p. 128.
  15. « 'Jeanne-Marie Chavoin' », sur Bibliothéque Nationale de France (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]