Louis Vitet

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Louis Vitet
Vitet, Louis (1736-1809) CIPB1068.jpg
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Membre du Conseil des Cinq-Cents
-
Maire de Lyon
Biographie
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Louis Vitet (né à Lyon le et mort à Paris ) est un médecin et homme politique français qui a été maire de Lyon. Après des études chez les jésuites, il part à Montpellier pour faire médecine. Il est agrégé au Collège des Médecins de Lyon.

Sous la Révolution[modifier | modifier le code]

Il fut élu maire de Lyon en 1790, et devient président de l'administration départementale après avoir refusé le mandat de député à l’Assemblée législative.

Le , il tente d’empêcher le massacre d’officiers et de prêtres détenus, par des gardes nationaux et des vétérans de passage dans la ville (voir massacres de Septembre). La troupe ayant projeté de commettre les mêmes actes à Roanne, il rassemble trois bataillons de la garde nationale de Lyon, et réussit à contrecarrer leur projet[1].

La semaine qui suit, il est élu à la Convention par le département du Rhône. Il est envoyé en mission à Lyon dès l'ouverture de la session, pour y rétablir l'ordre. En il avait obtenu un congé « pour raison de santé » et, n'étant pas rentré, fut déclaré démissionnaire le . Il reprit sa place à la Convention en ventôse an III ().

Il fut élu au Conseil des Cinq-Cents.

En constatant les abus au sein des hôpitaux lyonnais, il s'insurgea et proposa des réformes nécessaires. Il établit une école gratuite de sages-femmes.

Membre de l'Académie de Lyon en succédant à Pierre Poivre en 1786.

Politique[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Médecine vétérinaire, contenant 1°. l’exposition de la structure et des fonctions du cheval et du bœuf ; 2°. l’exposition des maladies du cheval, du bœuf, de la brebis, etc. ; 3°. l’exposition des médicamens nécessaires au maréchal ; 4°. l’analyse des auteurs qui ont écrit sur l’art vétérinaire, depuis Végèce jusqu’à nos jours, Lyon : chez les frères Périsse, 1771, 3 vol., XII-742, XXVI-834 et X-349-269 p. ; Lyon : chez les frères Périsse, 1783, 3 vol. in-8° [1]; traduit en allemand, par Erxleben, professeur à Göttingen, édité à Lemgow : chez Meyers, 1773-1776, et continué en 1785 par Hennemann, docteur en médecine, au même lieu d’édition, et en hollandais, publié à Amsterdam, 1775, in-8°
  • Observations et Projet de décret sur les Écoles vétérinaires ; imprimées par ordre de la Convention nationale, Paris : Impr. Nationale, 1794 (germinal an III), in-8°, 7 p.
  • Médecin du peuple.
  • Médecine expectante, Lyon : chez Amable Leroy , an XI (1803), 5 volumes (vol.1 , vol.2 , vol.4 , vol.5), avec un 6e volume : Matière médicale ou exposition théorique de médicaments [2]
  • Traité de la sangsue médicale, publié par P.J. Vitet son fils, Paris : chez H. Nicolle & imprimerie Mame frères, 1809, [3]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Bluche, Septembre 1792. Logiques d'un massacre, Paris, Robert Laffont, 1986, (ISBN 2-221-04523-8), p 105-106