Bataille de Rocquencourt

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Bataille de Rocquencourt
Plaque commémorative de la bataille du 1er juillet 1815
Plaque commémorative de la bataille du 1er juillet 1815
Informations générales
Date 1er juillet 1815
Lieu Rocquencourt
France
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire français Flag of the Kingdom of Prussia (1701-1750).svg Royaume de Prusse
Commandants
Louis Nicolas Davout
Isidore Exelmans
Eston de Sohr
Forces en présence
environ 5 000 hommes[1],[2] entre 750[2] et 1 500[3] cavaliers
Pertes
légères[2] 500 morts, blessés et prisonniers[1],[2]
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Coordonnées 48° 49′ 16″ N 2° 07′ 52″ E / 48.8211, 2.131148° 49′ 16″ Nord 2° 07′ 52″ Est / 48.8211, 2.1311  

Le combat de Rocquencourt, dernière bataille gagnée des troupes impériales napoléoniennes, eut lieu à Rocquencourt, le 1er juillet 1815, soit 13 jours après Waterloo et 9 jours après l'abdication de Napoléon Ier mais avant la signature de l'armistice, alors que les Prussiens avaient envahi la France.

Historique[modifier | modifier le code]

Elle fut le fait, à l'instigation du maréchal Davout, des généraux Exelmans et Piré et se traduisit par une victoire française sur une division prussienne et la capture de plus de 400 prisonniers.

Début juillet, l'armée réunie sous les murs de Paris attendait le signal d'une bataille qui eût été une revanche de la bataille de Waterloo.

Blücher, à qui l'on n'opposait qu'un simulacre de défense, avait passé la Seine sur le pont du Pecq, conservé par les soins du journaliste Alphonse Martainville, et paraissait vouloir se répandre, avec ses troupes, sur la partie sud-ouest de Paris. Les généraux français, témoins de cette marche aventureuse, jugèrent unanimement que les Prussiens s'étaient compromis. Ce fut dans ce moment que l'Empereur déclara au gouvernement qu'il était sûr d'écraser l'ennemi, si on voulait lui confier le commandement de l'armée.

Par ordre du prince d'Eckmül, le général Exelmans fut dirigé sur les traces des Prussiens avec 6 000 hommes ; un corps de 15 000 hommes d'infanterie, sous le commandement du général Vichery, devait le suivre par le pont de Sèvres et lier ses mouvements avec 6 000 fantassins du 1er corps, et 10 000 cavaliers d'élite qui devaient déboucher par le pont de Neuilly. Mais, au moment d'exécuter ces dispositions dont le succès eût pu entraîner la perte de l'armée prussienne, le prince d'Eckmühl donna un contre-ordre. Le général Exelmans soutint seul le combat. Il attaqua l'ennemi en avant de Versailles, le précipita dans une embuscade, le tailla en pièces et lui enleva armes, bagages et chevaux.

Les généraux Strolz, Piré, Burthe, Vincent, les colonels Briqueville, Faudoas, Saint-Amant, Ghaillpu, Simonnet, Schmid, Paolini et leurs régiments, sont secondés par des habitants des communes voisines, agissant en tirailleurs sur le champ de bataille.

Cependant, Exelmans, non soutenu, fut obligé de rétrograder devant le gros de l'armée prussienne qu'il trouva à Louveciennes près de Marly. Devant des forces disproportionnées et dans ce pays coupé et boisé, sa petite cavalerie ne pouvait se mouvoir ni combattre. Il revint sur Montrouge, la rage dans le cœur, laissant les Prussiens s'établir sur la rive gauche de la Seine ; le surlendemain, 3 juillet, l'armistice conclu fit cesser les hostilités.

Source[modifier | modifier le code]

Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail de l’édition]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Pigeard 2004, p. 716-717
  2. a, b, c et d Smith 1998, p. 553
  3. Rolin 2003

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Pigeard, Dictionnaire des batailles de Napoléon, Tallandier,‎ 2004 (ISBN 2-84734-073-4)
  • (en) Digby Smith, The Greenhill Napoleonic Wars Data Book : Actions and Losses in Personnel, Colours, Standards and Artillery, 1792-1815, Greenhill Books,‎ 1998 (ISBN 1-85367-276-9)
  • Vincent Rolin, « La bataille de Rocquencourt », Napoléon Ier, no 20,‎ mai 2003, p. 54-57 (ISSN 1298-6380)